• J187, Isla Saona

    Feb 22–26 in Dominican Republic ⋅ ☀️ 27 °C

    Sable blanc, cocotiers, eaux turquoise, plongée, île, piña colada et… un flux incroyable de bateaux de touristes : bienvenue à l’île de Saona !

    Nous avons passé cinq jours à profiter de cette jolie île.

    Lundi, nous ouvrons les yeux et découvrons le sable blanc devant nous. Avec Agatha, nous décidons d’aller nager jusqu’à la plage pour profiter d’une petite marche. Malo et Anne-So dorment encore, malgré un mouillage un peu roulant. En arrivant sur la rive, nous découvrons les lieux : le soleil commence déjà à bien chauffer et un vent léger fait chanter les palmes des arbres. Puis, petit à petit, les bateaux arrivent et déversent les touristes sur la plage. Catamarans, bateaux à moteur, voiliers… La douce mélodie des moteurs qui rugissent pour venir beacher sur le sable. Cela ne nous empêche pas de profiter de notre excursion matinale.

    Mais au moment de rentrer au bateau, c’est une autre histoire : nous sommes venues à la nage, sans palmes, et les bateaux arrivent de part et d’autre à toute vitesse. Nous ne sommes vraiment pas rassurées. Nous tentons plusieurs fois de traverser, mais manquons de peu de nous faire foncer dessus. Nous revenons sur la plage et faisons de grands signes en espérant que Malo ou Anne-So nous aperçoivent. Ouf ! On voit du mouvement : ils montent dans l’annexe et viennent nous secourir. De retour à bord, tout va mieux.

    Avec Malo, nous nous équipons pour plonger dans les eaux dominicaines. Les filles, elles, partent à pied en direction du petit village de pêcheurs situé à une quarantaine de minutes de marche.

    Nous découvrons de jolis fonds : gorgones, éponges et de nombreux poissons nous accompagnent sous l’eau.

    Le lendemain, nous nous préparons pour une session d’apnée et de chasse sous-marine ! Nous grimpons dans l’annexe et c’est parti. Nous avons un bon courant de face, c’est sportif ! Malgré notre motivation, nous ne trouvons pas de poissons. Peut-être que les eaux sont surexploitées ? Il y a beaucoup de pêcheurs ici. L’île de Saona est initialement une île de pêcheurs qui s’est progressivement transformée en attraction touristique. Mais il reste des pêcheurs, et nous allons les découvrir au fil des jours.

    L’après-midi, nous allons à Mano Juan, le village principal de l’île. En route, nous longeons l’une des lagunes présentes sur l’île : l’eau est rosée et contraste avec le bleu de la mer.

    Après 40 minutes de marche, de petites maisons colorées nous accueillent. Il est 16h et le village s’est vidé des touristes, qui ont leurs horaires (environ 10h30–15h30). Nous nous baladons tranquillement. Des habitants sont installés autour de grandes tablées en bord de plage ; nous discutons avec le sourire. Nous aimerions acheter les fameuses chemises à fleurs et demandons où en trouver. Les échoppes sont fermées à cette heure-ci, mais ils finissent par trouver la gérante d’une petite boutique qui nous ouvre spécialement ! Un succès : nous repartons avec de belles chemises colorées. Nous sommes ravis.

    Les soirées à bord se passent bien : bons repas, tournois de belote. À quatre à bord, ce n’est pas grand, mais les filles se sont parfaitement adaptées. Des mousses parfaites ! Je suis très heureuse de pouvoir partager tous ces moments avec elles. Nous fêtons même mon pré-anniversaire, car elles ne seront pas à mes côtés pour le jour J : nous sabrons le champagne et lançons un feu d’artifice ✨️

    Anne-Sophie va finalement prendre un avion pour rejoindre la Colombie. Elle nous quitte le 2 mars. Agatha cherche encore la perle rare pour rejoindre la Colombie à la voile ; on y croit !

    Le jour suivant, nous changeons de mouillage. C’est encore un décor paradisiaque. Nous ne pouvons pas nous empêcher, chaque matin, de commenter les allers-retours des bateaux et leur musique… mais cela nous fait rire. Et nous sommes privilégiés de pouvoir profiter de l’île quand elle se vide, tôt le matin et en belle soirée.

    Sur la plage, nous descendons avec le paddle surf pour prendre les petites vagues qui déroulent au bord du rivage. Et, en guise de réconfort, nous dégustons une piña colada fraîchement préparée dans un ananas, tout en jouant à la belote.

    Cette fois, ce sont Anne-Sophie et Malo qui se préparent pour aller plonger. Ils partent pour une plongée de nuit et reviennent tout sourires de leur immersion. Nous nous plongeons ensuite dans les livres pour identifier les poissons avant de continuer la saga Pirates des Caraïbes !

    Vendredi, avant l’arrivée des touristes, nous prenons le paddle avec Anne-Sophie et Agatha pour aller nous défouler sur la plage : yoga et surf. De retour à bord, Malo va à son tour surfer. Nous préparons ensuite le traditionnel brunch avec des arepas maison. Nous nous donnons à fond en cuisine !

    Puis nous changeons de nouveau de mouillage pour nous diriger vers l’armada afin d’effectuer notre despacho de sortie pour notre départ vers Bayahibe, sur l’île principale, le lendemain. Nous tirons quelques bords plus au large pour profiter du vent et surtout pour essayer de pêcher un beau poisson. Pour l’instant, nous faisons chou blanc ! Toujours sans succès, mais nous débarquons et, sans problème, les démarches sont faites.

    Nous déplaçons ensuite le bateau de quelques mètres pour nous installer en face d’un petit village de pêcheurs. À notre arrivée, nous trouvons les lieux plus authentiques : quelques petites cases en bois, des poules et des canards, et des barges qui attendent le soir pour partir pêcher toute la nuit. Nous espérons acheter du poisson, mais un couple de pêcheurs nous dit que c’est trop tard et de revenir demain matin. Ils doivent avoir près de 70 ans et partent tous les deux pour pêcher toute la nuit à bord de leur petite embarcation. Nous espérons les recroiser demain pour acheter leur pêche.

    Nous profitons d’un superbe coucher de soleil sur l’île. Le soleil se couche sur la mer ; nous pensons même avoir aperçu le rayon vert (qui s’apparentait plus à un point, à vrai dire). Les couleurs du ciel, une fois le disque doré tombé, sont tout aussi belles : rose, bleu ciel, violet… C’est superbe.

    Demain, samedi, nous retrouvons le « continent ». Nous ne sommes pas bien loin : une dizaine de milles nous séparent de Bayahibe ⛵️
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