Dunhuang
September 28 in China
☁️ 23 °C
Deux jours de tourisme à Dunhuang.
On commence par les ruelles des barbiers. Si, si, cela existe 😏. Des petites échoppes alignées, des fauteuils qui ont probablement connu plusieurs générations de clients et une activité qui déborde tranquillement sur le trottoir.
Puis vient l’heure du lunch. Nous choisissons la rue des restaurants et appliquons désormais une méthode de sélection d’une rigueur presque scientifique: nous nous installons là où il y a le plus de monde. Si ce sont des habitués et qu’ils sont toujours en vie, on peut raisonnablement leur faire confiance. Ou alors, il y a la méthode bouddhique: on mange ce dont on a envie et le karma s’occupera du reste 🧘🏼.
Au programme, les célèbres dunes de Mingsha et leur lac en forme de croissant. Un incontournable lieu touristique et le paysage est magnifique. Devant la file de touristes attendant leur tour pour grimper sur l’un de ces pauvres chameaux, en revanche, l’envie de participer nous quitte assez subitement. Un peu blasés? Peut-être bien , et on passe notre tour.
Les 735 grottes de Mogao, par contre, elles, sont impressionnantes et on accompagne volontiers un petit groupe de touristes anglophones. Creusées et décorées entre le IVe et le XIVe siècle, elles témoignent de près de mille ans d’art bouddhique le long de la Route de la soie. Pendant des siècles, souverains, familles puissantes, marchands et dignitaires ont financé leurs grottes, leurs statues et leurs peintures en témoignage de leur foi, avec l’espoir d’accumuler quelques mérites spirituels au passage.
En simplifiant beaucoup: financer son petit bout d’éternité pouvait apparemment aider sur le chemin du Nirvana. Il me semble avoir déjà entendu quelque chose de semblable ailleurs… 😇
Le soir, changement complet de décor avec 《又见敦煌》 – Encore Dunhuang, l’étonnant spectacle immersif de Dunhuang. Ici, pas vraiment de scène traditionnelle: le public se déplace à travers différents espaces et les scènes apparaissent autour de nous. Personnages de la Route de la soie, danseurs, marchands, moines et fragments de l’histoire de Dunhuang surgissent puis disparaissent dans des décors monumentaux. On marche littéralement à travers le spectacle avant que la dernière partie ne retrouve une salle plus classique. Une manière spectaculaire, parfois démesurée et très chinoise, de raconter près de deux mille ans d’histoire en un peu plus d’une heure.
Entre deux visites, nous nous perdons surtout dans les ruelles de la ville. Et nous profitons… enfin, de tout. Les odeurs des cuisines, les voix, les scooters électriques qui surgissent silencieusement de nulle part, les étals, les regards, les gestes, les sourires. Tous les sens sont en éveil. Nous avons l’impression d’engranger les impressions aussi vite que nous échangeons avec à peu près tout le monde, à chaque instant. Quelques mots de chinois, beaucoup de gestes, un téléphone pour traduire et, assez souvent, de grands éclats de rire font le reste.
Comme nous en avons maintenant pris l’habitude, tous les deux ou trois jours nous transmettons notre position approximative à nos gentils guides, postés bien loin d’ici dans leur bureau. Ils continuent malgré tout à nous suivre à distance et à nous envoyer de précieux conseils: par où passer et, parfois plus utile encore, par où ne pas passer.
Quant à conduire en Chine, nous commençons à en connaître les petits rituels.
Péages, checkpoints, stations-service, parkings: ici, tout ou presque fonctionne avec la lecture automatique des plaques. Les caméras sont omniprésentes.
Avec notre Toyota suisse et ses plaques étrangères ET chinoises, le système connaît souvent un petit moment de solitude 🤔. Alors la personne en faction, uniforme ou pas, sort le joker. Elle appelle un collègue, un chef, un cousin ou quelqu’un qui connaît quelqu’un qui saura peut-être quoi faire de cette drôle de voiture venue de très loin.
On discute, on montre les papiers, on sourit.
Et finalement, comme presque toujours depuis notre arrivée en Chine, on finit par s’entendre.
Une télécommande sort d’une poche, un QR code WeChat apparaît et on paie. Dans tous les cas, la barrière se lève.Read more





























Traveler
C est quoi dessous comme salade? Du chou?
Traveler👁️👀 pas goûté, mais j'opterais pour des dessert de riz
Traveler
🥰