Rotterdam R9 - de Geijsteren à Oss
August 9, 2025 in the Netherlands ⋅ 🌙 16 °C
Bon… au départ, cet article devait s’intituler : de Bergen à Lith. Sauf que nous ne sommes pas partis de Bergen et nous ne sommes pas arrivés à Lith. Pourquoi, me direz-vous ?
Parce que nous avons été rattrapés par la realcyclorandonnée.
Je m’explique : il y a quelques semaines, confortablement installé dans le fauteuil du chef, le fauteuil qui trône au bout de la grande table basse du salon, j’ai concocté nos itinéraires. La base, c’est la Maasroute, autrement dit la route de la Meuse. J’ai le point de départ, Troussey, j’ai le point d’arrivée, Rotterdam. Entre les deux, à ce moment, tout reste à écrire. Et donc je parcours la route de la Meuse et définit les différentes arrivées dans des villes ou villages distants d’entre 65 et 90 kilomètres, la fourchette acceptable. Ensuite, Hélène cherche des hébergements aux alentours de ces points d’arrivée. Parfois, ça colle exactement avec, parfois, elle doit aller chercher un peu plus loin. C’est ainsi que parfois les étapes sont allongées, parfois, elles sont plus courtes, de toujours quelques kilomètres. Et donc des Bergen se transforment en Geijsteren et des Lith se transforment en Oss. Mais pas d’inquiétude, nous passerons à Lith demain matin.
Nous quittons donc notre super camping, assez tôt finalement et roulons à travers champs. Rapidement, j’ôte manchons et coupe-vent car le soleil commence à bien taper. Il paraît qu’en France, la canicule menace…
Nous traversons des champs de patates, de betteraves, mais aussi de fleurs, hautes sur tuteurs. Hélène me fait remarquer que les Pays-Bas sont un des plus gros producteurs, sinon le plus gros, de fleurs d’Europe. À priori, il ne pousse pas que des fleurs, ici (voir photo jointe).
Nous roulons de bon train dans la chaleur, en empruntant pas mal de digues, qui protègent les champs et les habitations d’éventuels débordements de la Meuse.
Nous nous arrêtons pour déjeûner, dans une guinguette en bord de bras du fleuve où les touristes louent des bateaux.
Comme je suis joueur et toujours désireux de goûter à la culture locale, je m’essaie à la croquette de poisson. Hélène, elle prend moins de risque avec une salade au chèvre - miel.
S’il y a bien une catégorie que je n’apprécie pas, chez nos amis bataves, ce sont les cuisiniers. Pour n’importe quel plat, ils te le servent avec beaucoup de pain, accompagné d’une mayonnaise truffée, ou aux herbes, ou du beurre. Ou tout à la fois. Et les plats baignent souvent dans une sauce immonde. Bref, c’est pas génial.
Là, ma croquette est bêtement posée sur une tranche de pain. Sur la deuxième, une sorte de tartare de thon aux herbes. Évidemment, il y a du beurre. C’est sans intérêt et gustativement fade. Au moins, j’aurais essayé..
Nous repartons sous la cagnard et je me rappelle subitement que les Pays-Bas sont réputés, non pas pour leur art culinaire, j’en serais très étonné comme je viens de vous le conter, mais pour leurs moulins. Et qui dit moulin dit vent. Et qui dit vent, dit extrême fatigue du cycliste.
Nous avions déjà eu du vent dans les Ardennes, notamment. Il venait du Nord et s’engouffrait dans le lit de la Meuse. Mais c’était largement supportable.
Là, nous roulons désormais plein ouest, nous sommes plus près de la Mer du Nord et la deuxième catégorie que j’exècre dans ce pays, ce sont les ingénieurs qui ont prévu les routes cyclables sur les digues. Nous sommes hyper exposés et le vent nous arrive en pleine poire.
Je devrais m’arranger pour lui offrir moins de prise, mais ce n’est pas avec les sauces concoctées par les cuistots hollandais que ça va commencer. On roule depuis presque 10 jours et je n’ai pas l’impression d’avoir perdu un gramme. Par contre, c’est de la mayonnaise truffée qui coule dans mes veines.
En temps normal, je ne prête que très peu d’attention aux vélos électriques, de temps à autre les aperçois-je un peu dédaigneusement. Mais là, avec le vent qui nous fouette le visage, nous cravachons comme des malades et je vois des personnes, tranquillement assises confortablement, comme sur une chaise, guidon très haut, nous doubler sans avoir l’air de peiner. À cet instant précis, je les maudis. Ce doit être, soit des cuistots, soit des ingénieurs des ponts et chaussées.
Nous arrivons assez fatigués à Oos, dans un hôtel moderne, qui paraît assez luxueux. Pour vous dire, le lit est grand comme notre chambre et la douche comme notre salle de bains. Je demande à Hélène si elle a vendu un rein pour nous offrir ce palace. Oh stupeur ! j’ai payé plus cher à l’hôtel du Fort, à Huy. Et pourtant, ça n’est pas le même standing.
Repas léger au restaurant de l’hôtel où le serveur hallucine lorsque je commande, en dessert, des pommes de terre au four… Qu’ils me servent, bien évidemment avec beaucoup d’une sorte de mayonnaise épicée.
Mais comment font-ils, ces damnés bataves ? On les croise, ils sont grands, blonds, élancés en grande majorité. Ils ne doivent pas manger la nourriture des cuistots locaux. Ou alors, juste après, ils vont pédaler face au vent, sur leurs foutues digues. Je ne vois que ça.
Jours sans chute : 3
Kilomètres du jours : 72
Kilomètres cumulés : 670Read more













TravelerEt bien malgré l’herbe vous ne vous êtes pas envolés malgré de vent, j’ai toujours entendu dire que ça permettait de décoller. Pas la peine de nous rapporter un livre de cuisine hollandaise. bonne nuit ça va vous changer du camping. et à demain pour vous suivre dans vos aventures bises et rebises
TravelerMerci pour les belles photos. Avez-vous pu trouver l’énigme du buste ? Un (e) amoureux (se) transi (e) de notre artiste national fan de cheval mais pas de vélo à ma connaissance ? Bon courage à votre retour j’ai une excellente cote de bœuf qui mâture promis elle sera servie avec un bel assortiment de légumes frais 🤣🤣🤣🤣😘😘😘😘😘😘
TravelerHier soir, une tarte à la ratatouille, servie avec des brocolis, du chou fleurs et des carottes : une source d’oxygène.