Ça plane en descendant à Elbassan
May 26 in Albania ⋅ ☀️ 26 °C
Petit déjeuner en commun avec Joris et Esther, qui me préparent un délicieux smoothie avec des cerises et des fraises.
En tant que bon français, je me fais également un café et des tartines.
Joris me conseille sur l’itinéraire des jours à venir et on le réaménage pour avoir des routes plus tranquilles et des points d’intérêt variés.
Charlie reprend l’ascenseur et on se met en route vers 9h30. J’ai tenté de trouver un vélociste pour acheter des plaquettes de frein, mais celles qu’il avait n’étaient pas compatibles avec mon vélo.
Sortir de Tiranë est à peu près le même cirque que d’entrée, sauf que ça monte sur quelques kilomètres. Le trafic est dense.
On lâche le grand axe pour une petite route qui s’avère, elle, complètement défoncée. On en parle de l’état des routes en Albanie ? Entre le défaut d’entretien, les glissement de terrain, les grilles d’égout manquantes ou bancales… il y a du choix pour qui veut voyager dans le chaos. Le pays paie un lourd tribut en accident de la route. On voit d’ailleurs un tas de petits monuments mémoriaux là où des personnes sont décédées. Ça fait froid dans le dos et ça motive à bien garder sa droite.
On quitte cette route pour un sentier dans lequel on aurait pu faire la « Rochefortiche » (clin d’œil à l’Anjou, puisque cette rando a lieu le week-end prochain à Rochefort sur Loire). Je préfère descendre du vélo pour éviter de lui ajouter 1 quintal supplémentaire sur le dos dans cette descente.
Ça y est, on retrouve l’asphalte et il fait déjà très chaud. Je me prends une limonade à un café que je mélange dans mon bidon : bonne idée, je vais désormais faire ça chaque matin avec des citrons pressés.
On suit une route parallèle à l’autoroute et, au moment où celui-ci s’engouffre dans un tunnel, on commence à monter. C’est une ascension d’environ 900 m qui débute avec des portions plus ou moins relevées.
Je fais ma pause de midi dans l’un des rares endroits un peu dégagés que je trouve. En face, un type en plein soleil est en train de faire du terrassement autour de sa maison. On a l’impression qu’il veut déplacer la montagne avec sa petite brouette ! Je profite de l’herbe fraîche pour m’allonger un petit quart d’heure avant de repartir. L’autoroute est désormais minuscule en bas.
La route s’avère finalement de très bonne qualité tout au long de la montée. Elle est parfois vertigineuse mais comme elle est peu fréquentée, je me permets de rouler un peu à gauche quand les parapets sont absents ou détériorés.
Au col, je reprends une limonade bien fraîche à un café. Car oui, les routes albanaises ont une densité de cafés. au kilomètre-linéaire assez impressionnante. Pas besoin de faire trop de courses avant de partir. Il y a toujours un café restaurant ou un Market sur notre route.
La descente sur une quinzaine de kilomètres vers Elbassan n’est que du bonheur avec de grands lacets qui se dessinent sur les flanc des coteaux. Je garde toutefois une vitesse bien contrôlable de peur qu’un nid de poule ou un ralentisseur ne surgisse au détour d’un virage.
La ville présente à l’horizon se précise petit à petit. Je pensais qu’Elbzssan était un gros bourg. C’est finalement une grande ville avec un cœur historique, une grosse zone industrielle et des quartiers périphérique lotis d’immeubles en plus ou moins bon état.
J’y ai réservé un lit en dortoir dans un Hostel. Comme souvent, je séjourne seul. Koli, mon hôte, a aménagé le rez-de-chaussée de sa maison en hostel. A côté, un ruisseau jonché de déchets diffuse des effluves pas sympa. Dans la rue, un type défile en jouant du tambour. Les aménagements de l’hostel sont à peine finis mais ça ne m’empêche pas de préparer un bon petit dîner et de me reposer sur le canapé de la salle commune
Surprise en ouvrant mes sacoches : j’avais acheté des baklava pour partager avec Joris et Esther à Tiranë mais j’ai oublié de les sortir. Tant pis, je vais devoir me les manger tout seul. Et puis, vu l’exercice que je fais au quotidien, je ne vais quand même pas me laisser embêter par 600 g de baklava !
Bilan du jour :
🚴 58 km
↗️ 935 m
↘️ 863 mRead more




















Traveler
Ils construisent ça en une nuit ?😂🤣
TravelerProbablement 🤣
Traveler
Soit c'est une fanfare à un ou un défilé à un, soit c'est un crieur public qui va au travail!😁