J224, Gustavia
Apr 6–8 in Saint Barthélemy ⋅ 🌬 26 °C
Nous avons passé nos derniers jours à explorer Saint-Barthélemy et, on doit bien l’avouer, cette île a de quoi séduire : de superbes plages aux eaux turquoise, des reliefs préservés, des récifs riches, du surf… Bien sûr, il y a aussi l’autre face de la médaille : de larges parties de l’île sont privées, de nombreuses voitures sillonnent les routes et le luxe est en première vitrine. Mais voilà quatre jours que nous y sommes et nous ne sommes pas encore lassés du caillou.
Nous avons profité d’être au mouillage à Gustavia pour aller plonger avec Mathilda et Loïc, deux copains qui travaillent ici. Depuis le mouillage, plusieurs spots de plongée sont accessibles ; nous nous sommes rendus sur celui de Petit îlet. Une plongée de plus d’une heure, entourés de bancs de dizaines de tarpons, de tortues et d’autres poissons. Malheureusement, les superyachts mouillant dans la baie émettent une pollution sonore sous-marine énorme. Le bruit des moteurs, des générateurs et des chaînes est assourdissant. J’ai été gênée tout au long de la plongée, d’autant plus que nous avions écouté récemment un podcast sur l’acoustique marine (Le chant de l'extinction, Arte radio, je recommande !).
Après la plongée, nous sommes montés à bord du bateau de Mathilda et Loïc pour découvrir leur navire en alu, acheté récemment en Guadeloupe. Ils l’ont retapé, car celui-ci avait pris feu avec son ancien propriétaire : un sacré chantier ! Le mouillage de Gustavia est tout sauf confortable ces derniers jours : la houle secoue le bateau et le vent peut souffler fort. Nous avons donc profité de la terre.
Mardi, nous rejoignons les quais de Gustavia. Nous amarrons notre annexe sur le ponton dédié, juste à côté des yachts amarrés dans le petit port prisé de la ville. Les quais sont toujours bien animés, notamment en fin de journée : les gens s’y baladent pour le coucher du soleil, profitent des bars, restaurants et nombreuses boutiques. J’avoue avoir fait du lèche-vitrine devant les vêtements et autres merveilles exposées : c’est chic et joli, mais les prix sont incroyablement élevés (un porte-clés tortue à 90 € !!). Nous avons trouvé notre petit bar, Le Select, qui nous sert des limonades pas trop chères et nous permet de profiter du Wi-Fi. C’est le spot des navigateurs : leur terrasse en est remplie !
Ce mardi, nous partons donc à pied depuis le petit centre-ville. Nous souhaitons nous rendre à Lorient, l’un des autres villages de l’île, pour découvrir un peu plus l’intérieur des terres. Le soleil est bien chaud, nous longeons la route sur laquelle circulent de nombreuses voitures de travail : plombiers, jardiniers, piscinistes, restaurateurs… De quoi satisfaire les clients fortunés et entretenir les belles maisons qui se dessinent sur les pentes de l’île. Nous nous baladons avec notre diable et le petit bidon d’essence que nous devons remplir. Il y a une station-service pour les bateaux ; cependant, lorsqu’on souhaite faire le plein, ils prélèvent une caution de 1 400 € en amont du remplissage pour s’assurer que le client est en mesure de payer. En effet, ici, il n’est pas rare de voir des pleins de superyachts s’élever à plusieurs milliers d’euros : ils ne prennent donc aucun risque de faire un plein à un client qui ne serait pas solvable. De notre côté, nos 10 L d’essence seront remplis à la station-service de Lorient (1,70 €/L).
L’aéroport ne désemplit pas : le trafic aérien est impressionnant. Nous nous arrêtons sur la côte, en face de l’aéroport ; ici, les avions passent à quelques mètres au-dessus de la tête des passants, c’est impressionnant ! Nous continuons notre balade entourés de paysages de carte postale. Et bien que nous longions la route, la promenade est agréable. On se croirait un peu en Méditerranée ou sur la Côte d’Azur. Nous atteignons le village de Lorient et nous passons, tels de grands fans, faire une photo sur la tombe de Johnny Hallyday !
S’ensuit un pique-nique sur la plage, où quelques surfeurs s’amusent dans de petites vagues. Nous aurions aimé avoir nos planches avec nous ; on espère pouvoir profiter de la houle avant notre départ de l’île.
De retour à Gustavia, je travaille de nouveau sur l’asso avant de repartir à bord. Nous changeons de mouillage aujourd’hui : nous partons à 2 milles de là, à Colombier. Cela fait partie du parc naturel, de nombreuses bouées sont à disposition, et le cadre est paradisiaque. Une jolie plage et des paysages arides et isolés. La baie est protégée : on bouge à peine. Après ces quelques jours dans la baie agitée de Gustavia, cela fait du bien. Les tortues sont nombreuses à venir respirer en surface dans l’eau bleue ; le soleil du soir tombe dans l’eau, se confondant avec l’horizon.
Malo nous prépare un apéro flottant : on s’installe dans l’annexe et sur une bouée pour trinquer et profiter du coucher de soleil.
La nuit est dégagée, on cuisine un bon risotto puis on se prépare un lit extérieur pour une nuit à la belle étoile. Dans le carré extérieur du bateau, on regroupe les mousses et les matelas, et nous voilà avec un queen size ! Le grand luxe d’avoir plus de 1,30 m pour dormir à deux.Read more






















