• J220, Île Tintamarre

    Apr 2–3 in France ⋅ ⛅ 26 °C

    Une fois amarrés sur l’île de Tintamarre, nous découvrons les lieux qui nous entourent.
    Nous nous préparons pour une plongée de fin de journée, à l’arrière de l’île, non loin des récifs. Une belle houle nous accompagne ; le mouillage bouge un peu, mais le roulis reste acceptable.

    Nous partons pour une heure sous l’eau et avançons au milieu de jolis reliefs sous-marins. Il y a moins de gorgones et de couleurs qu’aux îles Vierges, mais nous restons admiratifs devant les bancs de carangues, gorettes et balistes océaniques. En remontant, nous manquons l’annexe, ce qui nous contraint à une bonne nage de nuit en surface, face au courant et à la houle. Nous arrivons à bord, prêts à dormir 😅

    Le lendemain, nous nous réveillons sur une eau turquoise, où de nombreuses tortues viennent respirer tout près de nous. Nous rejoignons l’île à la nage. C’est encore calme ; nous partons explorer ce bout de terre. Le terrain est plat, la végétation sèche. Nous atteignons la plage de coquillages de l’autre côté, qui nous offre une vue sur Saint-Barthélemy ; à droite, les reliefs encore bien visibles de Saint-Martin.

    Nous continuons à vagabonder et tombons sur des ruines : un vieil alambic, des abreuvoirs et des murets en pierre corallienne qui délimitent d’anciennes parcelles.

    Les vestiges témoignent de l’histoire agricole de Tintamarre. L’île a été exploitée au XIXᵉ siècle pour l’élevage et la culture (notamment le coton). Plus tard, dans les années 1930-1940, Tintamarre a même accueilli une petite piste d’aviation !

    Nous sommes seuls sur ces sentiers sauvages. Nous retrouvons ensuite la plage du mouillage, où nous rencontrons des campeurs. Il est possible de venir camper ici, à condition d’avoir fait une demande préalable auprès du parc. Ce week-end, c’est Pâques, et aux Antilles, c’est une grande tradition : on campe sur la plage en famille ou entre amis.

    Nous interrogeons les campeurs sur une épave d’avion dont nous avons entendu parler. Elle se situerait non loin de l’ancienne habitation. Nous y retournons et, sous le soleil ardent, nous découvrons la carcasse d’un petit avion, bien abîmée.

    Lorsque nous revenons à la plage du mouillage, elle s’est bien remplie ! De nombreux bateaux de touristes viennent passer la journée sur l’île. Nous avons de la chance de pouvoir profiter des lieux presque seuls au monde le soir et tôt le matin (seulement trois bateaux au mouillage).

    De retour à bord, nous partons pour une dernière plongée autour de Tintamarre. Nous restons dans notre ambiance « épaves » et descendons à 15 mètres de profondeur, où repose un remorqueur. De grosses langoustes peuplent le fond ; des carangues, des barracudas, et même une tortue passent près de l’hélice de l’épave.

    Une fois séchés, et après avoir dégusté une bonne salade fraîche à l’avocat, nous larguons les amarres. Direction Île Fourchue, à 11 milles de là appartenant à ls collectivité de Saint Barthélémy. Nous sommes au près, bien confortables ; le bateau est parfaitement réglé, toutes voiles dehors. Nous atteignons notre destination sous les lumières de fin de journée.

    Nous arrivons dans une baie où quelques bouées d’amarrage sont en place. L’ancrage est autorisé pour les bateaux de moins de 10 mètres dans la zone centrale. Nous avons de la chance : une bouée se libère in extremis. Ici, une bouée libre ne le reste jamais bien longtemps !

    Nous ne sommes qu’une dizaine de bateaux dans cette belle baie, entourée de reliefs rocheux. À notre gauche se trouve une zone de nidification des fous bruns ; nous entendons leurs cris et observons leur vol élégant lorsqu’ils plongent pour attraper les poissons tant convoités. Les pentes des montagnes sont sèches, parsemées de cactus et d’agaves en fleur.

    Nous sommes bercés par le roulis ; le vent forcit, mais nous apprécions notre amarrage. Le cadre est vraiment magnifique et paisible.
    Read more