July 2016
  • Day16

    Les Chutes d'Iguazú

    July 19, 2016 in Brazil ⋅ ☀️ 18 °C

    La route pour se rendre aux chutes est assez agréable, elle est vallonnée et traverse la selva, forêt de type tropicale. Il y a aussi pas mal de choses à voir et à faire comme la visite des mines de pierres semi-précieuses. Les mines sont exploitées par deux compagnies différentes à quelques mètres l'une de l'autre. Nous en choisissons une des deux un peu au hasard. À l'intérieur c'est un vrai complexe touristique avec des restaurants, et des boutiques. Les visiteurs sont encadrés par des guides dès leur entrée dans la mine et ils ne rigolent pas trop avec ça, car des touristes ont déjà essayé d'extraire des pierres en les abimants plus qu'autre chose. Nous nous avons un guide bien barré, qui enchaîne les blagues tout au long de la visite, un vrai numéro. On apprend que les mines vivent plus des visites touristiques que de l'extraction des pierres. Ils nous explique aussi comment se forment ces pierres semi-précieuses dans la roche, et comment les reconnaître. Après une heure de visite, sur le chemin du retour, des gamins se jettent littéralement sous nos roues pour vendre les mêmes souvenirs que dans la boutique. La technique kamikaze à l'air de bien marcher car plusieurs voitures s'arrêtent devant nous.

    On poursuit la route jusqu'au camping sauvage repéré le long d'un réservoir. Le cadre est top, avec pas mal d'arbres et un joli plan d'eau. Une famille Guaranis passe la fin de journée à pêcher avec des cannes à pêche ultra rustiques : simplement un bout de nylon avec un hameçon.

    Le lendemain on visite une plantation de maté, puis la ville de Puerto Iguazu, depuis laquelle il est possible de voir la triple frontière : Argentine - Paraguay - Brésil, à l'embouchure du Rio Parana et Igaçu. La ville en elle-même n'a pas grand intérêt. Avec la masse de touristes drainée par les chutes, je pensais que la ville serait un peu plus attractive. On apprendra plus tard que les chutes appartiennent à un propriétaire privé qui ne laisse que quelques miettes à la ville, d'où le peu d'infrastructures. On pose ensuite Kombi et tente d'en un camping écologique tenue par des hippies comme on en fait plus.

    On met le réveil de bonne heure et c'est parti pour la visite des chutes d'Iguazu (Iguazu qui veut dire "grosse eau" en Guaranis). Cette fois ci on ne plaisante pas, on a préparé notre visite et on suit scrupuleusement les conseils lus. Le parc propose plusieurs sentiers de balades avec des points de vue différents sur les chutes. Nous commençons par celui du bas car il y a moins de visiteurs, et c'est vrai. Nous pouvons avancer à notre rythme et découvrir la magie des chutes dans le calme. On en fait souvent des tonnes sur ces chutes, mais honnêtement j'ai vraiment eu des frissons en les voyant. Imaginez sur 2470 m de long, un précipice de 74 m de haut où 1750 m³ d'eau vient se jeter à chaque seconde. C'est juste énorme et ultra impressionnant. Le parc côté argentin couvre une surface de 67 620 hectares, chaque sentier peut se faire à pied où en petit train. Après avoir été au pied des chutes on enchaîne par la balade plus en hauteur. Là c'est le moment le plus intense de la visite car l'on passe sur une plateforme construite au dessus des chutes Garanta del Diablo. On peut vraiment sentir le débit de l'eau sous nos pieds. Après toutes ses émotions, nous retournons chez les hippies et cuisinons notre première pizza faite maison au feu de bois.

    Nous passons ensuite au Brésil pour quelques jours. Le passage de frontière est très très long. Période de vacances pour les argentins et les brésiliens, c'est un vrai chassé croisé. On commence par la visite du parc des oiseaux, qu'on nous a recommandé. Il vaut vraiment le détour, le cadre est super agréable et on peut traverser pas mal de cages pour voir les oiseaux de très près. On file ensuite en ville faire une première reconnaissance gustative :) puis direction le camping.
    Le lendemain nous nous rendons aux chutes de Iguaçu. Il s'agit des mêmes mais d'un autre point de vue. Le parc est cette fois ci plus petit. Il n'y a aucune balade à pied possible, uniquement en bus puis un circuit pédestre autour des chutes. Si je devais conseiller quelqu'un pour faire cette visite, je recommanderai de commencer par le côté brésilien car on voit beaucoup mieux l'entièreté des chutes, et de finir au plus près, du côté argentin. On continue ensuite les découvertes gastronomiques en testant une Feijoada accompagnée de Cachaça. Avant de repasser du côté argentin, nous visitons le barrage d'itaipu, qui produit 90% de l'électricité du Paraguay et 20% du Brésil. La visite n'est pas fantastique, mais le guide complètement frappé rend tout cela bien drôle.

    De retour en Argentine, après avoir attendu 2h pour passer la frontière, nous retrouvons la joie d'avoir des plaques chiliennes et sommes de nouveau arrêté à un poste de contrôle. Cette fois le policier est super suspicieux, il devait chercher de la drogue ou des idées pour équiper un combi, car il nous fait tout sortir! Il renifle même le ziplog qui contient des gants en latex pour faire la vidange ! Comme il fait chou blanc il nous laisse finalement partir.

    Il nous reste une dernière journée à tuer avant qu'Adrien ne reprenne son avion. On la passe autour d'un bon restaurant et d'une fête en ville où l'on peut profiter de leur nationalisme en chanson : https://m.youtube.com/watch?v=wOmK758cct4

    Adrien à fait une vidéo pendant ses deux semaines si vous voulez jeter un coup d'œil : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1153860357969774&id=100000374633638
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  • Day14

    Missions Jésuites

    July 17, 2016 in Argentina ⋅ ☀️ 12 °C

    On poursuit la route vers l'ouest, avec deux nouveaux stoppeurs chiliens, qui connaissent Lille et Villeneuve d'Ascq. Notre destination est San Ignacio, pour visiter une des réductions les mieux conservée côté argentin, et classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.

    Pour la petite histoire, des missionnaires jésuites sont arrivés en 1578 dans la région Argentine, Paraguay, Brésil, dans le but de christianiser les indiens Guaranis. L'originalité de ces réductions est dans l'organisation du système économique et social, basé sur la coopération entre les deux communautés. La mission est construite comme un village fortifié, avec au centre l'église et la place centrale, et tout autour les habitations des guaranis et celles des jésuites. Les jésuites sont là pour protéger (notamment de l'esclavagisme) et éduquer les guaranis, en échange ces derniers travaillent pour la communauté (construction, agriculture, art, ...). Au niveau de la vie politique, les deux communautés sont également représentées, dans le respect des traditions de chacun. Toutefois le rôle de chef de la mission reste attribué au plus haut religieux jésuite. Pour l'époque ce type d'organisation était très novateur, et il intéressa beaucoup le mouvement des Lumières. Certaines missions devront être déplacées au fil du temps suite aux attaques des portugais, qui voulaient capturer les guaranis pour en faire des esclaves. Et en 1767, lors de l'expulsion des jésuites, par décret du roi d'Espagne, un grand nombre de guaranis seront réduits en esclave pour de riches propriétaires terriens.

    À San Ignacio nous dormons dans le camping municipal, qui une fois de plus est laissé à l'abandon (sans squatteur étrange cette fois). Le cadre est vraiment sympa, avec une plage de sable blanc le long du Rio parana, et toutes les infrastructures d'un camping.

    Le lendemain on part pour le Paraguay, continuer la tournée des missions. On prend un bateau pour traverser le Rio Parana qui fait office de frontière naturelle entre les deux pays. Le passage de frontière est facile pour les gens qui visite sur la journée. Une fois les formalités accomplies et quelques guaranis en poche, nous partons en visite de 2 missions : Santisima Trinidad Del Parana et Jésus de Tavarangue. Là nous découvrons des réductions encore mieux conservées, certainement grâce au petit monsieur qui dépoussiérait les murs à l'aide d'un balai télescopique ! Nous finissons la journée au pas de course pour ne pas rater le dernier bateau, et réussissons à l'avoir après une conduite sportive sur les pavés.

    De retour à San Ignacio, on passe une seconde nuit dans notre camping abandonné avec au programme une barbeclette (raclette au barbecue) pour goûter les fromages du coin.

    Prochaine destination plus au nord, pour nous rendre à l'autre point d'intérêt incontournable de la région Entre Rios : les chutes d'Igazu.
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  • Day9

    Le long du Rio Uruguay

    July 12, 2016 in Argentina ⋅ ⛅ 13 °C

    C'est parti pour deux semaines de voyage à 3, et comme plus on est de fou plus on rit, nous accueillons un quatrième compagnon de route pour quelques kilomètres. Un jeune chilien, qui a démissionné de son travail de pompiste pour voyager en stop en Amérique du sud. On fait un premier arrêt dans une région ultra marécageuse, véritable sanctuaire pour les oiseaux. Le paysage est peu commun notamment avec ses habitations les pieds dans l'eau. On poursuit la route jusque Gualeguachu, où nous nous posons dans un camping lui aussi marécageux. On renoue avec une de nos activités préférés, le BBQ ! Bon par contre l'endroit est un peu trop humide pour que cela marche du premier coup, heureusement notre voisin un peu étrange vient à la rescousse avec une bouteille d'alcool, forcément ça marche mieux. Le lendemain nous visitons el Patio del maté qui, comme son nom l'indique, fabrique des matés, ainsi que les thermes de la ville. En route nous nous embourbons deux fois! Et pendant qu'on galère à sortir la voiture, des paysans nous narguent en passant tranquillement dans leur calèche. On est content d'être à trois pour s'en sortir, surtout qu'il y a une voiture abandonnée, embourbée jusqu'à mi roue, sur le bas côté. Après cette séance de sport, on profite d'autant plus des thermes. L'endroit est très relaxant, avec plusieurs piscines.

    On prend ensuite la direction de Colon ville frontalière avec l'Uruguay. C'est la rivière Uruguay qui forme une frontière naturelle entre les deux pays. Au passage de frontière, le contrôle dure plus longtemps que d'habitude. Ils tiquent sur nos deux bidons de 25L d'essence et nous les confisquent. Raison officielle, c'est dangereux de circuler avec autant d'essence dans le véhicule. Ils ne sont pas franchement sympathique avec nous mais se radoucissent illico quand ils voient nos passeports français. Là ils nous proposent de consigner les bidons pour que l'on puisse les récupérer au retour. La douanière reste super étonnée que l'on ai pu acheter un véhicule au Chili, et nous explique qu'ici c'est impossible pour des étrangers. Ce qui est bien dommage car à peine de l'autre c'est un véritable bal de Kombi. On en a jamais vu autant dans une ville. Nous visitons Paysandu puis Salto plus au nord. La première est assez grande, certains quartiers abandonnés sont pris d'assaut par des chevaux sauvages. Salto et ses alentours sont tournés vers l'activité thermale. Nous testons d'autres thermes, cette fois ci beaucoup plus familiales et accessibles à tous. Cela ressemble un peu à nos piscines municipales. Entre les deux villes le paysage est plat avec de nombreux champs cultivés.

    Nous repassons la frontière à Colon et récuperons nos jerricans, sans aucun problème. On poursuit notre route vers le nord, toujours le long du Rio Uruguay, sur la route argentine 14. On a vu beaucoup d'alertes pour cette route sur l'application iOverlander. Beaucoup de gens rapportent des mauvaises expériences avec des policiers corrompus. Et nous n'y échappons pas, encore moins avec nos plaques chiliennes. Il y a un poste de contrôle tous les 50km, et nous sommes arrêtés à chaque fois. On comprend vite que l'on ne repartira pas sans une prune, ils nous trouvent toujours quelque chose qui ne va pas. Comme d'habitude ils sont très peu aimables et se radoucissent quand on leur dit qu'on est pas chilien mais français. Ils veulent nous aligner pour l'usure de nos pneus, et nous n'avons pas trop le choix, soit nous payons en cash et pouvons repartir, soit nous devons laisser le véhicule sur place... Même pas une heure de route plus tard, c'est le même cirque, nouveau contrôle, cette fois-ci c'est pour un autre motif. On leur explique que l'on a déjà été aligné 70km plus haut, on leur montre le papier, et ils nous laissent repartir comme si de rien n'était. Nous poursuivons donc notre route, en étant toujours systématiquement arrêté par la police, jusqu'à la ville frontalière avec le Brésil. Nous avions repéré un camping, mais arrivé sur place on se rend compte par le nombre de chevaux sauvages que celui-ci n'est plus en activité. Les bâtiments sont squattés par des gens et on préfère poursuivre notre chemin pour un coin de nature désert de toutes habitations dans la village suivant.
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  • Day1

    Buenos Aires

    July 4, 2016 in Argentina ⋅ ☁️ 11 °C

    La route pour se rendre à Buenos Aires nous a occupé un bon moment, 3 jours, pour parcourir les 1 300km. Les routes argentines ne sont pas toujours très bonnes, sur certains tronçons les chaussées sont tellement déformées qu'il faut rouler avec extrême prudence pour ne pas faire comme certains camions croisés, renversés sur le bas côté. À peine le sac à dos posé à l'auberge nous partons en quête de pièces détachées pour le Combi. Pour ne pas commettre les mêmes erreurs que dans le passé, nous préparons mieux les recherches de revendeurs Volkswagen, ce qui nous évite de courir toute la ville avant de trouver notre bonheur. Après quelques coups de téléphone nous contactons Rolo Repuestos qui a TOUTES les pièces détachées pour Kombi. Une vraie caverne d'Ali Baba, c'est parti pour une heure de shopping, et une note un peu salée. L'autre joie du système bancaire argentin c'est que les commerçants sont hyper taxés, ils proposent donc toujours de payer en cash ou font payer 10% plus cher si le paiement se fait en CB. Se qui sale un peu plus la note!

    Ayant parcourus 5 000km supplémentaires, il est temps de faire la deuxième révision du véhicule. Pour plus de simplicité, nous l'avons garé dans un parking couvert en centre ville. Nous en profitons aussi pour monter nos nouvelles pièces, avec côté sécurité : un nouveau coupleur de tringlerie et côté confort de nouveaux pare-soleil. Cette atelier mécanique nous occupe pendant 2 jours, et nous n'avons encore rien vu de la capitale. Nous alternons donc avec quelques visites de la ville histoire de changer d'activité.

    Nous commençons par un premier free walks des quartiers chics qui nous emmène devant de nombreux palaces et parcs de l'aristocratie. L'architecture y est très largement inspirée de l'Europe, il y a une tour identique à Bigben, des palaces haussmanniens, le tout dans des rues bien propres et bien rangées. La balade se termine dans le célèbre cimetière de la Recoleta, devant la tombe d'Evita, considérée comme la mère de la patrie. Nous partons ensuite à la découverte du quartier de Puerto Madero, ancien port réhabilité en quartier d'affaires et résidentiels de luxe. Comme le quartier est calme et hyper surveillé (en moyenne une patrouille de police toutes les 15 min) nous décidons d'en faire notre nouveau camp de base, bien moins onereux que la combinaison auberge+parking. De là nous visitons le centre ville le jour de célébration de l'indépendance; ainsi que San Telmo, qui n'est pas pour me déplaire avec sa grande halle et son marché d'antiquaires les dimanches.

    Avant de quitter la capitale, nous allons chercher Adrien, le frère d'Antonin qui va passer deux semaines avec nous. À peine est il descendu de l'avion, que nous faisons un deuxième free walks du coeur historique. On profite de la dernière soirée sur Buenos Aires pour aller voir un super concert de percutions La Bomba del Tiempo ! Ambiance assurée.
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  • Day0

    Patagonie Argentine

    July 3, 2016 in Argentina ⋅ ☀️ 9 °C

    Welcome Argentina ! Après deux mois et demi passé au Chili, nous voilà maintenant en Argentine. Nous établissons notre camp de base à Perito Moreno, petite ville après la frontière. De là nous souhaitons visiter las "Cuevas de los manos" à 170km, dont 50 de route non pavée. Ces caves classées au patrimoine mondial de l'UNESCO, abritent de nombreuses peintures rupestres. Le site naturel est magnifique, et me rappelle l'ouest américain. Les peintures sont extrêmement bien conservées, et nous apprenons plein de choses lors de la visite, comme le mode de vie des nomades et les techniques de peinture. Notre guide Carolina nous invite ensuite à boire un thé. Au fil de la conversation et comme la nuit approche à grand pas, nous lui expliquons que nous allons dormir à proximité du site, et même sur le parking si cela est possible. Comme celui-ci est classé UNESCO et qu'il a subît pas mal de vandalisme, cela n'est pas autorisé, mais elle nous propose de passer la nuit dans leurs habitations. Nous passons une super soirée avec les trois guides, cela nous permet de bien échanger sur leur métier, l'Argentine, et le voyage en général. On teste lors de cette soirée la viande argentine qui est succulente, et leur hospitalité !

    Changement de camp à 300 km plus à l'est, dans la ville de Fitz Roy. La route que nous traversons est assez désertique. La seule activité semble être autour du pétrole. Le contraste avec les villes chiliennes est frappant. Côté argentin, elles sont beaucoup plus équipées d'infrastructures modernes et de routes pavées, mais pour autant elles ressemblent plus à des villes fantômes, où nous n'avons pas trop envie de nous éterniser.

    Nous filons donc sur la prochaine attraction : le monument naturel d'arbres pétrifiés. Il s'agit d'un parc national où des Araucarias géants de la période du jurassique sont pétrifiés. Le processus de pétrification est extrêmement intéressant. Lors de la formation de la Cordillere des Andes, de nombreuses éruptions volcaniques détruisirent des forêts. Les arbres furent recouverts sous les cendres. L'eau de pluie s'infiltra à travers les cendres, chargée de minéraux et pénétra chaque cellule de bois. C'est grâce à l'érosion que ces arbres pétrifiés furent découvert quelques millions d'années plus tard. Ce qui est particulièrement impressionnant c'est que la pierre est semblable à s'y méprendre au bois et à l'écorce des Araucarias.

    Cap ensuite vers Comodoro Rivadavia pour quelques jours. Là j'ai le plaisir de rencontrer une cousine éloignée côté Ramos. Nous partageons ensemble deux repas et l'hospitalité argentine ne fait pas défaut. On profite également de cette grande ville pour régler quelques problèmes mécaniques : tout d'abord en remplaçant le disque de frein soudé, par un tout beau tout neuf. Nous remplaçons par la même occasion les plaquettes de frein. Nous voulons aussi changer la biellette de direction, et achetons une pièce neuve, mais cette dernière ne correspond pas à notre modèle. Comme souvent dans nos sessions mécaniques tout ne se déroule pas comme prévu. Aucun vendeur de la ville n'a la bonne pièce, et après avoir étudié plusieurs pistes, nous terminons chez un tornerio qui pressera notre ancienne biellette.

    On poursuit notre voyage vers le nord avec un premier arrêt au musée paléontologique de Trelew. Il contient de beaux ossements de dinosaures découvert en Patagonie. On profite aussi des fameux fruits de mer de la région, dans un troquet populaire de Puerto Madryn. Notre prochaine arrêt sera la Péninsule Valdés, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, mais avant cela nous devons retirer du liquide car tout se paye en cash dans la péninsule. Et c'est là où nous découvrons les joies du système bancaire argentin ! La grande majorité des distributeurs ne prennent pas les cartes de crédits (uniquement de débit). On persévère et c'est le douzième distributeur, de la banque Macro (si si c'est pas une blague !) qui fini par nous lâcher des billets. Cette fois-ci c'est bon on peut visiter la péninsule.

    Las bahias mas bellas del mundo, comme l'affirme leur documentation. La péninsule est surtout protégée pour sa faune marine. Constituée de baies, golfes, falaises et plages, elle est le lieu de reproduction de nombreuses espèces de mammifères marins. Selon les périodes de l'année il est possible d'y voir des éléphants de mer, des lions de mer, des dauphins, des orques et des baleines. On y était pendant la période de reproduction des lions de mer, où chaque mâles installent son harem et le défend. Nous avons aussi vu de loin quelques baleines, dans le nouveau golfe.

    Nous reprenons ensuite la route vers le nord, direction la capitale : Buenos Aires.
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