India
Koliāri

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1 travelers at this place

  • Day14

    Autour de Kolyari & débat sur le mariage

    November 6, 2017 in India ⋅ ⛅ 31 °C

    Nous allons ensuite faire un tour au village à côté à pied. Enfin "village" dans les proportions de l'Inde, car il y a tout de même 60 000 habitants ...
    Nous passons devant chez le chauffeur qui nous à emmené le matin et il nous invite à boire le chaï, ce que nous acceptons. Avec le chaï, sucré, nous dégustons les "papadam" sorte de de galette craquante salée et épicée à l'anis.
    Nous rentrons à pied à l'ashram, et Madan fait sa deuxième bêtise du jour, il vole une énorme courgette dans un potager qui borde le chemin. Nous rions quand même comme des gamins et partons presque en courant alors que nous pensons avoir aperçu le propriétaire des lieux.
    Le soir, nous dînons à l'ashram, de courgettes d'ailleurs (mais pas celle que nous avons volée), de chapatis, et de semoule sucrée délicieuse en guise de désert. Les invités mangent toujours en premier mais nous restons ensuite tandis que Jessie et Nanalal dînent. La conversation tourne ensuite autour du mariage, en Inde mais aussi chez nous. La position de nos hôtes est très critique sur le mariage en Occident, notamment sur la question du divorce. Ici, outre les mariages arrangés, on ne divorce pas (moins d'1 sur mille). Hommes et femmes se marient au sein d'une même caste, les parents choisissent l'époux ou l'épouse de leur enfant, ils ne se voient pas et ne se parlent pas avant le mariage (à la rigueur l'homme peut voir une photo avant) et la femme va habiter chez la famille du mari après le mariage. Tous les fils d'une famille restent donc dans leur famille avec leurs épouses et enfants.
    Je dois dire que j'ai été gênée de la comparaison entre notre conception du mariage et leur mariage à l'indienne, qui n'ont rien à voir, et surtout leur regard très critique sur notre fonctionnement, et à l'inverse, très positif sur leur façon de faire à eux. La majeure partie de la discussion, Madan parlait du mariage indien comme quelque chose d'uniquement positif, et surtout fait pour protéger les femmes. D'après lui, la société indienne fait tout pour les femmes car et traite extrêmement bien les femmes, car elles portent la vie. Si l'on pense autrement ou si on en a une autre image, c'est à cause des médias qui ne parlent que de cas extrêmes qui n'arrivent que très rarement en Inde. Mouais...j'ai bien essayé de présenter quelques arguments contraires mais devant tant de résistances, j'ai abandonné. D'autant que Guillaume m'implorait du regard d'arrêter, il a eu peur qu'on se fasse découper à la machette ! Je ne sais par contre toujours pas s'ils sont persuadés du discours qu'ils nous ont tenu ou s'ils voulaient nous donner une autre image de l'Inde...ou si il y a une grande part d'hypocrisie.
    A mon avis, on ne devrait pas utiliser le même mot de "mariage" pour les unions en Occident ou en Inde. Ici, c'est davantage un état de fait social, et non un choix de vie. C'est une banalité que de dire que la société indienne est très conservatrice et presque tout le monde perpétue des us et coutumes sans se poser trop de questions. Madan nous dit souvent pour tout un tas de situations "vous les français vous faites ci ou ça, ou comme ci..." et j'ai bien du mal à lui expliquer qu'on ne peut pas vraiment généraliser, ça dépend des familles, des personnes, du choix de chacun. Certains se marient, et dans certains milieux, tout comme en Inde, il est impensable de divorcer, d'autres ne se marient pas et c'est très bien comme ça aussi, d'autres divorcent etc. La multiplicité de situation semble difficile à comprendre. Ici, à l'intérieur d'une même caste évidemment, les situations sont très similaires. Les types de métiers sont les mêmes, les modes de vie, et a priori même les caractères, d'après notre guide.
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  • Day15

    Visite d'écoles, baignade, promenade...

    November 7, 2017 in India ⋅ ☀️ 10 °C

    Ce matin, nous sommes toujours à l'ashram et sommes réveillés tôt par le soleil et les bruits dans la maisonnée.
    Nous démarrons comme tous les jours la journée avec un chaï, puis un peu après un "petit-déjeuner" composé du riz un peu sucré et des gâteaux à la noix de coco.
    Jessie, la femme rencontrée la veille et qui prépare tous les repas, est encore en cuisine pour nous préparer le "pique-nique" du midi.
    Nous partons vers 10h avec elle, notre chauffeur, le guide, et un homme "à tout faire" qui travaille aussi à l'ashram. La jeep roule presque une heure dans ce paysage tropical et montagneux. Nous arrivons vers 11h dans une école mais le maître n'est pas la, il a laissé les enfants, un peu désœuvrés. Nous apprenons qu'il est parti se balader !
    Un des enfants va le chercher, pendant que Madan réunit les enfants dans une salle et essaie de leur poser des questions, de savoir ce qu'ils savent. À vrai dire ils savent tout juste dire leur prénom...ils sont très craintifs. Quand je demande leur âge, certains disent qu'ils ont 16 ans alors qu'à l'évidence, ils n'en ont pas plus de 12. Il n'y a rien dans la salle, à peine un tableau en ardoise, mais pas de craie.
    Le maître finit par arriver, et Madan l'interroge sur son absence, bien que Jessie lui dise de ne pas trop poser de questions ! C'est une école publique, qui reçoit des fonds du gouvernement et cela agace beaucoup les indiens qui nous accompagnent de voir la négligence de ce professeur, et l'état de l'école. Nous finissons par prendre congé, après que Madan semble avoir fait un sermon au professeur.
    Nous repartons ensuite et nous arrêtons au bord d'une jolie rivière. Guillaume se baigne et se lave dans la rivière et nous pique-niquons.
    Hier soir, lors de nos discussions sur le mariage, je demandais à Madan quelle était la situation de Jessie, la femme qui habite à l'ashram et ne semble pas mariée. Le propriétaire, Nanalal, a une femme et des enfants qui habitent à 250km de là. Un peu gêné, Madan nous explique qu'elle appartient à une tribu locale, assez restreinte, de la lignée des Bhil, dans laquelle un homme et une femme peuvent vivre ensemble sans être mariés. C'est très rare en Inde, et même les indiens n'en connaissent pas l'existence. Mais ce qui nous surprend le plus, c'est qu'en fait Jessie et Nanalal, le propriétaire de l'ashram, sont amants et vivent et dorment ensemble. La femme de Nanalal n'est bien sûr pas au courant...après les beaux discours sur le mariage de la veille, c'est un peu surprenant.
    Nous continuons vers une deuxième ecole perdue dans la campagne indienne, dont la situation est tout autre. Il est environ 14h et les enfants et le professeur sont au travail. Nous ne le reconnaissons pas tout de suite, mais nous avons rencontré le professeur 2 jours plus tôt à Udaipur, à la sortie du spectacle de danse. Nous faisons l'alphabet en français et anglais avec les enfants, ils chantent des chansons et nous font des démonstrations de danse, avant que nous jouions tous ensemble dehors. Nous essayons de leur apprendre "1,2,3, soleil".
    Puis nous allons boire le chaï dans la maison de l'assistante du professeur, qui leur prépare aussi le déjeuner, puis dans une autre famille chez laquelle Madan emmenait des touristes auparavant. Nous allons ensuite nous balader dans les champs et découvrons un vieux moulin servant à irriguer les terres alentour. Nous dégustons de la canne et sucre et terminons par aller boire des bières (en prenant bien soin de fermer la porte) chez le professeur, pour fêter son mariage. Il habite une petite chambre alors que sa femme et son fils d'un an habitent à 500km de là, mais il a été nommé professeur ici par le gouvernement. Il nous apprend qu'il habite ici depuis 5 ans mais que c'est la première fois qu'il boit de la bière ici !
    Le soir, pendant que Jessie s'occupe du repas (comme toujours), je "m'incruste" en cuisine pour voir comment elle fait, notamment les chapatis, pour pouvoir essayer de refaire une fois de retour chez nous.
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Koliāri, Koliari