• Almaty

    August 29 in Kazakhstan ⋅ ☀️ 33 °C

    De Taraz, nous rejoignons Almaty par une longue route à travers les steppes. Les plaines sèches laissent peu à peu place aux collines, aux vallées et aux montagnes du Tian Shan qui pointent à l’horizon. La frontière avec le Kirghizstan n’est jamais très loin.
    Almaty nous plaît immédiatement. Verte, aérée et détendue, la ville nous offre surtout l’occasion de remettre Nomade d’aplomb. Après deux stops intermédiaires et de l’aide pour un téléphone en russe, nous trouvons les deux pneus à remplacer, complétons nos réserves de nourriture et faisons le plein de tout ce qui peut nous manquer pendant les deux semaines à venir plus au nord, dans le Kazakhstan oriental.

    Notre itinéraire initial devait nous mener vers le Kirghizstan, puis la Mongolie. Deux pays que nous avions déjà visités et particulièrement appréciés. Mais l’hiver approche et pour la saison froide, la Mongolie deviendrait un cul-de-sac pour nous: la Russie au nord, la Chine au sud et, entre les deux, la perspective de laisser Nomade plusieurs mois dans un garage à Oulan-Bator. Faire demi-tour vers la Turquie ou la Grèce serait une option, mais l’idée de revenir sur nos traces ne nous a jamais enthousiasmé. Reste une troisième option: traverser la Chine pour rejoindre le Laos puis l’Asie du Sud.
    Les formalités sont complexes et la présence permanente d’un guide semble obligatoire. Parcourir près de 7’000 kilomètres avec quelqu’un à nos côtés ne nous enchante pas vraiment. Nous préférons encore nous perdre seuls, ce qui est une autre forme de liberté 😆.
    Après de nombreuses recherches (merci Margrit) et quelques échanges avec d’autres voyageurs, nous trouvons une agence qui propose d’organiser et de nous accompagner lors de l’entrée de Nomade en Chine, de s’occuper des plaques temporaires et des autorisations nécessaires, mais sans guide à nos côtés pendant la traversée.
    Nous nous lançons dans les préparatifs: vérifier la compatibilité de notre eSIM, télécharger les cartes hors ligne et installer les applications qui fonctionnent en Chine, où Google Maps et plusieurs services occidentaux sont limités ou bloqués. Il nous faut également trouver une carte routière papier reconnue par les autorités chinoises 😉.
    Nous rassemblons aussi les informations utiles pour la route: points de ravitaillement, stations-service, hébergements possibles, passages de frontière et zones où le réseau risque de disparaître. Un peu d’adaptation, et quelques contournements techniques et tout rentrera dans l’ordre. En Chine, même trouver son chemin mérite un petit dossier administratif.
    Pour l’instant, nous renvoyons nos passeports en Suisse pour obtenir les visas, tandis que l’agence prépare les documents de Nomade en Chine. Pour continuer vers l’est, nos papiers partent donc dans les deux directions, une méthode étonnamment efficace pour avancer sans bouger. En attendant, le fait de remettre nos passeports entre les mains de DHL nous fait tout bizarre, comment justifier notre existence sans nos jolis passeports rouges?
    Le rendez-vous est fixé au 15 septembre, à Khorgos frontière avec la Chine et nous nous réjouissons déjà des paysages, des rencontres et, bien sûr, de la cuisine.
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