J’ai beaucoup aimé Tiranë
May 25 in Albania ⋅ ☀️ 27 °C
Le matin, réveil au bruit des petits bateaux de pêche dans la magnifique lagune de Patok. Je m’installe à la table juste au bord de l’eau et savoure ce moment unique.
Greta a déjà plié presque tout son matériel avant le petit déjeuner.
On partage encore quelques astuces de voyageurs à vélo avant de se quitter, chacun sur notre route.
Je passe ensuite Charlie sur le billard, tout au moins pour remplacer le rayon cassé et faire le petit entretien récurrent.
Effectivement, c’est beaucoup plus facile à faire lorsque c’est côté frein que côté cassette.
Je ne suis pas pressé de quitter ce lieu paradisiaque. Je profite du wi-fi pour passer quelques coups de fil à ma famille et mes amis.
Je quitte le camping non sans avoir salué Christian et son équipe. J’ai beaucoup aimé l’état d’esprit de ce lieu, surtout aussi parce qu’il est situé entre de grands hôtels et des resorts.
Il fait aussi beau ici qu’en France. Le petit vent rafraîchit l’atmosphère, mais dès qu’on revient un peu plus dans les terres, c’est une chaleur étouffante.
Le début de cette étape se fait sur beaucoup de chemin en gravier, ce que Charlie n’apprécie pas plus que ça. Je pense que c’était pour tester son rayon neuf. Je suis toujours aussi choqué par l’état des rivières et des bords de route en Albanie. Des monceaux de détritus sont jetés, voire brûlés dans des dépôts sauvages. Quel dommage !
Ensuite, la trace suit des routes départementale en plutôt bon état et pas très fréquentées, toujours aussi agréables à parcourir, malgré la chaleur. Aujourd’hui, on peut rouler parce que c’est une étape relativement plate avec peu de dénivelé.
Je m’arrête faire quelques courses dans un Market et une cliente et désireuse de me faire apprendre en albanais le nom de tous les produits en vente dans le magasin. J’ai retenu que le pain se dit büke. On a quand même des priorités en France !
Ça fait longtemps qu’on cherchait un endroit sympa pour faire la pause déjeuner. Comme la faim a pris le dessus, on s’arrête en bordure d’une rivière, hyper polluée le long d’un chemin moche.
La seule chose intéressante ce sont les oiseaux qui virevoltent sur les berges. Il me semble avoir reconnu un guêpier et de petites hirondelles à tête noire.
L’école est finie, le bus dépose une grappe d’enfants au bord de la route. Bien sûr, il s’arrêtent discuter quelques minutes avec moi et me demandent le prix de mon vélo.
Une chèvre et son chevreau n’arrêtent pas de faire des allers et venues sous le pont d’à côté.
La plupart des voitures qui passent roule calmement, sauf un ou deux Fangio du volant qui s’amusent à faire crisser les pneus avant de passer le pont.
Il s’en passe des choses sur une petite route de campagne en Albanie, un lundi en début d’après midi !
La partie bucolique de l’itinéraire est terminée. Place à la longue route qui va nous mener à Tiranë, la capitale de l’Albanie.
Pendant une dizaine de kilomètres, on roule sur une grande ligne droite, fréquentée par toutes sortes de véhicules : voitures, camions, bus, motos mais aussi scooters, vélos, attelages divers et variés, piétons… pour faciliter le tout, certains conducteurs ont la bonne idée de s’arrêter sur la chaussée avec les feux de détresse.
Sur les bords de cette route qui mènent à Tiranë, des dizaines d’usines et de magasins de meubles sont implantés, jusqu’à l’entrée de la ville.
La vitesse ralentit, les bouchons se forment, on arrive au périphérique et les magasins de toutes sortes ont pris la suite des usines de meubles.
Il y a même une enseigne de bricolage « Baumarket » Dans laquelle je rentre pour consulter le catalogue. Est-ce que j’en ramène un pour papa ?
Périphérique ? Peu pour moi : ma trace me fait bifurquer et passer dans un petit tunnel. Je me retrouve dans des quartiers hyper calmes de Tiranë, malgré leur situation au bord de l’autoroute.
J’arrive en plein centre sur une immense place, probablement imaginée pendant la période communiste.
Le temps ont bien changé. Un tournoi international de Padel est en cours. Même si les monuments historiques comme le théâtre et le musée national donnent sur cette place, de hautes tours, toutes plus originales les unes que les autres, jalonnent le centre de la capitale et lui donne un cachet des plus modernes.
Je visite un peu à vélo avant de rejoindre Joris et Esther, les Warmshowers qui m’accueillent ce soir.
On réussit tant bien que mal à faire rentrer Charlie dans l’ascenseur et nous voilà au quatrième étage de leur petit appartement avec vue sur les montagnes.
Joris et Esther viennent des Pays-Bas et habitent à Tiranë depuis une petite dizaine d’années. Ils y travaillent en tant que conseil auprès de structures albanaises. Passionné de vélo et de voyage, Joris a parcouru le globe au volant d’un guidon. C’est impressionnant de l’entendre énumérer les pays dans lesquels il a pédalé : Amérique, latine du Nord au sud, Asie dont le Tibet et le Népal, Islande, Europe… Esther est un peu moins chevronnée, mais il circule à vélo au quotidien à Tiranë.
Ils m’invitent à leur table avec un délicieux plat de pâtes et de tomates fraîches. On discute comme à chaque fois de voyage à vélo, mais aussi des émotions qu’on y trouve et de choses un peu plus personnelles.
Je suis heureux de retrouver l’état d’esprit Warmshowers, qui avait jalonné le début de mon voyage, en France et en Italie. Il est vrai qu’en Croatie et au Montenegro, personne parmi les peu nombreux Warmshowers n’avait accepté mes demandes.
Esther et Joris m’abandonnent pour aller à un concert de guitare classique. J’en profite pour retourner faire un tour « by night » dans cette ville, assez fascinante.
Il est 21 heures et il fait bon dehors. Le centre ville grouille d’une grande animation. Les terrasses sont pleines et le festival du cloud va bientôt commencer. Je m’attarde dans un parc pour profiter de la relative fraîcheur avant de retourner (sans GPS) à l’appartement.
C’est la première fois de mon voyage que je séjourne dans la capitale d’un pays que je traverse. Son effervescence « à l’indienne » et la créativité de son centre ville m’ont marqué. Demain, cap à l’ouest pour retrouver le littoral albanais.
Bilan du jour :
🚴 56 km
↗️ 188 m
↘️ 75 mRead more



























Traveler
Je le prendrai bien avec toi là-bas ce petit dej !
TravelerBah, tu ne voulais pas m’accompagner ?
Traveler
😂