• Ireland J7 - De Kilkee à Ballylongford

    August 15 in Ireland ⋅ ☁️ 15 °C

    Petite leçon de géographie irlandaise, attention, accrochez-vous ! Il y a deux jours, nous quittions la région du Connacht, qui n’est pas une insulte lancé par un allemand, pour passer dans celle du Munster, qui n’est pas un fromage produit par un alsacien, peut-être cousin de l’allemand du Connacht.
    Le Connemara, dans le Connacht est à cheval entre le comté de Mayo et celui de Galway. Ça va ? Vous suivez toujours ?
    Aujourd’hui, nous avons quitté le comté de Clare pour passer dans celui du Kerry. Désormais, quelque soit le comté, nous serons dans le munster. Pas de quoi en faire un fromage, finalement.
    Ce matin, nous quittons le douillet Bed and Breakfast où nous logions, après un nouveau petit déjeûner irlandais, cette fois, sans frite. Petite surprise pour Hélène qui en avait vaguement émis le désir là veille avant d’abandonner parce que pas sur notre itinéraire, et peut-être parce que finalement nous aimons ça, nous attaquons une bonne grimpette pour aller voir les falaises de Kilkee. Puis, nous reprenons notre route, à travers la campagne irlandaise, tentant d’éviter la nationale surchargée et bruyante pour nous engager dans des routes défoncées. L’Irlande n’est pas la Suisse, l’état des routes le démontre bien. Mais qu’importe, nous sommes en Gravel et pouvons passer partout. C’est cependant un peu tape-cul et nos fondements s’en ressentent.
    Nous filons vers Killimer où nous devons prendre un ferry pour le Kerry. Ça sonne comme un titre de film…
    Il fait bien frisquet et nous nous arrêtons pour adapter nos tenues. Les tours de cou et les manchons sont de rigueur. J’ai offert une paire des miens, les roses, à Hélène, qui les trouve bien pratiques. Associés au jaune fluo de son gilet, elle fait penser à un bonbon acidulé.

    Il y a toujours quelque chose de magique à prendre un ferry pour traverser un bras de mer. C’était déjà le cas au Danemark et l’impression est toujours la même.

    Arrivés dans le Kerry, nous continuons notre route. Il reste une bonne dizaine de kilomètres pour atteindre notre étape du jour. Et nous tombons nez à nez avec Donatien et Marine, cyclotouristes avec qui nous avions fait la queue pour embarquer en Irlande et qu’Hélène appelait, dans son récit Virgile et Daphné. Marine avait peur de ne pas réussir. Là, elle est ravie et tous deux nous annoncent de futurs paysages extraordinaires, tout aussi extraordinaires que les dénivelés à venir. Nous les laissons non sans les inviter s’ils passent dans les coins de Troussey. Comme Donatien, parisien, aimerait visiter Strasbourg, c’est dans le domaine du possible.
    Dix minutes après, nous tombons sur Julien et Marion, autres cyclotouristes, eux aussi rencontrés sur le bateau. Cette étape doit être le milieu du parcours, fut-il pris par le nord ou par le sud. Là aussi, après avoir taillé une petite bavette, nous les laissons car nous sommes presque arrivés et avons envie de poser notre paquetage. Le nouveau Bed and Breakfast est un peu éloigné de Ballylongford et nous savons d’ores et déjà que nous ne referons pas la route pour revenir en ville. Nous nous arrêtons donc au supermarché où Hélène, pour changer, achète des pâtes. Il faut dire que nous en avons un peu marre des sandwichs ou des wraps.
    Le Bed and Breakfast, que nous pensions être un R B’n B, est sur une petite île avec vue sur une ruine de château. C’est encore une fois magnifique.
    Le hic, c’est qu’il n’y a pas de cuisine. Tout juste un micro-ondes. Va faire cuire des pâtes dans un micro-ondes, toi ! Qu’à cela ne tienne, il me faut cinq centièmes de seconde pour revêtir mon uniforme de… Joe Camping ! Je me retrouve donc, dans la minuscule salle de bains, assis sur les toilettes, avec mon réchaud en équilibre précaire sur le bord du petit lavabo à tenter d’obtenir une ébullition. C’est assez fastidieux, mais en doublant le temps de cuisson, on obtient quelque chose de mangeable. Comme Hélène avait ramené sel poivre, huile et sauce soja, elle opte pour une version d’obédience asiatique. Personnellement, plus classique, j’avais anticipé et acheté au supermarché une petite conserve de purée de tomates, qui fait, ma foi, parfaitement bien l’affaire. Un festin !

    Kilomètres du jour : 59,5
    Kilomètres cumulés : 446,8
    Crevaisons : 2
    Fish and chips : 1
    Toujours pas de Irish Stew
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