• Idjevan

    June 12 in Armenia ⋅ ☀️ 17 °C

    Premiers jours dans le nord-est de l’Arménie, proche de la frontière avec l’Azerbaïdjan.
    Le passage en douane est facile et cordial, même si le conducteur et les passagers sont obligatoirement séparés. À la sortie de Géorgie, il est gentiment demandé à Margrit de payer des contraventions (30.–, sans détails explicites mais avec quittance 🧾🤔). Suivent les formalités habituelles: assurance véhicule, taxe environnementale (?) et change de monnaie en essayant de se faire rouler le moins possible.
    Comme après chaque arrêt de quelques jours, on commence par faire les pleins: eau, essence, nourriture, puis on range les bagages en se posant l’éternelle question: on sort tout et on réorganise ou on ajoute ? En principe on choisit un compromis qui nous permet d’être à l’heure pour l’apéro 😁.
    Pour l’eau, il est difficile de trouver des fontaines «sûres» ici, ou alors nous ne connaissons pas encore les codes. L’eau en bouteille de 10 litres fera l’affaire 🔫💦.
    Le chauffage fonctionne et, du coup, nous avons à nouveau de l’eau chaude pour notre douche, un vrai bonheur rétractable à structure semi-rigide conciliant confort, protection et optimisation du volume utile 😉.
    Les spots sont faciles à trouver et parfaits pour nos besoins: suffisamment à l’écart, tout juste accessibles, avec une vue ou dans un endroit spectaculaire et, en option, un ruisseau ou une fontaine.
    Pour cette première partie, un voyage à travers des paysages spectaculaires et particulièrement verdoyants. L’ambiance y est presque mystique: brume, forêts de hêtres et monastères médiévaux perdus dans la montagne.
    Petit tour historique: l’Arménie est devenue officiellement chrétienne en 301, faisant d’elle le premier État chrétien au monde. Pendant des siècles, l’Église arménienne a également été le principal centre du savoir. Les monastères étaient à la fois des lieux de culte, des universités et des bibliothèques.
    Construits entre le Xe et le XIIIe siècle, ces monastères semblent parfaitement intégrés à la nature et bâtis pour l’éternité. Si le temps a laissé ses traces aujourd’hui, pierres assombries, infiltrations, sculptures érodées, cela ne les rend que plus impressionnants.
    L’intérieur des nefs paraît moins riche en iconographie que celui des édifices religieux géorgiens. L’art monastique arménien mise davantage sur la sobriété, la lumière et le travail de la pierre. La combinaison d’une géométrie rigoureuse, de pierres volcaniques taillées et assemblées avec une remarquable précision, souvent sans mortier, est unique dans le monde.
    Read more