J222, Île Fourchue
Apr 3–6 in Saint Barthélemy ⋅ ☁️ 26 °C
Ce matin, nous partons pour une plongée à l’ouest de l’île. Le long de la roche, c’est sublime : un récif riche de vie et de couleurs.
Juste après, nous sommes approchés par le bateau du parc naturel, qui vient s’amarrer à nos côtés. Nous échangeons longuement avec les deux gardes sur la biodiversité de la zone. Depuis la mise en place des éco-mouillages (un système d’amarrage avec deux bouées permettant de limiter le ragage des chaînes sur les fonds), les herbiers regagnent du terrain et les tortues recolonisent progressivement le milieu.
Ils nous conseillent de privilégier l’ouest de l’île pour plonger : les autres zones restent belles, mais depuis le passage de Ouragan Irma, les écosystèmes peinent encore à se remettre. L’île est privée, mais il est possible de s’y promener. Nous discutons des différentes mesures de protection ; ils nous remettent de la documentation — leur approche est vraiment intéressante.
Nous pensions faire fonctionner le compresseur pour gonfler nos blocs, mais ils nous indiquent que des sternes nichent non loin et qu’il vaut mieux éviter les nuisances sonores. Message reçu.
Nous prenons ensuite le temps de faire un bon ménage du bateau — il en avait bien besoin. Ce n’est pas toujours facile de se motiver : les mouillages sont souvent un peu agités. Faire la poussière et nettoyer les fonds de cale avec la tête ballottée n’est pas des plus agréables 😅
En fin de journée, nous décidons de gravir le sommet de l’île. Nous déposons l’annexe sur une petite plage de galets où une famille de campeurs profite des lieux. La montée débute au milieu des fameux cactus « tête d’Anglais », reconnaissables à leur sommet rouge, et des agaves aux longues hampes fleuries.
La vue est magnifique. L’ascension est courte mais la fin est abrupte, presque de l’escalade — c’est ludique ! Nous progressons sur la roche poreuse et avons la chance d’observer un bébé sterne encore couvert de son doux duvet blanc et noir. Il nous regarde sans crainte, superbe.
Nous atteignons le sommet : une vue à 360° s’offre à nous, sur Saint-Barthélemy, Saint-Martin et le mouillage.
Saint Barthélémy fait environ 25 km² et compte près de 10 000 habitants. Ancienne colonie française, elle a été cédée à la Suède au XVIIIᵉ siècle avant de redevenir française en 1878. Aujourd’hui, c’est une collectivité d’outre-mer réputée pour son tourisme de luxe, ses paysages et le port de Gustavia.
Nous redescendons puis regagnons notre maison flottante. J’enfourne un pain que j’ai préparé tout au long de la journée pour qu’il lève correctement. Résultat : un succès, une belle miche ! Il m’a fallu du temps pour trouver la bonne recette, mais celle-ci semble parfaite.
Nous profitons de tartines du fameux pain et d'une compotée de chou rouge pour le diner, devant un film.
Le lendemain, dimanche, nous mettons le cap sur Saint-Barthélemy. Avant cela, nous profitons d’un dernier snorkeling. Malo part d’un côté, moi de l’autre. J’observe des requins des Caraïbes et des requins nourrices, d’énormes barracudas, de jolies tortues et une forêt de coraux corne d’élan en bonne santé (ça fait plaisir à voir).
Le retour est sportif : la houle et le courant se sont levés. Je suis bien contente d’avoir mes palmes ! De retour à bord, nous larguons la bouée pour parcourir les 5 milles qui nous séparent de notre destination.
Nous hissons la grand-voile avec deux ris et un peu de génois : le vent est bien établi et les moutons se dessinent à l’horizon. La navigation se déroule sans encombre et nous atteignons la baie de Gustavia. L’arrivée, sous le vent, au milieu des méga-yachts de luxe, est impressionnante — je n’aurais jamais imaginé mettre les pieds ici un jour.
Nous descendons à terre pour découvrir les lieux. Comme nous sommes dimanche, le bureau des formalités est fermé jusqu’à mardi ; nous ferons notre déclaration à ce moment-là.
Les ruelles sont très propres, bordées de maisons aux toits rouges accrochées aux collines. Le front de mer est une véritable vitrine, où sont amarrés d’impressionnants yachts. Nous nous arrêtons dans un petit bar pour profiter du wifi et boire un verre. Ils ont de tout — bière pression et boissons variées — ça faisait longtemps !
De retour à bord, nous retrouvons une baie agitée : vent et houle rendent le mouillage assez remuant. Mais c’est dimanche de Pâques, alors nous organisons une chasse aux œufs à bord ! Les cachettes ne manquent pas sur un bateau.
Alors que nous nous apprêtons à dîner, une annexe s’approche. Surprise : ce sont Mathilda et Loïc, des connaissances de Guadeloupe. Ils sont installés ici depuis quelques mois et travaillent comme jardiniers (environ 4 000 € par mois — il y a pire !).
Ils nous proposent de les rejoindre en ville pour boire un verre. Une fois le dîner terminé, nous les retrouvons dans les petites ruelles pavées. Il y a plus de monde que l’après-midi, principalement des Américains.
Nous sommes ravis de les revoir. Nous discutons de l’ambiance, de la vie sur l’île et de nos projets de voyage. Eux aussi envisagent de partir naviguer une fois leurs économies faites et leur bateau prêt. Nous décidons de planifier une plongée ensemble pour le lendemain !Read more




























TravelerVos photos et vidéos sont magnifiques ! Merci de en faire profiter 😘
TravelerAvec plaisir 🪸😘