Alpages de Khoulo
June 25 in Georgia ⋅ ☁️ 12 °C
Nous quittons les hauts plateaux de Djavakhétie en direction de l’ouest. Après avoir admiré la spectaculaire cité troglodyte de Vardzia de loin, nous renonçons à la visite: le site est envahi par les touristes 😬. Nous préférons prendre de la hauteur en empruntant une petite route de montagne.
Dans un village, nous nous arrêtons pour refaire notre réserve d’eau et trouvons une famille arménienne qui veut bien nous ouvrir sa fontaine afin de remplir le réservoir. L’échange d’attentions fait partie de la culture de l’hospitalité et nous nous retrouvons rapidement à échanger légumes et biscuits au chocolat. Le grand-père de la famille nous propose un café, arménien, bien sûr. Une rencontre simple et chaleureuse, comme les voyages en réservent parfois. Nous les accueillons volontiers.
En fin d’après-midi, nous trouvons un bivouac au cœur des forêts d’alpage, vers Ujmana. Sans doute l’emplacement le plus accidenté du voyage: la voiture est tellement de travers que quelques gros cailloux sous les roues sont nécessaires pour retrouver un semblant d’horizontalité.
Au loin, un orage éclate. Le grondement du tonnerre résonne dans les vallées tandis que les nuages s’ouvrent par endroits, laissant jaillir une lumière presque irréelle. Les montagnes se découpent en une succession de silhouettes sombres, éclairées par un horizon incandescent où l’orange du soleil couchant contraste avec les lourdes masses d’un ciel d’encre. Le spectacle est grandiose et nous accompagne jusqu’à la tombée de la nuit.
Le lendemain, nous poursuivons notre traversée. La route alterne entre un bel asphalte, des portions en chantier noyées sous la poussière et une succession de petits villages où le temps semble s’écouler plus lentement. En montant vers Bakhmaro, un pickup nous arrête pour nous annoncer qu’un éboulement vient de bloquer la piste quelques centaines de mètres plus loin. Il nous propose de nous joindre à un petit convoi pour emprunter un itinéraire de contournement. Nous le suivons à travers des pistes improbables, alternant chemins caillouteux, passages à gué et traversées d’alpages, jusqu’à retrouver la route principale plus loin.
Vers 1’800 mètres, un épais brouillard engloutit le paysage. La visibilité se réduit à quelques mètres, c’est à peine si nous distinguons la piste, et seuls quelques chalets et hameaux fantomatiques émergent des alpages. Puis, aux alentours de 2’300 mètres, le brouillard se déchire soudain. Le soleil réapparaît et nous installons notre bivouac au milieu d’un vaste alpage. À une centaine de mètres, quelques véhicules gravissent péniblement la piste; un coup de klaxon, un signe de la main, puis ils poursuivent leur route.
Ce matin, pendant que j’écris ce texte, nous sommes littéralement assiégés par un troupeau de vaches, très curieuses, qui ne veulent plus nous lâcher, allant jusqu’à lecher et secouer la voiture pour accéder à l’herbe en dessous.Read more

























Traveler
Sors tes mollets, elles adorent le sel 😳🤣🥰
TravelerPas possible, vu les températures, j’ai ressorti mes chaussettes norvégiennes 🧦… et elles se sont déjà attaquées à nos schlappes ! 😂
TravelerLes coquines 🤣
Traveler🤣
Traveler
😂🤣