Les moldus
Jun 16–18, 2025 in Norway ⋅ 🌧 12 °C
L'embarquement sur le bateau Nieuw Statendam se fait dans le bonheur. Comme on aime bien avoir un petit bonus, et qu'une première croisière avec une compagnie en offre peu, nous avons opté pour l'option Club Orange. Déjà, ça nous donne la priorité d'embarquement. Rapidement, nous sommes sur le bateau à profiter du beau soleil qui nous accompagnera pour le départ et durant toute la journée en mer du lundi. Ce sont les 56 ans d'Éric. Sa fête est soulignée dans le resto du Club Orange avec beaucoup de gentillesse. Le soleil se couche en demi cercle comme dans les dessins qu'on faisait, enfants.
Le soleil s'est perdu en chemin quelque part entre les Pays bas et la Norvège. Si bien que notre premier contact avec le pays du soleil de minuit se fait sous la pluie et par un froid sybérien. Bienvenue à Molde, Norvège! C'est bien ici que vivent les Moldus n'est-ce pas?
Molde est surnommée la ville des roses et est reconnue internationalement pour son festival de jazz. Nous ne verrons aucune pétale et n'entendrons aucune note durant notre séjour. Le tout se passe en juillet quand la température doit frôler les 17 degrés. Amenez-vous une petite laine pareil si vous venez!
Notre tour de 3h30 nous donnera la chance d'affronter la pluie pour un grand total de 30 minutes. Le reste du temps, nous le passerons dans l'autobus. C'est vrai que j'ai choisi un tour nommé Atlantic Road, je ne peux pas être surpris de faire de la route.
La Atlantic Road est une route de 8.3 km qui relie plusieurs îles et défie le caractère aride des lieux. L'autobus parcourt une partie de la route puis revient sur ses pas pour notre première sortie. Une boucle de 5 minutes à pieds où 10 autocars ont déjà déversé leurs passengers. Deux toilettes nous attendent pour tout ce beau monde dont la pluie ne peut qu'avoir intensifié l'envie de pipi. Je vous laisses imaginer la file. Sinon, bon, une chance que quelqu'un a décidé de traîner son chien pour me permettre de faire une jolie photo.
La guide italienne, de Rome, a plus l'air de se demander comment elle a pu atterrir dans ce coin perdu que de nous guider. Elle lit de petits textes sur son téléphone. Les Norvégiens sont plutôt conversateurs, de confession protestante, et, elle n'a pas tort de nous le faire remarquer, les endroits visités ressemblent à des villes fantômes. Personne dans les rues... mais qui voudrait mettre le nez dehors avec des températures pareilles. La Norvège est à la même latitude que la Sybérie. Une chance qu'il y a le gulf stream pour réchauffer un peu tout ça.
Une fois la Atlantic Road faite 2 fois (aller-retour, je suis rassasié), le bus nous laisse cette fois à Bud, un village de pêcheurs. Le chauffeur refusant de monter la p'tit côte, on se fait fouetter le visage par la pluie, le vent, le froid et Dieu sait quoi encore pour visiter le musée en plein air... Je ne sais pas comment un endroit peut être beau si on y passe 5 minutes. Je ne vois plus rien, mes lunettes sont inondées de gouttes de pluie, je grelotte malgré mes pelures d'oignons et mes gants. Je prends 3 photos au hasard puis je retourne m'asseoir au chaud. Saviez-vous que Hitler avait dans ses plans de construire un mur allant de la Norvège jusqu'à l'Espagne. Des vestiges sont encore visibles à Bud, en autant qu'on essuie ses lunettes pour les voir. Une femme rentre dans le bus, les cheveux complètement défaits en hurlant, le visage dégoulinant de pluie : "We could have skipped that one" en parlant de Bud. J'ai tellement, mais tellement ri! Oui, on aurait pu!
Avertissement : ceux qui ne veulent voir que des ciels bleus, ne regardez pas les photos.Read more













Traveler
Belle photo!
Traveler
Quel ciel!
TravelerL'association avec les moldus m'a fait bien rire. Un peu de magie sur la météo aurait été bien appréciée, je pense! Mais les moldus ne possède pas de pouvoirs magiques...