Kuitun à Ürümqi
September 22 in China ⋅ ☁️ 30 °C
Avant de quitter la région de Kuitun, encore un détour qui mérite largement quelques kilomètres.
Après le Grand Canyon de Dushanzi, immense entaille creusée par les eaux descend du Tian Shan, le Grand Canyon d’Anjihai, plus sauvage encore. Ici, pas vraiment de parc aménagé: la terre semble simplement s’être ouverte. Rouge, orange, gris, vert… les différentes couches géologiques dessinent un paysage presque irréel, avec la rivière serpentant plusieurs centaines de mètres plus bas.
Nous mettons ensuite le cap à l’est par la S101, la mythique «route de la défense nationale».
Construite dans les années 1960, cette ancienne route militaire traverse les contreforts du Tian Shan entre Dushanzi et Ürümqi. Longtemps délaissée au profit des grands axes modernes, elle déroule aujourd’hui l’un des itinéraires les plus spectaculaires du Xinjiang: canyons, falaises sculptées par l’érosion, pâturages d’altitude et sommets du Tian Shan en toile de fond.
Une route comme nous les aimons: lente, un peu cabossée, inutilement longue et donc forcément intéressante.
Après les grands espaces, changement de décor. Ürümqi, capitale du Xinjiang et métropole de quelque 4,5 millions d’habitants, pour une escale de deux jours.
Nous avons laissé le camper bien sagement sur le parking de l’hôtel et nous nous déplaçons en taxi. Ici, même une simple course représente vite 10 à 20 kilomètres et une bonne demi-heure de trajet. Heureusement, les prix sont presque dérisoires. Entre avenues, échangeurs à quatre niveaux et gratte-ciel à perte de vue, la ville dévoile peu à peu sa démesure.
Au programme, quelques quartiers, le musée du Xinjiang, consacré à l’histoire de la région et de la Route de la soie, puis le Grand Bazar international.
Le soir venu, les lumières s’allument tel un feu d’artifice et, au Grand Bazar, la foule déambule entre épices, fruits secs, brochettes, artisanat et costumes ouïghours. Sans oublier les inévitables peluches et babioles de toutes sortes et de toutes tailles. C’est aussi la fête de la lavande: le bleu-violet est omniprésent.
Après quelques heures à nous perdre entre stands, rues commerçantes et centres commerciaux gigantesques, une évidence s’impose; ici, tout semble surdimensionné. Nous en profitons pour refaire quelques réserves devant un choix assez vertigineux.
Et puis notre première « vraie » fondue chinoise! On nous équipe d’une bavette avant de nous expliquer le mode d’emploi local: choisir ses ingrédients, les plonger dans le bouillon brûlant, attendre plus ou moins longtemps, puis tenter de les récupérer avec des baguettes. Sur le papier, c’est assez simple.
Dans notre cas, la bavette se révèle rapidement moins folklorique que franchement indispensable. Pêcher des nouilles glissantes dans un bouillon avec des baguettes reste un exercice dont nous maîtrisons encore assez mal la trajectoire finale.
Le lendemain, lavage de l’ensemble de nos habits. Pas seulement à cause de l’odeur tenace du bouillon, mais aussi parce que notre technique laisse encore quelques traces un peu partout 😎.Read more



















Traveler
Wow. So schön. Beeindruckend.
Traveler🤩
Traveler
Oh mince alors ! Le colis est déjà parti 😳😱
TravelerAdresse: Nomade, Chine?