• J199, Sur le depart !

    Mar 9–11 in Dominican Republic ⋅ ☀️ 23 °C

    En ce début de semaine, les préparatifs du départ commencent !

    Agatha a bien avancé dans ses recherches de bateau. Elle a peut-être trouvé un voilier qui part directement en Colombie depuis la République dominicaine. C’est grâce à notre voisin de mouillage, Dan, un Anglais qui voyage lui aussi sur un voilier de 31 pieds comme Noam. En allant discuter à son bord, il nous explique qu’il connaît un Colombien qui prépare justement son départ pour la Colombie. Échange de numéros… et voilà qu’Agatha part le rencontrer mardi. C’est fou comme les choses peuvent avancer vite !

    De notre côté, nous prévoyons de lever les voiles mercredi depuis Bayahibe. Nous devons d’abord nous rendre à La Romana, à l’ouest, pour effectuer les démarches d’immigration et de sortie de territoire. Ensuite, nous mettrons le cap sur Saona avant de filer vers Tortola, aux îles Vierges britanniques.

    Le vent devrait être de face, mais nous espérons pouvoir faire du près serré en longeant les côtes de Porto Rico. Peut-être profiterons-nous des brises de terre le matin ? Et si cela s’avère trop difficile, nous tirerons simplement de longs bords !

    Nous continuons aussi d’échanger avec nos copains du Blue Moana. Et bonne nouvelle : il y a de grandes chances que nous nous retrouvions aux BVI (British Virgin Islands). Ils profitent de la même fenêtre météo pour partir, mais en passant par le nord de Porto Rico. On a vraiment hâte de les retrouver !

    Les préparatifs s’enchaînent. Nous partons avec nos gros sacs de linge pour trouver une laverie. Nous en repérons une… mais les prix sont exorbitants ! On sent bien que l’on est dans une zone touristique. En continuant notre prospection, nous passons devant la friperie de Paolo, un Italien installé à Bayahibe depuis 23 ans. Depuis notre arrivée, nous discutons souvent avec lui ; il est vraiment très sympa. On en profite pour faire quelques petits achats de vêtements (ça faisait longtemps !) et je trouve même ma robe pour les mariages auxquels nous assisterons à notre retour en France.

    Paolo, fidèle à lui-même, prend la situation en main. Il nous trouve quelqu’un en moto pour aller remplir notre bidon d’essence et nous emmène chez sa voisine qui peut laver notre linge.

    Nous arrivons ainsi chez Mayolaine, une Haïtienne au rire communicatif et au grand sourire. Elle nous fait beaucoup rire. Pour moitié moins cher que la laverie, elle s’occupe de notre linge… et il sent divinement bon !

    Il y a d’ailleurs beaucoup d’Haïtiens à Bayahibe, travaillant dans tous les domaines. On entend souvent parler créole, et parfois même quelques mots de français.

    Nous remercions chaleureusement Paolo avant de rentrer au bateau. Malo s’active à faire les pleins d’eau, bidon par bidon, pendant que nous rangeons et préparons le bateau. Avec Agatha, nous partons ensuite faire une petite balade pendant que Malo reste faire la sieste à bord.

    Nous empruntons un sentier à l’ouest de la ville qui longe la côte jusqu’à la plage de Dominicus. Le chemin est joli, bordé par la mer. Nous arrivons ensuite dans un petit village rempli de boutiques pour touristes et entouré de resorts. Nous faisons quelques magasins et trouvons enfin la fameuse chemise à palmiers de la République dominicaine : ça y est, nous en avons tous une ! En revanche, toute la côte est malheureusement privatisée par les hôtels.

    Nous reprenons ensuite tranquillement le chemin du retour, profitant de nos derniers moments entre copines.

    Le soir, nous retrouvons Malo et partons en ville boire un verre pour notre dernière soirée ensemble. Nous enfilons nos belles chemises à fleurs et passons une soirée très joyeuse : beaucoup de discussions, mais surtout de la danse sur de la bachata. Dans un petit bar animé, locaux et touristes se déhanchent dans une ambiance chaleureuse. On se souviendra longtemps de la musique dominicaine, souvent un peu trop forte à notre goût… mais il faut bien l’avouer : elle réchauffe les cœurs et donne irrésistiblement envie de danser.

    Mardi, c’est déjà l’heure du départ pour Agatha. Nous empaquetons ses sacs et partons en ville. Elle prend un guagua — les bus locaux — pour rejoindre La Romana puis Boca Chica, là où est amarré le bateau qui pourrait l’emmener en Colombie.

    On se serre longuement dans les bras. C’était tellement chouette de l’avoir à bord tout ce temps. Un moment vraiment privilégié 🩵

    Avec Malo, nous poursuivons nos activités et nous rendons à Fundemar. Nous avons échangé avec la fondation pour réaliser quelques images afin de mettre en valeur leur travail, notamment sur la restauration corallienne et le programme de réintroduction des lamantins.

    Lorsque nous arrivons dans leurs locaux, les travaux battent leur plein. Cette semaine, l’équipe de AIMS est sur place pour installer les bacs de ponte des coraux ainsi que les nombreux aquariums nécessaires à leur réintroduction en milieu naturel. Ils parviennent même à congeler les spermatozoïdes de coraux afin d’augmenter les chances de fécondation.

    Nous rencontrons Rachelle, coordinatrice du projet de réintroduction du lamantin à Fundemar. C’est passionnant.

    Malheureusement, nous ne pourrons pas assister à la libération du lamantin demain. L’événement est très officiel, avec la présence de ministres et de représentants. Nous reviendrons toutefois cet après-midi pour interviewer Michael, le coordinateur pédagogique.

    Nous quittons ensuite Fundemar pour aller chercher de quoi manger : riz, salade et poulet, achetés pour 400 pesos à emporter avec les travailleurs. Parfait ! Nous déjeunons tranquillement en regardant l’une des nombreuses cénotes présentes dans la ville.

    Puis il est temps de se motiver pour les derniers préparatifs : courses et pleins de diesel. Grâce à notre ami Paolo, nous trouvons un motoconcho qui emmène Malo et nos trois bidons à la station-service. C’est assez folklorique ! Mais mission accomplie : les pleins sont faits.

    De retour au bateau, nous commençons à ranger avant de repartir à Fundemar pour l’interview de Michael. Nous apprenons énormément de choses. Nous essayerons d’organiser à notre retour en Guadeloupe un échange en visio avec des écoles pour parler du lamantin et de la République dominicaine.

    En rentrant à bord, nous terminons de ranger, préparons un peu à manger, puis allons nous coucher. Demain, réveil aux aurores pour partir à La Romana. Nous espérons pouvoir mettre le cap vers les BVI dès demain, car un coup de vent semble arriver dimanche.

    Mercredi, 6 heures. Nous sommes déjà sur le pont. Malo part à l’armada récupérer le despacho pour La Romana pendant que je prépare le bateau pour le départ.

    Peu après, Malo revient et nous hissons la grand-voile. Il y a peu de vent, mais la distance jusqu’à La Romana est courte.

    En une heure à peine, nous atteignons le río Salado, l’entrée de La Romana, là où arrivent les énormes cargos de croisière — une des principales activités économiques du pays. Le mouillage n’est pas particulièrement accueillant, mais nous espérons ne rester que la matinée.

    Nous débarquons à l’armada… et s’ensuivent quatre heures d’attente et de paperasse ! Immigration : 100 dollars parce que nous avons passé plus d’un mois sur le territoire (personne ne nous avait prévenus, on est un peu dégoûtés !), puis la douane : 1200 pesos, puis les autorités portuaires : 1500 pesos… Nous avons un peu de mal à comprendre toutes ces taxes, mais on nous avait dit que les formalités ici étaient souvent compliquées.

    J’écris ces dernières lignes assise sur les bancs de l’armada, en attendant patiemment.

    Le bateau, lui, est prêt. Cette navigation ne nous enthousiasme pas particulièrement avec le vent dans le nez… Dommage aussi de ne pas pouvoir s’arrêter à Porto Rico, mais les démarches de visa sont complexes et coûteuses.

    Allez, dans quatre jours, nous devrions atteindre une nouvelle destination ✨️⛵️
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