J155, Cap vers Luperon
26.–27. jan., Dominikanske republik ⋅ 🌬 28 °C
Nous quittons Santiago à 5 h du matin. En sortant du chenal, nous croisons de petites barques de pêcheurs qui rentrent à la rame. Dans la pénombre de la nuit, ils reviennent de leurs plongées nocturnes.
La navigation se fait au moteur, faute de vent, mais dans une mer d’huile d’un bleu profond, sous l’escorte inattendue de papillons blanc qui virevoltent dans le ciel.
Au passage de Guantánamo, nous apercevons nos amis du catamaran Casa Maria qui nous rattrapent. C’est toujours sympa de se croiser en navigation ! Peu après, après près de dix heures au moteur, nous profitons enfin d’un vent un peu plus favorable pour dérouler le génois et couper les machines. Ça fait du bien : plus de bruit, uniquement le clapotis de l’eau et une musique diffusée par les enceintes, sous un beau soleil.
Malheureusement, le vent faiblit de nouveau. Nous gardons les voiles dehors mais rallumons le moteur. L’après-midi se passe en longeant les côtes : une session aquarelle, des podcasts, des étirements… On essaie d’appeler le vent, mais pour le moment l’appui moteur reste nécessaire pour garder les voiles gonflées. Un superbe coucher de soleil colore le ciel de rose.
À 1 h du matin, nous atteignons le passage du vent entre Cuba et Haïti. Le vent reste faible, mais nous coupons malgré tout le moteur et avançons à 3,5 nœuds. Nous traversons une zone de séparation de trafic indiquée sur les cartes : c’est là que passent les cargos. En effet, nous en croisons plusieurs, dont un gigantesque. Nous modifions légèrement notre cap pour l’éviter largement.
À l’orée du jour, le vent retombe et nous remettons le moteur. Un disque doré parfait sort de l’eau. Les couleurs sont douces, pastel. Un oiseau blanc à la queue fine et élégante tente de se poser sur notre girouette pour se reposer, mais avec notre inertie, impossible pour lui de tenir. J’espère qu’il trouvera vite refuge quelque part ! Nous profitons de la pétole pour une petite baignade. Un bout à l'arrière du bateau auquel nous nous accrochons et nous nous immergeons dans le grand bleu 🐬
La suite de la navigation se déroule bien, malgré peu de vent, souvent de face. Nous prenons notre mal en patience et alternons entre moteur et voile, contraints d’utiliser assez souvent le moteur pour avancer. Nous naviguons sous une demi-lune qui éclaire joliment la mer. Le son des vagues sur l’étrave du bateau reste notre plus belle berceuse.
Nous apercevons les côtes haïtiennes, puis celles de la République dominicaine à partir de mercredi midi. Nous faisons des bords pour tenter de naviguer à la voile. Nous nous approchons enfin de l’entrée de Luperón à minuit ✨️ On est vigilants car il fait nuit et la passe pour entrer est entre deux récifs.
Nous avons changé de fuseau horaire : ici, il y a une heure de plus qu’à Cuba. Nous trouvons une petite place pour mouiller à l’entrée de la baie. Il semble y avoir énormément de bateaux : c’est un trou à cyclones très réputé dans les Caraïbes pour les plaisanciers. Nous ne tardons pas à nous endormir, fatigués par ces trois jours de navigation.
Le lendemain matin, nous ouvrons les yeux sur un joli mouillage. Après le café, nous levons l’ancre pour nous rapprocher du centre de la baie. C’est impressionnant : il y a énormément de bateaux ! Ça nous change. Nous slalomons entre les bouées et les bateaux au mouillage. Nous finissons par trouver une petite place pour jeter l’ancre. Ici, les bouées sont privées (25 $/semaine) : nous sommes contents d’avoir trouvé notre petit coin pour mettre l'ancre.
Nous mettons l’annexe à l’eau et c’est parti pour les démarches administratives, la tournée des bureaux :
1. Immigration : ~60 $
2. Autorités portuaires : 25 $
3. Agriculture : 10 $
4. Armada
Nous sommes bien reçus.
Ça va nous changer de Cuba mais nous sommes ravis de découvrir une nouvelle île.
Nous continuons notre vadrouille dans la petite ville de Luperón. Wahou… nos oreilles sifflent : il y a beaucoup de bruit, entre voitures et motos. Nous n’y étions plus habitués !
Nous prenons ensuite le temps de regarder tranquillement le programme de nos prochains jours et de nous organiser avec Agatha et Anne-Sophie. Mes deux bonnes copines d’école arrivent dans les prochains jours pour passer quelque temps à bord avec nous. J’ai trop hâte !!Læs mere























