• Rab, l’île heureuse

    May 1 in Croatia ⋅ ☀️ 12 °C

    « Rab, the happy island » (Rab, l’île heureuse) est la maxime de l’île que j’ai parcourue une bonne partie de cette journée.
    Réveillé de bonne heure, j’ai jeté un œil par la fenêtre, admiré le lever de soleil sur la baie… puis je me suis remis au lit avec mon masque sur les yeux.
    Pingouinage et petit déjeuner. J’ai quitté la « Lavanda house » vers 10h30. J’ai tenté de négocier avec mes hôtes pour rester sur la terrasse mais… non. L’heure de check-out était 10h. Donc tsao !
    Suite aux conseils de Markus hier sur le bateau, je vais faire un tour à la plage. Surprise, c’est une plage de sable fin, très agréable. Les campings qui la bordent commence à se remplir, et les familles, 1er mai oblige, sont nombreuses à s’y promener. Cette ambiance change des précédentes plage que j’ai fréquentées en Croatie. Ici, ça ressemble plus aux plages italiennes, avec des multitudes de parasol.
    En ce jour férié, les cafés sont quand même ouverts et il y a de l’affluence aux terrasses.
    J’avoue que ça donne envie de flemmarder, de prendre son temps, voire de piquer une tête. Restons prudent : personne ne se baigne et le vent qui souffle, toujours un peu rafraîchit bien l’atmosphère.

    Je me mets en route depuis Lopar pour traverser l’île du nord au sud. Pas de grosses difficultés à prévoir pour cet étape qui s’annonce courte.
    Je m’arrête à une station-service pour essayer d’acheter une carte de la Croatie, mais ils ne font pas ce genre d’articles.
    À peine 10 km plus loin, ma trace quitte la route principale pour se faufiler dans de jolies petits chemins aménagés pour les cyclistes. On y croise certes des voitures, mais ce réseau est très agréable, à l’ombre des arbres, en léger surplomb de la vallée.
    Ce versant ouest de l’île de Rab est tout aussi différent que la plage de Lopar l’est des autres plages croates : les jardins y côtoient des champs d’oliviers, des élevages de moutons un peu plus dodus que ceux de l’île de Cres et même quelques vignes.
    Au milieu de l’île, je fais une halte dans la ville de Rab. Son vieux centre est bien agréable avec ses toutes petites rues dans lesquelles je déambule à pied avec Charlie à mon côté. Je picnic dans un grand parc, déjà bol d’air frais et de verdure à cette saison.
    Je succombe pour une glace en guise de dessert et repars vers la station de ferry de Misnjak. Je quitte la ville par un secteur moins agréable, un peu plus dense en habitations. On imagine la foule ici à la période estivale.
    La dernière partie de l’île est aussi surprenante. La végétation a disparu. Les roches forment des reliefs adoucis. Avec le ciel bleu azur, cela créé une atmosphère désertique toute particulière.
    Le ferry vient de partir quand j’arrive. Le suivant est dans une heure.
    Je discute un bon moment avec le chef de quai qui se plaint de la fréquentation touristique. La compagnie pour laquelle il travaille est une entreprise privée, alors que tous les autres ferries que j’avais pris étaient gérés par la société nationale Jadrolina. Une dame vend des fromages de chèvre qu’elle fabrique elle-même. Mais à 30 € le fromage, ça mettrait en péril mon budget !

    De retour sur le continent, je retrouve une circulation plus dense, notamment après la grande et longue côte qui me fait rejoindre la route nationale. Qu’est-ce que j’ai bien fait de privilégier un itinéraire d’île en île.
    Nous sommes au pied des montagnes et les petits coins pour planter son bivouac sont rares. Après un essai infructueux dans un petit village, en contrebas, on pose notre barda en bordure d’une piste. Ce n’est pas le spot du siècle, mais ça fera bien l’affaire après cette journée qui totalise tout de même 700 m de dénivelé. Je fais le ménage dans les cailloux et vais couper un peu d’herbe pour adoucir la nuit.

    Une visio avec la famille qui se retrouve demain pour fêter l’anniversaire de Minie, un petit dîner, froid mais savoureux, l’observation d’un gros rapace au dessus de moi (est ce un vautour, j’ai vu qu’il y avait une réserve sur l’île de Cres), un coucher de soleil sur l’île de Rab, que j’ai parcourue une bonne partie de la journée.
    Et hop, au lit !
    Demain, je parcours la dernière île de cette série : Pad.

    Bilan du jour :
    🚴 + ⛴️ 45 km
    ↗️ 719 m
    ↘️ 517 m
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