Voyage hors du commun avec ma « mouman » dans un pays où même l’alphabet est étranger.. À la recherche de quelques racines de mon arbre généalogique, sur les traces de grand-papa Tsanko Radeff.
  • Day8

    Suite et fin tragique

    May 18, 2018 in Bulgaria ⋅ ☀️ 23 °C

    Aujourd’hui nous avons pris un confortable autobus Biomet pour nous rendre de Veliko Tarnovo à Golden Sands, village balnéaire au nord de Varna. Le trajet nous a permis de voir plusieurs paysages: plaines montagnes et vallées. Plusieurs villages, usines et terres agricoles. La Bulgarie, c’est très vert!

    Après 3h de route, nous sommes débarquées à côté d’un grand mail commercial. Nous avons repris un taxi pour un autre 30 min et nous rendre au Melia Grand Hermitage.

    Un hôtel 5 étoiles en suite The Level. Une douceur qui aurait dû être bien méritée. L’hôtel est tout simplement magnifique mais aussi abordable pour un Nord-Américain. C’est beau partout, partout, partout! Je me promets un spa dans les sources thermales si reconnues. J’aurai aussi le privilège de faire le tour de l’hôtel et voir d’autres chambres. Je me sens au Paradis... Par contre, cela n’aura duré que 20 petites minutes.

    Tour vire au cauchemar en un claquement de doigt. Un premier mot de ma tante via Messenger « Rappellez-moi, ton père ne va pas bien » nous a emporté dans une spirale de douleur sans fin. Ma pauvre petite “matante” tenta maladroitement de ménager nos âmes mais ne put que dire en un souffle court que papa n’était plus... Merci Mimi! Tu n’aurais pas pu faire mieux dans les circonstances.
    Si on veut le voir, on doit revenir tout-de-suite..

    Après le choc sans mots, la colère et la peine se mélangeant, c’est finalement l’agence de voyages qui a pris le dessus. On cherche les cates SIM canadiennes qu’on ne retrouvera jamais.. On est donc pris avec nos numéros de Bulgarie et donc bien limitées. Ma copine agente Marie-France sera d’une grande empathie et efficacité. Skype sera mon allié, pas parfait mais suffisant avec la connection limité que nous avons. Le reste, elle le prendra en charge. (Outlook étant partiellement fonctionnel depuis un cell à l’étranger)

    On finit par trouver des billets pour être là à temps. Ce ne sera pas une sinécure.. Pas de sommeil pour nous! On partira cette nuit aux petites heures du matin. Turkish Airlines ce sera, en 2 escales.. le mieux qu’on puisse faire.

    Premier vol: Varna-Istanbul, Sofia, la capitale étant à l’autre bout du pays, on ne pourra pas être capricieuse. On embarque, il passe le repas, le ramasse 10 min plus tard et puis c’est l’appel du capitaine aux agents de bord (et la surprise pour nous!) Préparation pour la descente. C’est un vol de 30 min! Je l’avais pas vu venir!! On a encore changé de fuseau horaire!

    Il y fait super chaud 33C. La Turquie est vraiment un pays fascinant. Assis sur deux continents: Europe et Asie, celle-ci est un savant mélange de cultures. On y voit des voiles et des t-shirts, des abayas (robes noires traditionnelles et voiles assortis) et des robes soleil. Personne ne s’en formalise. Tout le monde cohabite dans le respect. Le sommeil gagnant sur le reste, on trouve un hôtel à l’intérieur de l’aéroport. Je ne porte plus sur mes jambes, je dois dormir. Ma mère ne pourra pas.

    Je demande un “wake-up call” mais me réveille 15 min plus tôt. Par chance, car c’est un aéroport de sécurité après sécurité. Ayant déjà fait l’objet d’attentats terroristes, on doit donc montrer “pattes blanches” à plusieurs points de sécurité. Si un jour, vous y faites escales, assurez-vous que ça y soit plusieurs heures!! Le processus d’embarquement est le plus rigoureux que j’aie vu à date. Très long s’y rendre mais un coup débuté, assez rapide pour la grosseur de l’avion.

    Je suis réellement surprise du confort de voler avec Turkish. Je le recommande sans hésitation. Nous sommes en queue (dernière minute aidant et assis avec l’allée entre nous). On a un écran multimédia de la grosseur d’un iPad et beaucoup d’options: films, programmes TV, TV en direct (dont le fameux mariage princier), musique et même formations LinkedIn. Le plus génial sera les caméras extérieures, une de l’avant (parfait pour le décollage et une sous (pour voir le paysage où les nuages selon les conditions!)

    Le vol débute et c’est très stable et le service commence! D’abord, à notre siège, nous attendait oreiller et couverture épaisse en tissu de qualité.
    Ensuite, ce sera les écouteurs rouges sur les oreilles (pas les petites), un succulent repas chaud, un breuvage alcoolisé ou non, une trousse confort (avec pantoufles, bas, brosse à dents, etc.), un autre service de breuvages, un autre repas. J’en oublie peut-être. Et les toilettes ressemblent à un penthouse comparé aux dimensions normales!
    Vraiment un très bon vol!

    Ce qui nous amène à Toronto vers 18h et quelques. J’ai perdu la notion du temps. La peine revient en vague. C’est Pearson alors on doit marcher, marcher et encore marcher. On demande notre chemin sur la route. Montréal c’est zone D. Ici pourrait être très déroutant pour un premier voyage car on ne sait pas clairement où on va ( même si c’est assez bien indiqué) On nous dit toujours « pourrait avoir à récupérer vos bagages » alors assumer toujours que c’est le cas. Si on suit correctement les panneaux « connections / correspondances », on s’y rend sans problème. C’est quand même assez simple. On passera douanes sans bagages, une autre guérite puis sécurité comme au premier vol.

    Après tout ce « tournicotage », on arrive 10 minutes avant l’embarquement. On récupère des cartes SIM canadienne qu’on réactivera arrivées au Québec (faute de temps). Notre dernier vol Air Canada est lui aussi rapide. Je m’ennuie déjà des caméras de Turkish! Et vivement Montréal pour retrouver mon amour et partager ma peine.

    Mon récit se terminera donc ici. Merci de m’avoir lu jusqu’à la fin. Merci à tout ceux qui nous ont aidé de près ou de loin. Merci aussi pour vos bons mots. Maintenant, je vais pouvoir vivre ma peine entourée de toute ma famille.

    Ce fut mon premier blogue. Vous me relirez sûrement.. quand la peine et la douleur seront moins vives. Tout comme pour toi, papa chéri, ce n’est qu’un aurevoir à vous tous!
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  • Day7

    Sur les traces de mon grand-père

    May 17, 2018 in Bulgaria ⋅ ⛅ 22 °C

    Ce matin, on est pompé à bloc! On pense pouvoir avoir plus de réponses à l’église où grand-papa est né. Tant de questions non-répondues.. Si au moins on pouvait retrouver le nom de ses sœurs, on serait vraiment heureuse.

    On déjeune de Banitsa pour moi et de crêpes pour ma mère. Il est déjà 9h et on n’a toujours pas trouvé de guide. Inès de l’hôtel nous dit que Clo, l’interprète francophone rencontré hier, nous a trouvé une ancienne professeur de français qui viendrait avec nous. Elle accepte. Une employée de l’hôtel appelle son mari, chauffeur de taxi. On est maintenant prête à poursuivre l’aventure.

    20 km plus tard, on débarque à la mairie de Devetaki . Malheureusement, on nous a mal renseigné. Tous les documents avant 1995 avaient été ramenés à Lovech pour archivage. La piste s’arrêtera là, on ne peut pas retourner à Lovech si on n’a pas d’infos complémentaires.

    On demande à voir l’église où grand-papa a été baptisé. Ils font un drôle d’air et on comprend vite pourquoi.. Sous une épaisse couche de végétation, l’église a été abandonnée à son sort faute de paroissiens, comme plusieurs églises du pays. On veut entrer, ils acceptent et appellent le « marguiller » ou gardien des clefs. On nous dit qu’elle refera vie en juillet pour son 150e anniversaire cette année.

    WoW! Que d’émotions. Plusieurs icônes ont été volées avec les années mais de magnifiques peintures orthodoxes ornent le mur derrière l’autel. Ça fait spécial de penser que son grand-père a été baptisé juste là.

    On repart le cœur rempli d’émotions et on ramène Nikolina à Lovech. On reprendra aussitôt avec notre chauffeur unilingue bulgare. Il met de la musique pour casser le silence et se sort une cigarette. J’aurais dû parler à ce moment là mais je ne l’ai pas fait.

    En moins de 3 minutes, le mal était fait et me voilà à me cracher les poumons en pleine crise d’asthme. Je prends ma pompe en essayant de rester calme mais ça ne revient pas. Je décide qu’un Google Traduction est de mise et je lui baragouine ce qui vient de s’afficher en espérant que je ne l’offense pas. Il comprend vite. Pour moi, ça continue quand même alors je reprends 2 autres doses en croisant les doigts pour que ça s’arrête. Par chance, la crise s’estompe. Mais je lui tousserai dans les oreilles tout le parcours.

    Le trajet jusqu’à Veliko Tarnovo sera assez stressant merci! On se croyait sur une route de Jamaïque 🇯🇲. Où l’on a passé proche à de nombreuses reprises de faire un face-à-face, que ce soit en dépassant ou juste en suivant la route. Plusieurs coups de roue nous amène à penser qu’il s’endort ou est victime d’un malaise. Mais finalement, on arrive. Il nous descend devant un hôtel où l’enseigne en bulgare ne nous renseigne que peu.

    Tsarevets Residence: il hoche la tête. On pense qu’il a dit oui. On paie et il part en 4ème vitesse. On regarde l’enseigne en cyrillique. Me semble qu’il manque des lettres pour écrire un si long nom. On demande au portier. Hé non! Ce n’est pas ça et il nous fait signe de continuer.

    On est lâche, on s’assoit sur un banc et on appelle l’hôtel. Je m’améliore en alphabet cyrillique: Хотел Киев et je déchiffre hôtel Kiev. Il dit de ne pas bouger, il envoie Valiya. Ce petit Bed & Breakfast est super bien situé et offre un magnifique balcon donnant sur les forteresses.

    On marche sur les fortifications pour admirer le paysage de la région. La vue est à couper le souffle! J’y resterais des heures mais la pluie nous ramène à la raison. On reprend la route pour le meilleur resto de la ville selon Valiya le Shtastliveca 1. Un pur délice encore une fois. Salade Caprese, pizza aux truffes et champignons et poulets aux câpres. Pour finir le « Death by chocolate » qui me rappelle les merveilleux desserts des navires Carnival.

    Plusieurs bâtiment ornent un côté de sculptures médiévales. C’est magnifique! Aussi, un peu de shopping au retour pour gâter nos êtres chers. Et on revient à notre chambre pour s’émerveiller devant la vue des forteresses illuminées un peu comme le fait les chutes du Niagara. Dommage que les photos de nuit ne sortent pas bien sur iPhone.

    Demain, direction Varna et la mer noire. Un peu de balnéothérapie nous fera le plus grand bien! добра нощ! (Lire dobra nosht! pour bonne nuit!)
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  • Day6

    Un peu plus sur Tsanko Radev Kolev

    May 16, 2018 in Bulgaria ⋅ ⛅ 22 °C

    Aujourd’hui petit-déjeuner au jardin. Natali nous amène de la Banitsa maison! Que c’est bon!
    On tente notre chance aujourd’hui et on va voir les archives de Lovech.

    On entre et on espère que quelqu’un parle anglais. On va chercher une jeune dame. On lui explique qu’on recherche des membres de notre famille, que mon grand-père est bulgare et se nomme Tsanko Radev Kolev (v se prononce ff). On lui prête le baptistère et elle revient avec les enregistrements de 1896 l’année de sa naissance. Ils seront jusquà 4 à chercher et s´astiner pendant près de 2 heures pour finalement retracer l’enregistrement
    Elles ne pourront faire plus sans avoir de noms complets ou des dates de naissance/mariage. Comme les femmes changent de noms au mariage, c’est d’autant plus difficile. On repart avec l’acte de l’état civil dans nos poche! Et on sait que mes arrière-grand-parents avaient 45 ans à sa naissance.
    Peut-être que nous en serons plus à l’église de Devetaki. A suivre..

    On fait du shopping dans un pont couvert. Plein d’objets traditionnels mais pas de costume. J’oublie l’idée d’en avoir un quand on me dit que c’est entre 400-500 leva soit 400$ CAD

    Et il pleut à écorner les bœufs! Pas grave! On sort les imperméables. Pas fait en chocolat la fille! On retournera à l’hôtel sous la pluie. On mangera définitivement plus léger: ma xieme Chopska de la semaine et un Brot au fromage, proche cousin de la Bannique. Ma mère salade « assortie ». Le vin blanc bulgare est excellent selon elle. Moi, je n’en bois jamais donc pas une référence.
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  • Day5

    On quitte Sofia pour Lovech

    May 15, 2018 in Bulgaria ⋅ ⛅ 23 °C

    Ce matin, on se réveille à 7:00 comme prévu. Enfin, les aléas du décalage sont résolus. On est très excitées d’aller voir Tepava et Lovech. On déjeune d’un buffet bulgare. On remercie le personnel pour leur aide et on leur dit qu’on se revoit le 25.

    Georgi, notre chauffeur qui parle aussi anglais, nous attend tout sourire. Ce sera une belle journée.
    Tepava s’avèrera être un minuscule village de 50 habitants où nous avons rencontré 6% de la population ie 3!!! D’abord une vieille baba (grand-mère) plissée avec son cellulaire Flip du début de la race. Elle appela le mère qui vont nous rejoindre. Non, personne ne connaît de Radev (prononcé Radeff) ni de Kolev. Et pas d’archives non plus. Elles sont à la mairie de Lovech. On prend de multiples photos, on étouffe l’émotion qui nous gagne et on continue le chemin vers la ville.

    En cours de route, Georgi nous amène dans un petit marché où on pourra faire le plein de sucreries et de bonnes choses du terroir. Razzia de fromages, sucreries et épices. Que c’est bon la bouffe bulgare!

    Arrivons à Lovech dans une magnifique petit hôtel typiquement traditionnel. Nous adorons!!! Natali est extradinaire et nous montré la chambre près du lobby. Tout est prêt. On peut se rafraîchir et puis, elle nous propose une saucette à la petite épicerie du coin pour nos provisions et l’achat de produits locaux.

    On ira ensuite monter sur le promontoire de la forteresse d’Hysaria. Encore une vue imprenable! Ça creuse l’appétit! On redescendra pour finalement souper dehors dans le jardin intérieur. On finira la soirée à entendre chanter les grenouilles. Quel beau son que de s’endormir aux bruits de la nature!

    Demain, on ira à la mairie
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  • Day4

    Sofia prise 2

    May 14, 2018 in Bulgaria ⋅ ⛅ 18 °C

    On est aux anges dans notre confortable lit Queen. Tout à coup, la porte de la chambre s’ouvre puis se referme aussi tôt. On ouvre l’œil tout endormie. OMG il est 14:00. On croit revivre le jour de la marmotte. Encore passé tout droit!

    Et le téléphone sonne, c’est le lobby qui demande ce qu’on souhaite faire. Je leur dis qu’on reprend la chambre pour une autre nuit. De toute façon, on est trop poquée pour se courir. Bof! Pas grave, on est en vacances. Je rebooke donc une autre nuit! On est tellement bien dans cet hôtel moderne. Et quelle vue!

    Fini la farnisnte, on va au centre d’achat à côté pour manger. Ma mère veut un muffins et un café donc ce sera le Dunkin donuts. Elle commandera un petits gâteau sans le savoir. Oups! On en rit! Moi je me lance dans un dîner bulgare de saucisse. Le pointage de doigt est très efficace même en Bulgarie alors me voilà avec saucisse de bœuf gigantesque et salade Chopska. J’en raffole! On tente de prendre l’autobus mais avec tous les numéros, trop difficile de choisir. On ira donc en métro.. mais on ne trouvera jamais le moyen de traverser la voie rapide. On abandonne! Taxi, ce sera! A 5 leva, ça ne valait même pas la peine d’attendre!

    Par chance, on devrait arriver pour le tour de ville de 18h. On nous débarque dans le stationnement d’un grand immeuble et on nous pointe une direction. On devra faire le peu qui reste à pied. On est presque 18h et on cherche toujours le Palais de Justice où débute la visite. On appelle et par chance, ils parlent anglais. On était juste une rue trop loin. On approche de la dame au visage d’or (Sainte-Sofia) et on voit l’église au toit vert. Le Palais de Justice le voisine avec ses frères lions. Les Bulgares adorent cette majestueuse bête.

    Un tour à pied qu’on recommande sans hésiter! On manque de temps pour tout voir. On se promet de revenir plus tôt pour visiter plus en profondeur. On prend note de revenir plutôt le 24.

    On jase avec Alex d’origine Panaméenne mais élevée en Bulgarie depuis l’enfance. Elle nous conseille un resto pour locaux au-dessus des Archives Nationales. On devra dire au gardien qu’on va au resto. Péripétie digne d’un James Bond où, dans une entrée de building en totale rénovation, on nous demande de montrer passeport puis de les suivre en zigzagant à travers les travaux vers un espace de la grandeur d’un garde-robe à balais de type ascenseur. Pas très rassurant! Mais bien contente d’avoir laissé le body-guard ressemblant à un russe mafieux de série B.

    Arrivé au 6e, on sort et on en monte un autre. Et on entre dans un typique resto de quartier. On va tenter le Rakia (sans quoi, on n’est pas de vraies bulgares!), une bière tchèque, 2 salades (Hé oui! Encore une Chopska pour moi!) des fromages panés, du porc aux champignons, du poulet pour ma mère. On ressort de là en roulant presque!
    On admire la vue de la terrasse extérieure avant de redescendre.

    Deux filles nous devancent et remplissent l’ascenseur. On prendra le suivant. Et puis paf! Coupure de courant. Tout à coup, l’ascenseur devient moins attrayante, on prendra les marches! Au 4ème, impossible de poursuivre, escalier en construction. On devra se résoudre à prendre “l’armoire à balais mobile” Mafioso nous fait signe de le suivre vers la sortie, on ne l’astinera pas!

    On sort et le taxi appelé par un bon samaritain du resto, qui parlait anglais, nous attend déjà. On communique assez bien, grâce à Google Translate et mon super accent bulgare écorché. On revient dormir au Novotel. Demain sera le jour tant attendu pour ma mouman: Marcher dans le village natale de mon grand-père Tsanko. Et peut-être repartir avec de la famille qu’on ne connaissait pas! Qui sait?
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  • Day3

    Enfin Sofia!

    May 13, 2018 in Bulgaria ⋅ ⛅ 17 °C

    Mes appréhensions d’embarquer sur un “Air Coucou” se sont vite dissipées. Un confortable Airbus 320 qui n’a rien à envier à nos habituels du Québec. Air Bulgaria ont des appareils modernes et de magnifiques costumes.

    Malgré tout cela, le vol pour Sofia sera pour le moins, passablement mouvementé. Retardé de plusieurs minutes (final 0:30 à cause de la grève en France?!? Hé oui! Partageant le même corridor aérien que CDG, nous devons attendre la prochaine fenêtre. A l’intérieur de l’appareil, ça bougonne un peu. On est zen et confortable. On n’a personne qui nous attend, ça prendra le temps qu’il faut.

    On finit par partir vers 0:30. On avise l’hôtel qu’on sera en retard. Aux petites heures de la nuit. On décolle finalement et là, ça brasse!! Pas énormément mais assez pour épivarder ma mère! Je n’ai pas peur du tout! J’ai seulement MAL!!! Ma mère qui panique dans le calme, me plante les ongles dans la chair et serre ma main. Je terminerai cette journée avec de nombreux bleus!

    Par chance, on reprend nos valises presqu’aussitôt.
    On prendra la direction de la sortie où nous serons attendu par Dony, propriétaire de DM Transport. La route se fait rapidement car il est 4:00 AM. L’hôtel Novotel nous reçoit avec le sourire et en 2 temps, 3 mouvements, nous sommes dans notre chambre du 15e étage où une vue magnifique nous attends.

    On prend finalement une douche bien méritée et on saute au lit. Demain, on veut déjeuner à 10:00 pour pouvoir partir à la découverte de Sofia. On met l’alarme pour se réveiller à 10:00 qui deviendra finalement 14:00. On nous appelle pour savoir ce qu’on veut faire. On décide de garder la chambre qui est très confortable.

    On va dîner au resto en bas, un repas 3 services. C’est là que je tombe en amour avec la Chopska, une salade de concombre, oignon et tomates fraîches couverts de cyréné, ciboulette et persil. (fromage typiquement bulgare). Un cousin du Fêta grec mais en moins salé et qui fond dans la bouche.
    Le bonheur!

    On ira ensuite faire une saucette au mail à côté. A notre grande surprise, on n’est pas en terre inconnue puisqu’on y voit Subway, InterSport, KFC, Zara, etc. On fait changer nos $CAD pour des Leva (BGN). Un peu de lèche-vitrines puis on retourne à l’hôtel car il commence à faire noir. On ne se couchera pas tard. On a dû sommeil à rattraper et on veut être en forme pour le lendemain. On veut partir tôt. Bonne nuit!
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  • Day2

    Retrouvailles avec Fali

    May 12, 2018 in Spain ⋅ ⛅ 19 °C

    Le vol sur Barcelone fut des plus reposants. Pas un sursaut, personnel des plus sympathiques donc on a pu dormir plusieurs heures. L’arrivée tout aussi en douceur. Les bagages ont été rapidement repris. Là douanes, un charme. Monsieur D a finalement retrouvé sa fille. Nos chemins se sont séparés ici.

    On traverse la guérite et voilà qu’on voit un beau comité d’accueil: Fali père et fils nous attendaient pour nous faire visiter Sitges. Ville portuaire en banlieue de Barcelone, je ne pensais jamais avoir un aussi gros coup de cœur! Station balnéaire mais avec le charme du Vieux-Québec, on aime àla seconde où l’on y met les pieds. Et que dire de la nourriture! Savoureuse et sans façon, c’est l’amour à chaque bouchée.

    À ma grande surprise, mon niveau d’espagnol s’est grandement améliorer et je peux avoir une conversation détendue et soutenue avec nos hôtes. Merci Joceline Marcouiller d’avoir participé à cette réussite! Tu serais fière de moi!

    Ici, nous sommes traitées en reines! On nous amène dans tous les coins de ce petit paradis. Je reviens en groupe l’hiver prochain, c’est certain! Il y a tant à faire et à voir! La mer et ses plage, son paseo (genre de boardwalk), ses pubs tout aussi sympathiques les uns que les autr, ses boutiques chics. On y retrouve une communauté LGBT active et animée. Tout le monde vit dans le respect et la tolérance.

    Nous visitons l’appartement où mon fils Dannick a vécu 3 magnifiques mois pour y apprendre les langues espagnole et catalane. Ils ont une sublime terrasse où l’on y voit la Méditerranée. Merci à Rafael, Chari, Maria et Fali d’avoir si bien pris soin de mon grand.

    Toute bonne chose a une fin et nous devons quitter vers l’aéroport pour notre destination ultime: La Bulgarie
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  • Day1

    C’est un départ.. mouvementé!

    May 11, 2018 in Canada ⋅ ⛅ 7 °C

    Comme d’habitude, j’avais sauté une nuit pour parvenir à tout préparer à l’agence. Valise, sac à dos et documents de voyages avaient été révisés de nombreuses fois. Comme toujours, mes vœux pieux n’avaient pas tenu et on était parti juste avant la « limite » limite. On passe chercher ma mère qui, elle, est prête depuis 1 heure. On embrasse papa à la sauvette. On passe aussi à l’agence, en coup de vent, récupérer le kit que j’avais sagement laissé sur le « corner » du bureau. Et finalement, on arrête chercher Monsieur D, prêt depuis encore plus longtemps.

    Le trajet est, par magie, fluide et sans ralentissement malgré le trafic. On arrive dans les temps. Mon petit mari et ma cocotte nous laisse sur le parvis de l’aéroport. Bisous et gros câlins, on se revoit le 28. Ça va être rapide! Personne aux écrans d’enregistrement. Ben non! Fallait qu’elle bogue à mon passage et retienne ma précieuse étiquette à bagages. Comme ma valise est déjà enregistrée, ça m’oblige à passer par les kiosques. Par chance, ça bouge vite.. si vite que j’y arrive avant mes 2 compagnons qui eux, ont dû prendre à droite. Je peux maintenant m’offrir des sushis.. Ça me fait réaliser que, malgré que l’heure du coucher approche, je n’ai pas encore dîner!

    Je rejoins mes 2 comparses et on engloutit en 4ème vitesse le choix de notre estomac. Monsieur D ira prendre l’air. On ira l’attendre aux VIP. On y est enregistré à heure fixe via SecurXpress, ce sera rapide. On attend et attend. Je pars à sa recherche dans la jungle de la file, déroutée sur presque tout l’aéroport. A chaque garde qui me coupe la voie, je décris Monsieur D. Soudain, c’est le premier appel.. On réalise qu’on doit passer de l’autre bord. On décrit à nouveau Monsieur D au cerbère de la porte. Son sac bleu royal aidant l’identification, le gardien nous promet de laisser passer notre compère si celui-ci s’y présente. Alors, go! On s’engouffre dans la zone du sourire absent, l’antre des tout puissants douaniers.

    Et encore Bingo! C’est moi qu’on fouille! On respire par le nez et on serre les dents en tentant un sourire. On ne réplique pas aux Dieux des aéroports. Au moins, le mien est presque sympathique. C’est ma tablette, la fautive! On ouvre, tout est beau, on repart en marche rapide olympienne vers la porte 66, l’avant-dernière bien sûr! Le « Duty Free » sera pour une autre fois.

    On garde espoir de revoir Monsieur D sagement assis près du corridor d’embarquement mais il n’y est pas. On avise l’agente terrestre (la moins empathique de l’aéroport) mais elle ne peut rien (et nous le fait savoir!) On devra aller s’asseoir. Au moins, les agents de bord nous rassurent.. Ils vont lancer l’appel.

    On retrouve nos sièges avec déception. Les sièges deux par deux, achetés à l’avance, se sont transformés en 3 par 3. Pas grave, on sera remboursé pour la différence à notre retour. On devra partager la rangée. Notre chance se poursuit.. Monsieur D entre le dernier. Et notre nouveau compagnon pour les prochaines 6 heures sera d’agréable compagnie. Ainsi se termine le jour un de notre aventure. Demain l’Espagne!
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