J169, Samana
7.–10. feb., Dominikanske republik ⋅ 🌧 23 °C
Nous arrivons dans la baie de Samaná après plus d’une journée de navigation. Nous étions vent arrière, le bateau ballotté sur les vagues. Nous avons navigué trempés sous la pluie. Mais en arrivant, nous avons été accueillis par deux baleines : c’est toujours incroyable de voir leur immense caudale sonder !
Nous mouillons l’ancre de nuit dans cette grande baie. Je suis surprise par la multitude de lumières à terre et par la musique qui résonne fort. C’est une grande ville. Je m’attendais à une petite baie tranquille… finalement, il va y avoir de l’animation ! La République Dominicaine est bien plus peuplée que je ne l’imaginais, avec plus de 11 millions d’habitants, et ça se sent dès l’arrivée.
On se dépêche de débarquer pour retrouver Agatha et Anne-So qui nous attendent à terre. Je suis très contente de pouvoir les retrouver, je les aperçois, on se saute dans les bras ! Mes vieilles copines 🩵
On dîne à terre, en bavardant dans des rues bien animées, avec de la musique toujours plus forte !
De retour à bord, on organise un peu les espaces pour trouver de la place pour les affaires et les équipières.
Le lendemain, nous partons pour la cascade El Limón. On prend le bus : ce sont des mini-bus qui sillonnent les routes, les guaguas. On monte dans la montagne et le bus nous dépose au début du sentier. On marche dans la forêt, on traverse des rivières, et avec Agatha on choisit l’option pieds nus !
Nous atteignons une superbe cascade d’où dégringolent de grands rideaux d’eau, c’est magnifique. Nous avions peur qu’il y ait beaucoup de touristes, mais finalement nous sommes presque seuls. On rentre par un autre chemin, tout aussi joli.
Puis nous attendons un bus au bord de la route. Finalement, un camion benne s’arrête et nous demande où nous allons. Le temps de discuter, on voit le bus passer ! Le monsieur voit nos têtes dépitées en regardant le bus filer et nous dit de monter dans la benne. On va le rattraper ! On saute à l’arrière, il conduit à toute vitesse et nous attrapons le bus (qui s’avère être un taxi !). Ça décoiffe !
En arrivant, nous profitons du bord de mer où les gens se promènent et boivent des verres en petits groupes.
Le soir, nous sommes invités à bord d’Odine, le bateau qui a amené Agatha jusqu’ici en bateau-stop. C’est un couple de notre âge, elle est allemande et lui français. Ils nous reçoivent chaleureusement avec du bon poisson et du riz, un régal !
Le lendemain, mardi, c’est jour de courses et de démarches administratives. Nous partons vers le parc des Haitises, situé au fond de la baie. En République Dominicaine, il faut faire un despacho à chaque fois que l’on change de zone. Avant cela, nous allons nous balader sur une des jolies petites îles qui bordent la baie.
Puis direction la ville, où nous perdons pas mal de temps à aller et venir entre les bureaux de l’immigration et de l’armada. Ils ne sont pas forcément très efficaces !! Mais on finit par y arriver. Ensuite, place aux courses : un bon stock de fruits et légumes. Ici, ça ne manque pas, il y a une belle diversité et, à notre plus grand bonheur, les avocats sont délicieux !!
En discutant avec les gens, on ressent aussi la proximité avec Haïti, l’autre pays qui partage cette île. Les relations entre les deux sont complexes, marquées par une histoire lourde et par de grandes différences économiques. Beaucoup d’Haïtiens vivent et travaillent ici, et même si le sujet est sensible, cette cohabitation fait partie du quotidien dominicain.
De retour à bord, nous levons les voiles pour nous rendre sur l’île de Levantado, à 3 milles de la ville. Une jolie navigation, toutes voiles dehors, jusqu’à l’île. Le mouillage est bien roulant, mais c’est une petite escale sympa avant les Haitises.
On profite tranquillement à bord, tous un peu fatigués, bercés par le bon roulis du bateau.
Demain, on va rester encore un peu pour profiter de la zone… on espère pouvoir y plonger ! 🌊Læs mere



























