• Je vais à Riom 🎶

    March 19 in France ⋅ ☀️ 16 °C

    Une fois de plus, j’ai vraiment été reçu comme un roi chez mes hôtes. Quel plaisir ces soirées d’échanges entre nous, pas forcément autour du voyage à vélo…
    Ce matin, réveil de bonne heure pour encore passer un moment avec Aaron et Guenaël (et contempler le lever de soleil sur la chaîne des Puys). Ils m’ont proposé de « prendre mon temps » et de leur laisser la clé dans une cachette. Encore merci de votre confiance !
    Après un bon petit déjeuner, Charlie et moi nous mettons en route vers 9h45. Il fait déjà tellement beau, le tracé commence par de petites descentes : tout semble facile au démarrage de cette étape. Pour la première fois de mon voyage, je n’enfile pas mon gros coupe-vent.
    Au menu, une quarantaine de kilomètres pour rallier Riom, ville toute proche de Clermont-Ferrand dans laquelle j’ai déjà fait étape avec Bernard, Christian et Didier lors de la GTMC.
    Les paysages sont magnifiques. On descend à vive allure jusqu’a la retenue d’eau des Fades Besserve, un lac artificiel qui retient les eaux de la Sioule sur 400 hectares. L’ensemble est encaissé mais comme la végétation n’est pas encore fournie, on bénéficie d’in-croi-ya-bles (tu l’as Marie ?) vues en surplomb pendant toute la descente.
    Et comme on est descendus, il faut bien remonter ! Le gps annonce 4 kilomètres de côte et plus de 200 mètres à grimper. Ouf ! On fait quelques pauses photos, rafraîchissements, grignotage… et puis ça le fait. J’ai de bonnes sensations pour gravir cette première ascension de la journée.
    Ça redescend à nouveau pour regrimper à nouveau également, mais cette fois dans une piste. Toujours avec le Puy de Dôme en vue, je profite de ce type de chemin « gravel » que j’apprécie bien. Je n’avais jusqu’à maintenant principalement roulé que sur des routes.
    Cette piste doit me mener au point culminant de mon étape du jour et, comme il est déjà midi, j’ai décidé que je pique-niquerai au sommet.
    Quel hasard a fait qu’en haut de la côte, une dame sortait de sa voiture, un gâteau à la main et se dirigeait vers un petit resto-bar ? Quel hasard a fait que j’ai fait demi-tour pour lui demander si le café était ouvert et si je pouvais y pique-niquer ? Toujours est-il que Marc, le tenancier de ce lieu m’a proposé de m’installer en terrasse. Une dizaine de personnes se trouvaient là et s’affairaient à préparer un repas partagé entre amis. Ça n’a pas empêché Marc et Maï de m’inviter à discuter ensemble. J’ai pris une bière. Après avoir fait choisir une chaise à un grand gaillard chauve, Marc me glisse « tu l’as reconnu ? C’est Olivier Merle, rugbyman international qui jouait à l’ASM Clermont ». Et non, j’étais loin de m’imaginer une telle rencontre ici. Je lui demande de faire une photo ensemble pour envoyer à Bernard, fan de rugby. On discute, on discute, on discute. Jusqu’à ce que Maï me propose de rester déjeuner avec eux.
    Incroyable journée puisque je suis ressorti d’ici à 15h15, après avoir parlé de mon voyage, écouté les autres participants à ce banquet raconter leur vie en pays clermontois, leurs anecdotes, les histoires à refaire le monde, rire, trinquer et chanter.
    Ce lieu magique s’appelle l’Arthé Café et propose une programmation culturelle depuis 20 ans. Demain soir, il accueille Jean-Michel Piton, un artiste angevin.
    Sans repreneurs, Marc et Maï qui animent ce lieu ont choisi de le fermer cette année pour profiter d’une retraite bien méritée.
    Que d’émotions !

    Dans la descente vers Riom (heureusement que ça descendait), je savoure tous ces hasards que finalement on se crée pour que finalement, notre voyage ressemble à ce qu’on ait envie qu’il soit.

    Arrivé à Riom, je prends le temps de me balader dans la ville historique. Tout est calme et paisible. La bonne surprise. Une petite halte chez un vélociste pour resserrer la béquille de Charlie qui a tendance à bouger. Je m’installe sur un banc pour pingouinner. Un jeune homme joue de la guitare à son balcon. Je savoure.

    Déjà 18h30 : Élisabeth (qui m’accueille à Riom) ne devrait pas trop tarder à rentrer. Je me mets en route. Quelqu’un m’interpelle « vous êtes bien Olivier Bomard ? ». Quelle surprise ! C’est bien elle, Elisabeth qui rentre du travail à vélo. Encore un hasard qui nous a mis au même moment dans la même rue.

    Après une bonne douche, on prend l’apéro, on discute, on dîne. Élisabeth est membre de Cyclo Camping International depuis 25 ans. Elle a parcouru l’Irlande, le Danemark, le Portugal, l’Espagne qu’elle aime particulièrement. Bientôt à la retraite, elle prépare un nouveau voyage pour cet été mais hésite encore sur plusieurs destinations. Dommage pour elle, elle va louper le festival du voyage à vélo à Angers les 24 et 25 octobre [ca y est, je l’ai placé]

    Demain, petite étape vers Clermont-Ferrand où je séjournerai 2 jours

    Bilan du jour :
    🚴 40 km
    ↗️ 537 m
    ↘️ 837 m
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