Lake Boukhtarma
September 10 in Kazakhstan ⋅ ☁️ 25 °C
Nous quittons Markakol alors que l’automne commence à prendre possession de l’Altaï. Les bouleaux jaunissent, les prairies changent de ton et les premières touches rouges apparaissent dans les sous-bois.
Nous nous engageons sur l’ancienne route autrichienne, construite au début du XXe siècle en grande partie par des prisonniers austro-hongrois. Sur la carte, ce n’est qu’une piste traversant la montagne. Sur le terrain, elle se révèle comme l’une des plus exigeantes que nous ayons parcourues jusqu’ici 😱.
Les nombreux ponts sont très approximatifs et chaque passage mérite un top-là, tellement les planches posées de manière aléatoire nous paraissent peu rassurantes. Si près du 15, ce n’est vraiment pas le moment d’abîmer Nomade! Ailleurs, quelques troncs d’arbres jetés dans la boue sont censés rendre le passage possible. Certaines portions sont à peine plus larges que Nomade et les cailloux semblent pousser sur la route. Quant aux gués, nous finissons par ne plus les compter, avec cette petite incertitude chaque fois que l’eau trouble empêche d’en deviner la profondeur.
Il faut constamment regarder où poser les roues, tout en essayant de garder un œil sur le paysage. L’Altaï en ce début d’automne est magnifique, une explosion de couleurs: forêts teintées de taches rouille, bouleaux dorés, prairies encore vertes et taïga couverte de lauriers de Saint-Antoine, dont le feuillage vire au rouge pourpre et tranche avec le vert sombre des conifères. Du coup, la lenteur de notre progression finit presque par nous arranger.
En fin de journée, nous retrouvons une route toute neuve en direction de Berel, petit village connu pour ses kourganes saka vieux de plus de 2’000 ans, de grands tumulus funéraires sous lesquels étaient enterrés les membres de l’élite, parfois accompagnés de leurs chevaux... Nous y arrivons poussés par un vent violent qui balaie la vallée et fait plier les peupliers omniprésents.
Petit bémol: le moteur tousse à haut régime, impossible de doubler. Un nettoyage improvisé du filtre à air, saturé par la poussière de ces derniers jours, s’impose.
Nous terminons la journée dans un pré, près d’un point d’eau où chevaux et vaches évoluent librement et viennent partager notre décor.
Le lendemain sera beaucoup plus tranquille. Quelques heures de route avant de rejoindre les rives du réservoir de Boukhtarma. Une petite piste nous mène jusqu’à une crique isolée, bordée de roseaux et de sable. L’eau est encore assez douce pour s’y baigner et, après la journée de la veille, l’eau et les provisions étant assurées, nous ne trouvons aucune raison valable d’aller plus loin.Read more

































Traveler
Waouh je me suis trouvée à retenir ma respiration pour vous 😉
TravelerOn s’est dit qu’il y avait des traces d’autres voitures, c’est que ça devait être possible..
Traveler
Margrit part en éclaireur
TravelerBon, elle ne fait pas le poids, mais c’est quand même rassurant 🤣