• J0 arrivée à Galway

    8 agosto, Irlanda ⋅ 🌧 17 °C

    Deux premières constations dont la deuxième m’a été confirmée par les protagonistes de la première.
    1- les Irlandais sont très sympas (mais on va y revenir).
    2- les transports irlandais ne sont pas fiables à 100%.

    Ce devait être une journée un peu longue qui devait nous emmener à Galway, début de notre escapade.
    Après une nuit, chacun dans sa cabine, sur le Pont Aven, énorme bateau, nous avons pris un solide petit déjeûner. Même si notre journée se passait essentiellement en train, nous devions tout de même rouler de Ringaskiddy, endroit où le ferry a débarqué, jusqu’à la gare de Cork. Une petite vingtaine de kilomètres au compteur et pour nous aider dans cette tâche - enfin pour m’aider, moi, puisque certaine s’est dégonflée - les célèbres beans à la sauce tomate. En effet, nous avons opté pour un « english breakfast », mais version végétarien : le bacon et les saucisses étaient végétariens (mais aussi dégueulasses, il fait bien le souligner).
    Le temps d’admirer la côte irlandaise et nous récupérons fissa nos montures pour rejoindre Cork. De là, nous sommes obligés de prendre le train jusque Dublin puis jusque Galway. Là, Hélène a réservé un bon resto, récompense de cette journée passée dans les trains.
    Autre constatation, l’Irlande, ça n’est pas plat. Une bonne grosse montée avant de redescendre sur Cork nous met dans le rouge. La conduite à gauche est très déconcertante, encore plus qu’en voiture. Et tourner à droite devient vite périlleux.
    À Cork, nous prenons notre train jusqu’à ce qu’une annonce nous apprenne que le train s’arrête avant Dublin et que nous allons continuer le trajet en bus. « Pas de problème pour les vélos, le bus peut les contenir », nous rassure un préposé de Irish Rail. En fait, on couche les vélos dans la soute, un peu comme on peut. Et nous voilà à rouler. Je regarde ma montre quand je vois passer un panneau « Dublin 158 km ». Il est 16h15, notre correspondance à Dublin est à 17h25, arriver à l’heure me paraît carrément irréalisable. L’as, le bus s’arrête à une nouvelle gare et nous devons descendre, reprendre un autre train pour Dublin. Il faut préciser qu’ici, certains parlent gaélique et que l’accent irlandais n’est pas celui qu’on entend dans les salles de classe françaises. Ni pendant les matchs NBA. Donc nous n’avions rien compris : le bus nous déposait dans une autre gare. Ce que nous avions bien compris, par contre, c’est que nous serions en retard.
    Arrivés à 18h à Dublin, nous filons exposer notre problème à un autre préposé qui nous écoute patiemment puis qui nous demande de le suivre, vite ! « On va essayer mais je ne suis pas sûr que ça marche », me dit-il dans un anglais que je comprends, cette fois. Il nous emmène sur un quai, glisse deux mots à une collègue et hop ! on monte dans le train, vélos attachés, jusque Galway. Un grand merci à ce monsieur. Il a trouvé une solution en deux minutes.
    Arrivés à Galway, nous avons 5 petits kilomètres de pédalage pour rejoindre le Air B’n B. Il se met à pleuvoir et ce sont les premières gouttes, pour nous, depuis des semaines. Les Irlandais, eux, me paraissent plus blasés. Nous avons quitté une Bretagne à l’herbe jaunie par la sécheresse, ici, tout est bien vert.
    Nous sommes accueillis par notre hôte et ses deux petits chiens. Trop sympa, elle téléphone au resto que nous avions réservé qui lui confirme qu’il est trop tard pour nous servir. Et comme le supermarché va fermer dans les vingt minutes qui suivent, elle emmène Hélène en voiture pour que nous puissions dîner. Elles reviennent toutes les deux hilares, comme de vieilles copines. Ça change quand même du conducteur du Range Rober qui nous a dépassé, un peu avant Cork en nous faisant nonchalamment un doigt.

    Première journée de transition bien éprouvante mais nous pourrons vraiment commencer à rouler demain matin, un peu rongés par l’appréhension de ce qui nous attend dans les jours à venir. Surtout si la pluie s’en mêle.
    Leggi altro