Dushanzi
September 19 in China ⋅ ☀️ 23 °C
Overflow d’impressions
Overflow d’images
Overflow d’émotions
Et 1,4 milliard d’amis potentiels 😄
C’est en tout cas l’impression du moment, tant la gentillesse et l’envie d’aider semblent omniprésentes. Une question, un doute, un téléphone qu’on regarde trois secondes de trop et quelqu’un apparaît déjà pour nous expliquer, nous montrer, nous accompagner. Parfois sans que nous ayons vraiment compris ce que nous cherchions nous-mêmes.
Premier stop dans les Nalati Grasslands, un peu à l’écart des circuits, chez un éleveur rencontré presque par hasard. Prairies ondulantes, forêts d’épicéas, chevaux et troupeaux dispersés sur les pentes, avec les Tian Shan en toile de fond. Un paysage de haute vallée qui donne soudain beaucoup d’espace au regard après l’agitation des premiers jours chinois.
C’est là que nous faisons connaissance avec Chili, Olivia et leur fille, trois autres nomades en vadrouille à travers la Chine depuis déjà quatre mois.
La soirée se termine sous la yourte, autour d’un repas qui nous ramène quelques années en arrière, en Mongolie. Même décor, même hospitalité et, manifestement, même philosophie culinaire: de la viande, surtout de la viande… et les légumes priés d’attendre dehors 😒.
Une première nuit au milieu des grasslands, sous les étoiles et loin de l’agitation touristique de Nalati. Exactement ce qu’on était venus chercher.
Puis vient la Duku Highway.
La fameuse G217 entre Dushanzi et Kuqa: 561 kilomètres à travers les Tian Shan, construits pour relier le nord et le sud du Xinjiang. Une route devenue presque mythique ici, ouverte seulement quelques mois par année en raison de la neige et des conditions en altitude. Elle franchit plusieurs hauts cols à plus de 3’500 mètres et traverse en quelques centaines de kilomètres un étonnant condensé de paysages: prairies alpines, forêts, torrents, sommets enneigés, gorges profondes puis terres beaucoup plus arides.
Initialement, nous avions prévu de la suivre jusqu’à Kuqa, mais nos guides à distance nous informent que certains checkpoints ne nous laisseront pas passer. Pourquoi exactement? Parce que… pas le droit. Un peu difficile à comprendre puisque nous sommes toujours dans une région pour laquelle nous avons les autorisations nécessaires. Mais nous sommes en Chine depuis suffisamment longtemps, c’est-à-dire quelques jours, pour comprendre qu’une autorisation n’a pas forcément vocation à répondre à toutes les questions qu’elle soulève 🤓. Bon. On ne cherche pas.
Changement de cap. Nous prenons donc cette fameuse G217 vers le nord, direction Dushanzi, avec deux canyons dans le viseur: Dushanzi et Anjihai.
Des cols. Des torrents. Quelques troupeaux. Des montagnes et la vegetation qui passent du vert au rouge automnale puis à l’ocre.
Les lacets semblent sans fin. Une vallée succède à une autre, un col au suivant. La Duku a cette curieuse faculté de donner l’impression que le prochain virage sera le dernier. Il ne l’est jamais.
Au bout de quelques heures, les Tian Shan s’écartent et laissent place à une plaine immense.
En cette fin d’été, la steppe hésite encore entre le vert et le brun. L’herbe a perdu son éclat, la terre commence à reprendre le dessus et quelques taches jaunes accrochent encore la lumière. Pas vraiment désertique, plus vraiment verdoyante non plus. Une pensée pour les paysages suisses en ce début d’automne.Read more
































Traveler
🤩
Traveler😘
Traveler
Sehr schön! 🤩
TravelerGrand Canyon à l’autre bout du monde 🌎🌏