• Parc Vashlovani

    9 mai, Géorgie ⋅ ☀️ 21 °C

    Cap sur le sud-est de la Géorgie, juste après un premier repérage en direction de Gudauri et de la frontière russe que nous allons franchir plus tard pour relier le Kazakhstan. Bouchons en vue, mais ça nous permet de prévoir des réserves de nourriture et de podcasts 😄.
    En partant de Tianeti, nous avons pris la route sous un ciel changeant de début mai, alternant entre éclaircies lumineuses, pluie et nappes de brouillard accrochées aux collines. Les paysages deviennent plus ouverts et plus doux, annonçant l’entrée dans la Kakheti, terre historique du vin géorgien.
    À proximité de Gremi, nous avons découvert une région profondément marquée par son histoire religieuse et médiévale: monastères perchés, églises et tours de pierre à visiter. Pour les plus isolés obligatoirement accompagnés par un prêtre orthodoxe.
    Les vallées couvertes de vignobles et, en arrière-plan, les sommets encore enneigés du Caucase. Les lumières changeantes donnent une atmosphère et des jeux de lumière irréels sur fond de paysages couverts d’une végétation dense, presque débordante. Et de partout, des rivières gonflées à ras bord jusqu’à inonder les champs.
    À Kvareli, visite de Khareba Winery Tunnel, 8 km de caves creusées dans la montagne à l’époque soviétique. Ce n’est qu’après le départ des Soviétiques que les Géorgiens ont commencé le commerce et l’exportation du vin. Du coup, la bouteille la plus ancienne ici n’a que 22 ans.
    Vers Gurjaani puis Dedoplistskaro, les forêts et les vignes laissent place à des plaines vertes, mais plus sèches et venteuses.
    L’arrivée dans le Vashlovani National Park nous a donné l’impression de changer complètement de continent. Les deux heures d’administration, des papiers à remplir en double exemplaire dans la voiture sous un orage violent, valaient largement la peine 😄. Les reliefs érodés, les canyons d’argile et les étendues semi-désertiques créaient des paysages presque irréels, sauvages et silencieux, d’une beauté époustouflante. Nous attaquons des pistes isolées à travers des champs infinis pour arriver dans des collines aux montées et descentes abruptes et aux dévers plutôt inquiétants, avant d’atteindre un premier point de bivouac sur le haut d’une crête, à mille lieues de toute âme qui vive. Certainement un des plus beaux endroits que nous avons vus jusqu’ici.
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