• J218, Sur le sommet de Saint Martin

    March 31 in Saint Martin ⋅ 🌬 25 °C

    Ce matin, nous partons pour gravir le point le plus haut de l’île, le Pic Paradis. Baskets aux pieds, nous montons dans l’annexe : la houle s’est bien levée aujourd’hui. Nous passons sous le pont-levis qui sépare la mer du lagon intérieur. Il y a deux ponts : un côté français, un côté hollandais.

    Plusieurs bateaux mouillent dans le lagon, plus protégés que sur la mer. De beaux bateaux, mais aussi certains proches de l’épave : il y a une vraie communauté de marins ici. Il y a plein de pontons à annexes dans toute la zone, c’est agréable.

    Le lagon de Saint-Martin ressemble presque comme une petite mer intérieure. L’ambiance est marine : des stations services en bord de rive, une épicerie ou les marins boivent un café (ou une bière), un magasin d'outillage ...

    Nous laissons notre annexe dans le centre de la marina, juste à côté de la boulangerie où nous achetons un pain au chocolat — ça fait longtemps !

    Nous débutons notre marche : nous devons parcourir quelques kilomètres avant l’entrée d’un sentier. Ce n’est pas une île pensée pour les piétons, on le sent très vite avec les embouteillages du matin et du soir qui encombrent les routes. La cohue de la ville ne m’avait pas manqué ! Mais ça fait partie de la découverte des lieux : on découvre les rues commerçantes, la vie quotidienne, les plaques d’immatriculation françaises et hollandaises, les enseignes anglaises, françaises et créoles…

    Finalement, après une bonne heure à marcher le long de la route dans les pots d’échappement, nous parvenons au début du sentier… mais malheureusement il est privé, barricadé avec un gros portail. Notre application de randonnée n’est pas toujours au point !

    Heureusement, une voiture sort d’une maison environnante : c’est une jeune infirmière qui fait sa tournée à domicile. On lui demande quelques infos : elle sait qu’il y a une route qui mène au sommet du Pic Paradis, mais c’est plus loin. On la remercie, elle repart… mais deux minutes après, elle fait demi-tour et nous propose de nous y amener : c’est sur sa route ! Trop sympa, on accepte. Elle nous dépose donc au point de départ.

    C’est une grande route : soit il y a un sentier qui ramène au restaurant situé en contrebas (où il faut payer 10 €), soit on monte directement par la route. On choisit la route… et ça monte très fort ! 400 mètres de dénivelé sur une route bétonnée sous le soleil, ça chauffe. Mais le paysage est beau : nous avons une vue sur la mer et les reliefs de l’île.

    Nous terminons la montée par un sentier où l’on rencontre un Guadeloupéen très sympa, cordiste, qui repeint l’antenne située au sommet. Perchés en haut, on aperçoit les îles environnantes : Tintamarre, Fourchue, Saint-Barthélemy, Saba, Saint-Kitts… Nos prochaines destinations !

    Nous décidons de redescendre par le sentier du restaurant. Ni vu ni connu, un peu en mode pirates, nous arrivons en bas gratuitement. C’est un beau lieu où restaurant, piscine et parc de loisirs s’entrecroisent. On essaie d’aller à la piscine, mais il faut obligatoirement une chaise longue (et il n’y en a plus de disponibles). Sinon, la dame nous propose une petite cabane à 90 € l’entrée… on refuse de payer si cher pour un bain !

    À la place, nous nous faisons plaisir au restaurant. On se régale après nos 10 km, et il faut bien l’avouer : le lieu est très sympa.

    Pour le retour, nous ne sommes pas trop motivés à marcher le long de la route, alors on fait du stop. Nous sommes pris très rapidement par un monsieur qui habite non loin de là.

    Sur le chemin du retour, nous faisons quelques courses au supermarché (il y a un Super U !) et nous partons en quête d’un barbier. Malo est confronté aux prix du marché : 28 € la coupe… ça change de Cuba ! Il va attendre encore un peu 😅

    De retour à bord de Noam, Malo s’attaque à une énième réparation de l’annexe. Pendant ce temps, je travaille sur le projet de l’association : nous avons eu des retours positifs de l’Office français de la biodiversité, il n’y a plus qu’à monter un dossier solide.

    Le soir, place au mont d’or : nous continuons sur notre journée “montagne” après avoir gravi les sommets ! On se régale de fromage sur nos pommes de terre, un vrai plaisir.

    Demain, nous levons le camp pour partir vers le nord de Saint-Martin. Nous avons décidé d’aller découvrir quelques mouillages pour plonger autour de l’île, avant de rejoindre Saint-Barthélemy puis Saba.
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