• Artvin

    29 Nisan, Türkiye ⋅ ☁️ 11 °C

    Nous continuons notre route à travers des steppes d’altitude, presque mongoles par moments, entre 2’000 et 2’500 mètres. De grandes plaines ondulées, avec très peu d’arbres, et des cols enneigés, par moments dans un brouillard compact. Difficile de décrire l’intensité de ces étendues en apparence sans fin, balayées par un vent constant, avec, au fond, des collines arides ou des cimes enneigées.
    Arrivés au lac Çıldır, nous découvrons un monde hivernal féerique. La surface de l’eau, encore partiellement gelée, scintille dans la lumière du soleil. Impossible de rater une photo, mais tout aussi impossible de reproduire la magie qui s’en dégage. Nous jouons avec l’idée de rester dans les parages pour la journée, mais avec les températures annoncées et le chauffage en panne… 🧤🥶☃️
    Départ en direction de la mer Noire en descendant la vallée du Çoruh, presque un canyon, qui devrait nous amener jusqu’à une altitude d’environ 520 mètres et des températures supportables sans bouillotte ni bonnet de nuit 😄.
    Mais comme nous ne renonçons jamais à l’appel des reliefs, nous tentons par trois fois une échappée par des routes accrochées aux pentes escarpées, raides et rocheuses. Sensations incroyables : suspendus au-dessus du vide et coincés contre la paroi raide de l’autre côté, nous avons l’impression d’explorer les limites de la voiture, mais aussi celles des conducteurs. Nous n’arrivons pas à imaginer comment il est possible d’arriver aux petits villages ou hameaux que nous voyons, nichés au fond des vallées encaissées ou accrochés au-dessus.
    Nos trois tentatives se terminent par une fin de route, ou un vent trop violent, ou un trop grand risque de chute de pierres, et nous décidons de pousser jusqu’à Artvin et d’y rester tranquille toute une journée 🥳.
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