J215, Cabottage et plongées
Mar 24–27 in British Virgin Islands ⋅ ⛅ 26 °C
Nos derniers jours se sont rythmés au gré de la houle, entre plongées et navigations dans ces îles aux reliefs et aux pierres imposantes.
Mercredi, après une première nuit à Salt Island, le soleil éclaire un ciel d’un bleu éclatant.
Nous passons une partie de la matinée à travailler sur le projet que nous souhaitons mener avec l’association : la conception d’une exposition photo ainsi qu’un guide de bonnes pratiques à destination des plaisanciers. Un gros chantier. On fera au mieux selon nos moyens ! Nous prévoyons une réunion avec Élise et Léa jeudi pour discuter de tout ça.
Les Blue Moana, non loin de nous, partent en snorkeling matinal. J’adore cette vie de voisinage 🥰
L’après-midi, nous nous préparons pour aller plonger sur l’épave du RMS Rhone. Ce bateau en acier, long de 100 m, s’est échoué lors d’un ouragan en 1967. C’était un navire très moderne pour l’époque, à vapeur et équipé de deux grands mâts. Lors de la tempête, il s’est rompu en deux : une première partie repose à presque 30 mètres, l’autre est moins profonde.
Wanda et Joanne nous suivent de près avec leur annexe pour observer les restes du géant d’acier en apnée. Ça y est, nous y sommes : plusieurs bouées sont disposées autour de l’épave. Une annexe venant d’un gros trimaran est à côté de nous. Le barreur nous indique la bouée idéale pour nous immerger.
Allez, c’est parti ! On met les blocs à l’eau, sac sur le dos. On se regarde, pouce vers le bas : « on descend ! »
Nous découvrons rapidement le squelette du bateau, construit en Angleterre il y a plus d’un siècle. C’est incroyable : on distingue encore l’hélice, les hublots, la coque… La vie s’est installée dans chaque recoin — la nature nous survivra. Des éponges rouges et orange tapissent les parois. Un colas me suit toute la plongée, comme un guide. Gorgones et coraux noirs dansent doucement.
Plusieurs thazards filent au-dessus de nos têtes, comme pressés. Le crépitement du récif me fait toujours du bien : la vie suit son cours. Les arches et reliefs rythment notre exploration. Au-dessus de nous, Joanne et Wanda évoluent en surface. Joanne, en apnée, descend à notre niveau pour observer les fonds.
Un diodon (poisson-globe) nage avec ses grands yeux globuleux — l’innocence incarnée.
En remontant à l’annexe, nous nous agrippons au bout d’amarrage pour effectuer nos 3 minutes de palier à 5 mètres. À ce moment-là, un majestueux banc de carangues franches nous entoure. Malo se retrouve enveloppé par ces centaines de poissons évoluant dans une synchronisation parfaite… c’est magique.
Ravis, nous retrouvons les filles en surface, elles aussi enchantées.
« Olivier est aux fourneaux, ce soir c’est soirée pizza ! Ça vous dit ? »
Bien sûr !!
Avant ça, nous profitons d’une balade au coucher du soleil sur les hauteurs de l’île. La végétation est aride et les pentes abruptes. Une lagune dessine le centre de l’île. Une maison en ruine repose sur la plage, sûrement encore marquée par Irma. On s’étonne qu’il n’y ait eu aucune reconstruction.
Nous arrivons pour le dîner à bord du Blue Moana. Miam, on se régale ! Olivier a pétri la pâte et garni les pizzas. La table ne désemplit pas, c’est délicieux. Repus, nous rentrons à bord. Demain, nous partons pour Cooper Island. Les Blue, eux, montent plus au nord. On se donne rendez-vous vendredi à Virgin Gorda. À très vite !
Nous levons l’ancre pour Cooper Island et prenons une bouée. Malo s’affaire à gonfler les blocs : il gère cette étape, c’est une préparation. Au pied de mât : vérifier les niveaux, brancher les bouteilles, lancer la machine, surveiller les pressions…
Une fois prêts, nous choisissons un spot sur la pointe sud de l’île. Après un trajet en annexe — Guy tient encore le coup malgré son état — nous arrivons à la bouée.
« Tu as ton ordinateur de plongée ? »
Oups… demi-tour. La sécurité !
Nous repartons ensuite et plongeons sur un joli récif. Rapidement, la vie apparaît : poissons-papillons, carangues, puis deux barracudas s’approchent… impressionnants avec leurs dents visibles. Ils finissent par repartir.
Plus loin, deux requins gris de récif viennent nous observer, curieux, suivis d’une raie majestueuse. Ils savent que nous sommes là, bruyants avec nos bulles, mais restent intrigués. Nous sommes chanceux.
Après plusieurs plongées, une de nuit notamment, nous explorons aussi "l’allée des épaves = wreck alley" : quatre épaves reposant sur un fond sableux à 30 mètres. Encore une plongée magnifique.
En fin de journée, nous mettons le cap sur Ginger Island. Voiles dehors, nous longeons les falaises — impressionnant. Malo pêche : un barracuda (relâché), puis un thazard qui parvient à s'échapper … et enfin un beau thazard franc !
La nuit au mouillage est sportive : ça tangue, ça gîte… ça va être difficile de dormir. Une dernière plongée nocturne nous offre un spectacle incroyable : éponges colorées, langoustes, bancs de tarpons… Malo attrape un mal de mer cumulé a la fatigue des plongée accumulées, vite le lit !
Le lendemain, Malo est remis sur pied. Direction Virgin Gorda.
En arrivant nous découvrons les Baths : d’immenses granits arrondis, entassés les uns sur les autres, comme si un géant les avait déposés là. Ça me fait penser à des rochers bretons… mais plongés dans un décor tropical.
Nous mangeons à bord puis allons à terre pour effectuer les formalités de sortie. Une belle fenêtre météo s’ouvre pour rejoindre Saint-Martin dimanche.
Après un peu d’attente (et toujours peu d’amabilité côté immigration), nous obtenons enfin notre sortie.
Nous rejoignons Long Bay, près des Blue Moana. Ce soir : dîner de poisson frais ! Malo fait mariner le thazard, grillé au barbecue. Je prépare un gratin de légumes, Joanne un riz coco, et les filles une mousse au chocolat. Meilleur qu’au restaurant !
Le lendemain, nous prévoyons de faire plonger Yasmine et Wanda avant de partir pour Anegada et pour Saint Martin dimanche matin.Read more





























Traveler
Merci pour ces belles photos