Tanger
January 13 in Morocco ⋅ ⛅ 14 °C
En partant de Fès, notre itinéraire nous a menés par les montagnes du Rif jusqu’à Chefchaouen, la ville bleue, nichée entre montagnes et bord de mer. La majorité des maisons sont peintes avec un bleu à base de chaux mélangée à des pigments naturels d’indigo. La médina nous accueille tranquillement, les touristes sont partis et les boutiques semblent somnolentes en attendant le printemps. Après Fès, où les « guides » et commerçants se sont montrés assez insistants, nous sommes sous le charme et apprécions les balades tranquilles dans les ruelles enchevêtrées.
La nature a radicalement changé. Nous sommes désormais entourés de verdure jusqu’à 1’300 mètres; les champs sont travaillés, majoritairement à l’aide d’ânes, partout ou il semble possible de cultiver céréales, légumineuses, oliviers ou figuiers, ainsi que le kif (cannabis), à ce qu’il paraît. Dans aucune autre région on ne nous en avait proposé autant qu’ici; j’imagine donc que les plantations se trouvent à l’abri ou dans des coins plus reculés encore.
En route pour Tanger, ville portuaire et point de départ vers l’Espagne, nous replongeons dans le massif du Rif par des routes plutôt approximatives, mais heureusement pas trop boueuses: montées et descentes vertigineuses à travers un paysage sublime. L’occasion d’enclencher le 4x4 et d’être fiers de nous… jusqu’à ce que nous découvrions un bus scolaire garé devant une école ! Impossible sur ces routes: ça doit être de la déco… ou peut-être pas. Mais alors, comment fait-il ? Nous poursuivons, un peu moins fanfaronnants, convaincus que pour lui, la montagne n’a pas le même goût.
Tanger, la boucle est bouclé et nous voilà en route pour nos derniers achats, surtout de quoi grignoter et un bout de tissu berbère, dans une médina marocaine. Tôt le matin, vers 10 heures quand même, les boutiques sont majoritairement fermées, mais un thé marocain nous aide à patienter jusqu’à ce que les lourds rideaux de fer soient levés.Read more



























