• Jiuzhaigou

    October 9 in China ☁️ 19 °C

    Nous quittons Langmusi par les immenses prairies de Ruoergai, avec quelques villages, monastères isolés, troupeaux de yaks et drapeaux de prières sur notre route. Puis nous retrouvons le relief et les forêts en approchant de la célèbre vallée de Jiuzhaigou, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. La Golden Week touche à sa fin, mais il y a encore bien trop de monde à notre goût. Même le simple fait de passer devant l’entrée du parc, dans une circulation chaotique, nous prend 20 minutes. Bon, nous ne sommes pas pressés et nous nous prenons volontiers au jeu du Tetris des bouchons. Comme d’habitude, tout le monde pousse, mais personne ne s’énerve.
    Nous trouvons notre hébergement coincé entre une école hypermoderne et une maternelle. Une image de déjà-vu sous d’autres latitudes 😂: à la fin de la journée, les parents attendent leurs enfants à la sortie, avec des centaines de voitures garées n’importe comment, pourvu qu’ils puissent récupérer leur progéniture au plus vite.
    Bien reposés, nous optons pour une boucle par Shenxianchi et le village tibétain de Dalu, loin des foules et des circuits organisés. La route serpente entre forêts flamboyantes, rivières limpides et petits villages accrochés aux montagnes.
    Shenxianchi, dont le nom tibétain Nen Sangcuo signifie approximativement «l’endroit où les fées se baignent», est une sorte de Jiuzhaigou miniature. Des bassins turquoise, des terrasses de calcaire blanc et des formations de travertin façonnées au fil des millénaires, le tout au milieu de forêts anciennes. Un décor inouï où l’on nous propose même de nous porter pour gravir les quelques centaines de marches 🫩. On est tentés, mais bon…
    Prochaine étape: Dalu, un village tibétain qui n’a manifestement pas encore jugé nécessaire de se transformer en attraction. Un monastère, quelques maisons traditionnelles, des ruelles, des cultures et la vie qui suit son cours, sans se soucier de notre passage.
    Le soir, nous sommes invités dans la famille des propriétaires de notre hôtel pour fêter le prochain mariage de leur fille. Nous finissons la soirée avec eux et une inévitable bouteille de baijiu, une eau-de-vie chinoise titrant généralement entre 40 et 60 % d’alcool, produite surtout à partir de sorgho, mais parfois aussi de riz.
    干杯!(Gānbēi!) Littéralement: «Vidons nos verres!» Ce que Roland ne savait pas encore en commençant 🤪. La prochaine fois, ce sera plutôt 随意!(Suíyì!): «Chacun à son rythme!» Bon, nous y avons peut-être laissé quelques neurones, mais gagné le respect et des amis pour la vie 👌🏻.
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