Il en faut des watts pour arriver à Berat !
May 27 in Albania ⋅ ☀️ 28 °C
Ce qu’il y a de bien dans les hostels, c’est qu’on a pas toute la logistique du camping ou du bivouac : faire en sorte d’avoir assez d’eau, trouver un coin, monter et démonter la tente, etc.
Ce matin, j’utilise ce temps gagné pour partager le petit déjeuner en visio avec ma chérie. C’est rigolo, ça fait un peu comme si on était face-à-face à la maison
Ensuite, petite routine du matin : entretien de Charlie, dégraissage de la chaîne, chargement. Et pour moi, crème solaire et check-up, pour être sûr de ne rien oublier (je me suis fait une petite liste).
Je pars a 9h et les rues de Elbassan sont déjà bien vivantes entre les terrasses, des cafés, les marchés et les véhicules plus ou moins loufoques qui transportent tous types de matériels. C’est surprenant aussi de voir autant de gens jouer du tambour dans la rue. Je croyais que mon type d’hier soir était une exception, mais non.
Je fais un rapide tour dans la vieille ville, puis je me mets à la recherche de plaquettes de frein. Koli m’a indiqué une boutique mais elle est fermée. J’en trouve une deuxième qui n’a pas la pièce. Quelqu’un me propose de m’accompagner chez un grossiste. Toujours pas la pièce, alors on fait deux autres boutiques avant de trouver la perle rare. Vous m’en mettrez deux SVP ?
Fatos, un des clients du magasin parle français et a plaisir à échanger avec moi. Je reste donc à discuter pendant une bonne demi-heure. Ça me met pas en avance, mais je suis doublement satisfait de cette rencontre et d’avoir enfin des plaquettes de freins de rechange.
Le début de la route est relativement plat et roulant. Depuis plusieurs jours, des crissements semblables à ceux des cigales, m’accompagnent au quotidien. Autour de moi, les roches distillent leurs couleurs bigarrées de noirs, gris, bruns, ocres ou jaunes. C’est vraiment magnifique. La route est confortable, roulante et pas trop fréquentée.
J’avais réaménagé la route que j’avais faite avec Joris à Tiranë car je ne me sentais pas de faire quatre jours de suite avec 1000 m de dénivelé. Aujourd’hui, je suis une route un peu plus importante au début pour éviter de franchir un massif.
Les petits villages s’enchaînent avec des noms à consonances ottomanes ou latines.
Les lavages de voiture et les cafés restaurants sont toujours aussi nombreux en bordure de route.
Ça commence à monter et j’aperçois furtivement au loin, une montagne avec des plaques de neige en son sommet. J’avale un moustique que je pense encore aujourd’hui, transporter en moi.
Dans une descente, des types ont arrêté leur voiture au bord de route, ils sont en train de balancer des carcasses de bêtes en contrebas. Mon passage ne semble pas les gêner.
Je franchis une grande rivière et une très longue ascension pour contourner la montagne que j’ai aperçue précédemment.
La route devient un chemin caillouteux dans lequel je préfère pousser Charlie. De toute façon, vu la déclivité, je n’aurais pas pu monter en pédalant. Une Mercedes me double. Étonnant !
La vue depuis ces versants est magnifique. Elle s’ouvre sur de grandes vallées, couvertes de forêts et au loin, cette montagne qui doit culminer à 2000 m est coiffée de nuages magnifiés par la luminosité ambiante.
Je crois apercevoir un café sur une butte.
Et non, il s’agit d’un cimetière en plein milieu d’un champ. D’ailleurs, une vache est en train de brouter à côté d’une tombe.
Plus loin, un bâtiment abandonné me fait de l’œil pour une halte pique-nique. C’est en fait une école qui est fermée aujourd’hui puisque nous sommes mercredi mais qui semble accueillir des enfants. Tellement étonnant au milieu de nulle part.
Un coup d’œil à Osmand, un logiciel de cartographie libre que j’utilise fréquemment en mode déconnecté m’indique que j’en ai bientôt fini de l’ascension. Effectivement, quand je redémarre, je descends directement vers un lac artificiel, quelques centaines de mètres plus bas. La piste est toujours aussi caillouteuse. Je manœuvre Charlie avec moult précautions.
J’arrive sur une route départementale très confortable à circuler. En à peine une heure, je parcours plus d’une vingtaine de kilomètres. La vallée dans laquelle je roule est probablement un haut lieu de la production végétale d’Albanie. Les serres où sont cultivés tomates, poivrons, et autres légumes de saison foisonnent.
Il fait très chaud. Je m’arrête à un Market acheter de l’eau pétillante tandis que Charlie discute avec un perroquet à l’extérieur.
Je refais une petite pause à l’ombre et 3 promeneurs s’arrêtent à ma hauteur pour discuter. Avec Google translate, on arrive à se comprendre. Encore une belle rencontre.
Sur les derniers kilomètres vers Bérat, je traverse une piste d’aviation militaire avec de vieux coucous datant probablement du siècle dernier stationnés, prêts à décoller ? Dommage que les photos étaient interdites, cette vision était assez irréelle !
J’arrive à Bérat un peu après 18 heures. Il y fait très chaud. Je m’installe dans l’hostel dont une partie se trouve dans des caves voûtées, au frais.
Le soir au repas, on échange avec Yiling, une taïwanaise et Taulant et Anders deux norvégiens sur des tas de sujets de société, notamment la situation politique à Taïwan. Mais aussi, bien sûr de mon voyage à vélo.
Les norvégiens nous offrent un verre d’aquavit. Je reste à l’hôtel pendant que tous les trois vont dîner dans un petit restaurant
Demain, je continue vers le sud en direction de Çorovodë.
Ça va encore monter, et la météo n’annonce aucun rafraîchissement.
Bilan du jour :
🚴 79 km
↗️ 783 m
↘️ 857 mRead more


























Traveler
Les lunettes d’Emmanuel Macron ? « For sure » 😉
TravelerFor sure 👍
Traveler😂