Badakhchan
August 6 in Tajikistan ⋅ ☀️ 7 °C
Première étape du jour: Murghab, dernier rempart de la civilisation avant de nous perdre définitivement dans des paysages désertiques et sauvages.
Nous quittons Murghab en suivant le Pamir Highway, cette route ouverte par les Russes à la fin du XIXᵉ siècle pour asseoir leur présence jusqu’aux confins de l’Empire, construite d’abord pour ravitailler les garnisons, puis développée dans les années 1930 et achevée jusqu’à Douchanbé en 1940 sous Staline. Longtemps interdite aux voyageurs, elle n’est réellement devenue accessible qu’après l’indépendance du Tadjikistan en 1991 et est aujourd’hui l’une des routes d’altitude les plus spectaculaires et emblématiques du monde.
Après Alichur, les pistes se dégradent progressivement, si tant est que cela paraisse encore possible. Les ornières succèdent aux pierres, les pierres aux passages sablonneux, puis reviennent les cailloux, les trous et les gués. Pourtant, le paysage fait rapidement oublier les secousses.
Le plateau s’ouvre devant nous comme un immense désert d’altitude. Les montagnes dessinent un horizon sans fin, leurs sommets encore enneigés malgré la saison. Les couleurs changent constamment. Brunes, ocre, parfois d’un violet pâle, les teintes intenses laissent place à des couleurs plus pastel, qui contrastent avec le bleu profond du ciel. À plus de 4’000 mètres, l’air est d’une transparence étonnante et les distances deviennent difficiles à apprécier.
Au col de Khargush, un petit checkpoint marque l’entrée de la région du Wakhan. Le militaire en faction nous accueille avec le sourire. Les formalités sont réglées en dix minutes et, deux cigarettes plus tard, nous poursuivons en direction de Langar, en longeant la frontière afghane. En revanche, nous gardons la bière 😜.
Chaque kilomètre semble demander davantage d’attention que le précédent. Nous roulons au pas ou survolons la tôle ondulée à une vitesse qui nous semble folle, tant que c’est possible, les yeux rivés sur la centaine de mètres devant le capot pour ne pas louper les passages impossibles à franchir à cette vitesse.
Le corridor du Wakhan offre des paysages d’une beauté presque irréelle. Au fond de la vallée serpente le Panj, une rivière aux eaux grises qui marque ici la frontière avec l’Afghanistan. De l’autre côté, les montagnes afghanes s’élèvent brutalement, austères et minérales. Il est étrange de rouler si près d’un pays dont on parle si souvent, tout en sachant qu’une simple rivière nous en sépare.
En fin d’après-midi, une dizaine de kilomètres après le col de Khargush, nous installons le bivouac au sommet d’une falaise. Le silence est absolu et nous ne croisons plus âme qui vive, un contraste saisissant avec le reste du Pamir, où les camions, les 4x4 et les cyclistes venus du monde entier (souvent plus nombreux que les voyageurs en voiture) sont omniprésents. À la tombée de la nuit, seuls le vent, les montagnes et un ciel d’une incroyable pureté accompagnent notre bivouac, tandis que la température descend jusqu’à 3 °C 🥶.Read more
































TravelerImpressionnant, seuls au monde 😂
TravelerOui dans cette immensité et la nature d’une beauté incroyable
Traveler
Eure Bilder sind einfach grandios!
TravelerDanke, wir sind überwältigt von diesen Landschaften, und jeden Abend diese Standorte mit Aussicht