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Twa métro pèdu sou lé coco

Le voyage de Titouan, Clara et Armel sur les îles des caraïbes ! Leia mais
  • Mada road trip J3

    25 de maio de 2022, Martinica ⋅ ⛅ 30 °C

    Le chapeau récalcitrant

    Ce matin, on se réveil dans le four de la tente. Mais malgré ça, on a globalement bien dormi.

    La mission d'aujourd'hui est de rejoindre la ville du Marin pour accrocher notre annonce de bateau stop. En effet, les pays aux sud de la Martinique sont St Lucie ainsi que St vincent et les Grenadines. St vincent et une île et les Grenadines sont un archipel de petites îles qui est vraiment top à faire en voilier, de ce qu'on nous a dit. Ainsi, pour nous ça serait formidable de trouver des gens avec qui on pourrait visiter les grenadine pendant 1 ou 2 semaines, à bord d'un voilier. Pour une fois, on essaye d'organiser cela à l'avance et c'est pour ça qu'aujourd'hui nous irons au Marin poster l'annonce, même si nous sommes encore loin de la fin de notre Road Trip.

    En même temps, sur le chemin il y a quelques sites à visiter ou nous nous arrêtons. En premier, un très beau point de vue sur le Diamant, un énorme rocher qui a une forme assez particulière, au milieu de l'eau. Certes on en prend plein les yeux, mais à ce moment nous sommes plongés dans un débat sur le fonctionnement du partage des frais d'un bateau, qui nous prendra un certains temps 😁

    Ensuite, on s'arrête au memorial de l'anse Cafard, en mémoire des victimes de l'esclavage. En ce lieu, un bateau négrier s'est échoué, causant la mort de bon nombre d'entre eux. Le récit de se naufrage est relativement détaillé car il a pu être observé depuis la berge, ce qui rend l'histoire un peu macabre. Le memorial en lui même est composé de statues de béton sans grand détails, mais qui fait monter des émotions quand on connaît l'histoire. Elles sont orienté au cap 110, direction La Guinée d'où étaient originaires les victimes.

    Au même moment, juste avant de partir du memorial, on croise une collègue de l'école qui est en vacances en Martinique, c'est improbable !

    On continue notre chemin jusqu'à Anse Mabouya, où nous nous arrêtons pour picniquer dans un cadre plutôt sympathique. Nous filons ensuite tout droit (ou presque, à vouloir faire les malins sans GPS) vers Le Marin.

    Nous nous dirigeons directement vers la capitainerie afin d'avoir des informations sur le bateau stop. La dame nous conseille de poster une annonce dans l'afficheur prévu à cet effet, qu'elle peut nous imprimer ! C'est parfait.

    Seulement voilà, entre temps, Clara se rend compte qu'elle a oublié son chapeau à Anse Mabouya, le lieu du déjeuner. On fait donc notre premier demi tour. S'ensuit une partie de recherche du chapeau en question, qui finira par être gagné par la dame travaillant au restaurant d'à côté, nous indiquait sa position sur la route, écrasé au sol. Mais pas d'inquiétude, il est toujours en état et une fois nettoyé, sera comme neuf 😁

    L'heure tourne et avec toute cette route, il est maintenant le temps de trouver un emplacement où dormir. Rien de bien accueillant autour de nous, on réussit quand même à trouver un carré d'herbe relativement plat, devant une résidence mais face à la mer, avec pas mal de passage, notamment de coureurs effectuant leurs jogging . On profite d'être proche de la ville pour aller boire un coup au bar, en rêvant de trouver des bateau stop parfait 😍

    Puis la routine reprend : allumer le réchaud, faire chauffer l'eau, monter la tente, faire cuire les pâtes, manger, dormir.
    On n'oublie pas de dessiner notre annonce pour le port, que nous apporterons demain à la capitainerie. On a hâte de faire ça, car après, l'organisation et la logistique ne seront plus au centre de notre attention et on pourra profiter à fond du road trip !!

    A bientôt
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  • Mada Road Trip J4 : Bateau-Stop

    26 de maio de 2022, Martinica ⋅ ⛅ 29 °C

    Aujourd'hui le réveil sonne tôt car nous sommes à côté d'un sentier très fréquenté. Tous les locaux et les touristes viennent faire leur jogging et autres sports en tout genre sur ce chemin. Il faut dire que c'est un très joli spot, on les comprend. Comme on s'y attendait, il y a déjà beaucoup de monde quand nous sortons de la tente (à 7h10 !), et nous nous levons rapidement, nous avons un programme à tenir.
    Objectif : poser l'annonce de bateau-stop au Marin à 10h, pour pouvoir faire le tour des pontons avant midi.

    Après un petit dej bien animé par tous les sportifs du matin et les baigneurs lèves-tôt, nous remballons nos affaires direction le Marin. La veille, nous avions commencé à écrire notre annonce de bateau stop. À 9h, nous arrivons à la marina du Marin, et nous nous arrêtons dans un café pour terminer l'annonce tranquillement. Nous mettons toute notre créativité sur le coup, pour maximiser nos chances que les regards tombent sur notre petit bout de papier.
    Pour une fois, nous collons parfaitement au planning et posons l'annonce à 10h sur l'affichage de la marina prévu à cet effet. Nous savons bien que beaucoup de monde passe sans regarder le panneau : la meilleure méthode, selon nous, c'est de faire le tour des pontons pour rencontrer un maximum de personnes. Nous n'espérons pas forcément trouver un bateau qui nous prend, mais au moins avoir de nouveaux contacts car dans la marina, les bateaux se connaissent bien entre eux.
    Nous commençons le tour des pontons, et les premières informations ne nous avancent pas beaucoup. Sur beaucoup de bateaux, des couples de retraités rangent leurs voiles et se préparent à laisser leur bateau dans la marina pour plusieurs mois. En effet, la saison des ouragans approche, et la plupart des bateaux sont déjà repartis vers l'Europe en transatlantique, ou bien ont déjà rejoint le port où ils resteront jusqu'en septembre. Nous avons l'intention d'aller vers le sud, et dans cette partie des caraïbes, les conditions restent bonnes pour la navigation jusqu'en juillet. Nous n'avons qu'une petite fenêtre, nous en sommes conscients, mais nous gardons espoir.
    Le tour des pontons se termine, nous allons voir le dernier bateau sur lequel on aperçoit un monsieur qui bricole, nous l'abordons avec notre petite phrase d'accorche "à l'abordage !!" - non ne faites pas ça, ça ne fonctionne pas - c'est plutôt "bonjour désolés de vous déranger, on cherche un bateau pour descendre dans les grenadines...". Comme les autres, il nous explique qu'il n'a pas prévu de bouger, quant tout à coup son voisin de ponton sort la tête de son voilier et nous répond : "on est deux et on on part dans deux jours aux grenadines !". Nous discutons quelques minutes, tout en mentionnant que nous n'avons aucune expérience en navigation, et il semblerait que le courant passe bien. Il nous propose de se retrouver le soir même autour d'une bière pour discuter de nos plans communs.

    Nous repartons suuuuper excités, en essayant de ne pas se faire trop de faux espoirs car cette occasion semble trop belle pour être vraie.
    Pour une fois, nous avons été efficaces et nous décollons du Marin aux alentours de midi pour pique niquer à Sainte-Anne. Nous avions l'intention de faire le tour des bateaux là bas aussi, mais il s'avère qu'il qu'il n'y a pas de pontons et seulement des bateaux au mouillage (ce qui veut dire qu'ils ne sont pas accessibles à pied). À moins de faire le tour des voiliers avec nos masques et tubas, ce qui serait certes une expérience très amusante, ce plan ne sera pas retenu.
    Nous profitons donc de la jolie plage pour manger avant de retourner se poser dans un café du Marin pour gérer toute la logistique. Au programme, réservation de nos billets retours (ça fait un pincement au cœur), discussions autour du budget, et des destinations. Après de longues et laborieuses recherches, nous réalisons que nous ne pouvons pas remonter les grenadines en navette car aucun ferry ne relie Saint-Vincent à Sainte-Lucie, deux îles pourtant très proches. Nous arrivons à une conclusion : nous ne pourrons rejoindre l'aventure en voilier que si l'arrivée se fait autour du 20 juin sur l'île de Trinidad, où nous prendrons un avion (coup dur pour l'empreinte carbone) vers Sainte-Lucie, puis une navette jusqu'à la Martinique.

    Nous sommes donc posés au bar en fin d'après midi quand Sylvain, rencontré quelques heures auparavant, et Martin, le co-capitaine du bateau, nous rejoignent au bar. Nous commençons à discuter de l'éventuel voyage commun et devinez quoi : ils prévoient d'arriver le 20 juin à Trinidad !! Il semblerait que le vent souffle dans la bonne direction... La soirée passe, et la discussion est toujours aussi intéressante. Martin et Sylvain ont acheté leur bateau Uoshan il y a 1 an et demi, et ont quitté leur job il y a 6 mois pour partir de Bretagne avec leur équipage qui mélangeait amis, famille, et novices en voile. Sylvain et Martin, deux nordistes, sont amis de longue date. Ils se sont rencontrés au lycée et sont restés proches depuis. Sylvain vient d'une famille de marins, il navigue depuis longtemps et connaît bien le monde de la voile. Martin a appris la voile en Nouvelle Calédonie, où il habitait depuis plusieurs années avant de partir à bord de Uoshan.

    Nous nous entendons super bien, les deux capitaines aiment jouer aux cartes, rigoler, et sont surtout super accueillants et leur programme colle parfaitement avec nos envies. Ils ne sont pas du tout effrayés par le fait qu'on ait aucune expérience. La soirée se déroule tellement bien que nous avons du mal à y croire.
    Ils nous proposent de réfléchir une nuit avant de leur confirmer que nous intégrons leur équipage, mais nous n'avons pas besoin de réfléchir ! C'est l'occasion rêvée, nous acceptons cette magnifique opportunité, sans vraiment réaliser ce qui est en train de se passer.

    Nous nous quittons donc en sachant que nous rejoignons leur bateau dans deux jours, chacun de nous 3 retient son excitation pour ne pas les effrayer ! Une grosse journée nous attend le lendemain, pour gérer tous les préparatifs du départ.

    Pour ce soir, nous retournons dormir sur un spot que nous connaissons, la jolie plage de petite Anse, afin de limiter les imprévus. Nous nous couchons tôt pour avoir le maximum d'énergie demain matin, heureux et excités par les belles aventures qui nous attendent.

    ✒ Clara
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  • Mada road trip J5

    27 de maio de 2022, Martinica ⋅ ☁️ 29 °C

    La course aux préparatifs de départ

    Réveil sur la jolie plage de Petite Anse. Ni une ni deux on fonce se poser à l'anse à l'âne pour petit déjeuner car il y a une super boulangerie. Une fois le ventre plein, toute l'équipe s'affaire à la recherche d'un rendez-vous en urgence chez le dentiste pour Armel. Il a mal au dents depuis le WNT et a peur de voir son voyage en bateau gâché. C'est pas évident puisque nous somme en plein milieu du week-end de l'ascension mais bingo Titouan fini par en trouver un le lendemain matin à 8h. Quelques minutes plus tard Armel en trouvera un autre le soir même, ce qui nous arrange plus pour la logistique du lendemain. Le rendez-vous est prit et on part pour fort de France en espérant trouver un Ukulele pas cher pour Clara qui nous en parle depuis le début du voyage. Après de multiples tentatives on doit malheureusement se résigner à abandonner la (deuxième) carrière musicale de Clara. Prochaine étape : décathlon qui nous manquait déjà. Après un pic nic sur son parking on achète des lunettes de soleil pour titouan, un petit sac étanche, et une ceinture de plomb pour maximiser les chances de nourir l'équipage avec du poisson.
    Nos missions du jour sont finies ou presque. On se rend à la bien connue Anse Mitan qui est à côté du dentiste et où on pourra trouver une douche. Le rendez-vous chez le dentiste qui était en fait un médecin généraliste apporte des antalgiques plus puissants en attendant un rendez-vous chez le stomatologue en retour de croisière. C'est à moitié rassurant mais bon espérons que ça fasse l'affaire.
    Toutes les missions du jour sont accomplies, il nous reste plus qu'à dormir en attendant le grand jour. Le dodo ce soir sera sur la fabuleuse plage de Anse à l'âne. Bon en vrai c'est pas la folie mais bien pratique et puis on sait que les prochaines nuits seront meilleures.
    Après un repas original de pâtes au pesto on prend un bon temps pour réserver nos billets d'avion pour le retour de Trinidad et le retour en France.
    Surprise de dernière minute : la plage de l'anse à l'Ane a en fait plus d'un tour dans son sac puisqu'un bar accueille un petit concert de musique antillaise. On profite d'un super bain musical une petite heure avant d'aller dormir. Un des musiciens a une espèce de saxo électrique et joue des mélodies complètement déjantées, on a adoré.

    Armel.
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  • Sailing Trip sur Uoshan J1

    28 de maio de 2022, Santa Lúcia ⋅ ⛅ 28 °C

    Le grand départ !

    On se réveille tout excité ce matin car ça y est : c'est notre dernier jour en Martinique, on va partir en voilier !!

    On se lève tôt, car il nous faut rendre la voiture un peu en avance sur ce qui était prévu. En effet on devait la garder jusqu'au mardi suivant, mais bon l'aventure n'attend pas donc on décide sans hésiter de la troquer pour la navigation. Il nous faut donc la ranger et nettoyer, ce qui risque d'être long vu tout le basard emmagasiné. On embarque un petit déj qui sera notre récompense une fois tout cela fait.

    On arrive au lieu de rendez vous, on nettoie bien tout et on range dans nos gros sacs. On rend la voiture, on mange un bout et on repart tout de suite prendre un bus pour rejoindre Le Marin, ou nous attend notre bateau.

    Une fois que l'on a rejoint la Marina, on mange un bout et on fait une dernière lessive avant de rejoindre Martin et Sylvain. Et puis ça y est, on monte pour la première fois sur Uoshan, un voilier Sun Magic 44 (ce qui fait environ 13,5m de long) . Son nom veut dire "Océan" en créole Jamaicain.

    Avant de larguer les amarres, on profite du port pour prendre une vraie douche, ça fait du bien ! Thomas, le 4eme équipier qui connaît déjà nos capitaines, nous rejoint et une fois tout le monde embarqué et installé, c'est parti : on navigue enfin !! On est comme des enfants, on découvre tout de ce monde inconnu pour nous. Le vocabulaire, les manipulations, la vie sur un bateau, tout est nouveau.

    Notre équipage est donc composé de nos deux capitaines Sylvain et Martin qui sont originaires du Nord de la France, ayant acheté Uoshan il y a deux ans pour traverser le globe, de Thomas notre breton qui a rencontré le bateau en Guadeloupe et qui prévoit de rejoindre la Nouvelle Calédonie en bateau stop, et enfin nous 3, les bons novices qui descendent de la montagne 😂

    On décolle (enfin pas vraiment, ça reste un bateau) vers 16h du port du Marin et l'objectif est cours : traverser jusqu'à Sainte Lucie. C'est une navigation assez courte mais vu notre heure de départ, on fini de nuit. On aura eu notre premier coucher de soleil sur le bateau, avec quelques dauphins venu nous saluer avant la nuit : le rêve 😍

    Personne n'est malade mais on n'est pas vraiment capable de rester très longtemps à l'intérieur du bateau pendant la navigation (surtout Clara), c'est le début et il nous faut un temps d'adaptation. Par contre, même sans faire grand chose on se rend compte qu'on est plutôt fatigué par la navigation, ce qui fera rater le repas du soir à Titouan, parti directement se coucher 😁

    On passera la nuit proche de Rodney Bay, au nord de l'île, au mouillage. On ouvrira une petite bière d'arrivée, qui s'avéra être une tradition, on le comprendra par la suite 😂

    On a fait notre première navigation et on est super content, on a vraiment hâte de la suite, d'en découvrir plus sur ce monde de la voile et de la mer, et de découvrir des paysage magnifique.

    Bon vent ! 🍃
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  • Sailing trip sur Uoshan J2

    29 de maio de 2022, São Vicente e Granadinas ⋅ ⛅ 28 °C

    Notre découverte du dodo dans le bateau c'est passée à merveille, bercés par le léger roulis, on a dormi comme des loires. Titouan c'est bien entendu levé à 6h. Aussitôt arrivés à Sainte Lucie aussitôt répartis. Nous ne découvrirons pas cette île car elle est au programme du voyage de nos capitaines la saison prochaine. On cap donc vers saint Vincent. La longue navigation se passe plutôt bien, chacun prend ses marques. Tout le monde n'est pas logé à la même enseigne face au mal de mer et Clara à un peu plus de mal. Être allongé ne rend pas vraiment malade, assis un peu plus et debout c'est encore plus dur. Mais ce qui reste le plus difficile c'est de descendre à l'intérieur du bateau. Au menu le midi fajitas avec ses galettes maisons préparées vaillamment en bas par Martin pendant la navigation. Longer la côte de Sainte Lucie nous permet d'admirer ses magnifiques pythons (les montagnes pas les serpents)
    On arrive juste avant la tombé de la nuit à notre mouillage dans une baie magnifique. Cette dernière est super profonde en son centre et il semble que ce soit un rassemblement de pecheurs sur des petites barques ou des planches de paddle. A notre arrivée on est escortés par une partie de ces derniers qui essayent de nous vendre leur poisson tout juste attrapé. L'un d'entre eux nous prendra une commande de fruits qu'il nous ramenera dans la soirée. Le paysage, ces premiers contacts avec les locaux et le retour du dollar caribeen nous rappellent gentiment la Dominique.

    Armel.
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  • Sailing Trip sur Uoshan J3

    30 de maio de 2022, São Vicente e Granadinas ⋅ ⛅ 27 °C

    Nous nous réveillons dans la jolie baie de Chateaubelair, après une bonne nuit de sommeil. Juste le temps d'un petit plouf pour se rafraîchir, mais sans traîner car une grosse journée de navigation nous attend. Évidemment, nous recroisons Fitzmore, le monsieur qui nous a vendu des fruits frais depuis son paddle. Pas le temps de discuter cette fois, nous devons mettre les voiles !

    La journée s'annonce plutôt longue car nous visons la petite île de Canouan. En effet, les deux capitaines de Uoshan ont l'intention de rejoindre un bateau copain, portant le joli nom de Petit Poisson, pour dire au revoir avant que les chemins se séparent. Ils se sont donné rendez vous à Carriacou, qui n'est quand même pas la porte à côté donc il faut avancer le plus possible chaque jour. Nous prévoyons un peu moins de 40 miles nautiques aujourd'hui, c'est à dire environ 8h de navigation, en considérant qu'on va en moyenne à 5 nœuds.
    Heureusement, il fait beau, les conditions s'annoncent bonnes, un peu de vent sans trop de vagues, nous démarrons la journée tranquillement. C'est notre troisième jour à bord d'un voilier sans avoir mis pied à terre, et nous commençons à nous habituer à la gîte (quand le bateau bouge de gauche à droite avec la houle), on appelle ça "s'amariner". Même pour moi, championne du mal des transports, capable d'être brassée en 5 minutes de voiture, je sens que le mal de mer diminue. Je prends quand même un médicament en prévision, car ça ne sert à rien de se gâcher la journée en étant brassée !

    La navigation se passe bien, nous évitons au maximum d'aller à l'intérieur du bateau car nos petits estomacs ne résistent pas encore à cette épreuve. Nous arrivons comme prévu aux alentours de 17h sur l'île de Canouan, dans une baie protégée, bientôt accompagnés par le ciel orangé du coucher de soleil. Nous avons encore quelques minutes de lumière pour aller nager, découvrir les fonds marins, et pour certains chasser ! La pêche sera bonne aujourd'hui, nos deux professionnels de l'agachon nous ramènent un poisson réputé pour sa chair : le fameux poisson lion ! Il vaudra une belle frayeur à Armel qui a failli se piquer avec une des épines venimeuses de l'animal, sauvé par les gants. Au menu de ce soir : 2 poissons lion et une carangue franche, qui prouvent à nos capitaines que parfois les 2h passées dans l'eau ça paie (mais pas à chaque fois).

    On se régale, même si la carangue avait des sortes de parasites dans la bouche (tout à fait HORRIBLES) qui me hanteront pendant un moment. Les têtes des poissons lion - pas infectées de trucs horribles - iront dans un bouillon, notez bien cette info pour la suite même si elle paraît inutile pour l'instant.

    À demain pour la suite des aventures sur l'eau !

    ✒ Clara
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  • Sailing Trip sur Uoshan J4

    31 de maio de 2022, Granada ⋅ ⛅ 28 °C

    La petite baie où nous avons posé l'ancre hier soir est toujours aussi belle avec la lumière du matin. L'eau est d'un turquoise digne des photos de magazines, et la température va sûrement vous rendre jaloux... les écrans du bateau affichent presque 28° ! Même pas un frisson en plongeant.

    Aujourd'hui nous prévoyons d'arriver enfin à Carriacou pour rejoindre Petit Poisson, avec une navigation plus petite et plus tranquille, environ 4h de prévues.
    Nous avons donc du temps ce matin pour profiter de l'endroit magique où nous nous trouvons. C'est l'occasion rêvée pour nous de tester un jeu dont on nous a vanté les mérites : le fameux saut en pare-bat. Le pare-bat, c'est une sorte de grosse bouée qu'on utilise pour protéger la coque du bateau lorsqu'on est en contact avec une autre surface dure, à savoir un autre bateau ou bien les pontons du port. Mais il a d'autres fonctions récréatives : attaché en haut du mat à l'aide d'un long bout, il sert aussi de liane de tarzan pour sauter depuis le bateau !

    Après quelques plats et autres sauts artistiques, certains rentrent se sécher, pendant que la team chasse poursuit les bancs de poissons, et j'en profite pour tenter de rejoindre un tout petit îlot de cailloux éloigné du bateau. Il n'y a pas beaucoup de poissons dans cette baie, mais en tentant de rejoindre l'ilôt je découvre d'autres trésors : plein de "dollars des sables". Ce sont des coquillages de forme ronde, anciennement oursins plats. Ils sont assez rares car très fragiles, donc dans le doute j'en ramasse une bonne dizaine en espérant que quelques uns survivent. Les dollars des sables sont composés de motifs réguliers plutôt fascinants, qui rappellent un peu des fleurs, vous en jugerez par vous même sur les photos !

    Après un repas sur le bateau, nous mettons les voiles vers Carriacou, l'île la plus au nord de l'archipel de Grenade. La navigation se passe bien, nous traversons des paysages juste magnifiques. Pour la première fois depuis le début du périple en voilier, nous naviguons entre les îles et les minis îlots. Les décors de film se succèdent : hôtel seul sur un îlot qui fait sa taille, seulement accessible en bateau, wake-board sur les fonds turquoises, ilots de sable avec la mer de chaque côté, piste d'atterrissage qui donne sur l'eau... Nous en prenons plein les yeux !

    En revanche, il n'y a pas beaucoup de vent et nous sommes obligés d'allumer le moteur de temps en temps pour ne pas dériver. Nous arrivons en fin d'après-midi à Carriacou dans Tyrell Bay, et décidons d'aller prendre la fameuse bière d'arrivée dans le bar de la Marina. Nous espérons fêter les retrouvailles avec Petit Poisson, mais ils sortent d'une semaine de chantier naval qui les a épuisés, et ils connaissent les coutumes de Uoshan : la soirée pourrait bien être épuisante elle aussi. Ils préfèrent rejoindre en douce un bateau voisin pour un café, nous les surprendront mais impossible de les convaincre de nous rejoindre.

    Nous mettons donc pied à terre pour la première fois depuis 4 jours pour profiter d'un superbe coucher de soleil tous ensemble (un de plus) dans le bar du Frogs, où nous rencontrerons une très jolie serveuse qui fera chavirer les cœurs de l'équipage.

    Nous découvrons les joies de l'annexe (petit bateau à moteur gonflable qui nous permet de relier le bateau à la plage), mais à 6 avec un moteur qui fait des siennes, il vaut mieux partir en maillot et avec les rames - juste au cas où.

    Nous rentrons nous coucher après une belle soirée tous les 6 !

    ✒ Clara
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  • Sailing Trip sur Uoshan J5

    1 de junho de 2022, Granada ⋅ ⛅ 28 °C

    Welcome to Paradise

    Ce matin, c'est grasse mat dans la baie de Tyrell, peuplée de nombreux voiliers de toutes nationalités confondues. Cette fois, pas de navigation au programme du jour, mais des retrouvailles/rencontres avec Petit Poisson. Mais avant toute chose, nous avons quelques missions administratives et logistiques à faire.

    Pendant que nos deux capitaines partent faire la clearance (c'est à dire se déclarer aux douanes), Armel et Titouan se chargent de la mission des courses, pendant que Thomas et moi-même nous lançons dans un gros ménage du bateau.

    Tout se passe bien, même si la capitainerie fait enooormément attendre Martin et Sylvain, et Armel et Titouan expérimentent pour la première fois le mal de terre. Et oui, ça aussi ça fait partie de la navigation ! Quand ça va mieux sur l'eau, on se met à tanguer en posant pied à terre. Les rayons de supermarché font vite perdre l'équilibre à Armel !
    Un peu déboussolés par la terre ferme, Armel et Titouan se sont trompés de carte bleue et font face à une petite galère pour payer les courses.

    L'équipage est rassemblé et nous nous dirigeons désormais vers notre point de rendez-vous, une plage qui porte très bien son nom : Paradise Beach.

    Nous arrivons dans un petit restaurant au bord de l'eau, les pieds dans le sable. Nous formons une jolie tablée de 9 copains, avec Noémie et Benja, les deux capitaines de Petit Poisson, et Julia leur équipière, qui n'est autre qu'une ancienne équipière de Uoshan ! Et oui, parfois le monde de la voile est petit.

    Le restaurant n'est vraiment pas plein, mais la serveuse semble débordée. Après presque 2h d'attente (heureusement que nous étions en bonne compagnie), nos plats arrivent enfin ! La carte affiche des prix un peu exagérés, nous serons donc nombreux à opter pour la classique pizza fromage, délicieuse et surtout économique.

    La longue attente en vaut le coup car il y a une super activité à faire dans ce restaurant : peindre le nom et le logo de son bateau ! Les nombreux voiliers qui sont passés avant nous ont laissé de véritables œuvres d'art (sauf quelques exceptions qui n'ont pas une main d'artiste ou qui ont fait un peu trop confiance à leurs enfants).

    Petit Poisson et Uoshan se lancent donc chacun dans la confection de leur panneau. La collaboration Sylvain - Julia sera une réussite, malgré quelques désaccords. Pour Uoshan, ce sera donc une jolie pinte de bière, avec un pied de dauphin, peinte sur du bois brut. Petit Poisson signe une belle œuvre sur fond bleu clair avec... un poisson, logique.

    Nous passons une super aprem, discutons avec les autres voileux présents au restaurant, et échangeons plusieurs parties de Spike Ball au bord de l'eau.

    La journée s'achève sur l'un des plus beaux couchers de soleil que nous ayons vus. La plage Paradise Beach nous montre tout son charme, et une fois que le soleil passe derrière l'horizon, le ciel s'éclaire d'une lumière dorée qui se reflète sur l'eau devant nous. On a l'impression de nager dans de l'or liquide, on est comme des dingues et on se sent tellement chanceux de vivre des moments comme celui là. Cerise sur l'océan : des tortues sortent leur petite tête de l'eau pendant ce coucher de soleil qui semble infini. Jusque là, ils semblaient tous très courts depuis que nous sommes dans les Caraïbes, mais celui là relève la moyenne.

    Je discute quelques minutes avec notre serveuse qui m'apporte une note plus salée que la mer morte, et elle me confirme que ce coucher de soleil est vraiment exceptionnel, même si je me doute que depuis leur bord de plage ils doivent en voir souvent.

    Une petite marche dans le noir nous attend pour rejoindre Tyrell Baie, et notre maison flottante, où nous lançons une partie de cartes avant d'aller nous coucher.

    ✒ Clara
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  • Sailing Trip sur Uoshan J6

    2 de junho de 2022, Granada ⋅ ⛅ 28 °C

    "Ronde" comme des queues de pelles

    Aujourd'hui, on quitte Carriacou direction Ronde Island, une petite île quasi inhabité qui nous rapproche de l'île de Grenade. La navigation est courte (environ 10 milles) d'autant plus qu'on fait la course ! En effet, nous y allons avec Petit Poissons et l'on compte bien arriver avant eux !

    Le matin est tranquille, on se repose, on joue aux cartes, on va jeter les poubelles... Mais que vois-je ??? Petit Poisson entrain de lever l'ancre, sans rien nous dire malgré nos discussion sur le fait que l'on partirais ensemble ! Ni une ni deux, nous remontons à bord de Uoshan pour quitter la baie au plus vite. On était déjà plus ou moins prêt à partir alors ça ne prend pas trop de temps et on file à toute allure pour les rattraper.

    Heureusement, on a un léger avantage : notre bateau est plus gros que le leur, ainsi notre vitesse moyenne est plus élevé et nous réussissons finalement à les rattraper un peu après la moitié de la navigation. On prend même le temps de se placer sur leur tribord, afin de pouvoir les narguer, tout assis sur notre bâbord, à les regarder avec une bière à la main 😂

    Puis assez rapidement nous arrivons sur Ronde Island, qui semble vraiment très sauvage ! L'idée est que Uoshan jete l'ancre tandis que Petit Poisson viendra s'ammarer sur notre tribord. On se rend compte assez rapidement que ça va être vite insupportable tant au niveau du bruit que du mouvement des bateaux, ils iront finalement se garer un peu plus loin, et nous rejoindrons en annexe.

    Une petite baignade et un essais de chasse sous marine sans résultats plus tard, nous entamons les choses sérieuses ! En effet, il est temps de vraiment fêter les retrouvailles avec Petit Poissons, et on ne va pas faire semblant. Nous préparons les Ti Punch que nous commençons à bien connaître, avec notre sirop de sucre maison. Tiens d'ailleurs, vous vous souvenez du bouillon de poisson du J3 ? La casserole utilisé pour le faire étant la même que celle du sirop, nous avons eu droit à un léger goût de poisson au sucre dans nos Ti Punch. Heureusement, en pensant à notre bien, Armel a pris soin de renverser le dit sirop sur les canapés du bateau, pour nous éviter de trop en boire: merci Armel. Finalement Bière, Rhum, vin et même manzana, tout y passe ! On a vidé les réserves d'alcool de Uoshan, sacré exploit. On a le droit à un superbe couché de soleil encore une fois, mais ce qui va être le plus ouf ce soir là est notre baignade. En effet, au milieu de la soirée nous décidons d'aller tous se baigner à côté du bateau et nous pensons nager en plein rêve. Du plancton fluorescent est venu autour de nous, illuminant l'eau à chaque mouvement. Nous étions donc là, sous la nuit étoilée entrain de nager dans de l'eau brillante: c'était magique. Puis on fini par aller se coucher sous le roulis très fort du bateau, bien qu'il n'y ai ni vent, ni houle... Allez savoir pourquoi 😉

    A + !

    Titouan
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  • Sailing trip sur Uoshan J7

    3 de junho de 2022, Granada ⋅ ⛅ 29 °C

    Reveil tardif pour l'équipage de Uoshan aujourd'hui. Sauf pour titouan qui s'attaque à la chasse aux langoustes alors tout le monde dort encore. Il attrape un joli spécimen et alors que Armel l'avait rejoint pour en attraper d'autres la sortie est interrompue net par un banc de "méduses" très désagréable. Ce sont les mêmes espèces de "filaments" qui nous ont posé plus d'une fois problème en Dominique.
    Les deux équipages (Uoshan et Petit Poisson) se retrouvent ensuite sur la plage pour un brunch original puisqu'accompagné d'une langouste cuite au feu de bois. En plus le cadre est super sympa puisque la plage de cette île inhabitée est deserte, on se sent un peu comme des pirates.
    Après le repas, à leur habitude, Petit Poisson se sauvent, sans demander leur reste pour partir en avance. Malgré nos efforts et la longue navigation à réaliser nous ne réussissont pas à les rattraper et les perdons de vue jusqu'au lendemain. On arrive donc de nuit sur l'île de Grenade où l'on mouillera sur une bouée dans la baie de Saint George.
    N'ayant plus grand chose à manger on fonce à terre pour trouver un bouiboui pour nous sustenter. On trouve une enseigne qui nous sert notament des burgers de qualité très discutable mais économiques. On a bien senti que les employés se seraient très bien portés sans client. La serveuse qui attendait que Clara finisse sont assiette retire la nappe dès sa dernière bouchée. On rentre donc au bateau sur cet au revoir prématuré.

    Armel.
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  • Sailing Trip sur Uoshan J8

    4 de junho de 2022, Granada ⋅ ⛅ 29 °C

    The big bêtise

    C'est notre deuxième réveil sur l'île de Grenade. Ce matin on petit déjeune et on lève l'ancre assez vite pour aller quelques centaines de mètres plus loin, dans la Marina de Port-Louis (qui se trouve dans la baie de Saint-Georges, on a pas tout compris). C'est notre premier arrêt dans une marina depuis le départ de Martinique. C'est ici qu'on va pouvoir faire le plein d'eau, ainsi que des grosses courses.

    Sylvain tente de contacter le port pour prévenir qu'on arrive, mais ils sont complètement injoignables ! Plusieurs appels lancés à la VHF (=radio) ne suffisent pas, pourtant on les entend parler avec d'autres bateaux sur la radio, bizarre bizarre. On tente même de les appeler au téléphone mais toujours pas de réponse. Alors on décide de faire un peu comme chez nous, on rentre dans le port et on s'amarre sur un ponton inoccupé.

    Sylvain part aussitôt se signaler à la capitainerie, notre emplacement leur convient et heureusement car on avait pas trop envie de bouger. Un peu plus tard on reçoit la visite d'un des gars du port qui nous indique la capitainerie pour qu'on aille se signaler... Oui merci, c'est déjà fait ! Ils semblent avoir des petits soucis de communication dans ce port.

    Maintenant que nous sommes en règle, on peut commencer la logistique du bateau. La première mission, c'est le remplissage des cuves d'eau. C'est là que nous assistons à la bêtise qui arrive sans hésitation en tête du classement des bêtises faites sur Uoshan - espérons qu'aucune autre ne lui volera la vedette, sorry Martin je sais que tu lis les posts.

    Nous ne citerons pas les noms des coupables pour ne pas les accabler (mais bon petit indice, c'est pas Armel, ni moi).
    Le remplissage des cuves d'eau était lancé depuis un moment, 2 cuves étaient déjà pleines. Continuant leur mission dans un élan de motivation et de bonne volonté (un peu trop de bonne volonté), les 2 individus en question remplissent d'eau...la cuve d'essence. Oupsi.
    S'ensuit donc toute une réflexion sur la démarche à suivre pour réparer ce léger dérapage. Finalement, les 2 individus dont les noms commencent par un T vont chercher un technicien du port pour qu'il effectue la vidange de la cuve d'essence, car nous n'avons pas le matériel nécessaire pour le faire nous-mêmes.

    Le technicien devrait passer en fin d'après-midi, ce qui nous laisse plein de temps pour gérer les autres missions. Une équipe part faire des grosses courses pour refaire les stocks du bateau, d'autres cherchent à faire une lessive des affaires, puis d'autres encore profitent du wifi de la marina pour passer de très longs appels et donner des nouvelles.

    Notre après-midi se passe tranquillement dans la piscine de la marina, qui vaut vraiment le détour. Nous retrouvons avec joie un des petits plaisirs de la vie : de grandes douches avec de la pression !! Peut être une des meilleures douches de ce voyage. Vous vous direz que je suis dans l'excès mais c'était vraiment une douche de luxe, j'en ai même pris deux au cas où.

    Le technicien ne passera pas ce soir car il est fatigué... Nous espérons qu'il passera tôt demain pour éviter d'être bloqués par ce problème. On se fait un repas tranquille sur le bateau, et au cours d'une balade dans le port, on discute avec un Américain visiblement éméché mais surtout très Américain qui nous raconte que "Yeah, me and my gun", il a hâte d'être "back to Florida and have barbecues on some big land", et il est habitué aux beaux bateaux car il avait "the sexiest boat of the f*ckg marina man".

    On file au dodo car demain on a l'intention de visiter la ville de Saint-Georges.

    ✒ Clara
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  • Sailing Trip sur Uoshan J9

    5 de junho de 2022, Granada ⋅ ☀️ 29 °C

    Visiting Grenada

    Ce matin chacun vaque à ses occupations. Certains sont occupés par la réparation de leur bêtise, d'autres profitent de la terre ferme pour faire un peu de sport et de yoga.

    Cette marina est remplie de bateaux luxueux, tous plus brillants les uns que les autres. C'est super agréable de se balader et de regarder tous les autres voiliers, et s'imaginer l'agencement à l'intérieur ! Nous sommes un peu envieux de leurs nombreuses terrasses. Drôle de coïncidence, à chaque fois que je me balade je croise la petite voiturette des techniciens du port, qui veulent être sûrs que je me plais sur l'île et que tout va bien. Quelle prévenance, ils sont aux petits soins ici.

    Il est temps de dire au revoir à Petit Poisson, qui part en direction de la Colombie en passant par les îles Venezueliennes. C'est ici que nos chemins se séparent ! Nous largons les amarres avec eux et les regardons partir vers de nouvelles eaux, en leur souhaitant de belles aventures. Pour Thomas, c'est seulement un au revoir car il rejoindra Petit Poisson pour traverser l'océan pacifique en passant par le canal du Panama.

    Un plein d'essence et quelques plongeons plus tard, nous partons visiter la ville de Saint-Georges. Le fort Saint-Georges, en haut d'une colline, a retenu notre attention. C'est un bout de forteresse avec une superbe vue sur toute la côte. Nous traversons une place qui semble être celle du marché mais qui est complètement vide, tous les magasins sont fermés. Une petite rue en montée nous mène vers une église, détruite il y a plusieurs années par un ouragan, aujourd'hui en reconstruction.

    Nous nous enfonçons dans les petites ruelles, prenons des chemins qui parfois ne mènent nulle part. Finalement, on arrive de l'autre côté de la colline et on aperçoit un énorme stade de sport. Nous sommes loin mais on peut entendre de la musique qui vient de là bas !
    Par curiosité, on descend jusqu'au stade et on continue de se balader. On atterrit dans le petit bar de Banana Tree, très local et super bonne ambiance, qui fait le fameux 3 for 10, que vous connaissez maintenant. Les locaux sont adorables, ils se démènent pour nous trouver de quoi manger car tous les restaus sont fermés. Ce sera donc un bouillon de viande non identifiée accompagnée de ses petites patates. Pas dingue mais on apprécie l'effort ! On enchaîne les parties de cartes, et on échange même quelques parties de dominos avec les locaux.

    Sur la route du retour, on s'arrête dans un petit restau pour attraper de quoi se nourrir un peu plus. L'attente sera extrêmement longue, mais nous repartons vers le bateau le ventre bien rempli. Demain, nous partons du port !

    ✒ Clara
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  • Sailing Trip sur Uoshan J10

    6 de junho de 2022, Granada ⋅ 🌧 28 °C

    On a trouvé Atlandide

    Qui dit fête dans des bars locaux dit réveil tardif. La matinée est donc déjà bien avancé mais nous décidons de passer faire quelques plouf dans la piscine du port, qui nous fera le plus grand bien. On effectuera également une lessive bien nécessaire, ainsi que les derniers pleins du bateau en eau (pas dans l'essence cette fois) et en nourriture.

    Au menu aujourd'hui : on quitte le port pour rejoindre un mouillage non loin de là, histoire d'être dans un endroit plus sympa et moins chère. On largue les amarres dans le milieu d'après-midi, car notre destination est vraiment proche (30/40 min). Nous trouverons une bouées pour la nuit à côté de Dragon Bay.

    Il se trouve qu'à une centaine de mètre de notre spot se trouve une attraction touristique de l'île : le Parc Sous-marin de Sculpture de Grenade. Nous y filons donc en annexe, avant que le soleil ne se couche. L'eau est un peu trouble ce qui rend les sculpture parfois flippante, mais c'est assez marrant de visiter une sorte de musée de cette façon. De plus, la végétation sous marine a pris le contrôle des statues, ce qui rajoute de la couleur et des formes à tout cela.

    S'ensuit une rapide session de chasse sous marine pour Armel et moi même sans grand succès, mais où l'on aura vu de très beaux et gros poissons. Nous commençons à prendre un peu d'aisance sur la chasse, et à vraiment découvrir le monde sous marin accessible si l'on reste sous l'eau, avec ou sans harpon.

    On ira ensuite se coucher pas trop tard, car le lendemain on prévoit une petite randonné sur l'île.

    A bientôt !

    Titouan
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  • Sailing trip sur Uoshan J11

    7 de junho de 2022, Granada ⋅ ☀️ 26 °C

    La rapide chasse de la veille à laissé Titouan et Armel sur leur reste. Seulement voilà aujourd'hui c'est rando au programme donc pas vraiment le temps d'y retourner, à moins de se lever tôt. À 7h les deux compères sont donc dans l'eau. La session durera 2h et ne sera pas vraiment couronnée de succès. Les énormes pagres qu'on a vus la veille ne sont plus là, en revanche les belles sardes queue jaunes sont toujours dans le coin mais notre niveau ne nous suffit pas pour en attraper. Ce qui est super c'est qu'on a une grande marge de progression à tous les niveaux : apnée, technique dans la descente, sélection du poste , camouflage, repos, etc. Chaque session, en plus de permettre l'observation d'une faune incroyable, nous fait progresser un peu plus.
    C'est donc complètement lessivés qu'on arrive au petit déj avant de partir pout la rando.
    Thomas et Martin sont eux aussi réveillés tôt mais contre leur grès par des "MORNING MORNING" d'un homme venu demander un payement surprise pour la bouée de mouillage.
    En chemin pour le point de départ de la rando on s'arrête à Saint George pour y acheter un pic nic. On découvre alors la ville et son marché en pleine activité. L'ambiance est totalement différente que dimanche, deux jours auparavant.
    La rando a pour but de rejoindre les Seven sisters, Sept cascades. Après 20 min de marche on rejoint la cascade principale et on comprend que le programme de la journée sera plus proche de la balade que de la rando. On s'arrête donc à la cascade pour manger. Après ça s'en suivra un modeste tour dans les bois pour trouver les autres cascades qu'on nous a indiqué comme beaucoup plus petites, ce qui nous étonne étant donné que la premiere n'était déjà pas bien grosse. La recherche est un échec et on décide donc de rentrer.
    De retour à Saint George on fait des courses pour ravitailler le bateau. C'est l'heure de pointe et on a jamais vu autant de monde attendre le bus. Effarouchés on décide de faire les 3 km qui nous séparent du bateau à pieds, au moins on aura sauvé l'honneur pour une soit disant journée rando.
    Juste avant d'arriver au bateau on s'arrête dans une Épicerie/bar/jesaispasquoi, qu'on avait repéré à l'aller pour son billard et son jeu de fléchettes. On enchaînera quelques parties de flèchettes, ou plutôt Martin nous enchaînera sur quelques parties de fléchettes. Il semblerait que notre entraînement en Dominique n'ai pas suffit.
    On est ensuite rentré au bateau en essayant de se coucher tôt pour déguerpir tôt et éviter de payer une deuxième fois la bouée de mouillage.

    Armel.
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  • Sailing Trip sur Uoshan J12

    8 de junho de 2022, Granada ⋅ ⛅ 28 °C

    Quand le courant passe...

    Petite astuce technique aujourd'hui : si vous levez l'ancre avant 8h du matin, la bouée est gratuite.

    On a appliqué ce conseil et sommes donc partis aux alentours de 7h30. L'objectif est de retourner à Carriacou pour y faire une dernière escale avant de quitter la Grenade et de rejoindre les Grenadines ! On a une trentaine de milles à effectuer, ce qui devrait nous prendre maximum 6h.

    Seulement voilà, il se trouve que nous sommes déportés par le courant et que le vent n'est pas vraiment dans la bonne direction ce qui nous oblige à tirer quelques bords, c'est à dire changer le cap d'un côté à l'autre du vent, pour le remonter. Ça rallonge la distance et le temps de trajet, mais nous sommes super content de faire quelques manœuvres (même basique) en navigation.

    Nous arrivons donc vers 16/17h à Carriacou, dans la même baie où nous avions mouillé la dernière fois. Il est trop tard pour faire notre Clearance de sortie, c'est à dire signaler notre départ du pays, ce qui est obligatoire pour pouvoir rentrer dans un autre pays ensuite. Nous allons faire des courses tout les 3, avec de très forts symptômes de mal de terre, nous obligeant à nous accrocher à l'échoppe du monsieur vendant les fruits 😂
    Nous restons donc finalement là nuit dans la baie, un peu fatigué de cette longue navigation.

    Bonne nuit !

    Titouan
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  • Sailing Trip sur Uoshan J13&14

    9 de junho de 2022, Granada ⋅ ⛅ 28 °C

    L'îlot paradisiaque

    La journée commence tranquillement dans la baie de Tyrell (Carriacou), que nous connaissons bien. Puisque nous n'avons pas pu faire la clearance la veille, Sylvain se lève et s'en occupe pour qu'on puisse partir tôt.
    Nous ne hissons même pas les voiles car la navigation s'annonce très courte. En effet, nous visons un lieu repéré une semaine plus tôt, qui nous a tous fait rêver... vous pourrez deviner facilement, nous visons la superbe plage de Paradise Beach ! Et plus précisément, nous faisons cap vers Sandy Island, un îlot de sable blanc au milieu de l'étendue d'eau turquoise, peuplé seulement de quelques cocotiers. Ce petit bout de paradis, ce sera notre mouillage pour la nuit. Comme on dit souvent, on est mieux ici qu'en prison.

    Nous arrivons donc après une mini-nav sur ce lieu magique. Quelques bateaux sont déjà ancrés sur le spot, nous saluons nos nouveaux voisins de la main. Le ciel est couvert, nous sommes un peu déçus car les couleurs du paysage sont un peu ternies par le ciel grisâtre. Nous attendons avec impatience le moment où la lumière rendra tout le spot magique !

    Après un trop bon repas composé de fajitas, piloté par chef Martin et réalisé par ses commis/son équipage, nous sortons masques, tubas, et palmes pour certains, et plongeons avec hâte pour explorer les fonds. Quelques crawls plus tard, nous posons le pied sur Sandy Island, avec pour objectif de traverser l'ilot (ce qui prend environ 30 secondes) et d'aller nager de l'autre côté. Celui-ci est plus agité, il y a un peu de houle, mais cela ne décourage pas nos plongeurs favoris, même au contraire. Ils verront plein de poissons, beaucoup plus que de l'autre côté, et même un tarpon de 1 mètre 30 pour Armel, qui s'en souviendra longtemps. Un peu démotivée par la houle, je décide de ne pas nager de ce côté et d'explorer l'îlot à pied. Depuis que nous étions passés à Paradise Beach, je rêvais de marcher sur cet îlot. Je n'ai vraiment pas été déçue. Il y a de l'eau à ma gauche, à ma droite, et même sous mes pieds. Et oui, plusieurs piscines naturelles sont cachées entre les digues de coraux. C'est dans ces moments qu'on réalise la chance qu'on a !!

    Sur ces belles découvertes, nous retournons au bateau pour lancer quelques parties de coinche ou tarot, avant de préparer l'apéro. Comme d'habitude, nous arrivons à être en retard, même pour le coucher du soleil. Nous partons à toute vitesse à bord de l'annexe, et nous traversons l'île en courant pour admirer le coucher du soleil dans les nuages. Comment rêver mieux ??

    De retour au bateau, nous continuons l'apéro et les nombreuses parties de cartes. Pas de poisson au menu car nous sommes dans une réserve, sinon vous vous doutez bien que nos pêcheurs auraient ramené le repas.

    Au cours de la soirée, le bateau devient un véritable ring de boxe. Le maître mot : pousser tout le monde à l'eau. Il ne faut se fier à personne, la moindre inattention fini avec un plongeon forcé ! Après pas mal d'aller-retours dans l'eau et un combat de longue haleine, la team kakaraïbes réussit à mettre Thomas à l'eau, qui résistait jusque là aux attaques... En effet, les deux capitaines s'étaient alliés avec Thomas et ne s'étaient même pas mouillés une seule fois !! Pour nous, les scores étaient moins glorieux, avec beaucoup de mises à l'eau et quelques rencontres de très près avec la coque du bateau...

    Encore une belle soirée avec toute la team Uoshan, on est tellement reconnaissants de pouvoir vivre des moments comme ça tous ensemble !

    Le lendemain, il fait grand soleil quand nous nous levons. Nous passons la matinée à plonger, fouiller les fonds marins à la recherche du collier égaré de Thomas (on ne l'a pas trouvé, par contre le masque de Sylvain était sous le bateau). Nous levons l'ancre dans l'après-midi avec un combo moteur-génois (les conditions ne nous permettant pas de tout faire à la voile), pour aller jusqu'au prochain mouillage à Union Island.

    Nous nous ancrons dans une baie protégée car les prévisions annoncent des vents forts pour la nuit, mais là où nous sommes il n'y a rien à craindre. On passe donc la soirée sur le bateau, à discuter et jouer aux cartes.

    ✒️ Clara
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  • Sailing trip sur Uoshan J15

    11 de junho de 2022, São Vicente e Granadinas ⋅ ⛅ 27 °C

    Aujourd'hui pas grand chose au programme alors Titouan et Armel en profitent pour faire une grosse session de chasse sous marine. Le début est un peu complexe. Un groupe de plongeur viens nous rendre visite en plein agachon (affût au fond de l'eau). C'est embêtant puisque leur presence relevant d'une discretion nule fait fuir tous les poissons mais en même temps c'est marrant de les voir arriver en étant au fond de l'eau. C'était un peu comme si on faisait partie du récif et eux étaient étrangers. Un changement de poste s'est donc imposé. En faisant donc un agachon sur une autre pierre plus loin Armel tombe nez à nez avec un énorme banc de vivaneaux. Un premier joli poisson et donc capturé. On tourne alors ensuite le reste de la session sur ce poste en amont d'un grand cassant. Titouan réussira a attraper un spécimen encore plus gros que le premier. Cette session de presque 3h sera encore une fois source de plein d'apprentissages.
    Seulement voilà arrivés au bateau on réalise que ces poissons sont susceptibles de donner la ciguatera aussi appelé la gratte. C'est une mechante intoxication alimentaire due au toxines présente dans certains poissons. Ces toxines proviennent à la base de certains corraux qui sont consommés par les poissons de récifs. Les prédateurs accumulent l'ensemble des toxines absorbées par tous les poissons dans leur chaîne alimentaire. Les poissons péchés faisant plus de deux fois le poids en deçà duquel les risques d'intoxication sont faibles, le doute s'installe dans la tête de tout l'équipage. Heureusement l'appelle de deux restaurants locaux nous confirme que la ciguatera n'est pas encore arrivée dans les Grenadines. Les vivaneaux nous font donc finalement un super repas de midi et des rillettes avec les restes.
    L'après midi sera seulement composé de jeux de cartes et d'une petite viré au bar de la plage le temps du coucher de soleil.
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  • SailingTrip sur Uoshan J16

    12 de junho de 2022, São Vicente e Granadinas ⋅ ☀️ 28 °C

    La navigation commence !

    Il est temps de quitter notre abri au sein de la baie de Union Island pour rejoindre Bequia, la plus grande île des Grenadines et la plus au nord. Les conditions sont annoncés plus costaud que d'habitude et on a hâte (ou pas pour Clara) de découvrir un peu ce que ça donne. Nous avons une petite trentaine de miles en distance, mais cette fois le vent est pile sur notre cap. Nous devons donc remonter en tirant quelques bords, ce qu'on trouvera top avec Armel car on aime bien faire des manœuvres. Pour Clara, elle suivra tout ça allongé dans la cabine, en essayant de survivre. La mer est en effet plus démontée que jusqu'à présent, ce qui donne lieu à de belles vagues déferlantes sur le pont 😁
    Lors du dernier bord pour caper sur notre destination, une des manniles d'écoute de la trinquette (téma le vocab de marin) explose sous la tension. Nous finissons au moteur, heureusement pour pas long.

    On rejoins finalement Port Elizabeth, la ville principale de l'île de Bequia en fin de journée. On est tout de suite accueilli par un homme en bateau nous proposant d'utiliser sa bouée pour la nuit. Nous refusant, en pensant plutôt s'ancrer pour ne pas payer. On lui achètera quand même quelques produits locaux.
    Il se trouve que dans le noir, on ne trouve pas d'endroits pour jeter l'ancre. On décide donc de prendre une bouée au pif pour la nuit, on verra demain.

    Une fois accroché, on ira prendre un petit verre de l'amitié pour fêter cette navigation dans de "fortes conditions", d'après nos capitaines, qui s'enchaînera avec un petit restau ma foi fort sympathique, où Clara dégustera un barracuda delicioso. Nous retournons ensuite à bord pour passer une nuit paisible et agréable.

    A bientôt !

    Titouan
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  • Sailing Trip sur Uoshan J17

    13 de junho de 2022, São Vicente e Granadinas ⋅ ⛅ 27 °C

    Ce matin, avant toute chose, nous quittons la bouée payante pour aller quelques centaines de mètres plus loin au mouillage, gratuit.

    Fraîchement arrivés à Bequia (qui se prononce Beq-wai), nous décidons de partir à la découverte de l'île. Nous avons repéré un sentier qui longe la côte en passant par plusieurs plages et quelques jolis points de vue.

    À bord de notre fidèle annexe, nous accostons sur un ponton assez peu engageant (il manque des planches) et partons en balade. Sylvain préfère l'option baignade, il décide donc de rester sur la première plage pendant que nous nous baladons.

    Au début du sentier, on peut lire une pancarte "taking the path is at your own risk", on ne comprend pas bien l'intérêt car marcher sur ce sentier ne semble pas bien compliqué... C'est même plutôt joli, on alterne entre des passages sous les falaises, le long des pontons, sur le sable blanc des plages, cette promenade nous permet de voir différents paysages en un rien de temps !
    Nous tombons tous d'accord sur un point : cette île est une des plus riches que nous avons visitées jusque là. On voit beaucoup de maisons au style américain, les routes sont en très bon état, les restaurants ressemblent beaucoup à ceux qu'on trouve en Europe, mais l'île garde quand même son charme carribéen.

    On arrive tout au bout du sentier quand une grosse pluie se met à tomber. On la laisse passer en s'abritant, et surtout en espérant que Sylvain a aussi trouvé de quoi se mettre à l'abri. On fait demi-tour une fois que l'averse est passée, mais à une dizaine de minutes de la plage où se trouve Sylvain, un deuxième grain nous tombe dessus ! Pas de panique, plutôt que  tremper nos affaires on préfère juste se mettre en maillot de bain et profiter de l'eau douce qui coule du toit d'un restau pour se rincer (ce qui fera bien rire les locaux).

    Comme la pluie ne s'arrête pas et que de toute façon, nous sommes déjà mouillés, nous partons tous les 5 récupérer Sylvain pour l'emmener au restau que nous venons de repérer. Titouan profitera de la pluie pour encore plus tremper tout l'équipage en sautant dans chaque flaque d'eau qu'il trouve...
    Nous arrivons tout dégoulinants et en serviettes de bain au petit restau, afin de boire un verre et surtout jouer aux cartes pendant que la pluie passe. Les parties s'enchaînent, les cocktails maison aussi, et l'ambiance bat son plein. Nous avons tous plein d'énergie à revendre et nous décidons de prolonger la soirée dans un petit bar bien local et bien roots comme on aime.
    Nous n'aurions pas pu mieux tomber ! À peine arrivés, nous commençons à discuter avec des locaux. L'un d'entre eux a décidé de nous faire goûter une soit-disant spécialté locale appelée "Sunset", qui n'est ni plus ni moins qu'un rhum de qualité douteuse à...84°. Oui, ça pique. Mais on apprécie l'effort de nous faire découvrir les coutumes locales !

    Il y a pas mal de monde, nous sommes tous lancés dans des discussions avec différents locaux trop sympas. Dans l'équipage, nous sommes nombreux à échanger des parties de Ramy version carribéenne avec une locale qui déborde d'énergie. Déjà que nous avons du mal à la comprendre, c'est encore plus dur de comprendre sa version des règles mais nous nous accrochons - enfin surtout Martin s'accroche, en effet notre capitaine saute toujours sur l'occasion de gagner un jeu de cartes.

    Pendant ce temps, je discute dans un anglais approximatif mélangé à du créole avec Baba, un local qui s'avère être peintre, il a d'ailleurs décoré le bar dans lequel nous nous trouvons. Au bout d'un moment, il se lance dans la confection d'une œuvre d'art devant nos yeux : il commence à dessiner la mer, puis un voilier, puis il me demande le nom de notre bateau... nous réalisons qu'il est en train de dessiner Uoshan, avec nous dessus !! Tellement de bonne volonté, il regrette même de ne pas avoir de peinture pour finaliser son dessin.

    Après cette belle soirée, nous rentrons sur le bateau avec notre œuvre d'art sous le bras, prêts pour un gros dodo !

    ✒️ Clara
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  • Sailing trip sur Uoshan J18&19

    14 de junho de 2022, São Vicente e Granadinas ⋅ 🌧 27 °C

    La fatigue de la sortie de la veille additionnée à une grosse pluie incessante nous cloue sur le bateau. Cependant un événement inattendu c'est tout de même passé. On ne vous en a pas encore parlé mais Titouan et moi (surtout Titouan quand il se lève avant tout le monde) pêchons un peu à la canne tous les jours. C'est redoutablement efficace, on pêche rarement plus de 20 min et pourtant le bredouille n'arrive pas ou presque pas. En général on attrape des carrangues franches, un poisson carnassier qui est présent sans exception à tous les mouillages. Alors que je pechais tranquillement une touche survient et le poisson vide presque la bobine du moulinet. La canne qu'on utilise est celle qu'on a achetée en Guadeloupe pour une bouchée de pain, elle est toute rouillée et le moulinet est en train de rendre l'âme, bref pas du matos très fiable. Le combat n'est pas évident et l'équipage est curieux de savoir ce qu'il peut bien se trouver au bout de la ligne. Après 10 min et deux tours du bateau on voit apparaître une grosse tâche blanche. On a peur que ce soit une raie. Finalement c'est une carrangue à plumes de 60 cm, aux reflets magnifiques. Au moment où titouan essaye de hisser le poisson au bateau la ligne casse dans ses doigts. Dans un sursaut héroïque il parvient à l'attraper par la queue avant qu'il ne disparaisse. En plus de cet acte, il se portera aussi volontaire pour enlever ses filets. La tâche était loin d'être évidente et il lui a fallu plus d'une heure.

    Le jour suivant commence par de la logistique : courses et lessive. Malheureusement cette deuxième tâche échoue et nous oblige à repasser dans l'après midi et par la même occasion à repousser notre départ de Bequia au lendemain. Cela nous laissera en revanche le temps de faire une petite balade. On a donc traversé l'île (qui n'est vraiment pas large), pour aller se baigner sur la côte Atlantique qu'on ne voit jamais. La mer y est plus agitée mais la plage tout aussi belle. Au cours de la balade on a assisté à une bataille entre deux chiens et un autre assez violente. Clara était traumatisée.
    Fun fact : on est passé devant un bar avec du mobilier en os de baleine. Bequia est une île où la chasse a la baleine est pratiquée traditionnellement. Aujourd'hui les habitants sont divisés entre conservateurs de cette pratique et ceux qui pense qu'il serait mieux de passer à autre chose. Pour l'instant les pêcheurs prélèvent quatre spécimens par an.
    Le soir, nous avons abordé en annexe le bar flottant qui se trouvait non loin de Uoshan. C'était une expérience originale, dommage qu'il n'y avait personne d'autre que nous pour mettre une ambiance plus chaleureuse.

    Armel.
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  • SailingTrip sur Uoshan J20

    16 de junho de 2022, São Vicente e Granadinas ⋅ ⛅ 27 °C

    Bienvenue chez les richou

    Après être resté 4 jours dans la même baie, il était temps de partir ! On lève l'ancre assez tôt le matin car on veut essayer de visiter le plus d'île possible avant la fin. On doit faire un stop pour remplir les cuves d'eau car on commence à manquer. Seulement impossible de trouver la pompe à Bequia, on part donc en sachant qu'on pourra en trouver autre part, ne paniquez pas.

    L'idée est de rejoindre l'île de Mustique (il n'y a pas de "o", je fais pas tout le temps des fautes d'orthographe) qui est connue pour être la destination vacances de quelques millionaires, voir milliardaire comme par exemple la famille Royale, Mick Jagger et David Bowie. La navigation est facile, on traverse néanmoins un très gros "champ" de sargasse...

    L'arrivée sur l'île est fidèle à sa réputation, une plage presque blanche, du gazon tondu, des villas tellement grande qu'on dirait des hôtels 5 étoiles, mais bon pas de Rolling Stones. Enfin bref, une île de riche quoi.
    On se place à une bouée, en attendant de voir ce qu'il nous sera proposé comme tarif. On en profite pour aller ploufer dans l'eau crie Staline, ou on repère quelques tortues vertes.
    Le verdict tombe : 70 dollars US la nuit, alors qu'on est plus autour de 15/20 d'habitude. Pas d'hésitation dans le groupe, on repart aussitôt avoir englouti nos délicieux accras de carrangue à plume (merci Armel), vers une micro île : Savan Island. Elle a l'air magnifique, le mouillage est moyennement protégé mais les fonds marins on l'air ouf. Seulement voilà, le fond n'est pas adapté et on risque de passer une nuit agitée. On repart donc encore une fois pour rejoindre Canouan, l'île où nous avions fait escale au début du trip. On s'installera dans une mini baie bien jolie, mais avec quelques vagues qui vont animer notre nuit.
    Avec Armel on ira voir ce que donne la faune marine du coin, mais ça commence à être sombre donc rien ce soir, attendez demain les impatients.

    Voilà voilà bisous

    Titouan
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  • SailingTrip sur Uoshan J21

    17 de junho de 2022, São Vicente e Granadinas ⋅ ⛅ 27 °C

    Les îles magiques

    Canouan c'est fini, c'était l'île de notre premier mouillage dans les Grenadines. Mais si vous suivez bien, on a toujours pas d'eau douces dans les cuves, même dans celle de diesel. Du coup, arrêt obligé a la marina de l'île. Et là, c'est dans le Las Vegas des ports que nous accostons. Deux petits phares en entrée, une eau bleu turquoise, des quais en dur et totalement propres mais complètement vides, des petites maisons sortis d'un film américain, des cascades artificielles se transformant en piscine : ça à l'air aseptisée et on se demande où on a atterri. Mais bon on est pas là pour longtemps, on se dépêche de remplir l'eau, pendant que Sylvain et Thomas vont faire la clearance de sortie du pays à l'aéroport tout proche, parce que sinon au port ça coutais une blinde. Pendant ce temps, un yatch de location arrive au port. Étant donné qu'il fait 5 fois la taille de notre bateau, on se permet de regarder le prix : 450 000€ la semaine. Eh bé... Une fois toute la logistique terminé, on s'en va de chez les richou non sans payer une petite taxe de passage au port bien trop salé, mais bon on avait pas trop le choix.

    Aujourd'hui, direction les Tobago Cays. C'est un enchaînement de recif corallien qu'on nous décrit somptueux, et qui sont un peu le must à voir en voilier : on à hâte ! La navigation est courte et se fini au moteur car il faut zizgzager entre les récifs pour ne pas couler et se noyer. Et puis finalement on arrive dans probablement le plus beau mouillage que l'on ai fait jusqu'alors ! Nous sommes entre 2 ilets, dans une eau magnifique : c'est vraiment vraiment sympa. On saute directement à l'eau pour aller voir ce qu'il s'y trame, car on est dans une réserve naturelle tout de même ! Manque de bol, les trucs à voir sont un peu plus loin, là où il n'y a pas de bateau. On voit quand même quelques tortues, et du courant.
    On ira trinquer au coucher du soleil sur la plage d'une des deux îles, où un requin nourrice viendra nous chatouiller les pieds (nan en vrai il nous a pas touché). C'est le premier requin qu'on voit de tout le voyage alors on est bien content !

    On retournera ensuite sur le bateau, pour passer une dernière nuit au mouillage, autour d'un bon repas et d'un bon film. Demain, c'est le grand départ !

    Bisous bisous

    Titouan
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  • Sailing sur Uoshan J22

    18 de junho de 2022, Trindade e Tobago ⋅ ⛅ 29 °C

    24h de nav

    Ce matin, nous avions envisagé d'aller nager avec les tortues dans la réserve proche de notre mouillage. Mais certains réveils sonnent plus tard que prévu, d'autres privilégient une bonne nuit de sommeil avant la navigation qui s'annonce plus intense que celles que nous avons connues jusque là ! Nous partons donc avec quelques regrets de n'avoir pas exploré tous les fonds du coin, mais ce n'est pas grave car une nouvelle aventure nous attend. Pour Armel, Titouan, Thomas, et moi, les novices de la voile, c'est une vraie première : on va expérimenter la navigation de nuit.

    Celle-ci s'organise en quarts : chacun à tour de rôle se lèvera pendant la nuit pour faire une veille, en s'assurant qu'il n'y a aucun danger ni risque de collision. Comme nous n'avons quasiment pas d'expérience, pas question de faire les quarts tout seul ! (Les capitaines tiennent un peu à leur bateau et aux vies de l'équipage). Pour cette raison, nos quarts s'organiseront de la manière suivante : les quarts de Martin et Sylvain dureront chacun 3h, et les nôtres 1h30. Ainsi, chacun aura deux créneaux de nuit, pour vivre cette expérience totalement nouvelle !

    L'ordre des quarts est tiré au court-bout, version marine de la courte-paille, car il y a un créneau qui donne envie à tout le monde... celui du lever de soleil.

    La journée se passe super bien, nous avons le vent de travers et nous avançons à toute vitesse, en moyenne entre 6 et 7 noeuds, ce qui est vraiment bien pour un voilier de ce gabarit (les estimations sont calculées pour une allure de 5 noeuds en général). Nous avons donc bien avancé, même plus que prévu, quand la nuit commence à tomber. On aperçoit l'île de Grenade au loin, et on continue de voir des lumières même une fois qu'il fait noir.

    Après un bon repas, Armel et Martin entament le premier quart de nuit, et croiseront pas mal de cargos. Quand Titouan prend la suite, une plateforme pétrolière apparaît au loin sur l'AIS. Petit à petit, la trajectoire du bateau se rapproche de la plate-forme, et de loin on aperçoit une masse très lumineuse. Quand je prends la suite de Titouan, Sylvain remplace Martin et nous remarquons que nous allons presque droit vers la plate-forme. Même si la trajectoire a été corrigée plusieurs fois, on est obligés de modifier encore un peu le cap car il faut éviter de trop s'approcher. On passe quand même assez près, et on distingue même des détails depuis le bateau : des grues, d'autres bateaux, et tellement de lumière qu'on croirait voir un sapin de Noël.
    A là fin du quart, on enlève le génois pour le remplacer par la trinquette, une plus petite voile, car les prévisions annoncent des rafales un peu plus élevées pour le reste de la nuit. Thomas est déjà réveillé et prend la suite, toujours avec Sylvain.

    Le reste de la nuit se passe dans le même ordre, les cabines tournent car avec la gite, il est impossible de dormir à deux au même endroit.

    Pendant son deuxième quart, Armel aperçoit la terre à l'horizon. Chacun, nous pourrons la voir se rapprocher petit à petit, nous irons jusqu'à longer les falaises de Trinidad avec en bonus une vue sur les cotes Venezueliennes !

    Nous arrivons de bon matin au port de Chaguaramas, la destination finale de Uoshan. Comme nous avons fendu l'eau à toute allure, nous sommes arrivés plus tôt que prévu, tous bien fatigués par le rythme décalé des quarts mais super contents d'avoir vécu cette expérience de voile !

    ✒️ Clara
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  • Uoshan sailing trip, la fin

    18 de junho de 2022, Trindade e Tobago ⋅ ⛅ 29 °C

    Le bateau est amarré sur le ponton du chantier naval et nos missions sont multiples : ranger et nettoyer le bateau, le mettre en mode repos pour les 6 mois de la période cyclonique, faire notre clearence d'entrée à Trinidad et Tobago et dire au revoir à tout l'équipage.
    Les autorités sont plutôt strictes pour l'entrée sur l'île et les ragots de nos voisins de pontons ne nous donnent pas un très bon apriori. Martin est en contact avec une dame qui travaille au port, elle s'occupe de préparer toute la procédure et de nous guider pour la réaliser. Tant qu'on a pas les tampons sur notre passeport on ne peut théoriquement pas quitter le chantier naval. La première étape consiste à se faire tester pour le covid par un médecin. Ce dernier vient le premier jour et la scène est plutôt drôle et assez paradoxale avec le soit disant sérieux des autorités sur le covid notament. On réalise le test sur une table de pic nic en mode vacances, le "médecin" se contente de nous chatouiller l'entrée du nez avec son coton tige et en plus il a déjà imprimé nos résultats negatifs ! La suite de la procédure demandera à Sylvain plusieurs aller retour avec l'immigration dont on vous passera les détails et on finira par avoir les tampons au bout de seulement un jour.
    Mais revenons en au début avec le bateau. La journée de notre arrivée à été mouvementée, on a bien avancé dans le rangement du bateau avec le démontage de toutes les voiles, de tous les bout et le rangement d'une partie des coffres extérieurs, le tout sous le regard du propriétaire du bateau d'en face qui se detendait et se désalterait devant le spectacle.
    La journée suivante était pluvieuse et nous avons pas beaucoup avancé sur Uoshan. En revanche nous avons tous les trois démonté les deux voiles du bateau d'en face pour une rémunération plus qu'honnête. En revanche la soirée était plus mouvementée, on a fêté le départ de Thomas qui prenait l'avion le lendemain pour Carthagène afin de rejoindre l'équipage de Petit poisson pour traverser le Pacifique. On a invité à prendre l'apéro le propriétaire du bateau d'en face qui avait déjà bien commencé sans nous toute la journée et qui manqua de finir à l'eau pour monter sur Uoshan.
    Le lendemain matin on a assisté à la sortie de l'eau de Uoshan. C'était assez impressionnant est aussi perturbant de le voir hors de l'eau. Les jours suivant on été consacrés au rangement complet de Uoshan. On a entre autre lavé les fonds de calle, rangé et nettoyé intégralement l'intérieur, nettoyé le pont, le tout sous une chaleur accablante et l'assaut des moustiques. On a ainsi vécu en hauteur sur Uoshan perché, une expérience différente après tous ces jours sur l'eau.
    La veille du départ de Martin et Sylvain, on est allé au bar pour se dire aurevoir. On a fini en beauté avec cette petite soirée avec un billard, la rencontre de français installant une plate forme pétrolière et des pas de danses enflammés avec la serveuse.
    On est super heureux d'avoir rencontré nos capitaines qui sont vraiment de super personnes. On est vraiment reconnaissant de tout ce qu'ils ont fait pour nous, de tout ce qu'ils nous on appris et on a vraiment hâte de les recroiser sur la terre ferme.
    Ainsi s'achève notre aventure de marin, il nous faut maintenant nous retrouver à nouveau tous les trois à la découverte de Trinidad et Tobago.

    En bonus : une vidéo de daufins venus nous rendre visite un jour de navigation, le spectacle était incroyable.

    Armel.
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  • Trinité en fast-life

    24 de junho de 2022, Trindade e Tobago ⋅ ⛅ 30 °C

    Nous quittons le bateau le 24 au matin, en partant avec Sylvain et Martin direction l'aéroport pour eux, Port d'Espagne pour nous. On se quitte sans grande fête car la navette nous dépose au bord de la route. On est un peu déçu de ne pas pouvoir les saluer comme ils le méritent, mais on s'est promis de se revoir en France alors ça va.

    Nous voilà donc dans la capitale du pays, à côté du jardin botanique et du bureau du président. On se retrouve d'ailleurs au milieu d'une espèce de manifestation sans trop comprendre de quoi elle en retourne. Poussé par la faim et l'envie de déposer nos sacs trop lourd, on ne s'attardent pas et on file vers notre Airbnb. Il se trouve qu'il est au sommet d'une sacré montée qui nous met bien dans le mal, mais on y arrive tout de même. On pose nos affaires et retournons faire quelques courses en vitesse pour enfin manger, vers 17h 😁

    Nous sommes le 24, notre avion part le 28 ce qui nous laisse 3 jours pour visiter un peu les environs. Le lendemain (25), nous profitons des lits confortables et de la température clémente en comparaisons du bateau pour nous reposer. Nous partons ensuite à la visite de Port d'Espagne. Nous déambulons dans les rues, et pour tout dire, c'est un choc. Nous sommes de retour dans une vraies grande ville, avec des mélanges culturelles fort. On entend parler anglais et espagnol, des enseignes américaines sont présentes et personne ne nous accoste car nous sommes blanc. On s'arrêtera manger dans un centre commerciale avant de rejoindre le musée nationale de Trinité-et-Tobago. Il est plutôt fourni et nous en apprenons un peu plus sur le pays. On se rend compte qu'une très grosse partie de l'économie du pays vient de l'exploitation du pétrole (ce qui explique les plates-formes pétrolières) et qu'il n'y a pas si longtemps (10 000 ans) l'île était relié au continent sud américain. C'était sympa d'avoir une partie un peu culturelle, que nous n'avons pas trop exploré jusqu'alors, du moins dans des musées. On finira au jardin botanique qui est vraiment sympa, en comparaison d'un autre que nous avions fait (coucou Roseau).

    Pour ce qui est de jour suivant, nous avions prévu de rejoindre une petite balade au nord ouest de l'île, seulement la pluie a décidé de s'inviter et nous bloquent. C'est la première fois qu'on a une journée entière de pluie dans les Caraïbes et ça ne faisait pas semblant. Le pays était en vigilance jaune pour cet épisode orageux et on a bien fait de rester à l'intérieur. On en a profité pour organiser un peu la suite et faire beaucoup de parties de coinche 😘

    Enfin, le 27 nous décidons de partir pour le nord de l'île, qui semble être plus sauvage et avec de jolies paysages. On se fait emmener par un espèce de taxi qui nous assurent que les bus ne fonctionne pas trop par ici à cause des glissements de terrains. On rejoint la plage de Maracas Bay sous la pluie encore une fois. On la laisse passer en dégustant une spécialité local : le Bake and Shark. Oui oui c'est bien du requin, mais qui n'est pas en danger ici (de ce qu'on nous a dit). On ira ensuite jouer dans les vagues de la plage, sous la forte surveillance des moniteurs, qui semblait ne pas trop nous croire quand on leur disait qu'on savait nager.
    On rentre ensuite en bus (tiens tiens il fonctionne on dirait) pour 4 fois moins que notre aller. Et puis nous voilà déjà à notre dernière soirée à Trinité, on regarde un n-ieme Harry Potter et on va se coucher, en pensant à demain et à notre départ.

    Nous avons finalement vu très très peu du pays, à cause de la météo et de notre manque de voiture sur une île qui est 4 ou 5 fois plus grande que ce qu'on a vu jusqu'à présent. Il y a encore énormément de chose à voir, notamment l'île de Tobago qui semblent magnifique. Peut être qu'on reviendra 😉

    A bientôt !

    Titouan
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