Les Bermudes (suite)
12. april, Bermuda ⋅ 🌬 20 °C
Mardi 14 avril : aujourd'hui nous visitons Hamilton, la capitale des Bermudes. 50 minutes de bus nous conduisent à la gare centrale, au centre ville. La ville est sympa, entourée par la mer et avec des espaces verts un peu partout (green anglais s'il vous plaît...). Nous visitons les bermuda botanical gardens aussi bien entretenus puis revenons vers le centre en empruntant front street, rue commerçante face à la mer.
Jeudi 16 avril : Nous coulons des jours paisibles dans la Convict Bay. Hier, nous sommes aller admirer les poissons perroquets lors d'une bonne séance de snorkeling. Nous plongeons avec la conbinaison car contrairement aux caraïbes, la mer des sargasses est un peu plus fraîche (21°C). La Tobacco bay est un spot réputé pour le snorkeling avec ses eaux turquoises limpides.
Aujourd'hui, nous prenons le ferry à St Georges, il effectue les liaisons quotidiennes vers les Dockyards, à l'extrémité ouest des Bermudes. Nous avons acheté un paquet de tickets de bus qui permettent aussi de prendre les ferries : ainsi nous pouvons facilement rayonner sur les Bermudes depuis notre paisible mouillage de Convict bay.
Vendredi 17 avril : matinée école comme d'habitude puis nous décidons de gréer la planche à voile pour profiter du plan d'eau intérieur et du grand soleil. Nous naviguons à l'intérieur du Powder Hole, petite mer intérieure qui fait presque 1 mile dans sa plus grande largeur. Le plaisir est garanti ! Seule la contrainte de gréer et dégréer limite nos envies de sortir le materiel plus souvent. Malgré les combinaisons, c'est la fraîcheur de l'eau qui aura finalement raison de nous... Nous rentrons au bateau affamés mais contents de cette balade à la voile, Titouan cuisine des cookies (sans chocolat) et je prépare un peu de pain comme on le fait régulièrement depuis le début du voyage.
Samedi 18 avril : Ce matin, nous essuyons un orage assez costaud. Il n'aura duré qu'une vingtaine de minutes où passé la magie des éclairs, j'enfile quand même le ciré et mets le contact sur la console moteur et l'alimentation du guindeau... au cas où. Cet orage est accompagné d'un bon grain et la pluie est forte. De plus nous ne sommes plus tous seuls au mouillage et un voilier allemand est venu se coller à nous hier (je le trouvais déjà un peu proche hier...mais je n'ai rien dit, dans un soucis de respect pour sa manoueuvre et de ne pas entacher des relations de voisinage naissantes 🤔). On a donc failli se percuter lors du grain...Alors que je m'apprêtais à démarrer et lever notre ancre sous la pluie battante et face à l'absence de réponse à mes appels, je vois finalement un des allemands sortir en caleçon à demi réveillé de sa nuit 🤐🤑... Il comprend le problème en voyant son voilier à 1 m du notre et se décide à rajouter de la chaîne de son côté.
Danke schön !
Dimanche 19 avril : Retrouvailles avec le bateau ami LOARWENN que nous n'avions pas revu depuis la Dominique. Ils sont arrivés en pleine nuit et n'ont pas eu à réaliser les formalités d'immigration et de douane en arrivant contrairement à nous. C'est naturellement que Loawenn a jetté l'ancre à côté du Zanzibar. Les enfants ont pu jouer ensemble aujourd'hui et les grands partager un apero en se racontant les navigations qui nous ont conduits jusqu'ici 👌. Nous sommes les 2 premiers bateaux du groupe Transat 2025 à atteindre les Bermudes et à choisir cette option car beaucoup partiront de St Martin vers les Acores. Nous avons le point commun de vouloir transater pas trop tard, pour profiter des Acores longtemps. Il est aussi important d'avoir de la marge de temps devant nous, pour ne jamais avoir à naviguer avec cette contrainte.
Mardi 21 avril : Réveil forcé ce matin sur Zanzibar. 6h, le vent forcit sérieusement et la pluie arrose copieusement le pont. Je sens que ça tire fort sur la chaîne. Je me lève, vérifie sur le traceur que rien ne bouge (comprenez que l'ancre ne dérape pas). Ça tire mais l'ancre tient bien, il faut dire qu'on est posés là depuis plus d'une semaine. Je sors sur le pont, je vois sur les voiliers voisins des "têtes" sortir... en fait on est tous un peu sur le qui vive : le mouillage s'est bien rempli depuis 48h et les évitements entre les différents voiliers n'ont pas encore été éprouvés. Au loin j'entends des effusions de voix, visiblement 2 voiliers sont entrain de jouer à touche touche... au grand désarroi de leurs équipages qui s'affairent pour se sortir du mauvais pas. Alors que mon regard fait un 360° pour m'assurer que tout est OK, il tombe sur l'annexe, restée amarrée à l'arrière : je vois l'hélice du moteur au dessus de l'eau et l'annexe en dessous.... à l'envers. Les rafales de vent ont retourné l'annexe comme une crêpe.
Ah, la tuile... je remets le tout à l'endroit et securise l'annexe contre la poupe. Je comprends que je vais devoir faire de la mécanique aujourd'hui (au mieux car c'est surtout la partie électrique du moteur qui m'inquiète).
Je ne sais pas combien de temps le moteur est resté dans l'eau mais je pense que 5min ou 30min, le résultat est le même. Nous décidons d'avaler notre petit déjeuner tranquillement et de nous affairer ensuite : moi à la tentative de sauvetage du moteur, Titouan à ses devoirs quotidiens avec une petite liste de verbes à conjuguer...
Je reprends la notice technique Honda qui ne parle pas de ce genre d'aléas avec leurs moteurs... je trouve assez rapidement les infos sur internet : il faut tout vidanger, rincer et normalement l'électronique est encapsulée dans une résine. Je commence par démonter la bougie et une petite traction sur le lanceur, c'est une gerbe liquide qui jaillit du cylindre 😭... bon il y en a partout de l'eau de mer. Je démonte filtre à air, carbu... je sèche le tout, vidange le carburateur et remplis copieusement ce dernier de wd40. Je fais de même avec le cylindre en rincant plusieurs fois. Je teste l'allumage, il est OK : j'ai bien l'étincelle à la bougie. Le réservoir d'essence ne semble pas avoir été touché et le niveau d'huile est OK. Je remonte le tout et tente de redémarrer. Après de nombreuses tentatives, le moteur tousse une fois. Je continue et c'est gagné il redémarre. Bon c'est vrai que ça sent un peu la saucisse grillée au départ (le wd 40 qui se consumme... ).
Après midi à blue Hole que nous faisons découvrir à nos amis du Loarwenn et soirée sur ce dernier.
Mercredi 22 : Même si celui-ci a tres bien fonctionné hier, je vais quand même vidanger le moteur HB (huile et essence), c'est un petit volume et il y a ce qu'il faut à terre pour collecter les hydraucarbures usagés.Læs mere
























