• Khalid J
  • Marie F

La route de.s Pékin.s

Complètement à l'Est, ces deux-là ! Leggi altro
  • Taqah

    26 febbraio 2020, Oman ⋅ 🌙 22 °C

    Nous finissons la journée à Taqah, sur une falaise qui surplombe la ville. Une fois le soleil couché, les dernières voitures parties, l'endroit est désert et nous y installons la tente. Mais 2h plus tard, ce sont plusieurs gros 4x4 qui se pointent. Des gens viennent passer la soirée ici, se faire du café, etc. Les Omanais semblent plutôt couche-tard. Il n'y a qu'à se rendre dans un mall à 21h : c'est blindé.Leggi altro

  • Salalah & Fazayah

    27 febbraio 2020, Oman ⋅ ☁️ 27 °C

    Visite du site archéologique d'Al Baleed, du musée d'histoire et d'un tas de bungalows à séminaires. Nous prenons une route tortueuse pour se rendre au site supposé de la tombe de Job (Ayoub). Des baobabs et des arbres à encens sont parsemés dans le paysage aride. Puis nous allons passer la nuit sur la plage de Fazayah, loin de tout. La Sunny fait encore la fourwheela dans la descente à pic. On se trouve une plage perso avec un gros rocher en forme de tortue, qu'on baptise Soulahfa beach. 

    Des dromadaires se baladent sur la plage, on se baigne, on fait un feu, on mange des nouilles chinoises, les vagues s'illuminent avec le plancton bioluminescent, bref tout est idyllique... Jusqu'à ce que le vent se lève vers 4h du matin et que les rafales écrabouillent la tente, au point qu'on déménage dans la voiture le temps que le jour se lève et qu'on puisse repartir.
    Leggi altro

  • Salalah

    29 febbraio 2020, Oman ⋅ ⛅ 23 °C

    Retour à Salalah, visite de la tombe du prophète Imran (30 mètres !?!) et recherche d'un rocher dont on dit ici que les trous qu'il comporte sont les traces du chameau du prophète Salih. Le soleil est écrasant, c'est vendredi, personne dans les rues sauf des ouvriers sur un chantier qui nous font des grands signes. 

    Le soir, on va au mall voir l'Appel de la forêt - pour un peu d'ambiance neige et sapins. Le mall, c'est aussi l'endroit où on voit le plus de femmes. A Salalah, toutes portent le niqab ou ont carrément l'ensemble du visage voilé, sauf les vendeuses. Mais donc, avec tous ces trucs à manger partout dans le centre commercial, comment en profiter? Ici les restaurants ont des boxes fermés pour les familles (et parfois même des entrées séparées) pour que les femmes puissent retirer le voile qui leur couvre le visage et pouvoir elles aussi se faire une bonne pizza.
    Leggi altro

  • Go fast of the Sulahfates

    29 febbraio 2020, Oman ⋅ 🌙 20 °C

    870 km aujourd'hui, pas mal pour un gang de tortues ! Un stop sur la route pour admirer les arbres à encens avant de quitter le Dhofar. Une fois arrivés à Manah, on est un peu perdus et fatigués. Un Yéménite compatissant nous amène à un resto tenu par des gros barbus. Celui qui cuisine porte une charlotte sur sa barbe ! Khalid, en tant que membre du club à poils - et malgré la compagnie embarrassante d'une mécréante - suscite la sympathie du gérant, qui s'avère être tunisien. Sympa, il nous invite.Leggi altro

  • Un dimanche soir à Mascate

    1 marzo 2020, Oman ⋅ 🌙 24 °C

    Voyons voir un autre côté d'Oman, plus glitzy. Nous nous rendons à Al Mouj, un mix entre ensemble de résidences de luxe sécurisé et centre commercial. Dans les rues, des scènes inhabituelles à Oman nous amusent : un homme qui promène son teckel, une jeune femme en short... La densité de voitures de luxe au km carré est juste un peu inférieure à celle des palmiers enguirlandés. Nous retrouvons Abdullah dans un café. Il a étudié en Australie, où Khalid l'avait rencontré il y a bien longtemps. Aujourd'hui, il est ingénieur dans l'industrie pétrolière. On est curieux d'avoir son point de vue sur la modernisation accélérée du pays, l'avenir sans le pétrole, le marché du travail, les relations entre les différentes communautés, ou encore la doctrine ibadite. Après cela, Abdullah nous emmène goûter la shuwa, une viande (ici, de chèvre) cuite lentement avec des épices. On mange aussi du dromadaire. Un régal !Leggi altro

  • Mascate, encore.

    2 marzo 2020, Oman ⋅ ☀️ 28 °C

    Un Burger King Birthday, de nouvelles séances de shopping, les visites de Mutrah et du Musée National, un passage à Seeb et un autre à Qurm, un palais du sultan kitsch et encore plus de mosquées = derniers jours à Mascate.Leggi altro

  • Mascate, salut.

    4 marzo 2020, Oman ⋅ ☀️ 26 °C

    Nous quittons Oman, ce pays qui ressemble à une partie de SimCity jouée avec les codes pour des ressources illimitées. En 1970, c'était un désert habité par des bédouins avec seulement 10km de routes, et aujourd'hui c'est un état aux infrastructures hyper-modernes offrant un niveau de vie élevé. L'agglomération de Mascate est comme une autoroute, le long de laquelle se déroule un chapelet de quartiers résidentiels, administrations, mosquées et autres réalisations monumentales. Le tout semble sorti de terre il y a moins de 15 ans sur un modèle à l'américaine (4x4, parkings, malls à gogo et étalement maximum des villes).

    On a rendu la Sunny après un carwash aux petits oignons, car on a besoin de faire bonne impression. Le pare-chocs a bien pris cher dans les routes de caillasse... Alors, la fourberie nous pousse à attendre la nuit et se garer dans un coin sombre du parking, histoire de planquer notre oeuvre. Ça plus le dépassement de 600 km... On craint que ça nous coûte bonbon. Mais les employés du loueur ont tellement pas envie de se bouger, ils regardent 2 secondes et nous disent : c'est nickel (et même : la prochaine fois on vous fait une ristourne). Oh la vache, le bol. Sainte Flemme, nous vous rendons grâce. Alors on dit merci et on se carapate vite fait. Khalid a du mal à dire adieu à ses sandales Quechua qui sentent le bouc, alors il se fend d'une petite photo souvenir.

    A l'aéroport c'est le bal masqué. Pour l'instant on ne s'inquiète pas trop, mais on voit bien que le coronavirus est dans le coin.
    Leggi altro

  • Arrivée en Inde, Mumbai !

    5 marzo 2020, India ⋅ ☀️ 28 °C

    Arrivée à Mumbai dans la nuit, visa, bagages, taxi (qui nous tape la discute et nous gratte des roupies). Après une nuit bien courte nous sortons prendre un bain de foule et de klaxons. Ici on dirait qu'il se passe des trucs partout, et entre les voitures, les charrettes, les piétons, les auto-rickshaws, les vélos et les vaches, c'est assez intense. Premier repas : "c'est trop bon !" et 10 secondes plus tard : "ouah mais ça arrache !".

    Ensuite, on est de corvée de carte SIM. Et là, il faut prendre son mal en patience. Chez Airtel, après 1h30 et deux vendeurs différents insensibles à toute forme de stress, toujours rien. Enfin, si : ils ont réussi à prendre une photo de Khalid à son niveau d'énervement maximum. On s'en va chez Vodafone. 1h15 plus tard, ça y est ! ... Il faut savoir que même en Tanzanie où les gars travaillent sans ordi avec des équivalents de Nokia 3210, et découpent les cartes SIM au cutter ça leur a pris 15 minutes 😅

    Il nous reste le temps de se balader vers la Gateway to India et de boire quelques pintes après dry Oman.
    Leggi altro

  • Mumbai

    6 marzo 2020, India ⋅ ⛅ 28 °C

    Merci à Paul pour sa suggestion de programme 100% random, 100% "trop stylé" :

    On démarre au quartier musulman pour un tour au marché. C'est la cohue, on est ballotés entre les porteurs, les étals des bouchers et des vendeurs de fleurs. Certains endroits sont assez sales et on découvre des nouvelles sortes de poubelles (filet tendu entre les immeubles pour pouvoir tout jeter par la fenêtre).

    Au Banganga tank, un bassin ancien utilisé pour des rituels religieux, on peut voir quelques dévots et des filles qui jouent dans l'eau.

    On fait un détour au Four Seasons pour voir la vue sur la ville depuis le rooftop. Pas très loin, en contrebas... les bidonvilles. Le contraste entre les Mumbaikars de la haute et le grand dénuement de la majorité est choquant.

    En fin de journée, balade à Bandra pour un moment klaxon-free à l'église Sainte Marie du Mont puis nous partons à la recherche des anciennes maisons portugaises dans Chapel Road. La rue est parsemée de calvaires et de street art.

    On termine sur des chicken lollipops qui arrachent et des Kingfishers au Yacht, un bar "un peu pourri mais bonne ambiance". Random, on l'avait bien dit.
    Leggi altro

  • Bénarès 1

    7 marzo 2020, India ⋅ ☀️ 20 °C

    Nous rejoignons Varanasi (Bénarès), la grande ville sacrée de l'hindouisme qui se trouve au bord du Gange. Troublante, fascinante, éreintante, impossible d'y rester indifférent. Nous arrivons en fin de journée, et après une heure et demie dans les embouteillages (pour 10 km) nous sommes bien contents de partir marcher le long des ghats, ces séries de larges escaliers qui permettent d'accéder au Gange pour les immersions rituelles. Mais ces ghats sont aussi le lieu de mille autres activités.

    Quelques touristes, beaucoup dans le style dreads et look hippie travaillé. Khalid râle : "ouais ouais ils font style ils sont cools, alors que bon, ils sont comme tout le monde, à 80% des connards". C'est lui le statisticien...

    Nous assistons à des aarti, cérémonies dédiées à une divinité hindoue. Des garçons effectuent des chorégraphies ésotériques sur des chants répétitifs. A la fin, les fidèles approchent les mains des flammes et se les passent sur la tête. On n'est pas très calés sur l'hindouisme, alors on ne comprend pas bien tout ce qui se passe autour de nous.

    Sur les ghats suivants, des gamins jouent au cricket ou bien lancent des cerfs-volants. Des multitudes de chiens y font leur vie. Des vaches y laissent des bouses (sacrées). Puis au ghat Harishandra nous passons devant des bûchers, avant de réaliser qu'il s'agit de crémations. Les corps sont promenés sur des brancards dans la ville, trempés dans le Gange puis brûlés sur la rive. Les cendres sont ensuite dispersées dans la rivière. Ce sont les Doms qui s'occupent de ce rituel. Ils font partie des groupes d'intouchables considérés comme les plus inférieurs et travaillent toute la journée dans la fumée et l'odeur des cadavres... De quoi devenir complètement fou.
    Leggi altro

  • Bénarès 2

    8 marzo 2020, India ⋅ ☀️ 18 °C

    Nous nous levons tôt pour prendre un bateau qui nous permet de voir le soleil se lever sur la rive du Gange. Les balayeurs s'affairent, les premiers pèlerins prient et s'immergent dans le fleuve, d'autres font leur lessive et les sadhus sont déjà plongés dans de mystérieuses méditations. Certains ont des coiffures défiant la gravité (et la propreté). Au global on en croise beaucoup ici, y compris un occidental au regard halluciné peint en blanc qui joue frénétiquement du tambour. Il paraît qu'un paquet de sadhus à Varanasi n'en sont pas vraiment... car ici se faire passer pour un homme saint peut être un bon business.

    Nous essayons de nous rendre au temple Vishwanath mais la foule, le process* et le prix nous découragent. Sur le chemin, des distributions de masques ont lieu. Le grand nombre de pèlerins qui viennent chaque jour se bousculer pour toucher la représentation du dieu Shiva fait craindre que l'épidémie se répande. D'ailleurs, deux jours plus tard, il sera interdit de toucher les idoles du temple et les divinités elles-mêmes auront droit à leur masque. Selon l'un des religieux attachés au temple cité dans les médias indiens : quand il fait froid on leur met un vêtement, quand il fait chaud on leur met la clim, et donc en cas d'épidémie on leur met un masque. CQFD.

    Nous nous rendons à Sarnath, réputée être le lieu du premier prêche du Bouddha. On y trouve un site archéologique, un musée et un petit parc animalier que nous visitons, à la recherche d'un peu de calme. Mais au zoo on dirait que nous faisons partie des animaux bizarres au même titre que les crocos et autres émeus. Nous commençons à nous habituer à ce que les gens nous fixent et nous demandent de poser avec eux sur des selfies, mais là c'est un peu trop beaucoup gênant.

    Retour sur les rives du Gange pour admirer les dernières lueurs du soleil sur les ghats, depuis le toit de la mosquée Alangir (ironiquement, c'est la meilleure vue de la ville). Nous assistons une dernière fois aux aarti puis nous rendons à la gare.

    *process à l'indienne = aussi relou qu'à l'allemande, sauf qu'à Ia fin ça foire.
    Leggi altro

  • Lucknow

    9 marzo 2020, India ⋅ ☀️ 26 °C

    Il est minuit, nous voilà sur le quai de la gare à Varanasi. Des centaines de gens sont assis ou allongés sur le sol, dorment, mangent, comme s'ils étaient dans leur canap', tranquilles. Ce soir tous les trains ont au moins deux heures de retard, et on est bien les seuls à s'en émouvoir. Quand un train passe, les gens qui ont pris des billets pour les classes sans sièges attribués se jettent dedans sans même attendre l'arrêt. Certains trains sont pleins jusqu'à ras bord, même si on est en pleine nuit. Les annonces déchirent les oreilles et le jingle de la IRCTC toutes les 30 secondes ("tadaa") rend marteau. Nous avons pris des billets en classe 2AC, ce sont des couchettes confortables. On dort plutôt bien jusqu'à l'arrivée à Lucknow.

    Repas délicieux chez Tunday Kababi - on y reviendra 2 fois tellement c'est bon. Car oui, Lucknow est la capitale du kebab! Mais ce n'est pas le kebab tel qu'on le connaît en France, salade-tomate-oignon et sauce blanche. Sans renier ce dernier - source de joie et de bonnes fins de soirée - ici le kebab c'est un plat raffiné : viande émincée, relevée d'un savant mélange d'épices et grillée à la perfection.

    Nous visitons les mausolées de Saadat Ali Khan et de sa femme. Deux petits garçons peinturlurés de poudre rose pour Holi jouent avec nous dans le jardin. Nous nous rendons ensuite à la British Residency, complètement détruite pendant la révolte des cipayes de 1857.

    Aujourd'hui, c'est le premier jour de Holi. Dans les rues de Lucknow, des hommes boivent et dansent (bizarrement) sur de la musique genre techno-Bollywood. Les femmes ne boivent pas, elles sont privées des trucs marrants (désolante constante...). De grands bûchers sont allumés dans la rue. Les gens y accrochent des couronnes de fleurs, que les vaches ont vite fait de mâchonner. Ces feux brûleront toute la nuit. Nous rencontrons Ashu et ses soeurs, qui nous tartinent de poudre verte et nous invitent chez eux le jour suivant.
    Leggi altro

  • Lucknow, ça sera la guerre.

    10 marzo 2020, India ⋅ 🌙 17 °C

    Aujourd'hui, c'est le deuxième jour de Holi : la grande débauche de poudre colorée ! Nous sortons nous balader dans la rue pour voir ce qu'il s'y passe. On se fait vite tartiner de poudre jaune, verte, bleue, rose... Puis nous retrouvons Ashu qui nous emmène chez sa famille. On passe un bon moment, super accueil très chaleureux. Un peu bizarre quand la tante salue en "prenant la poussière des pieds", à l'ancienne. Nous goûtons les pâtisseries au lait typiques de Holi, puis nous sommes traînés de maison en maison, sachant qu'à chaque fois on nous donne à manger (à la fin on prend juste une mini chips, on n'en peut plus !). Les gens sont super gentils et contents qu'on fasse la fête avec eux, il y a juste un type grincheux qui nous fait comprendre qu'on doit se casser de son trottoir, mais c'est tout. Des gamins interpellent Khalid : "Ali baba! Ali baba!"...

    Plus tard dans la journée, Ashu insiste pour nous voir, on va boire un thé, sympa mais un peu bizarre. On rentre. Plus tard, il demande s'il peut faire un tour en scooter seul avec Marie : tout s'explique...
    Leggi altro

  • Lucknow, dernier jour.

    11 marzo 2020, India ⋅ 🌙 22 °C

    Journée dédiée au patrimoine moghol de Lucknow. Nous commençons par le Bara Imambara, un complexe incluant un mausolée et une mosquée. Au-dessus du mausolée se trouve un labyrinthe géant, partiellement dans le noir. Ça + foule d'Indiens en congé = gros bazar assuré. On tourne et on vire, incapables de trouver la sortie. Rappelez moi qui a eu cette idée à la noix de visiter un labyrinthe ?

    Parmi les pays que nous avons traversé l'Inde est sans conteste celui où les gens sont les plus accros aux selfies. On ne compte pas le nombre d'Indiens qui nous ont demandé de poser avec eux. Au début on s'y pliait gentiment, puis on a commencé à se poser des questions. Les familles, les femmes, les gamins, ok c'est cool. Mais les groupes de gars qui veulent faire les malins sur les photos avec Marie, ça nous a gonflé. Fallait voir les poses absurdes de lover que les types prenaient...

    Nous nous rendons ensuite au Chota Imambara. De dehors, c'est un ravissant mausolée dont la façade ouvragée est ornée de versets calligraphiés en noir et blanc. Dedans, c'est la fête du kitsch avec moquette rose et lustres de toutes les couleurs. Photos interdites - mais on n'a pas pu s'empêcher de documenter ce délire polychrome. Dans un coin, une tazia en bois, papier doré et franges brillantes type guirlande de Noël (qui a cru que les chrétiens avaient le monopole de la guirlande en plastique qui brille ?). On est perplexes, est-ce là le résultat d'un atelier loisirs créatifs à l'école du coin ? Ben non. Chaque année la tazia est promenée solennellement lors des processions de Muharram. Sacrés chiites.

    Enfin nous allons faire un tour à la Jama Mosque. Elle est réservée aux prières (Namazi only!). Mais Khalid tombe sur un Indien qui parle arabe, tout content de pouvoir discuter un peu. Du coup, les règles s'assouplissent...
    Leggi altro

  • Fatehpur Sikri

    13 marzo 2020, India ⋅ ☀️ 18 °C

    Voyage en bus jusqu'à Agra et arrivée tardive à l'hôtel. Chambre vraiment pas top mais vue magnifique sur le Taj Mahal depuis le toit, les singes qui se baladent de terrasse en terrasse et les enfants qui sortent leurs cerf-volants.

    On commence par aller visiter Fatehpur Sikri, ensemble fondé par Akbar au milieu de la cambrousse. Khalid pète un câble car on lui demande de se mettre une sorte de corbeille en plastique cra-cra sur la tête pour rentrer dans un mausolée musulman. Au cours de notre voyage c'est bien la première fois qu'on demande aux hommes d'avoir la tête couverte dans un mausolée musulman, et pourtant depuis l'Ouzbékistan on les enchaîne. Mais quand on lui fait la remarque, le responsable des corbeilles en plastique est en mode erreur 404 - not found.

    Papote avec une bande de petits papys à la barbe teinte au henné. Ici c'est très répandu, bien que l'effet esthétique soit franchement discutable. Un truc de Hanafi?

    Le complexe est magnifique, on apprécie la belle architecture relevant d'une savante tambouille irano-sinisante.
    Leggi altro

  • Agra

    14 marzo 2020, India ⋅ ☀️ 18 °C

    Journée plutôt morose, pour diverses raisons. Mauvaises nouvelles de la famille, coronavirus qui inquiète : on se sent pas bien d'être si loin, et encore moins de faire du tourisme.

    Taj Mahal blanc sur ciel cotonneux. Pas de lumière, le ciel restera uniformément opaque. Khalid peste car les photos seront mauvaises. Il y a quand même beaucoup de monde (à 6h plus de cent personnes faisaient déjà la queue). Les touristes sont lancés dans une course frénétique aux photos, en dépit des mauvaises conditions. Le mausolée de marbre dans son écrin rouge est magnifique, mais la foule ôte un peu du plaisir de la visite.

    [Deux jours plus tard, le Taj Mahal sera fermé en raison de l'épidémie de coronavirus.]

    Après une pause nous partons au Red Fort, complexe qui mélange différents styles et époques. Les incrustations de marbres multicolores donnent le change aux grès finement taillés. L'architecture moghole est d'un niveau de raffinement tel qu'on ne peut que comparer avec ce qu'on a vu en Iran. En fin de journée, le tombeau d'Akbar est la visite la plus agréable car ce site est plutôt tranquille et entouré de jardins.

    Au retour à l'hôtel nous avons une mauvaise surprise : la chambre a été inondée, et des affaires de Marie avec. Heureusement la cuisine est toujours aussi délicieuse et le dîner réchauffe notre moral avec un tas de piment.
    Leggi altro

  • Agra puis Jaipur

    15 marzo 2020, India ⋅ ☀️ 17 °C

    La journée commence avec d'autres vues du Taj Mahal depuis les jardins situés du côté opposé de la rivière Yamuna. Puis nous nous rendons au "Baby Taj", le Itimad al Dawlah, un petit mausolée de marbre antérieur au Taj. Il est plus modeste par la taille, mais la richesse de ses ornements n'a rien à envier à celle de son grand frère.

    Bus pour Jaipur. Cette fois on prend les couchettes, ça fait comme un grand lit qui ferme avec une paroi vitrée et des rideaux. On est bien pépères dans notre boîte mais assez secoués. Le chauffeur conduit comme un malade, sans pour autant dépasser les 60 km/h. Arrivée tardive à Jaipur. On se fait livrer 2 kilos de poulet biryani qui arrache quand on le mange, et quand on le ...
    Leggi altro

  • Jaipur 1

    16 marzo 2020, India ⋅ ☁️ 23 °C

    On commence la journée par finir notre tas de biryani, froid. Miam! Puis on va se prendre des cafés dans une petite échoppe sur la rue. Scène marrante avec une famille de Mumbai venue faire du tourisme :
    Le grand-père : where are you from?
    Khalid : from Morocco
    Le grand-père : ah yes! Morocco, in the UK
    Khalid : no, Morocco is in Africa
    Le grand-père : ah. And you?
    Marie : from France
    La petite-fille, jusque-là absorbée dans son dessin animé : French friiiies !
    [S'en suivent les selfies réglementaires]

    Morocco in the UK, ça c'est une nouveauté. Jusque-là on avait surtout des gens qui confondaient avec les US : "Ah, America!" - "No, Morocco."

    Le Hawa Mahal est vraiment très bizarre. C'est un palais raplapla doté d'une façade incroyable, mais derrière il n'y a pas grand-chose. Des centaines de petites fenêtres permettaient aux femmes du zenana de regarder ce qui se passait dans la rue. On se plaint du confinement, mais pour elles il ne s'agissait pas d'un ou deux mois 😕

    Balade au City Palace, où l'on comprend qu'on doit le pyjama et le polo aux Indiens. Merci les gars, belle contribution. Sur une miniature délirante est reproduite la genèse du Mahabharata. On a bien reconnu Ganesh qui écrit sous la dictée de Vyasa, mais la divinité qui chevauche une poule géante reste un mystère.

    Dans les jardins vers MI road, des femmes et des enfants en tenue de fête font du tambour et dansent. Des petites filles nous expliquent que c'est pour Gangaur, un festival de plusieurs jours célébrant le mariage de Shiva et Parvati.

    L'épidémie progresse partout. On examine nos options. Doit-on rentrer? Changer de pays? Peut être passer un peu de temps en Turquie en attendant que ça se calme? Mais si tous les pays ferment leurs frontières, veut-on être confinés là bas? On se couche avec les idées pas claires.
    Leggi altro

  • Jaipur 2

    17 marzo 2020, India ⋅ ☀️ 26 °C

    Le voyage se conclut avec le fort d'Amber et celui de Jaigarh, d'où on voit se dérouler comme une mini muraille de Chine dans les collines environnantes. Des singes y font des acrobaties. Prenons-le comme une consolation, nous verrons la vraie muraille une autre fois. La route des Pékins c'est raté... mais nous nous promettons qu'il y aura une suite.

    Aux dernières nouvelles, l'ambassade vient de recommander de rentrer. Les vols Air France et Air India sont annulés. Nous comprenons qu'il faut bouger vite maintenant, car ça commence à sentir le roussi! Réservation express des billets pour rejoindre Delhi en bus le lendemain, et prendre un avion le jour suivant. Sentiment étrange. Alors, c'est comme ça que ça se termine?

    En attendant, l'Inde continue de nous surprendre.

    Depuis qu'on est arrivés, on tente de s'habituer aux klaxons en continu, mais sans grand succès. Les Indiens ont pour habitude de klaxonner dès qu'ils arrivent derrière un autre véhicule et souhaitent le dépasser. Donc, tout le temps. Si bien qu'on peut même lire derrière de nombreux véhicules : "Horn please" ou "Blow horn". OK, donc en fait tout le monde se fait quotidiennement arracher les oreilles et en plus on en redemande.

    Le marchandage avec les tuktuks nous prend également toujours au dépourvu. Par exemple, un chauffeur a essayé de marchander non pas le prix de la course mais le nombre de kilomètres.
    - How much?
    - 100 rupees.
    - But it's only 2 kilometers. 40 rupees maximum.
    - No, 5 kilometers.
    - Look, it's Google maps saying 2 kilometers.
    - OK, 3 kilometers.
    - ...?

    Et enfin, c'est quoi ce pays qui crève la dalle mais où on accroche des piments et des citrons aux voitures pour porter bonheur?
    Leggi altro

  • Paris, 75020

    19 marzo 2020, Francia ⋅ ⛅ 14 °C

    Le XXe, what else? Pour les semaines de confinement à venir, la route de Pékin sera finalement la route des bouquins. Et là, on a un stock de survie au poil.

    Nous avons eu la chance de pouvoir prendre notre avion, malgré les annulations et le refus de Turkish Airlines de faire embarquer les Français, Italiens et Espagnols (oui, question chatte on est au niveau DD+).

    Les derniers moments à Delhi étaient un peu pourris, comme si on devait être convaincus de devoir rentrer : hotel crade, fausse adresse, taxi qui ne comprend pas qu'on ne comprenne pas le hindi. On se fait même jeter par un tuk tuk - alors là c'est c'est le pompom.

    Après la bougeotte, nous testons donc l'immobilité extrême. Comme une grande partie de Français, nous réalisons que l'enfermement tire de nous de bonnes choses (des gâteaux au chocolat) comme les plus stupides (des coupes de cheveux maison).
    Leggi altro

    Fine del viaggio
    19 marzo 2020