• Armel Guillon
  • Titouan Alliod
  • Clara Ricou
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Twa métro pèdu sou lé coco

Le voyage de Titouan, Clara et Armel sur les îles des caraïbes ! Läs mer
  • Les imprévus de Sainte-Lucie

    29 juni 2022, Saint Lucia ⋅ 🌧 27 °C

    Aujourd'hui, nous avons un seul objectif : prendre l'avion de Trinidad à Sainte-Lucie. Même si c'est un petit vol, nous avons entendu que les douanes peuvent prendre du temps, et nous préférons prendre de la marge (et oui ça nous arrive !). L'avion décolle en fin d'après midi, nous avons la matinée pour ranger nos affaires puis nous partons en direction de la gare routière aux alentours de 13h, dans un petit taxi sympa qui écoute la même musique que l'intégralité des caraibes, à savoir Finesse.

    Arrivés à la gare, nous avons juste un bus à prendre qui nous mène tout droit à l'aéroport. Grâce à quelques locaux, nous trouvons la billetterie - qui ressemble plus à un commerce de choses peu légales qu'à une billetterie- mais il ne faut pas se fier aux apparences, c'est bien là que nous avons pu acheter nos tickets.
    Nous avons donc 40 minutes à tuer en attendant le bus, idéal pour enchaîner les coinches.

    En arrivant à l'aéroport, on se dit que pour une fois, tout se passe bien ! Nous sommes super en avance, nous avons un endroit où dormir ce soir, bref tout roule. Comme quoi on apprend petit à petit.

    On se balade en espérant trouver des souvenirs sympa dans l'aéroport, mais impossible de trouver mieux que des souvenirs classiques de gros touristes. On prend l'avion tranquillement et on arrive aux alentours de 20h à Sainte-Lucie, à l'aéroport de Hewanorra qui se trouve à l'extrémité Sud de l'île.
    Nota Bene : il y a un autre aéroport au Nord de l'île, celui de Rodney Bay.

    Comme notre bateau part de Castries (au nord) à 8h demain, nous avons réservé un airbnb à côté de l'aéroport et nous prévoyons de nous lever super tôt pour prendre les premiers bus.

    En sortant de l'aéroport, on nous dit de nous dépêcher car une tempête arrive. Nous partons avec nos sacs sur le dos, et croisons 2 taxis qui proposent de nous emmener jusqu'à notre logement. Nous avions regardé sur la carte, il y en a pour 5 minutes de voiture. On se dit que si c'est trop cher, on le fera à pied car il y en a pour une quarantaine de minutes.

    On explique où se trouve notre logement, en donnant les mêmes indications que notre hôte nous a données. Les deux taxis nous proposent alors de nous emmener pour 100 US dollars !! C'est beaucoup trop surtout pour si peu de route ! Il ne faut pas nous prendre pour des pigeons non plus. On leur dit donc qu'on va se passer de leurs services et on commence à partir à pied, sacs sur le dos, déterminés à ne pas se faire avoir. Les taxis et les quelques personnes qui essayaient de nous aider nous rappellent immédiatement et nous disent de ne surtout pas faire ça, car une tempête approche, et surtout parce qu'il y a 1h30 de route en voiture, donc impossible à pied !! Nous sommes aussi décontenancés que vous en apprenant cette nouvelle. On a du mal à y croire car on a tout vérifié avant de réserver l'airbnb, et l'adresse indiquée se trouve juste à côté de là où nous sommes.

    Seulement voilà, l'adresse que nous avons est Cedar Heights, et devinez quoi...il y en a deux, et le deuxième est à côté de l'autre aéroport. Vous avez compris, on est face à un léger problème. Comme il est 20h et que la tempête arrive, on accepte la proposition d'un taxi avec qui on négocie un prix un peu plus sympa de 75 US dollars (ça reste super cher) et on part pour 1h30 de route.
    Pendant qu'on roule, Titouan a la bonne idée de vérifier le site de la compagnie de bateau pour le lendemain. Tiens tiens, nouvelle surprise : il est annulé... Le moral en prend encore un coup, toute notre organisation tombe à l'eau. On arrive le soir dans un appart spacieux et sympa, on prend ce qu'il reste d'énergie pour réserver le bateau un jour plus tard et trouver un endroit où dormir pour une nuit de plus, le plus proche possible du bateau.

    Le lendemain, nous prenons le temps de nous remettre de nos émotions avant de partir rejoindre notre nouveau logement pour la nuit. Nous avons trouvé une sorte d'hôtel à 5 minutes à pied du port, mais les prix sont un peu élevés et nous avons réservé une chambre de 2, pour 3. Au début, on se dit que le troisième va rentrer en douce pour éviter les problèmes, puis finalement on décide de jouer la carte de l'honnêteté et de dire directement qu'on est 3, mais qu'on pourra se tasser sans problème dans une chambre.

    S'ensuit une longue conversation de sourd entre Armel et le gérant des chambres, qui veut nous préparer "another room", et mentionne un prix de 80 US$, probablement en plus de la chambre pour deux, déjà au prix fort de 70 US$. Armel ne lâche rien, il essaie de négocier car nous n'avons pas de quoi payer autant pour une seule nuit ! Finalement, il comprend que c'était un énorme malentendu. Le gérant voulait simplement nous changer de chambre pour en avoir une légèrement plus grande, et nous faire payer 10$ de plus que le prix initial pour compenser le fait d'être 3. Les joies de la négociation en anglais !

    En attendant, Titouan et moi discutons avec un jeune Américain qui télétravaille depuis Sainte-Lucie, et qui a très envie de visiter les Antilles Françaises. Il semblait intéressant, grosse déception quand il nous dit que ces îles semblent plus développées que les autres car il y a la présence de l'enseigne Mac Donald... Dommage !

    On part faire rapidement des courses avant la tombée de la nuit. Le quartier dans lequel nous logeons est un des plus pauvres que nous ayons vus depuis le début du voyage. Les habitations en taule quelques centaines de mètres plus bas semblent très précaires, et notre hôte sous entend qu'il vaut mieux rentrer avant la nuit, on se demande si c'est une forme de mise en garde. Sur le retour, on s'arrête rapidement pour regarder des locaux échanger une partie de dominos en pariant de l'argent.

    Nous arrivons dans notre chambre en fin d'après midi. C'est là que nous avons compris ce que voulait dire le gérant quand il expliquait que l'appartement était "designed for 2" : effectivement, 2 fourchettes, 2 couteaux, et surtout un canapé qui a du mal à nous accueillir tous les 3 en même temps ! Pour dormir, on fait la technique rusée du matelas par terre, et on dort tous les 3 dans la largeur, avec les jambes qui dépassent... ça reste confort malgré les apparences !

    On prend le bateau sans encombres le lendemain, on trouve même un petit papier qui confirme que la navette de la veille a été annulée à cause de la météo, nous n'avons pas rêvé. Titouan profite du trajet pour faire une méga sieste, pendant que Armel et moi discutons sur le pont - mieux vaut être dehors pour éviter le mal de mer. Une équipe de cricket semble moins supporter la traversée, ils passent les deux heures à étaler leur petit déjeuner un peu partout... il faut dire qu'il y avait quelques grosses vagues.

    Ça y est, nous sommes de retour en terre connue, rebonjour la Martinique !
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  • Temps mort en Martinique

    30 juli 2022, Martinique ⋅ ⛅ 30 °C

    Nous voilà de retour en Martinique. Il nous reste 5 semaines de voyage et c'est notre dernière destination. On attend avec impatience (Titouan peut être un peu plus) l'arrivée de Fanette la petite copine de Titouan dans 2 semaines, puis celle de Mathilde, la sœur de Clara, 10 jours plus tard. On a envie de profiter et visiter à fond la Martinique avec eux. Mais en attendant, pour ne pas tout faire en double et ne pas dépenser trop d'argent, on décide de se faire deux semaines un peu ralenties.
    Seul objectif, faire un peu d'intérim pour pouvoir mieux profiter de la phase vacances ensuite. Ni une ni deux, on donne tout pour trouver des missions avec une agence à laquelle Titouan nous avait inscrit quelques jours avant. On réussit à trouver une mission d’inventaire alimentaire à Leclerc, mais malheureusement, ils ne veulent pas de Clara. Sexisme ou décision rationnelle, on ne peut savoir, mais en tout cas, nous sommes bien agacés. Titouan et moi ferons deux missions qui nous permettent de découvrir l’énorme fourmilière que sont les hypermarchés. La semaine suivante, Titouan recommencera l’expérience mais ni moi ni Clara ne trouverons de mission. C’est injuste pour Clara qui n’en a eu aucune.
    Pendant ce temps, on loge dans différents RBnB économiques autour de Fort-de-France et notre programme n’est pas très chargé. On réussira à faire pas moins de 80 parties de Coinche en ligne et regarder toute la saga Harry Potter. Heureusement, on a quand même pu faire quelques activités. On a fait la visite de la Savane des esclaves. C’est un grand terrain qui a été aménagé dans l’objectif de raconter tout ce qu’il faut savoir sur l’esclavage et plus généralement sur l’histoire de la Martinique. On pouvait observer des reconstitutions de cases d’esclaves dans les exploitations, d’innombrables plantes des Caraïbes, des statues de personnages importants, par exemple celle de l’esclave Romain symbole du début des protestations à l’origine de l’abolition. On est super content, car on y trouve, dans les explications très complètes, énormément de réponses aux questions que l’on se pose depuis plus de 5 mois.
    On s’est aussi accordé une petite rando en voulant visiter les gorges de Didier. Malheureusement en arrivant, on réalise que leur accès est interdit pour préserver les eaux potables. On se replie donc sur les gorges de l’Alma. Après une minimarche, on arrive au départ des gorges, et à une première cascade qui nous barre le chemin. C’est super calme et pas touristique. Il y a une corde qui permet de passer la cascade. L’installation peu normée de celle-ci décourage Clara d’aller dernière, mais Titouan et moi allons jeter un coup d’œil. On rencontre alors successivement 2 autres cascades de plus en plus grosses et de plus en plus “techniques” à passer. Ça nous fait une petite expérience de canyoning improvisée bien rigolote.
    On n’a pas raté l’occasion non plus pour faire quelques parties de spike avec Romain. Et pour finir, on n’a pas pu résister : on a trouvé une salle de bloc à Fort-De-France et on est allé y faire quelques petites sessions.
    On a passé un après midi dans un festival des arts Rastafari à l’ambiance très accueillante avec du bon gros reggae nous rappelant un peu la Dominique. C’est l’occasion pour nous de nous faire des nouvelles tenues originales pour le retour en metro.
    Ce temps mort est aussi l’occasion pour moi de me faire arracher deux dents de sagesses et de biens subir pendant les jours suivants l’opération. La “convalescence” ne nous aide pas à être plus actif, l’interdiction du soleil et de l’eau salée n’est que peu compatible avec les Caraïbes. Mais d’un autre côté ça tombe bien, car ça promet des jours tranquilles après et nous conforte dans l’idée de prendre un temps mort.
    Après le voyage en bateau et notre arrivée à Trinidad, on a un peu l’impression d’avoir achevé notre voyage. On a réussi à faire tout ce qu’on voulait, tout ce qu’on avait imaginé avant de partir et même un peu plus. On est super heureux de cette sensation d’accomplissement et maintenant, c’est comme si le reste à venir n’était plus que du bonus.

    Armel.
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  • La fin, 4 ans plus tard

    1 augusti 2022, Martinique ⋅ ⛅ 29 °C

    Petits Armel Titou et Clara d'il y a 4 ans,

    Ne vous inquiétez pas, on est toujours très copains, on s'aime très fort, et on continue de vivre des belles aventures ensemble. Certaines sur des rivières, d'autres en haut des cols de Belledonne, d'autres encore aux urgences...

    On a tous fait un refus d'obstacle pour faire ce dernier bilan, pour éviter de se dire que c'est vraiment terminé ! Mais en fait c'était que le début 🫶🏽

    Les dernières semaines du voyage, Fanette et Mathilde nous on rejoint. On a eu droit à un petit tremblement de terre pour marquer l'arrivée de Fanette, des parties de coinches endiablées (140 annoncé sans le valet qui dit mieux?), des sessions surf à Tartane dans les vagues parfaites, des balades entre les roches volcaniques, dans la mangrove, une ascension de la Montagne Pelée, des distilleries, des méga repas tous ensemble, du snorkeling, du spike avec Romain et sa sœur, des sauts dans la piscine... Le mode touriste est activé, cette fois pas de dodo en tente sur un spot trouvé à 22h ni de sushi sans poisson, des vraies douches, des vrais endroits pour se poser, et encore beaucoup de siestes

    Des gros bisous, les aventures continuent pour la team kakaraïbes

    Clara
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