The Long Way East
September 6 in Kazakhstan ⋅ ☀️ 21 °C
Nous quittons Jarkent et retrouvons très vite ce qui définit si bien l’est du Kazakhstan: l’espace. Taldykourgan, puis Sarkand ne sont bientôt plus que quelques maisons derrière nous, et la route recommence à filer au milieu d’une steppe sèche, immense, presque vide. Par moments, nous avons l’impression de vivre l’aventure de la Route 66 des années 50, mais en version kazakhe: ces routes interminables que l’on voit courir droit devant nous sur des dizaines de kilomètres avant de disparaître quelque part à l’horizon. Il manque les motels aux néons et les Cadillac. Pour le reste, le décor est là.
Pour la première nuit, nous quittons l’asphalte et grimpons sur un plateau. Posés face à une succession de collines nues, nous regardons la lumière passer lentement de l’or à l’ocre, puis au violet au-dessus d’un horizon quasi rectiligne, tandis que le vent balaie la plaine et que le ciel se constelle peu à peu d’étoiles. Des étoiles que nous irons admirer au beau milieu de la nuit sans vraiment l’avoir choisi: le vent a tourné! Dans un premier temps, nous espérons qu’il ne forcira pas, mais si. Nous sommes obligés de réorienter Nomade de 180 degrés. Vingt minutes plus tard, retour sous la couette.
Le lendemain, après Ucharal, le lac Alakol apparaît comme une immense ligne bleue au milieu des terres arides. Les Kazakhs semblent avoir une autre approche du lac: quelques villages occupent ses rives, mais ailleurs, presque aucune route n’y mène. Les plaisirs lacustres restent concentrés autour des deux villes situées sur des rives opposées. Début septembre, nous les trouvons déjà complètement abandonnées et nous nous installons pour la nuit sur une plage de sable noir déserte, non loin du centre.
Le lendemain, en direction du nord, nous retrouvons quasi immédiatement la steppe, pas une maison, presque aucune trace de présence humaine. Ici, cent kilomètres ne semblent plus vraiment une distance, juste l’espace nécessaire pour passer d’un horizon au suivant. Après Aïagouz et quelques ravitaillements, nous quittons une nouvelle fois la route pour notre troisième nuit et installons Nomade sur un plateau perdu au milieu de paysages sauvages et arides.
Installés sur une des plus belles terrasses au monde, nous profitons du reste de la journée pour échanger avec la famille et les amis et préparer la suite de notre route.Read more

















Traveler
rat look 🤩
TravelerNomade mit 500’000 km 😁
Traveler
😍
Traveler
Magnifique