J228, Cienfuego
29.–31. dec. 2025, Cuba ⋅ ☀️ 25 °C
Nous mettons pied sur l’île de Cuba après une dizaine d’heures de navigation. Nous jetons l’ancre à côté de nos fidèles acolytes : Blue Moana et Zoan. Nous sommes dans une baie gigantesque que nous avons rejointe grâce à un chenal de quatre miles de long, serpentant entre les vallées cubaines. Le vent est complètement tombé ; on se croirait sur un lac.
Nous nous rendons rapidement au bureau d’immigration de la marina de Cienfuegos afin d’effectuer les démarches nécessaires. À proximité du bureau, nous apercevons déjà une vieille voiture : notre imaginaire cubain prend forme. Nous répondons une nouvelle fois aux différentes questions de l’agent afin de nous enregistrer. Une fois les formalités terminées, nous nous retrouvons tous à bord de Blue Moana pour célébrer l’anniversaire de Wanda. Puis, nous allons dîner ensemble dans un restaurant aux abords de la ville.
Les rues sont plongées dans le noir. Nous apprenons que, la moitié de la semaine, une partie de la ville est privée d’électricité, et que l’autre moitié de la semaine, c’est l’autre partie qui l’est. Ici, l’électricité est produite grâce à des centrales à combustible ; cependant, depuis la guerre en Ukraine et les tensions entre Trump et le Venezuela, principal fournisseur d’essence de Cuba, le pays se retrouve dans une situation très complexe pour s’approvisionner en carburant. Le restaurant que l’on nous a conseillé fonctionne grâce à un groupe électrogène.
Nous devons être dans un quartier chic : nous observons de petites maisons pavillonnaires bien entretenues, une longue avenue bordée de palmiers. De nombreuses personnes se déplacent en scooter, à vélo ou à bord de vieilles voitures. Nous découvrons les plats cubains : une petite soupe, du riz accompagné de haricots rouges, un peu de salade et de la viande. Nous passons une belle soirée que nous terminons chez Blue Moana pour souffler les bougies de Wanda !
Le lendemain, nous nous réveillons tranquillement à bord de Noam. La mer est belle et calme. Nous décidons d’aller arpenter les ruelles de Cienfuegos avec Malo. Le soleil brille, mais les températures restent agréables. Nous attendons l’arrivée d’un front froid venant du nord, qui devrait apporter du vent et des températures plus fraîches dans les prochains jours.
Nous longeons la mer en direction du centre-ville et admirons les superbes voitures : ce n’est pas un mythe ! Les rues sont organisées en carrés, bien droites. Nous découvrons un collectif d’artistes cubains. L’ambiance est bien différente de tout ce que nous avons connu jusqu’alors. Les gens sont très polis et sympathiques, les bâtiments très hauts, aux peintures quelque peu défraîchies.
Nous constatons qu’il y a très peu d’enseignes sur les bâtiments. Nous croisons plusieurs points de vente ou de collecte où les habitants viennent s’approvisionner en produits de base grâce à des tickets de rationnement. Pas à pas, nous observons le système communiste du pays. Quelques boutiques proposent quelques produits, éparpillés dans des rayons assez vides. Une rue piétonne, en revanche, est bien fournie en souvenirs pour les touristes ; de nombreuses galeries et peintres y exposent également. Les œuvres sont jolies, et nous risquons bien de craquer d’ici la fin du séjour.
Nous arrivons sur la place principale, où trônent le théâtre et l’ancien casino espagnol, aujourd’hui converti en musée. Le gardien vient discuter avec nous ; il s’appelle Mario. Il a l’air adorable. Nous allons manger un morceau, mais nous lui promettons de revenir pour une visite. Il nous faut un certain temps pour trouver un restaurant, puis nous finissons par dénicher un petit endroit, dans une salle assez sombre, mais fréquentée par des Cubains. Le service est excellent, la serveuse aux petits soins. Ce n’est pas de la grande cuisine, mais nous mangeons pour moins de 10 €. Ici, la monnaie est le CUP ; nous échangeons nos dollars directement dans la rue : 1 $ = 420 CUP.
Après notre repas, nous retrouvons Mario comme promis. Il nous fait visiter cet ancien bâtiment où trônent de nombreuses maquettes de trains. Cuba fut le premier pays des Caraïbes et d’Amérique centrale à disposer d’un réseau ferroviaire, malheureusement vétuste aujourd’hui. Il nous explique comment la chute de l’URSS, dans les années 1990, a provoqué une crise profonde de l’économie cubaine, puis il évoque la révolution menée par Fidel Castro. Aujourd’hui, Mario nous parle des difficultés à se nourrir et à accéder aux denrées de base. Nous passons un excellent moment aux côtés de cet homme au rire communicatif.
En le quittant, un homme nous aborde pour nous vendre des cigares. On a l’impression qu’ici, tout se trouve « sous le manteau » : les gens se débrouillent.
Nous prenons ensuite le chemin du retour vers la marina, car nous devons préparer nos affaires. Demain, nous partons pour La Havane avec Noémie et Jules afin de fêter le Nouvel An. Nous prévoyons d’y passer environ une semaine pour découvrir les terres cubaines. Après La Havane, nous projetons de nous rendre à Viñales, terre d’agriculture et de plantations de tabac. Noémie et Jules ont trouvé un taxi collectif (minibus) pour 100 $ pour quatre personnes jusqu’à La Havane. Le transport est ce qu’il y a de plus cher ici. Nous avons hâte de découvrir La Havane, où nous espérons danser au rythme de la salsa cubaine.
De retour à bord, nous préparons nos affaires. Demain, nous déposerons le bateau à la marina afin de voyager plus sereinement à terre. Il fait presque froid ce soir ! Le front froid arrive, et on le sent bien. Malo passe une bonne partie de la soirée à discuter sur WhatsApp avec un homme intéressé par l’achat de Noam, un fan absolu de Dufour. C’est une piste sérieuse ! Pendant ce temps, je fais un peu de traitement photo : de beaux souvenirs de Colombie.
Le lendemain matin, on ne chôme pas : on déplace le bateau à la marina, on termine le rangement, et on va dire au revoir à nos amis de Blue Moana — nous ne savons pas si nous les reverrons à notre retour. Jules et Noémie nous appellent : on se dépêche, le bus est là ! Un minibus nous récupère devant la marina, cap sur La Havane. Trois heures trente de route à travers le pays, la capitale se situant sur la côte nord. Nous empruntons l’autoroute nationale, une grande route avec très peu de circulation. Nous croisons de nombreux chevaux, des carrioles tractées par eux, des vélos… La pénurie d’essence se fait sentir. La terre est ocre ; on observe des plantations de bananes et de canne à sucre, mais aussi des arbres qui nous rappellent la métropole. Ça change !Læs mere





















Rejsende
Je vous souhaite une merveilleuse année 2026 pleine d’amour et de bonheur, encore beaucoup de belles aventures à venir. bises François (Bochet)
RejsendeMercii et très belle année François !!
RejsendeMerci à vous de nous partager votre voyage. On vous souhaite le meilleur pour 2026 et de très belles découvertes et rencontres ! Plein de bisous
RejsendeMerci beaucoup ! Une tres bonne année à vous aussi 🥰