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Nepal-Japon à vélo

March 2019
  • Day90

    Roland Garros à Loikaw

    June 8 in Myanmar ⋅ ⛅ 30 °C

    A Loikaw, rien de spécial, mais tout pour me plaire. Un lac, une rivière, des pagodes, mais aussi un supermarché (où jai pu dégoter de la vache qui rit et du faux nutella !) et plein de restaurants où on trouve de tout (dans la catégorie panasiatique). Chinois, coréen, thaï, birman... Un régal pour les papilles.

    Je ne devais y rester qu'une nuit apres ma petite journee de 40 km mais nai finalement pas eu envie de repartir tout de suite. Et puis, je suis tombée sur un bar qui diffusait Roland Garros, grâce a une vieille serveuse fan de tennis qui a imposé sa loi sur le programme. J'ai ainsi pu assister au superbe match à suspense Thiem/ Djokovic, sur 2 jours. Elisabeth (la serveuse) étant fan absolue de Djokovic, j'ai pris un malin plaisir à soutenir Thiem. Nous nous jetions des regards noirs ou applaudissions ostensiblement des que l'un ou l'autre marquait puis eclations de rire. J'ai aussi eu l'honneur d'etre accueillie à la table des piliers du bars, un peu les gangsters du lieu, en tous cas gardiens de la telecommande, qui m'ont nourrie et fait boire du whisky (tellement dilué, à l'indienne, que ce n'était pas méchant).

    Mais bref il a fallu repartir. A venir : trois belles journées de pédalage par dessus des collines / montagnes pour passer de l'autre côté, dans la vallée de Taungoo, avant de continuer vers le sud.
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  • Day89

    Lac Inle en mode furtif

    June 7 in Myanmar ⋅ ⛅ 29 °C

    Je n'aurai pas vraiment vécu une version touristique du lac Inle, ayant trouvé moyen de ne pas dormir dans la ville qui le borde (Nyaungshwe) et n'ayant fait aucune des attractions classiques (tour de bateau pour observer les "floating gardens je suppose !). J'avais déjà été gâtée avec le lac Loktak en Inde...

    A la place, j'ai dormi dans un horse club aux allures de ranch grâce a une denommée "Cucu" contactée par téléphone, et qui, même absente, a tout fait pour me rendre le séjour agréable ! (Fruits, boisson, dîner offerts par la maison...). Avec une vue dégagée sur un petit lac, en hauteur, le ranch jouit d'un cadre idyllique. Bon, il m'a fallu écouter jusqu'à une heure tardive le staff chanter à tue tête des versions birmanes de chansons comme "la solitudine" et être réveillée par des batailles entre les chiens et... lézards ou insectes qui faisaient trembler toute la terrasse. Il y a toujours de petits inconvénients a être hébergée gratuitement !

    Le lendemain j'ai repris la route, longeant le lac Inle puis d'autres au sud. Encore une fois, paysages superbes mais la fin de journee a commencé à etre dure (beaucoup de pistes, beaucoup de km, de la pluie). Dans ces cas là, les podcasts maident à tenir ! Il est d'ailleurs tres etrange d'écouter la voie rauque et sexy de Jeanne Moreau, l'histoire des percées du baron Haussmann ou encore la genèse de "Nuit et brouillard" dans ce décor asiatique.

    Je me suis trouvé un bon lieu caché pour camper, sur une colline (gnouf, dur d'y hisser le velo, a bout de forces en fin de journee... mais c'étaient les derniers efforts). Le lendemain, plus que 40/ 50 km et j'étais de nouveau dans une ville : Loikaw, capitale de l'etat de Kayah. Meconnue et pourtant charmante je pense que d'ici 10 ans elle figurera dans tous les guides et sera assaillie par les touristes !
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  • Day87

    On the road again : Kalaw - Pindaya

    June 5 in Myanmar ⋅ ⛅ 26 °C

    De retour à Mandalay j'ai juste pris le temps de récupérer mes affaires puis dun dîner avant de prendre un bus de nuit. Arrivée à Kalaw à ...3h30 du matin. Rude, je nai presque pas dormi. Petite course- poursuite avec des chiens de rue pas franchement amènes avant de trouver l'hostel réservé mais pour le soir suivant... Je dors quelques heures sur le pas de la porte (pratique davoir avec soi un matelas !) avant de me ressaisir, motivée pour un cours de yoga matinal que lon m'a conseillé. Mais l'horaire a changé, ce n'est plus 8h mais 11h. Tant pis du coup je decide de quitter Kalaw (et les bons restaus chaudement recommandés par mes copines americaines...). Je rassemble l'énergie quil me reste apres cette courte nuit et pedale vers Pindaya, une cinquantaine de km au nord, dans des collines.

    Les paysages sont magnifiques, bien différents de ceux de l'ouest (Monywa/ Bagan) et de l'est (Hsi Paw). Ni trop secs ni trop tropicaux. J'ai trouvé ma combinaison favorite et me sens comme... dans la Provence de la Birmanie. Remplacez les champs de lavande par des rizières et cultures d'un vert vif, les oliviers par des espèces endogènes (mais tout aussi scéniques) et les églises par des stupas et vous y êtes ! Bon...Mon analogie se tient sans doute mieux par la formidable lumière et par les contrastes entre couleurs. Par une sorte de douceur de vivre que lon entrevoit aussi, malgré la rudesse des travaux des champs. La mousson approche, il y a du monde occupé a bêcher.

    A Pindaya, mignonne petite ville autour d'un lac et bordée de collines, je m'offre le luxe d'un bel hôtel qui tient plus de la "homestay". Seule invitee, je suis chaleureusement accueillie par Mya (francophone et anglophone, ancienne guide) et son frère. La bibliothèque est aussi bien fournie, y compris de livres francais !
    Pindaya est connue pour ses multiples représentations de Buddha nichées dans une vaste grotte. Les Birmans se sont ici vraiment lâchés : on peut observer plus de 8000 statues en déambulant dans les allees labyrinthiques... Le site date du 18eme mais des Buddhas continuent d'etre ajoutés, sans oublier les plaques des donateurs. Je reprends la route l'après-midi, vers le lac Inle, avec des paysages simples - arbres majestueux, maisons en bois et bambou, champs, collines - mais à mes yeux toujours aussi remarquables et une temperature agréable.
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  • Day85

    Pause fraîcheur dans les collines

    June 3 in Myanmar ⋅ ⛅ 32 °C

    Je me suis accordé une pause de quelques jours sans trop de vélo en prenant, comme la plupart des touristes, le train vers Hsi Paw. Depart de Mandalay à 4h du matin, puis ... 11 heures de trajet. Mais cela en vaut la peine. On tangue comme dans un bateau, on se prend les branches d'arbres non taillées dans la figure et on avance à 10 km/heure mais les paysages sont grandioses. En particulier, depuis le vertigineux viaduc de Gokteik datant de l'Empire britannique (le train roule là a 5 km/h, est ce par manque de confiance en la solidité de cet ouvrage de 700 m de long..?) La "upper class" est confortable, hormis quelques petites souris qui vous chatouillent les pieds de bon matin...
    Jai trouvé à Hsi Paw : encore des temples (un "little Bagan"), des colonies de bedbugs (mais l'hôtel a fini par me trouver une chambre non infestée !) et deux américaines adorables que j'ai embarquées pour pédaler puis avec qui nous sommes allées à Pyin oo Lwin, autre petite ville charmante, avec de bons restaurants et un immense jardin botanique, agrémenté d'un lac, d'un musée à fossiles...
    Aussi, une Australienne qui est mon "double" inversé (elle voyage du Japon vers le Nepal, l'occasion rêvée pour partager récits et bons plans ! On lisait "burmese days" au meme moment donc nous avons pu bosser sur le vocabulaire ardu d'Orwell et débriefer...). Bref, un agréable break.
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  • Day81

    The "5 Ps" of Mandalay

    May 30 in Myanmar ⋅ ⛅ 35 °C

    Georges Orwell is better known for "1984" or for "The animal farm". But one of his early books, "Burmese days", written in 1934, also depicts daily life in a little town of Myanmar under British rule. Being born in India and having served as a British officer in Burma, he has good insight to give a vitriol and shocking recount of the European society at that time : selfishness, hypocrisy, outraging racism, and on the Burmese side : corruption, cruelty or simply blunt ignorance and naïveté... And for those who meant better and were trying to think "out of the box", you'll see what tragic destiny is left for them !

    Even though the book seems to have been a bit forgotten (at least out of Myanmar), some travel blogs still remember his "5 Ps formula" to describe Mandalay : "pagodas, priests, porks, pariahs and prostitutes". As for myself, I would rather get rid of the last two to replace them by Puppets - I saw a nice marionettes show there, and Parcel - the one I was longing for. In it : a new e-reading device, and nice messages from friends & family...

    Another letter could be S for surprise or M for misunderstanding (or another P, using a well-known French slang word !). I was expecting the van to arrive around 5 or 6 am... Comfortably set up for the night, I was all confused when dragged out of the vehicle at 1 am : "Mandalay, Mandalay !". So my first encounter with the city was at night, through an 8 km ride to reach a hostel... Fortunately, someone opened and accepted me for a very early check-in.

    Otherwise, I disagree with Orwell's negative description of Mandalay. I found the city very pleasant with its low-buildings profile, the easy-to-ride grid street plan, numerous pagodas and craftsman shops, the moat-surrounded palace and a nice hill from where to watch the sunset...
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  • Day79

    Détours par Salay et Chauk

    May 28 in Myanmar ⋅ ⛅ 37 °C

    Équation un peu difficile : comment sortir du Mont Popa, isolé des grands axes et des villes (et donc de bus ou trains qui peuvent m'emmener ailleurs) ? En effet je trouve la Birmanie trop vaste (et le climat trop hostile en ces semaines pre-mousson...) pour tout faire à vélo. Je dois aussi aller à Mandalay récupérer un colis.
    Plutot que de revenir à Bagan (malgré l'appel des sirènes du délicieux glacier. Snif), j'opte pour un détour par le sud-ouest. Direction deux petites villes le long de l'Irrawaddy river : Salay, qui offre quelques temples de la même époque que Bagan, puis Chauk, plus connue pour son bazar... et pour son "hub" de transports. Je pourrai y attraper un bus vers Mandalay. C'est parti !

    PS : vous le verrez sur la carte, l'itinéraire en Birmanie sera donc moins linéaire !
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  • Day78

    Mont Popa & hospitalité bouddhiste

    May 27 in Myanmar ⋅ ☀️ 31 °C

    Depuis Bagan, apres avoir visité quelques derniers temples, je file vers le mont Popa, une cinquantaine de km à l'est. Ca monte mais ce nest pas si terrible et je suis ravie de me dire que chaque centaine de mètres pris en hauteur signifiera peut être un degré de moins?
    Ce mont est sacré car habité par les anciens esprits "Nats". On y a donc construit un temple, bordé par de nombreux monastères. Je monte à la tombée du jour et trouve refuge dans un des monastères où je suis gentiment accueillie.

    Seul bémol, un moine qui pour m'apporter de l'eau, me pointe sa lampe torche sur le visage en pleine nuit alors que je dors ... (?!) 😯 L'intention était adorable, mais la méthode plus digne de la Stasi que d'un moine bouddhiste !
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  • Day77

    Festival de pagodes à Bagan

    May 26 in Myanmar ⋅ ⛅ 37 °C

    Bagan est LE site touristique spectaculaire et immanquable de Birmanie. Un peu comme Angkor au Cambodge. 10 photos ne donneront donc qu'un maigre aperçu de sa richesse architecturale. J'en choisis certaines qui me semblent plus originales et tente de partager "l'ambiance" autour de quelques thèmes.

    Pagodes / temples
    2000, 3000, 4000 ? Les chiffres divergent. Même si les Pyus avaient deja bati de premiers edifices, la plupart datent du 11eme, sous le règne d'Anawratha. Converti au bouddhisme, il veut autant faire preuve de ferveur que marquer sa domination. L'Empire s'étend alors du Cambodge à l'Inde. Le roi aurait fait travailler comme esclaves 30 000 Mons conquis, dont la famille royale, pour édifier ces temples. Un âge d'or éphémère : des le 13eme Bagan est mise a sac par une invasion tatare. La capitale se déplace à Mrauk-U (une autre des 15 capitales successives du royaume !)

    Bouddhas
    Qui dit temples dit...bouddhas. Impassibles, méditatifs, boudeurs ou malicieux, debouts, couchés ou assis, discrets ou bling bling (j'ai même vu un bouddha disco en... boules à facettes), argentés, dorés, en terre ou en pierre... Bref, vous l'aurez compris, la demande de ne pas être représenté n'a pas été entendue. Plus sérieusement, le bouddha de style birman a les doigts d'une main pointés vers le sol (le guide écrit "pour prendre la terre à témoin", un Birman m'a dit "pour puiser son énergie de la terre"), des cheveux frisottés, de longs lobes, souvent une épaule decouverte. Les yeux sont mi-clos, le regard vers le bas (méditation?). Les birmans aiment les décorer, les affublant parfois d'une couverture jaune, dorée ou fleurie sur les épaules.

    Gens
    Tanaka (pâte naturelle blanche/jaune que les femmes mais aussi quelques hommes mettent sur leur visage pour se protéger du soleil) et longyii (longue jupe nouée à la taille, à carreaux pour les hommes, aux motifs plus variés pour les femmes). Ferveur et offrandes. Aussi beaucoup de siestes ! Ma palme de la sieste improbable va à une dame que j'ai vu dormir la tête sur une brique en guise de coussin... Sourires, regards curieux, mais jamais trop insistants. Gentillesse, comme toujours. Mention au serveur qui t'offre des chips et de l'eau fraîche des ton arrivee, puis des fruits et des sucreries en surprise au dessert.

    Moyen de transport
    A vélo plutôt qu'à montgolfiere, c'est moins cher... Très pratique aussi pour s'arrêter partout et à son rythme.

    Pauses gourmandes
    Glaces et jus de fruits frais : un bonheur par cette chaleur. Jai même hésité à revenir dormir une nuit à Bagan pour tester tous les parfums du glacier artisanal trouvé la bas. Sinon, les restaurants sont nombreux et de qualité. Salutaire après la "traversée du desert" entre Monywa et Bagan, où jai trouvé des plats certes bon marché mais parfois... dégoûtants.

    Logement
    Petit budget (lit dans dortoir de 4) mais...avec un acces à la piscine de l'hôtel d'en face !! Ma "coloc" : une infirmière basque exhibitionniste et qui parlait anglais... comme une vache espagnole (!). Tres sympa au demeurant. La pauvre s'est méchamment entaillé le pied dans un temple (on doit se déchausser mais ce nest pas propre et sécurisé pour autant).

    Bilan : je crois que j'ai visité entre 15 et 20 temples en une demi-journee + une heure le lendemain avant de repartir. Sur 1000 ou 2000 cest très peu mais je n'étais déjà pas loin de l'overdose... Durée variable : entre 5 minutes (le temps d'une photo ou d'un coup d'œil) et 2h (sieste puis 30/ 40 minutes pour retrouver mon chemin, mon vélo, mes chaussures...Le sens de l'orientation dans des édifices circulaires dotés de plusieurs entrées n'est pas mon point fort !).
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  • Day75

    Camping birman - Mission discrétion

    May 24 in Myanmar ⋅ 🌧 34 °C

    De ce que j'ai compris, le camping sauvage est interdit en Birmanie. D'apres des blogs, il incomberait même aux honnêtes citoyens de vous dénoncer s'ils voyaient votre tente...

    Le petit futé écrit, au chapitre "Campings" :
    "Inimaginable en Birmanie. Comment pourrait-on contrôler vos allées et venues si vous faites preuve d’autant d’autonomie dès le départ ? L’esprit camping n’est pas du tout dans les mœurs birmanes. Quant au camping « sauvage », il est inconcevable ! De toute façon, en période de pluie, une bonne averse tropicale aurait tôt fait de tremper votre toile de tente jusqu’à la corde"

    Mais entre les villes ou les sites touristiques, il y a de la distance.. et pas d'hébergement. Le logement chez l'habitant est aussi interdit. Si je veux voyager à velo, il faut bien que je dorme quelque part. Je me dis qu'il suffit d'être discret. Mode d'emploi en 3 images !
    Le soir, la pluie a commencé à tomber dès que jetais sous la tente et le matin, jai croisé des bergers et leurs chèvres, mais une fois le campement replié. Timing parfait.

    Fière d'avoir réussi à contredire le petit futé, je ne m'en vanterai cependant pas au delà du petit cercle des pingouins. Pour camper heureux, campons cachés...
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  • Day75

    Bouddhas géants et à répétition

    May 24 in Myanmar ⋅ ⛅ 35 °C

    Apres ceux cachés dans des grottes, je découvre en chemin, toujours près de Monywa, un trio de Bouddhas massifs (un debout, un assis, un couché, visibles à des kilomètres à la ronde. C'est d'ailleurs frustrant à velo car on croit être arrivé, mais non... )
    Et des champs de Bouddhas. Sortes de cimetières américains des plages normandes mais en version joyeuse puisqu'au lieu des croix blanches de sinistre mémoire, se déploient des Bouddhas souriants et paisibles, chacun avec un petit détail qui le distingue de ses voisins.
    Toujours pas de touristes en vue, mais de sympathiques birmans qui acceptent de me prendre en photo (avec un cadrage parfois surprenant ! Quelqu'un a réussi à couper à la fois ma tête et celle du géant...) et essayent de me vendre de jolies chemises et jupes (échec) et des cacahuètes grillées (réussite).
    Dans les temples aussi, les Birmans semblent fans des reproductions de Bouddhas à l'infini. Comme à Thanboddhay où de mini, moyens et grands Bouddhas remplissent chaque cm carré des murs, porches ou colonnes, dedans comme dehors. Dire que le Bouddha en question ne souhaitait pas qu'on le représente. Vœu particulierement ignoré en Birmanie !
    Mais c'est sympa, plutôt esthétique et apaisant, et pour le moment je ne souffre pas d'overdose de ces statues... On verra après Bagan !
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