Ireland J1 De Galway à Cong
August 9 in Ireland ⋅ ☀️ 15 °C
Ce matin, nous laissons donc le petit Air B’n B de Déborah sous un ciel menaçant. Cette dernière, autochtone expérimentée nous l’assure : « il va pleuvoir un peu, mais pas beaucoup ». En effet, nous quittons Galway sous un petit crachin. Mes manchons ne sont pas de trop et nous nous éloignons de la ville, direction Cong où nous récupérerons l’Eurovélo 1, qui traverse le Connemara et qui nous redescendra vers Cork.
Bon… les 30 premiers kilomètres se font sur une nationale assez fréquentée. On respire quelques gaz d’échappement pendant un bon moment et comme en Irlande, il n’y a pas de bas-côtés, les routes sont très étroites et les voitures, même si elles sont très respectueuses, passent vraiment pas loin. On ne peut pas trop se déporter à gauche car les feuilles de roseaux nous fouettent les bras. Mes sphincters travaillent à chaque véhicule qui nous effleure.
D’ailleurs, il faut être assez vigilants, car après chaque pause, nous avons le réflexe de partir du côté droit de la route. Dans deux trois jours, il n’y paraîtra plus.
Nous roulons quand même pas mal. Il faut dire que la route est droite et plate.
Heureusement, au bout de 30 bornes, nous quittons la nationale pour nous engager dans la campagne irlandaise. C’est un peu plus escarpé, plus sinueux, donc moins monotone, et surtout beaucoup plus joli. La campagne est verte, les champs sont bordés soit par des haies, les mêmes qui ont tendance à disparaître en France, pourtant refuge d’une importante biodiversité, ou par des petits murs de pierres.
Comme il y a des petites montées, je trouve que je peine pas mal, alors que quelques minutes auparavant, je me paraissais plutôt en bonne forme. J’en avise Hélène qui comme chacun sait, enfin surtout ceux qui ont suivi nos aventures passées en vélo, est un ogre lorsqu’elle pédale. Elle ne te mange pas le petit poucet, ses six frères, elle te bouffe les frères, les sœurs, les cousins germains, issus de germain et tutti quanti. Sa crainte donc, c’est que j’aie une fringale. Moi, comme je ne sens pas si affamé que ça, je scrute ma roue arrière : totalement à plat. Tu métonnes que je galère ! Nous voilà donc sur le bord d’une petite route de campagne à démonter ma roue et à en changer la chambre à air. À peine fini, mon téléphone sonne et Noah m’annonce que ma voiture, que je lui ai prêtée pour son emménagement parisien a un pneu totalement à plat. Caramba ! Le mauvais œil est sur les Weitzel ! Mathis, prend garde à toi.
Nous repartons, non sans avoir englouti les petits sandwichs au pain pita préparés le matin. Cela sera notre seul déjeûner.
5 kilomètres avant Cong, alors qu’Hélène venait de se débarasser de son blouson, de son manchon et de retirer ses protège-chaussures un peu superflus, nous essuyons une grosse averse. Nous nous arrêtons dans un pub, heureusement ouvert mais vide, où nous sirotons deux bières, sans alcool. Puis, l’averse passée, nous repartons pour Cong où nous arrivons comme des rois.
Depuis des kilomètres, nous voyons, devant les maisons, sur les voitures, des drapeaux et fanions verts et rouges. Après renseignements, il s’agit de l’équipe de football gaélique du coin qui n’avait plus remporté le championnat depuis 75 ans. Les supporters sont hyper fiers !
Je ne sais pas si vous connaissez le football gaélique, mais ça resssemble à du foot, mixé à du rugby mais sans placage. Les buts sont un parfait mélange des deux sports. On peut également y dribbler comme au basket, avec un ballon qui ressemble à celui du volley, mais en beaucoup plus lourd. Ça, c’était pour la minute culturelle.
Nous nous posons à l’auberge de jeunesse, où malgré notre âge, nous passerons la nuit, puis partons pour visiter ce village, certes petit mais assez touristique. Pas moins de deux châteaux y attirent quelques visiteurs dont pas mal de français. Dans le resto conseillé par le gérant du Spar, la bouffe est plutôt bonne. Morts de faim, nous engouffrons nos mets et rentrons à l’auberge. Ça n’est finalement que le premier jour mais la fatigue se fait déjà ressentir. Demain, le kilométrage est quasiment le même, le dénivelé sera double. Une bonne nuit réparatrice s’impose et Hélène est déjà dans les bras de Morphée.
Kilomètres du jours : 50
Kilomètres cumulés : 79
1 crevaisonRead more










TravelerPrenez bien soin de vous, qui veut aller loin ménage sa monture ou…..l’inverse
Petite question technique avez vous pensé à récupérer le contenu du dit pisse debout utilise par les aztèques comme antiseptique buccal [Emmanuel]
TravelerTout à fait, je me lave les dents quotidiennement avec