• Rotterdam R11 - de Arkel à… Rotterdam

    August 11, 2025 in the Netherlands ⋅ 🌙 22 °C

    L’étape du jour aurait du être l’avant-dernière du périple. Initialement, nous avions prévu de rouler jusqu’à une bourgade au sud de Rotterdam, puis le lendemain, de pousser jusqu’à la Mer du Nord et de revenir sur ce qui s’avère être le plus grand port d’Europe.
    Mais un petit quiproquo entre Hélène et moi a annihilé cette douzième étape et celle du jour nous a servi à rejoindre notre but initial, Rotterdam. Et je ne vais pas m’en plaindre : ce matin, le réveil est difficile, les jambes lourdes.
    Le trajet du jour n’a rien eu de notable. Pas grand chose à en dire puisque nous n’avons pas traversé de jolis paysages mais plutôt roulé dans la banlieue de Rotterdam, notamment à côté d’une autoroute, au milieu d’espaces verts et de petits étangs moussus. Je m’interrogeais alors que j’arpentais cette piste cyclable, sur le bien fondé de faire rouler les gens à côté d’une autoroute. Même si le mur anti-bruit fonctionne à merveille, les particules en suspension que les gens qui pédalent doivent inhaler, c’est pas du pur ! Du coup, j’ai fermé un peu plus la bouche sur cette portion de route. Totalement pathétique et inutile.
    Nous arrivons donc dans Rotterdam en passant par de petits quartiers résidentiels périphériques un peu charmant. Des canaux serpentent de chaque côté de la rue et chaque propriétaire, ou son architecte, ont rivalisé d’ingéniosité et parfois de mauvais goût, comme ce véritable pont-levis, pour réaliser une entrée qui enjambe ce petit canal, dans lequel s’ébattent des canards tout noirs et tête et bec blancs.
    Petit aparté, les canards et les oies ont été nos compagnons de route depuis que nous sommes aux Pays-Bas. Il y en a régulièrement un peu partout et les gens les laissent tranquilles. Pour ceux qui se souviennent de Jean-Michel, notre jars, c’est mieux ainsi, d’autant qu’ils auraient à faire face à tout un troupeau.
    Soulagés, nous arrivons sous un cagnard pas possible et décidons de faire une halte au centre de la ville pour se réhydrater avant de prendre nos quartiers. Je suis assoiffé mais c’est un sketch et la boisson commandée n’arrive que 15 minutes après, alors que le bar est quasi vide.
    Nous sommes juste à côté des maisons cubiques de Piet Blom. La ville paraît architecturalement très moderne, assez cosmopolite (retailleau y ferait des cauchemars), une sorte de ruche géante. À observer le comportements des cyclistes et des vélomoteurs, on voit qu’on est dans une grande ville : c’est la jungle. Feux rouges grillés, dépassements dangereux, priorité bafouée, il faut se mettre à niveau et être assez vigilant. Hélène manque de se faire renverser par un scooter un peu trop pressé.
    Nous logeons pour les 3 prochaines nuits dans une maison tout en hauteur. Mes genoux font la moue quand ils comprennent que notre chambre est au 4e. Petite douche et grosse sieste puis nous sortons commencer à explorer la ville. On commence par Delfshaven, le seul quartier à ne pas avoir été détruit pendant la seconde guerre mondiale, puis après un petit verre, nous rejoignons Héroïne, un resto gastronomique repéré par Hélène. C’est très très bon, pas très cher, surtout par rapport au bar où nous avons pris de pauvres tapas, visiblement surfacturées.
    La serveuse est ravie que nous soyons français et exulte même lorsque nous lui disons que nous n’habitons pas très loin de Chalon en Champagne, la provenance du champagne qu’elle nous sert. Du coup, elle vient s’essayer au français et se démerde d’ailleurs plutôt pas mal. Lorsque je lui traduis « oignons caramélisés », elle est au bord du malaise.
    C’est un festin, et ça nous change des sandwichs et pour moi des fricadelles grasses et dégueulasses.
    Ainsi s’achève notre journée et je vous écris depuis mon pigeonnier où il fait une chaleur à crever.
    Demain, visites de musées et surtout, nous devons aller à la gare. Nous ne savons toujours pas comment nous rentrons. Enfin, avec quels trains. Vous découvrirez ça dans la suite de nos aventures.

    Jours sans chute : ça n’a plus d’importance
    Kilomètres du jour : 52
    Kilomètres cumulés : 800 (tout de même)
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