ბაზალეთის ტბა (lac Bazaleti)
5月5日, ジョージア ⋅ ☁️ 16 °C
Après notre découverte d’une Turquie accueillante et chaleureuse, avec une nature parfois douce mais aussi authentique et brute, nous étions curieux de découvrir la Géorgie. Peut-être un peu d’appréhension aussi, vu les tensions récentes avec la Russie. Mais l’ambiance est tout aussi conviviale et la plupart des régions facilement accessibles. Les voyageurs sont plus nombreux et bien acceptés, même si les «campeurs blancs» européens, restent encore très rares et les quelques campings officiels commencent seulement à préparer leur venue pour les années à venir 🚐🚐🚐🚐.
Le bivouac est largement toléré, là où, en Turquie, nous nous faisions plus discrets pour les emplacements isolés, même si, à chaque spot, nous nous sentions totalement en sécurité et acceptés par les rares bergers ou pick-up qui passaient nous voir.
Restaurants accueillants et décorés avec goût. La cuisine est sublime et prendre le temps de manger fait partie de l’expérience. Nous passons facilement deux heures avant de repartir et discutons avec l’hôte des spécialités de la maison et de son histoire, de la carte des vins et de l’âge des enfants de la table voisine, avant même d’avoir attaqué l’entrée .
Comme notre chauffage nous préoccupait quand même 🥶, nous avons accéléré en direction de Tbilissi et trouvé un mécano dans un garage plus qu’improvisé sur un parking au milieu de dizaines de camions. Il a posé une planche sur le terrain boueux, démonté, nettoyé, réparé et remonté le chauffage en à peine deux heures… et il marche… pour l’instant. Bon, niveau facturation, il a sûrement appliqué le tarif «touriste pressé», mais habitués aux tarifs horaires suisses, c’est largement acceptable.
La circulation est directe, limite agressive sans agresser; du coup, le slalom sur bitume devient un sport national, même s’il n’y a pas deux voies. Règle numéro une: ce qui se passe dans ton rétro n’est pas ton problème 🫣.
En route vers le col de Zakari à 2’200 mètres, un prêtre orthodoxe géorgien, vêtu de sa longue soutane marron foncé et occupé à préparer du béton pour réparer son église, nous arrête pour nous avertir qu’il y avait «a big snow» plus haut. On a vite compris qu’on était un peu en avance sur la saison, surtout pour un mois de mai particulièrement frais, et que la plupart des cols et routes prévus ne rouvriraient pas avant la fin du mois. Nous allons adapter notre programme et explorer dans un premier temps la route militaire en direction de la frontière avec la Russie, puis filer vers le sud-est, dans la région de Kakhétie, proche des frontières avec l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Paysages de collines, villages traditionnels moins en altitude et principale région viticole du pays🍾.
Bref mais pas indispensable aperçu de l’histoire:
La Géorgie a des origines très anciennes avec les royaumes de Colchide et d’Ibérie. Elle devient chrétienne dès le IVe siècle, ce qui marque encore fortement son identité. Après un âge d’or au Moyen Âge sous David IV le Bâtisseur et Tamar de Géorgie, le pays est affaibli par les invasions, notamment les Mongols au XIIIe siècle, puis se fragmente avant d’être annexé par la Russie en 1801.
À la fin du XIXe siècle, la région du Caucase attire aussi les Britanniques, très intéressés par les minerais, le manganèse et surtout le pétrole de la région voisine de Bakou. Le chemin de fer et les ports géorgiens deviennent alors stratégiques pour le commerce entre l’Europe et l’Asie.
Après la période soviétique, la Géorgie devient indépendante en 1991, mais traverse des conflits internes et perd le contrôle de régions comme l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud. La Révolution des Roses en 2003 lance des réformes importantes, mais la guerre de 2008 avec la Russie laisse des tensions durables. Aujourd’hui, la Géorgie est un pays globalement stable, tourné vers l’Europe, mais toujours marqué par ce contexte géopolitique.もっと詳しく























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😳
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Y’a un fusible en cas de court-circuit 🤔?
旅行者Un bout de papier d’alu fera l’affaire