• Markakol

    September 8 in Kazakhstan ⋅ ☁️ 16 °C

    D’Aïagouz à Karamergen, puis vers Zaïssan, nous poursuivons notre route vers l’extrême est du Kazakhstan et les montagnes du sud de l’Altaï, aux confins de la Chine. Voilà plus d’une semaine que la steppe nous accompagne et, à force de la parcourir, elle nous est devenue familière. On s’y sent presque chez nous, ce qui, à quelques milliers de kilomètres de la maison, ne manque pas d’ironie.
    À Terekty débute l’ancienne route militaire autrichienne, aménagée durant la Première Guerre mondiale par des prisonniers de l’armée austro-hongroise pour sécuriser cette région frontalière avec la Chine. Plus d’un siècle plus tard, elle serpente toujours à travers les montagnes de l’Altaï.
    À l’entrée de la région protégée de Markakol, deux militaires acceptent volontiers les copies de nos passeports 😎, nous enregistrent et nous laissent passer. La frontière chinoise n’est parfois qu’à quelques mètres et, de l’autre côté, des immenses dunes apparaissent au pied des montagnes du Xinjiang. La Chine est là, presque à portée de main.
    Peu à peu, les forêts de mélèzes, les prairies d’altitude et les montagnes remplacent la steppe. La réserve naturelle de Markakol protège ce territoire encore très sauvage du sud de l’Altaï.
    À près de 1’450 mètres d’altitude, le lac Markakol se dévoile enfin. Un joyau aux reflets de saphir, posé au creux de collines boisées. Après l’immensité presque nue de la steppe, cette soudaine profusion de verts et de bleus fait du bien. Et, plaisir tout simple, nous sommes heureux de retrouver autour de notre bivouac de l’herbe sous nos pieds. Nous l’installons au milieu d’une prairie, entourés de ces grandes meules de foin que l’on retrouve partout dans la région, soigneusement entassées pour les protéger de la pluie et de la rosée matinale, qui fait son retour en ce début septembre. Nous ne sommes visiblement pas seuls dans les parages: au réveil, nos chaussures, laissées devant la porte, sont éparpillées à quelques dizaines de mètres autour de nous. Quelqu’un s’en est occupé pendant la nuit, mais on n’a rien entendu 🤣.
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