J1 - Mandawa
July 17 in India
☁️ 31 °C
Nous atterrissons à 3 h du matin. Petit détail qui m'a surprise : il y a 3 h 30 de décalage avec la France. Franchement, je ne savais même pas qu'un décalage d'une demi-heure existait !
À peine sorties de l'aéroport, nous retrouvons facilement notre chauffeur. Oui, j'avais décidé de ne prendre absolument aucun risque. L'Inde a une réputation qui peut parfois inquiéter, surtout quand on voyage seule avec sa fille. J'ai donc choisi une agence qui s'est occupée de tout : chauffeur, billets de train, hôtels et même un itinéraire entièrement construit selon mes envies. Malgré ça… je dois avouer que j'étais quand même assez stressée. Entre les idées reçues sur le pays et les nombreux témoignages concernant le regard parfois insistant de certains hommes, je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre.
Notre chauffeur nous souhaite la bienvenue en nous offrant un magnifique collier orange de fleurs de souci (marigold). Ces fleurs sont omniprésentes en Inde : elles symbolisent la prospérité, la pureté et sont utilisées lors des cérémonies religieuses, des mariages ou simplement pour accueillir chaleureusement les visiteurs.
Nana, elle, est aux anges ! À tel point qu'elle m'oblige à envoyer un mail à sa maîtresse... en plein milieu de la nuit ! 😂 Elle lui avait justement parlé de ces fameux colliers avant notre départ. Alors merci maîtresse pour ce petit instant culture vécu à plusieurs milliers de kilomètres de la classe !
Nous voilà ensuite partis pour cinq heures de route en direction de Mandawa, dans la région du Shekhawati, souvent surnommée la plus grande galerie d'art à ciel ouvert de l'Inde. Cette petite ville était autrefois une étape importante sur les anciennes routes commerciales reliant le Rajasthan aux grandes cités marchandes. Les riches négociants y ont fait construire de somptueuses havelis, de grandes demeures décorées de fresques incroyablement bien conservées, qui font aujourd'hui la renommée de Mandawa.
Évidemment, Nana dort pendant presque tout le trajet… pendant que moi, je me réveille régulièrement pour observer les vaches et les chiens traverser la route avec un calme absolument légendaire. Ici, c'est visiblement eux qui ont la priorité !
Comme il est encore tôt, l'ambiance est très paisible. Pour l'instant, je ne retrouve pas du tout l'image de l'Inde bouillonnante que l'on voit partout. Cela ressemble presque à une ville asiatique comme une autre.
Nous arrivons finalement à notre hôtel… accueillies, bien sûr, par quelques vaches qui se promènent tranquillement devant l'entrée.
Et quelle surprise... l'hôtel est absolument magnifique. Après plus de vingt heures de voyage, une seule chose s'impose : dormir.
Lorsque Nana se réveille, on prend notre temps. Au programme : se préparer tranquillement, changer un peu d'argent, manger et commencer à découvrir Mandawa, une ville qui semble nous accueillir tout en douceur.
J'ai volontairement construit cet itinéraire de manière progressive. Les villes les plus intenses, comme Varanasi et Delhi, sont prévues pour la fin du voyage, histoire de nous laisser le temps de nous habituer au rythme indien.
Parce que oui… on entend absolument tout et son contraire sur l'Inde. C'est un pays qui fait rêver autant qu'il impressionne. Que certain peuvent adoré et d'autre détester.
Cela faisait longtemps que je rêvais de découvrir le Rajasthan, d'admirer les temples hindous que j'avais tant aimés en Malaisie et à Singapour, et bien sûr de voir enfin le Taj Mahal, l'une des sept merveilles du monde.
Mais voyager avec Nana signifie aussi que la sécurité passe avant tout. J'espérais même que mes cheveux roses auraient eu la bonne idée de perdre un peu de leur éclat avant le départ, histoire d'être un peu plus discrète... Raté ! Ils ont décidé de rester bien flashy. 😅
Alors, si jamais les regards deviennent trop insistants, comme cela m'était arrivé en Égypte, où, pour la première fois de ma vie, je m'étais sentie suffisamment mal à l'aise pour me couvrir davantage j'ai prévu quelques foulards.
Vers 15 h, nous appelons notre chauffeur pour qu'il nous emmène déjeuner. Il nous conduit dans un petit restaurant très sympathique où nous dégustons notre premier vrai repas indien. Verdict ? C'est un sans-faute ! C'est parfumé, plein de saveurs, et absolument délicieux. Si le reste du voyage est du même niveau, je sens que mes papilles vont être aussi heureuses que moi !
Nous partons ensuite découvrir Mandawa à pied. La ville est petite et s'articule principalement autour de son unique rue commerçante. Très vite, on remarque que les regards sont parfois un peu insistants. Rien de méchant, mais il faut reconnaître que deux touristes occidentales, dont une avec des cheveux roses, ça ne passe pas vraiment inaperçu 🤣 mais pour l'instant ça va c'est supportable comme la ville est petite et qu'il y a peut de gens, je n'ose pas imaginer dans les autres grandes villes du coup.
Nous visitons ensuite le fort de Mandawa, construit au XVIII siècle par le roi Thakur Nawal Singh, qui domine encore la ville aujourd'hui. J'espère que la taj mahal sera mieux ranger car même si c'est très beau avec de magnifiques peinture il y a ce côté salé et en bordel un peu partout.
Puis on visite des célèbres havelis. Les négociants faisaient construire de véritables palais pour afficher leur richesse. Les murs étaient entièrement recouverts de fresques colorées représentant des scènes de la mythologie hindoue, des divinités comme Krishna ou Shiva, mais aussi la vie quotidienne, les caravanes de marchands... et, plus tard, des éléments beaucoup plus surprenants comme des trains, des voitures ou même des avions, lorsque les influences occidentales sont arrivées dans la région. C'est un mélange étonnant d'histoire, de religion et d'évolution du monde.
En nous promenant, on sent bien que certains commerçants essaient de nous attirer dans leurs boutiques ou de nous vendre quelques souvenirs à des prix... disons... très optimistes ! 😅 Mais pas de panique, le shopping attendra. Nous avons prévu de faire nos achats à Jaipur ou à Delhi, où le choix sera encore plus vaste.
Nous rentrons à l'hôtel vers 18 h. En explorant un peu les lieux, Nana découvre avec enthousiasme une superbe piscine. Inutile de préciser qu'elle saute dedans en moins de deux minutes !
Pendant qu'elle profite de sa baignade, nous terminons tranquillement notre repas de midi. Les portions sont plutôt généreuses, ce qui nous permet largement de faire deux repas avec une seule commande. On verra si on ne commande pas un plat pour deux avec des cheese naan. (Nana a adoré d'ailleurs)
La journée se termine doucement. Après cette longue nuit, les kilomètres parcourus et toutes ces premières découvertes, nous ne faisons pas long feu. Direction le lit, car demain matin, rendez-vous à 9 h avec notre chauffeur pour poursuivre notre aventure au Rajasthan.Read more
J2 - Nawalgarh
July 18 in India
☁️ 37 °C
Bon... techniquement, cette deuxième journée a commencé... en pleine nuit !
Vers minuit, Nana se réveille, me réveille au passage, puis me demande très sérieusement :
— « C'est quand qu'on va déjeuner ? »
Je lui réponds que... vraiment pas tout de suite ! 🤣
Résultat : nous avons terminé le riz qu'il nous restait du déjeuner de la veille... avec les mains... dans le lit... à minuit. Je crois que le décalage horaire avait officiellement gagné la partie ! 😂
Nous avons ensuite essayé de nous rendormir, avec plus ou moins de succès, avant que le réveil ne sonne à 8 h. Direction le petit-déjeuner de l'hôtel.
Au passage, beaucoup de personnes me demandent combien coûte un voyage comme celui-ci. Avec Nana, nous avons une règle que nous respectons presque toujours : un budget d'environ 1 500 € par semaine pour nous deux, comprenant les vols, les hôtels, les repas, les activités, les souvenirs... bref, tout.
Pour ce voyage en Inde, nous avons payé environ 1 000 € de vols pour deux, puis 1 300 € à l'agence, qui comprend les hôtels, le chauffeur privé, les billets de train aller-retour pour Varanasi et une bonne partie de l'organisation. Il nous reste donc environ 700 € pour les repas, les visites non comprises et quelques petits plaisirs. Jusqu'à présent, nous avons toujours réussi à respecter ce budget, quelle que soit notre destination.
Petite surprise en revanche : je trouve, pour l'instant, que certains prix sont un peu plus élevés qu'à Bali. Par exemple, un paquet de cigarettes coûte environ 450 roupies (soit un peu moins de 5 €) et un massage de 40 minutes est affiché autour de 2 500 roupies (environ 25 €). À voir si cela vient de la région ou nous somme... ou simplement parce que nous avons encore une tête de touristes ! 😂
Petit point santé, les vaccins généralement recommandés pour un voyage en Inde sont l'hépatite A, l'hépatite B et la fièvre typhoïde. Nana les a tous reçus avant notre départ. De mon côté, je n'avais pas fait celui contre la typhoïde. Elle suit également une cure de probiotiques commencée avant le voyage et poursuivie sur place. D'ailleurs, le lassi, cette boisson traditionnelle à base de yaourt, contient naturellement des ferments lactiques, mais comme il est préparé avec du lait frais il faut quand même faire attention. Concernant les moustiques, nous avons choisi un traitement homéopathique, car Nana fait de grosses réactions aux piqûres. Nous avons préféré ne pas prendre de traitement antipaludique, qui n'est d'ailleurs pas recommandé dans toutes les régions de l'Inde et peut parfois provoquer des effets secondaires. À la place, nous comptons surtout sur les répulsifs, les vêtements couvrants et les moustiquaires lorsque c'est nécessaire.
Pour le moment, mes premières impressions sont plutôt positives. Oui, certains endroits sont sales, mais pas davantage que dans plusieurs pays d'Asie que nous avons déjà visités.
En revanche, ce qui saute aux yeux, c'est la végétation. On croise énormément de plantes grasses, de magnifiques aloès, des bougainvilliers en fleurs et une foule de plantes tropicales.
Sur les routes, c'est un véritable défilé : des vaches, des chèvres, des chameaux... et même notre premier singe ! Un énorme qui a traversé la route en courant.
Nous passons également devant de nombreuses écoles avec leurs célèbres bus scolaires jaunes et des dizaines d'enfants en uniforme. Les vacances ici ont lieu en mai juin plutôt.
Et puis il y a la circulation... Ici, le casque est visiblement optionnel sur les motos et les scooters evidemment. Quant au klaxon... Comme dans le reste de l'Asie, c'est une véritable religion ! Il sert à prévenir, remercier, doubler, dire bonjour, signaler sa présence... et probablement aussi à exprimer ses émotions. Bref, il est omniprésent !
Notre première étape de la journée est Nawalgarh.
Si Mandawa possède déjà de magnifiques havelis, Nawalgarh en compte plus de 500. Autant dire qu'il y en a à chaque coin de rue.
Notre guide nous explique que les portes sont volontairement basses afin que chacun soit obligé de se pencher en entrant. Ce geste symbolise le respect envers les habitants de la maison.
Nous visitons également plusieurs temples hindous. Avant d'entrer, il faut retirer ses chaussures, déposer une petite offrande, sonner la cloche à l'entrée pour annoncer sa présence aux divinités, puis un prêtre applique sur notre front un tilak, une marque sacrée réalisée selon les temples avec du curcuma, du bois de santal, de la cendre ou une poudre rouge appelée kumkum.
Nous découvrons aussi l'organisation des havelis. La première cour était destinée aux hommes et aux visiteurs. La seconde, beaucoup plus intime, était réservée aux femmes de la famille. C'est là que se trouvaient les cuisines et les pièces de vie. Certaines fenêtres étaient même conçues pour permettre aux femmes d'observer discrètement la rue sans être vues.
Notre guide nous raconte qu'il a appris le français uniquement grâce aux touristes, car il n'a malheureusement jamais pu aller à l'école, sa famille n'ayant pas les moyens de financer sa scolarité. Une rencontre qui rappelle que derrière les magnifiques façades se cachent aussi des réalités bien différentes. Ce que l'ont m'explique plus tard dans la journée c'est que c'est principalement la communauté musulmane qui ne va pas a l'école.
Au fil des rues, on distingue facilement une partie de la diversité religieuse du pays. Beaucoup de femmes hindoues portent de magnifiques saris très colorés, tandis que certaines femmes musulmanes portent une burka noire. Les deux communautés cohabitent dans cette région bien qu'étant principalement hindou.
On remarque également que beaucoup de femmes ont le nez percé très jeunes. Ce bijou est traditionnel en Inde et possède différentes significations selon les régions, les familles ou les croyances.
Parfois, quelques personnes nous suivent ou nous observent avec curiosité. Quand ce sont des enfants ou des femmes, cela nous fait surtout sourire. Avec certains hommes, c'est un peu plus intimidant, même si, jusqu'à présent, personne n'a été agressif.
Sur le chemin du retour, nous faisons un arrêt à Dundlod, un autre petit village réputé pour ses havelis, son fort et la présence de chevaux.
L'heure du déjeuner arrive enfin. Au menu : un délicieux chicken masala, des naans à l'ail et... notre premier lassi ! Verdict : c'est frais, crémeux et pas trop mal.
Ensuite, Nana profite d'une petite séance de henné. Elle est ravie de repartir avec de jolis motifs sur la main.
Nous rentrons ensuite nous reposer un peu à l'hôtel avant de terminer cette belle journée par une balade au coucher du soleil... installées dans une camel car, une charrette tirée par un chameau. Une façon plutôt originale de voir le sunset ! Dans les dunes désertiques, on croise des dresseuse de chèvre et on traverse des petits villages. Ou on nous regarde avec un air méchant et insistant ou en nous faisant coucou avec de grand sourire. En rentrant on fait un plouf, on mange à l'hôtel on va au dodo.Read more
J3 – Grasse matinée + cours de cuisine
July 19 in India
☁️ 37 °C
Je crois que Nana avait encore quelques heures de sommeil à rattraper !
Et ça tombait plutôt bien, puisque cette journée était volontairement plus calme. Je l'ai donc laissée dormir... jusqu'à 13 h. Oui, 13 h !
Quand j'ai finalement essayé de la réveiller, j'ai eu droit à un regard noir. Pourquoi ? Parce que nous avions raté le déjeuner de l'hôtel. Apparemment, dormir, c'est bien... mais manger, c'est encore mieux ! 😂
Nous décidons donc de retourner dans le petit restaurant où nous déjeunons depuis notre arrivée. Les propriétaires nous avaient promis de montrer à Nana comment ils préparaient les plats.
Direction les cuisines !
Ici, pas de cuisine ultra moderne : tout est préparé à la main, avec une précision impressionnante. Les épices sont ajoutées une à une. Nana observe tout pour pouvoir me refaire tout ça à la maison.
Après ce bon repas, retour à l'hôtel pour une baignade bien méritée dans la piscine. Avec la chaleur, difficile de trouver meilleure activité !
Vers 16 h, nous retrouvons le propriétaire du restaurant, qui nous propose de nous faire découvrir Mandawa autrement. Pendant plus de deux heures, nous discutons en marchant dans les ruelles de la ville. C'est un moments très enrichissants.
Nous parlons également de l'école. L'enseignement est obligatoire jusqu'à un certain âge, mais dans les familles les plus modestes, certains enfants quittent encore l'école très tôt pour aider leurs parents à travailler. À l'inverse, les familles qui en ont les moyens accordent énormément d'importance aux études, qui sont souvent considérées comme le meilleur moyen d'améliorer son avenir.
Nous parlons aussi du système des castes, un sujet que je trouve particulièrement intéressant. Ils nous explique que, même si les castes sont officiellement abolies par la Constitution indienne depuis 1950 et qu'il est interdit de discriminer quelqu'un en fonction de sa caste, elles restent encore très présentes dans la société, surtout dans les campagnes. Autrefois, elles déterminaient le métier, les fréquentations et même les mariages. Aujourd'hui, la situation évolue, notamment dans les grandes villes où les jeunes générations s'en détachent progressivement. Malgré tout, il n'est pas rare que certaines familles préfèrent encore que leurs enfants épousent une personne de la même caste.
Nous évoquons aussi le mariage. Même si la loi fixe aujourd'hui l'âge minimum à 18 ans pour les femmes et 21 ans pour les hommes, les traditions restent très présentes dans certaines régions. Les mariages sont encore souvent organisés avec l'accord des familles, même si les jeunes générations choisissent de plus en plus leur conjoint, notamment dans les grandes villes.
Nous abordons également le symbole que nous voyons absolument partout : la svastika. En Inde, ce symbole n'a absolument pas la même signification qu'en europe. La svastika est un symbole sacré utilisé depuis des milliers d'années dans l'hindouisme, mais aussi dans le jaïnisme et le bouddhisme. Elle représente la chance, la prospérité, le bien-être et le cycle de la vie. On la retrouve à l'entrée des maisons, dans les temples, sur les commerces ou encore lors des mariages et des fêtes religieuses.
Notre guide nous explique qu'Hitler a repris ce symbole parce qu'il le considérait comme un emblème puissant. En revanche, la version utilisée par le régime nazi est différente de la svastika traditionnelle indienne : elle est généralement inclinée à 45°, ses branches sont orientées dans l'autre sens et elle a été complètement détournée de sa signification d'origine.
Même si les indiens connaissent l'histoire de l'Europe associée à ce signe elle reste avant tout pour eux un symbole de paix, de protection et de bon augure, vieux de plusieurs millénaires.
Notre guide nous parle aussi de l'évolution de la société indienne. Le pays change très vite : les jeunes sont davantage connectés au monde, les femmes accèdent de plus en plus aux études et à certains métiers, mais les traditions continuent d'occuper une place essentielle dans la vie quotidienne. C'est ce mélange entre modernité et coutumes ancestrales qui rend l'Inde si fascinante.
Au fil de notre balade, nous redécouvrons plusieurs magnifiques havelis, mais cette fois nous prenons davantage le temps d'observer la vie autour de nous.
Nous apercevons des écureuils qui courent d'arbre en arbre, des perruches vertes au plumage éclatant, des paons en liberté, une chouette, des geckos. Sans oublier les incontournables vaches qui semblent toujours aussi sereines au milieu de tout ce petit monde.
En fin d'après-midi, nous retournons dans notre restaurant préféré.
Cette fois, c'est Nana qui passe derrière les fourneaux. Sous les conseils de la cuisinière, elle prépare toute seule son premier cheese naan. Elle pétrit la pâte, la garnit de fromage, l'aplatit avec beaucoup de concentration avant de le voir cuire dans la poêle. Elle est tellement contente car elle adore ça.
Pendant que le repas se prépare, elle joue avec l'adorable petite fille de trois ans qui vit dans la maison familiale. Malgré la barrière de la langue, elles se débrouillent pour se comprendre.
Dans la maison une tortue qui se promène tranquillement dans la cour et un perroquet en cage qui fait autant de bruit que Lilou.
Puis nous retournons au lit après avoir repassé les mains de nana au henné qui s'effaçait avec la piscine.Read more
J1 - Jaipur & pink city
July 20 in India
☁️ 30 °C
On prend la route à 8h30. Nana est un peu fatiguée. Entre le décalage horaire et sa sieste d'hier matin, forcément, elle a eu du mal à s'endormir… moi aussi d'ailleurs ! 😅
Au fait, j'avais oublié de vous dire qu'ici on roule à gauche, avec le volant à droite, comme à Bali ou en Angleterre. Les premiers kilomètres sont toujours un peu déroutants !
Nous avons environ quatre heures de route jusqu'à Jaipur. Sur certaines portions, il y a de vraies 2x2 voies séparées par un terre-plein central, je crois même que c'est des autoroutes car on a passé des sortes de péages… ce qui n'empêche absolument pas certains conducteurs de rouler à contresens. 🤣 Disons qu'ici, le code de la route est davantage une source d'inspiration qu'un ensemble de règles.
À notre arrivée, on s'installe rapidement à l'hôtel qui est absolument magnifique (j'adore la salle de bain je vous mettrais des photos demain) avant de repartir aussitôt. Au programme : changer de l'argent, faire un peu de shopping (jusqu'à présent, nos seuls achats étaient… du dentifrice ! 😂 Entre un Colgate et un dentifrice indien marron, probablement aux huiles essentielles, on a évidemment choisi l'option locale) puis partir découvrir la célèbre Pink City.
Et là… quelle claque !
Jaipur est d'une beauté incroyable, mais c'est aussi une véritable explosion de sensations. Les klaxons résonnent sans arrêt, les vaches se promènent tranquillement au milieu de la circulation, les vendeurs nous interpellent de toutes parts, certains veulent nous faire entrer dans leur boutique, d'autres nous proposent des photos, des souvenirs ou simplement de discuter. La chaleur est écrasante, les odeurs changent à chaque coin de rue, il y a du monde absolument partout… Tous les sens sont constamment sollicités. C'est bien plus intense que partout où nous sommes passées jusqu'à présent. On était à deux doigts de l'évanouissement… mais on a survécu ! 🤣
On déjeune avant de flâner pendant plusieurs heures dans les bazars. On finit évidemment par craquer : des saris, des vêtements, quelques pierres précieuses… Nana repart même avec la tenue complète : chaussures, bijoux, boucles d'oreilles, bindi… Elle est impatiente de ressembler à une vraie petite Indienne. 🥹
Franchement, il y a tellement de choses à voir qu'on en oublierait presque pourquoi on était venues ! 🤣 À un moment je n'arrivais même plus à gérer mon téléphone. 🤣
Et pourtant, malgré cette agitation permanente, on ne s'est jamais senties en danger. C'est simplement très fatigant d'être sollicitées en permanence. Les enfants insistent parfois pour vendre leurs petits objets, et l'on croise aussi des personnes très démunies qui mendient. C'est une réalité difficile à voir, mais ce n'est heureusement pas ce qui domine l'atmosphère de la ville.
Nous visitons ensuite le Hawa Mahal, le célèbre Palais des Vents. Construit en 1799 par le maharaja Sawai Pratap Singh, il servait aux femmes de la famille royale. Grâce à ses 953 petites fenêtres finement sculptées, elles pouvaient observer la vie de la ville sans être vues (c'est courant ici d'observer les extérieurs sans être vu aparement le comerage c'est universelle 🤣) Son incroyable façade en grès rose est devenue l'un des symboles de Jaipur. À l'intérieur, c'est un véritable labyrinthe de couloirs, d'escaliers et de petites cours.
Nous découvrons également les magnifiques portes de la vieille ville. Jaipur est immense, mais son centre historique est entouré d'une enceinte fortifiée percée de grandes portes monumentales. En les franchissant, on entre réellement dans la fameuse « ville rose », dont les bâtiments ont été peints de cette couleur en 1876 pour accueillir le prince de Galles. Depuis, cette teinte est devenue l'emblème de Jaipur.
Vers 18h, nous retrouvons notre chauffeur qui nous emmène à notre cours de danse. Mais avant ça… petite pause bien méritée pour manger quelque chose ! Évidemment on se happe toute seule comme des grandes dans une boutiques avec des choses spirituelles, on fait le plein pour agrémenter notre petit temple maison.
Nous faisons 1h de cours, on nous raconte l'histoire du Bollywood et ces originies. Chaque danse raconte une histoire. C'était incroyable on a adoré. Et maintenant on a le droit à une bonne nuit de sommeil.Read more
J2 - Jaipur & alentours
July 21 in India
🌧 26 °C
Oulala… le réveil est difficile ce matin ! Sortir du lit relève presque de l'exploit pour Nana. Heureusement, notre chauffeur nous attend à 8 h 30 et une nouvelle journée de découverte nous attend.
Notre première étape est la Patrika Gate, l'une des portes les plus photogéniques de Jaipur. Inaugurée en 2016, elle est rapidement devenue un symbole de la ville. Cette immense porte rose, composée de neuf arches richement décorées, est un véritable hommage à la culture du Rajasthan. Chaque recoin est recouvert de fresques colorées représentant les palais, les divinités hindoues, les costumes traditionnels, les animaux sacrés et les scènes de la vie quotidienne. Plus on s'approche, plus on découvre une multitude de détails peints à la main. C'est un endroit absolument magnifique, où l'on pourrait passer des heures à admirer chaque motif.
D'ailleurs, il a beaucoup plu hier soir donc on trouve des endroits assez inondé sur la route. Heureusement, nous étions déjà installés dans la voiture lorsque l'orage a éclaté. La mousson transforme rapidement les rues, mais ce matin le ciel est de nouveau dégagé et la lumière rend les couleurs de Jaipur encore plus éclatantes.
Nous poursuivons ensuite vers le Birla Mandir, aussi appelé le temple Lakshmi Narayan. Construit entièrement en marbre blanc au pied de Moti Dungri. Édifié à la fin du XXᵉ siècle par la célèbre famille industrielle Birla, il est dédié à Vishnou et à son épouse Lakshmi, déesse de la prospérité. L'intérieur est magnifique
Notre visite suivante nous emmène au Galta Ji, plus connu sous le nom de « temple des singes ». Niché au cœur des collines des Aravalli, ce complexe de temples vieux de plusieurs siècles est un important lieu de pèlerinage hindou, dédié notamment au dieu Hanuman, le dieu-singe, symbole de force, de courage et de dévotion. Des centaines de singes vivent librement sur le site et se déplacent de toit en toit, parfois à quelques centimètres seulement des visiteurs.
Le temple possède plusieurs bassins alimentés par une source naturelle considérée comme sacrée. Les hommes et les femmes disposent de bassins séparés.
Nous assistons également à une scène assez impressionnante : un homme semble entrer dans une profonde trance.
Avant de repartir, un prêtre nous bénit à notre tour. Il nous applique un tilak, un point orange sur le front, symbole de protection, de bénédiction et d'éveil spirituel, puis noue autour de notre poignet un bracelet rouge et jaune. Ce fil sacré est censé apporter chance, protection et rappeler le lien avec les divinités. Même sans comprendre tous les rituels, on ressent le respect et la bienveillance qui accompagnent ce geste.
Nous faisons ensuite un arrêt à Gatore Ki Chhatriyan, . Avec ses pavillons en marbre finement sculptés et son atmosphère paisible, loin des foules touristiques. Puis nous faisons une pause repas bien mérité avec évidemment des cheese naan pour nana. On est gentiment fatigué alors ce soir on va pas faire long feu 🤣
Nous prenons ensuite la direction du Fort d'Amber, l'un des monuments les plus emblématiques du Rajasthan. En chemin, nous faisons un arrêt à Panna Meena ka Kund, un ancien puits à degrés du XVIᵉ siècle devenu très populaire pour ses escaliers parfaitement symétriques qui offrent un décor spectaculaire. Impossible de résister à quelques photos !
Nous arrivons ensuite au Fort d'Amber. Perché sur une colline, il est immense et ressemble à un véritable labyrinthe de cours, de palais et de passages secrets. Depuis ses remparts, on aperçoit l'impressionnante muraille qui serpente sur les montagnes environnantes, souvent comparée à la Grande Muraille de Chine tant elle semble interminable. Construite pour protéger le fort et la ville, elle domine tout le paysage.
Nous poursuivons enfin avec le Nahargarh Fort, l'un des trois grands forts qui veillaient autrefois sur Jaipur. Effectivement il a une magnifique vue sur toute la ville. C'est ici que le maharaja venait se réfugier. On nous explique qu'il possédait neuf reines et qu'un appartement identique avait été construit pour chacune d'elles, tous reliés par des couloirs discrets afin que le roi puisse circuler sans provoquer de jalousie ! Là encore, le fort est un véritable dédale dans lequel on prend plaisir à se perdre. Le rez-de-chaussée servait de palais d'hiver, tandis que l'étage, plus aéré, était utilisé comme palais d'été. Et, détail qui nous fait sourire, nous découvrons même une pièce qui est actuellement habité par les singes ! 🤣
On finit cette dernière visite sous la pluie, on fait un dernier stop photo souvenir face au jahal mahal un palais sur l'eau magnifique. Puis retour à l'hôtel.
Notre programme du soir: trouver un supermarché pour pic nic dans le lit en goutant les choses locale et dodo tôt.Read more

Trop beau !! Ohlalala tous ces singes …. Kaie kaie j’aurai une de ces trouilles 😂😂😂 gros bisous C’est formidable de pouvoir vous suivre sur ce site et surtout un grand merci de prendre le temps pour nous expliquer votre journée avec tous ces détails ❤️❤️❤️❤️❤️ [Noelle]

TravelerOh la la effectivement c'est de toute beauté 😍😍 c est incroyable...ce lac tout d un coup 😲 et la vu de la ville d en haut c est immense ... Quel magnifique voyage ❤️
Elephant village & leopard safari
July 22 in India
☁️ 30 °C
Petite grasse matinée pour ma Nana : nous nous levons vers 9 h 30. Après un bon petit-déjeuner à l'hôtel, nous prenons la route en direction du village des éléphants. Au départ, nous ne savons pas vraiment à quoi nous attendre, et finalement nous avons la chance de vivre une superbe expérience. Nous faisons une balade à dos d'éléphant, nous leur faisons plein de câlins et de caresses, nous leur donnons à manger et, bien sûr, nous immortalisons ce moment avec de superbes photos.
Le village est très particulier. Chaque famille possède son éléphant. Les maisons sont organisées de façon assez similaire : la cuisine se trouve au centre avec une petite cour, une pièce est réservée à l'éléphant d'un côté et, de l'autre, se trouvent les pièces de vie de la famille. Comme souvent en Inde, plusieurs générations vivent sous le même toit. Les anciens sont entourés et respectés, chacun prend soin des autres. C'est une culture profondément tournée vers la famille, la solidarité et le respect du vivant. Les animaux occupent une place importante : ici, on considère que tout être vivant possède une âme et mérite d'être protégé.
Nous apprenons aussi beaucoup de choses sur les éléphants. Ils dorment environ cinq heures par nuit. La journée, ils se déplacent librement et, vers 18 heures, ils rentrent au village avant de s'endormir seulement vers 23 h 30 ou minuit. Leur espérance de vie est proche de celle d'un être humain. Notre éléphante s'appelait Sonia et avait 25 ans. Elle était adorable ! Les éléphants sont végétariens et nous leur avons donné à manger de longues tiges ressemblant à du bambou.
Au beau milieu de la visite, une pluie diluvienne s'abat sur nous. En Asie pendant les mousson, les averses sont incroyablement violentes, mais heureusement elles ne durent jamais très longtemps. Et malheureusement les vacances d'été c'est la période des mousson. Cependant quelques secondes, nous étions complètement trempées !
Nous reprenons ensuite la route pour déjeuner chez une famille indienne qui nous avait gentiment invités. C'est la famille avec laquelle nous avions échangé lors de la réservation de notre cours de Bollywood. Ils voyagent beaucoup et avaient appris le français à Pondichéry, ancienne colony française. Ils souhaitaient également que nos deux filles puissent faire connaissance.
Nous passons un moment absolument merveilleux. Nous partageons un repas indien entièrement fait maison, dégusté comme le veut la tradition avec la main droite. Tout était délicieux. Pour remercier nos hôtes de leur accueil, j'ai réalisé des tresses à la maman et à sa fille. Ils étaient d'une gentillesse et d'une générosité incroyables. Leur appartement, situé dans une petite rue en périphérie de Jaipur, était magnifiquement décoré et très chaleureux.
Nous retrouvons ensuite notre chauffeur pour partir vers la réserve de Jhalana afin d'effectuer un safari à la recherche des léopards. Nous grimpons dans notre jeep et commençons notre exploration. En chemin, nous apercevons des paons, des mangoustes, un lapin sauvage, une tortue jaune ainsi qu'une multitude de petits oiseaux.
Les léopards, eux, se font attendre. Après une longue recherche, nous en apercevons enfin un, très discret. Malheureusement, une jeep arrive à toute vitesse, ce qui l'effraie et le fait disparaître presque aussitôt. Nous apercevons également un petit au loin près d'une des entrées du parc, mais il est caché par toutes les voitures déjà stationnées. C'est une réserve naturelle d'environ 20km carrés, ce n'est pas très grand.
À 19 h 20, soit seulement dix minutes avant la fermeture du parc, nous commençons à perdre espoir. Et là, coup de théâtre : nous croisons King Rhana, le mâle dominant de la réserve, célèbre dans le monde entier, qui a même un documentaire sur lui sur prime vidéo avec une de ces femelle, puis, en rentrant, on voit Flora, la reine du parc, une des femmes de Rhana accompagnée de l'un de ses petits.
Rana est célèbre car il n'a pas peur et passe tout près de notre jeep, nous offrant des vidéos absolument incroyables.
Nous aurons finalement passé près de deux heures trente à sillonner la réserve. L'avantage d'être des touristes françaises en pleine basse saison, où l'on croise principalement des visiteurs indiens, c'est que tout le monde fait son maximum pour nous faire vivre une expérience inoubliable. Notre guide n'a pas hésité à rouler très vite d'un point d'observation à un autre afin de maximiser nos chances d'apercevoir les léopards, quitte à se faire rappeler à l'ordre à plusieurs reprises.
C'était un superbe premier safari pour Naëlle. Entre les pistes escarpées, les fortes montées, les descentes impressionnantes et, surtout, ces rencontres avec les léopards, elle a eu des étoiles plein les yeux. Pour une première, elle se dit qu'elle a vraiment eu la chance du débutant !
Nous rentrons ensuite à l'hôtel. Il nous reste un petit paquet de nouilles chinoises instantanées ainsi qu'un yaourt que nous terminons tranquillement ce soir, car demain le réveil sera matinal.Read more
En route pour Agra
July 23 in India
🌧 31 °C
Ce matin, nous retrouvons notre chauffeur à 7 h pour prendre la route en direction d'Agra. Après environ deux heures de trajet, nous faisons un arrêt au Chand Baori, l'un des plus impressionnants puits à degrés d'Inde.
Construit il y a plus de mille ans, ce puits servait à recueillir l'eau de pluie dans une région très aride. Avec ses milliers de marches parfaitement symétriques descendant jusqu'à l'eau, il est aussi fascinant qu'impressionnant. Les habitants venaient autrefois y puiser de l'eau, mais c'était également un véritable lieu de vie et de rencontre. Il est encore plus immense que le puits à degrés que nous avions découvert à Jaipur, et nous restons un long moment à admirer cette prouesse architecturale. On voit aussi des petits écureuils et des minuscules grenouilles de a peine 0,5cm j'avais jamais vu ça.
Les puits à degrés sont des ouvrages souterrains conçus pour accéder aux eaux souterraines dans les régions où le niveau de la nappe phréatique est variable . Leur conception facilite la collecte et le stockage de l'eau grâce à une large excavation en pente, revêtue de pierres et dotée d'escaliers menant au niveau de l'eau, qui s'écoule par une ouverture dans le cylindre du puits.
Nous reprenons ensuite la route pendant environ trois heures avant de rejoindre Manon au Sheroes Hangout. Ce restaurant fonctionne sur le principe du prix libre et est tenu par des femmes ayant survécu à des attaques à l'acide.
À notre arrivée, elles nous invitent à regarder un documentaire d'une quinzaine de minutes retraçant leur histoire. Impossible de retenir nos larmes. Le plus bouleversant, c'est qu'après tout ce qu'elles ont traversé, ce sont elles qui viennent nous réconforter, nous prendre dans leurs bras et nous dire de ne pas pleurer. Nous nous sentons presque gênées d'être consolées par ces femmes d'une force incroyable, alors qu'elles ont vécu l'impensable.
Aujourd'hui, elles se battent pour sensibiliser la population, défendre les droits des femmes et reconstruire leur vie avec une énergie et une joie de vivre admirables. Chaque année, plus de 200 femmes sont encore victimes d'attaques à l'acide en Inde, souvent à la suite d'un refus de mariage, d'un conflit familial ou d'actes de vengeance commis par un mari, un proche, une belle-famille ou même un inconnu.
Nous passons un long moment avec elles. Nous faisons quelques achats dans leur boutique, profitons d'une séance de henné, puis partageons un délicieux repas. Au moment de partir, nous leur laissons une belle donation. C'est sans aucun doute l'un des moments les plus émouvants de notre voyage.
Nous rejoignons ensuite notre hôtel. À chaque étape, les établissements semblent encore plus luxueux que les précédents. En montant sur le toit-terrasse, nous découvrons une vue spectaculaire sur le Taj Mahal. Le voir apparaître au loin, baigné par la lumière de la fin de journée, est un instant magique. Quelle émotion… Samedi, nous le découvrirons enfin de plus près. Car le vendredi il est fermé. C'est sublime. Quelle excitation 🤩
Nana profite d'un plouf dans la luxueuse piscine sur le roof top et se fait une copie ne indienne qui loge aussi ici. Elle vit a Amsterdam mais vient voir ces grands-parents en Inde, a Delhi chaque année, là où elle et ces parents sont nés. Ils semblent être Sikh ce qui fait que je me suis renseigné sur cette religion (je vous ferais plus d'explications sur la religion hindou lors de mon pèlerinage a Varanasi ça fait plus de sens) : Le sikhisme est une religion monothéiste née au Pendjab (au nord de l'Inde et du Pakistan). Elle est aujourd'hui la cinquième plus grande religion du monde, avec environ 25 à 30 millions de fidèles.
Voici ses principaux principes :
- Les Sikhs croient en un Dieu unique, sans forme, présent en toute chose.
- Tous les êtres humains sont égaux, quelles que soient leur caste, leur sexe, leur religion ou leur origine.
- Aider les autres est essentiel.
- Travailler honnêtement, partager ses revenus avec les plus démunis et se souvenir de Dieu par la prière et la méditation.
Les Sikhs portent souvent les « cinq K », symboles de leur engagement :
Kesh : cheveux non coupés.
Kangha : un peigne en bois.
Kara : un bracelet en acier.
Kachera : un sous-vêtement spécifique symbolisant la maîtrise de soi.
Kirpan : un petit poignard symbolique représentant le devoir de protéger les faibles et de défendre la justice.
Le turban est porté par de nombreux hommes sikhs pour protéger leurs cheveux non coupés et comme signe de dignité et d'engagement spirituel
Ensuite, on va se doucher puis on sors pour manger... Naëlle insiste pour le café juste a côté de l'hôtel, j'ai accepté au bout d'un moment car j'avoue avoir rêver de macdo et de pizza juste avant 🤣 tjr une petite crise au milieu de ce genre de voyage.Read more
Agra, the city of love
July 24 in India
☁️ 30 °C
Ce matin, nous commençons la journée par un fabuleux petit-déjeuner dans notre hôtel de luxe. Le buffet est immense et propose un choix incroyable : difficile de savoir par quoi commencer tant tout donne envie.
À 10 h, notre chauffeur vient nous chercher et nous partons découvrir le Fort d'Agra. C'est sans aucun doute le plus beau fort que nous ayons visité jusqu'à présent. Son impressionnante couleur rouge, due au grès rouge dans lequel il a été construit, est absolument magnifique. Édifié au XVIᵉ siècle par l'empereur moghol Akbar, il fut la résidence principale des empereurs avant la construction du Taj Mahal. C'est également ici que Shah Jahan, le bâtisseur du Taj Mahal, fut emprisonné par son propre fils durant les dernières années de sa vie. La légende raconte qu'il passait ses journées à contempler, au loin, le mausolée de son épouse bien-aimée. On nous raconte aussi qu'à l'époque, les douves du fort étaient peuplées de crocodiles afin de renforcer sa défense. Nana se fait grimper dessus par des écureuils et c'est d'ailleurs ce qu'il l'intéresse le plus ici 😂
Nous poursuivons ensuite avec le Baby Taj, de son véritable nom Itimad-ud-Daulah. Ce magnifique mausolée est considéré comme le précurseur du Taj Mahal. Il abrite la tombe de Mirza Ghiyas Beg, haut dignitaire de l'empire moghol et père de l'impératrice Nur Jahan. Entièrement réalisé en marbre blanc et décoré de délicates incrustations de pierres semi-précieuses, il annonce déjà toute la finesse architecturale que l'on retrouvera quelques années plus tard au Taj Mahal.
Nous terminons les visites de la journée aux jardins Mehtab Bagh, situés sur l'autre rive de la rivière Yamuna. De là, nous profitons d'une vue absolument splendide sur le Taj Mahal. Malheureusement, celui-ci est fermé aujourd'hui, mais l'admirer de loin est déjà un moment magique.
Nous demandons ensuite à notre chauffeur de nous déposer dans le bazar afin de faire quelques emplettes et de déjeuner. Naëlle choisit un délicieux poulet au citron tandis que je craque pour un agneau au soja relevé d'une sauce bien épicée. C'est un véritable régal !
Nous commençons cependant à manquer d'espèces. Le taux de change n'étant pas très bon à Agra, nous préférons conserver les 25 000 roupies qu'il nous reste pour notre visite du Taj Mahal demain.
De retour à l'hôtel, Naëlle profite d'un bon bain dans la piscine avant une douche et nous nous lavons enfin les cheveux. Le soir, nous terminons les restes du déjeuner : de délicieux cheese naans, avant d'aller nous coucher tôt. Demain, le réveil sonnera aux aurores afin d'être parmi les premiers visiteurs du Taj Mahal.
Ici, les règles de visite sont particulièrement strictes. Il est interdit d'entrer avec de la nourriture, des stylos, des perches à selfie, des cigarettes, du chewing-gum et de nombreux autres objets. L'objectif est de préserver les monuments, notamment le marbre blanc, des dégradations. Quand on voit le nombre de visiteurs chaque jour, cela se comprend parfaitement, surtout au vu de l'incivilité de certain. Au Baby Taj, nous avons même dû enfiler des surchaussures ou enlever nos chaussures (option pour la quel nous votons) pour accéder au mausolée. Demain, ce sera exactement la même chose pour le Taj Mahal.
Aujourd'hui, le ciel est heureusement beaucoup plus dégagé qu'hier. Depuis notre hôtel, nous pouvons admirer parfaitement le Taj Mahal, qui se dresse majestueusement au loin. Impossible de détacher notre regard de cette merveille du monde : nous avons déjà hâte d'être à demain pour enfin la découvrir de près.Read more
Taj mahal et fatehpur sikri
July 25 in India
☁️ 27 °C
Nous nous levons à 5 h 45 afin d'être parmi les premiers visiteurs à découvrir le mythique Taj Mahal aujourd'hui. À cette heure matinale, la lumière est douce, la chaleur encore supportable et le monument semble presque irréel. Pour cette visite, nous décidons de prendre un guide afin d'en apprendre davantage sur tous les secrets de ce chef-d'œuvre.
Avant même d'entrer, nous apprenons que « Taj » signifie « couronne » et « Mahal » signifie « palais ». Son nom est donc souvent interprété comme « le Palais de la Couronne », un monument devenu le symbole universel de l'amour éternel.
Dès que nous franchissons le majestueux portail principal, une étonnante illusion d'optique se produit. Le Taj Mahal paraît se trouver juste devant nous, comme s'il n'était qu'à quelques mètres. En réalité, près de 300 mètres nous en séparent encore. Les architectes ont conçu cette perspective avec une telle précision que le monument semble beaucoup plus proche qu'il ne l'est réellement, créant un effet spectaculaire qui laisse tous les visiteurs sans voix.
Le Taj Mahal a été construit par l'empereur moghol Shâh Jahân en mémoire de son épouse préférée, Mumtaz Mahal, décédée en donnant naissance à leur quatorzième enfant. Les travaux auraient duré plus de vingt ans et mobilisé près de 20 000 artisans et ouvriers venus de tout l'empire. On raconte que ces derniers vivaient dans un véritable village construit tout autour du chantier.
À sa mort, Mumtaz fut d'abord enterrée dans une tombe provisoire avant d'être transférée dans le magnifique mausolée une fois celui-ci achevé. Elle n'aura malheureusement jamais eu l'occasion de contempler le monument construit en son honneur. Aujourd'hui, l'empereur repose lui aussi à ses côtés. Malgré leurs vingt ans d'écart, leur histoire d'amour est devenue l'une des plus célèbres au monde.
En observant le Taj Mahal de plus près, on découvre des versets du Coran calligraphiés tout autour des façades. L'édifice est constitué d'immenses blocs de marbre blanc, minutieusement sculptés et décorés de pierres semi-précieuses sont incrustées directement dans le marbre pour former de délicats motifs floraux. On y retrouve notamment de l'onyx, du lapis-lazuli, de la cornaline, du jaspe, de la nacre et d'autres pierres précieuses provenant des quatre coins du monde.
Lorsque les premiers rayons du soleil viennent frapper le marbre blanc, le Taj Mahal se transforme. La lumière s'y reflète, donnant l'impression que des milliers de minuscules paillettes scintillent sur toute sa surface. Selon l'heure de la journée, le monument peut changer subtilement de couleur.
Tout autour du Taj Mahal, la recherche de la symétrie est omniprésente. De chaque côté du mausolée se dressent deux bâtiments identiques : l'un est une véritable mosquée, orientée vers La Mecque et toujours utilisée pour la prière (notamment lors de la fermeture du vendredi) tandis que l'autre a été construit uniquement pour préserver l'équilibre parfait de l'ensemble architectural.
Les quatre minarets qui encadrent le Taj Mahal ont également été pensés avec une incroyable ingéniosité. Ils sont très légèrement inclinés vers l'extérieur afin que, en cas de séisme, ils tombent loin du mausolée et ne puissent pas l'endommager.
Sous le grand portail d'entrée, on peut également admirer une série de petits dômes décoratifs. Selon une tradition locale, chacun d'eux représenterait une année de construction du Taj Mahal, rappelant l'immense travail nécessaire à l'édification de ce chef-d'œuvre.
Pour pénétrer dans le mausolée, nous devons enfiler des surchaussures afin de préserver la pureté du marbre blanc. À l'intérieur règne une atmosphère paisible renforcée par l'écho des voix sous l'immense dôme.
Le Taj Mahal ne fut ouvert au public que bien des années après sa construction, d'abord sous la période britannique, avant de devenir l'un des monuments les plus visités au monde. Une légende très répandue raconte que les architectes et les artisans auraient eu les mains coupées ou les yeux crevés afin qu'ils ne puissent jamais reproduire une œuvre d'une telle beauté. Les historiens considèrent toutefois cette histoire comme un mythe, sans preuve historique.
À l'arrière du Taj Mahal coule la rivière Yamuna, la deuxième rivière la plus sacrée de l'hindouisme après le Gange. Elle rejoint ce dernier à Prayagraj, l'un des plus grands lieux de pèlerinage d'Inde. Depuis les jardins du Taj Mahal, la vue sur la Yamuna apporte encore davantage de sérénité à ce lieu déjà hors du temps.
Après cette visite inoubliable, nous rentrons à l'hôtel pour savourer un excellent petit-déjeuner, puis nous nous accordons une petite sieste bien méritée avant de poursuivre notre programme de la journée.
Après une bonne sieste et un déjeuner à l'hôtel, nous retrouvons notre chauffeur à 14 h pour prendre la route en direction de Fatehpur Sikri, l'une des anciennes capitales de l'Empire moghol, située à une quarantaine de kilomètres d'Agra.
Cette cité de grès rouge fut sa capitale pendant une quinzaine d'années avant d'être abandonnée, probablement en raison du manque d'eau. Aujourd'hui classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, elle est remarquablement bien conservée et offre un véritable voyage dans le temps.
Dès notre arrivée, nous sommes frappés par la couleur des bâtiments. Le rouge profond des pierres rappelle immédiatement celui du Fort d'Agra. Notre guide de ce matin nous avait expliqué d'ailleurs que les deux sites ont été construits avec le même grès rouge extrait des carrières de cette région. Une étrange odeur d'humidité émane de ces pierres. Impossible de savoir exactement d'où elle provient, mais elle est omniprésente et donne au lieu une atmosphère très particulière et pas agréable.
En parcourant les immenses cours, les palais, les pavillons et les colonnades finement sculptées, on imagine facilement la vie de la cour impériale il y a plus de quatre siècles. L'architecture est magnifique et mêle harmonieusement les influences hindoues, perses et islamiques.
Juste à côté se trouve un autre site accessible gratuitement : le complexe religieux de la Jama Masjid, qui abrite également le mausolée du saint soufi Salim Chishti. La mosquée est superbe et son architecture impressionnante mérite le détour.
En revanche, l'atmosphère qui règne autour de ce lieu nous met rapidement mal à l'aise. La pauvreté y est très visible : de nombreuses personnes dorment à même le sol, d'autres nous sollicitent avec insistance ou nous suivent pendant notre visite. Même si cela fait partie de la réalité du pays, nous ne nous sentons pas particulièrement à l'aise et préférons écourter notre passage pour retrouver notre chauffeur après en avoir vite fait le tour.
Nous nous rendons dans le même restaurant que nous avons aimé hier midi. Ensuite une bonne douche et au dodo. Demain réveil a 4h30 pour prendre le train pour Varanasi la ville sacrée et la plus spirituelle de l'Inde.Read more
Agra ->Varanasi
July 26 in India
☀️ 35 °C
Ce matin, le réveil a sonné à 4 h 30 pour prendre notre train de 6 h en direction de Varanasi, l'une des villes les plus fascinantes d'Inde.
L'arrivée à la gare de Agra nous montre la partie pauvre et la misère indienne. On y croise des centaines de personnes dormant à même le sol, des familles entières... Les conditions d'hygiène sont très rudimentaires et l'on voit malheureusement des personnes faire leurs besoins directement sur les voies.
En observant les quais, nous apercevons également des trains très anciens, certains sans portes ni vitres, où les voyageurs montent et descendent en marche. Une réalité qui contraste avec notre train. De notre côté, nous voyageons en Chair Car (1ère classe), un niveau de confort qui ressemble finalement beaucoup à un TER français climatisé. J'avoue que j'étais un peu stressée avant de partir, mais cette appréhension s'est vite envolée.
Pendant ces sept heures de trajet, le personnel passe régulièrement nous servir boissons, collations et repas : impossible d'avoir faim ! Les contrôleurs, les employés du train et même la police ferroviaire circulent fréquemment, ce qui donne un vrai sentiment de sécurité. Finalement, ce voyage en train s'est révélé bien plus agréable que je ne l'imaginais.
À notre arrivée vers 13 h, un nouveau chauffeur nous attendra pour nous faire découvrir cette ville mythique.
Varanasi, la ville éternelle
Varanasi, aussi appelée Kashi ou Bénarès, est considérée comme la plus ancienne ville continuellement habitée au monde, avec plus de 3 000 ans d'histoire. Selon la tradition hindoue, elle aurait été fondée par le dieu Shiva lui-même.
Au fil des siècles, la ville a connu de nombreuses invasions, notamment sous plusieurs dynasties musulmanes. De nombreux temples furent détruits puis remplacé par des mosquées puis reconstruits en temple, ce qui explique pourquoi il reste relativement peu de monuments très anciens malgré l'extraordinaire ancienneté de la cité.
Située sur les rives du Gange, le fleuve le plus sacré de l'Inde, Varanasi est le cœur spirituel de l'hindouisme. Des millions de pèlerins viennent s'y baigner pour purifier leur âme, accomplir des rituels religieux ou faire incinérer leurs proches.
Pour beaucoup d'hindous, mourir à Varanasi est un immense privilège. Selon leurs croyances, être incinéré sur les ghats de la ville permettrait de rompre le cycle des réincarnations et d'atteindre la libération spirituelle, appelée.
L'hindouisme compte d'ailleurs des milliers de divinités, mais les plus importantes sont :
Shiva : le dieu de la transformation et de la destruction créatrice. Il détruit l'ancien pour permettre au nouveau de naître. C'est le dieu protecteur de Varanasi. Son symbole est le trident (Trishula) et il est souvent représenté avec un serpent autour du cou.
Brahma : le dieu créateur de l'univers. Bien qu'il fasse partie de la grande trinité hindoue, il est aujourd'hui très peu vénéré et possède très peu de temples.
Vishnu : le dieu protecteur de l'univers. Il intervient lorsque le monde est menacé en s'incarnant sous différents avatars.
Krishna : l'un des avatars les plus célèbres de Vishnu. Il représente l'amour, la joie, la sagesse et la compassion. Il a souvent une flûte dans ces représentations.
Ganesh : le dieu à tête d'éléphant. Il est le fils de Shiva et de Parvati. C'est le dieu de la sagesse, de l'intelligence et de la réussite. Les hindous le prient souvent avant de commencer un voyage, un examen ou un nouveau projet afin qu'il enlève les obstacles sur leur chemin.
Parvati : femme de shiva, elle représente :
L'amour et le mariage, La fertilité et la maternité, La douceur, la compassion et la dévotion, La force féminine, l'énergie sans laquelle Shiva ne pourrait agir.
Selon la tradition, Shiva et Parvati incarnent l'équilibre parfait : Shiva représente la conscience, le calme et la méditation, tandis que Parvati symbolise l'énergie, la vie et la création. Ensemble, ils sont complémentaires.
Shiva, Parvati et Ganesh forment la famille divine la plus vénérée de l'hindouisme. À Varanasi, où Shiva est le dieu principal, la présence de Parvati est également très importante dans les temples et les récits religieux.
Hanuman : est l’une des divinités les plus aimées d’Inde. C’est le dieu-singe, symbole de force, courage, loyauté et protection.
À peine arrivées à Varanasi, la réalité nous rattrape. La pauvreté est omniprésente. Des enfants s'approchent de la voiture pour demander de quoi manger ou quelques pièces. Plutôt que de jeter ce qu'il nous restait du trajet en train, nous leur avons donné l'intégralité de notre sac de petit-déjeuner : des fruits, des sandwichs, des yaourts et toutes les collations que nous avions conservées. Un peu plus loin, d'autres enfants frappent à la vitre. Il nous reste encore quelques biscuits, que nous leur distribuons avec plaisir. Ils ne disent par contre jamais merci et préfèrent insister pour l'argent... Mais comme j'ai vu slumdog millionnaire je refuse de donner de l'argent a la mafia indienne.
Notre première visite nous conduit ensuite à Sarnath, un lieu majeur du bouddhisme situé à une dizaine de kilomètres de Varanasi. C'est ici que Bouddha, après avoir atteint l'Éveil à Bodhgaya, prononça son premier enseignement, connu sous le nom de « mise en mouvement de la roue du Dharma ». Cet événement marque la naissance du bouddhisme.
Dès notre arrivée, l'atmosphère est très différente de celle de Varanasi. Les rues sont bordées de magnifiques peintures représentant Bouddha et autres divinités. On y trouve des temples construits par de nombreux pays bouddhistes : le Japon, la Thaïlande, le Cambodge, le Tibet, le Sri Lanka, la Birmanie... Chacun possède une architecture, des statues et des jardins qui lui sont propres, ce qui donne l'impression de voyager à travers toute l'Asie en quelques centaines de mètres.
Nous prenons le temps de visiter plusieurs de ces temples ainsi que le site archéologique, où l'on ressent une profonde sérénité. L'ambiance est paisible, propice à la méditation et au recueillement. Nous croisons d'ailleurs des moines bouddhistes ainsi que de petits apprentis. Ici cela parle très très peu anglais et les regards ainsi que la pauvreté sont quand même pesant.
En fin de journée, nous rentrons tranquillement à l'hôtel pour manger et reprendre des forces avant la journée de demain.
Je suis particulièrement heureuse, car j'ai trouvé un handpan, un instrument aux sonorités douces et envoûtantes, qui viendra parfaitement compléter mon petit espace de méditation à la maison. J'avais déjà rapporté plusieurs objets spirituels achetés à Jaipur ; ce nouvel instrument sera la touche finale de mon temple.
J'ai maintenant hâte d'être à demain pour découvrir le cœur spirituel de Varanasi : ses innombrables temples hindous, dont beaucoup sont dédiés à Shiva, les célèbres ghats qui descendent jusqu'au Gange, les rituels quotidiens et cette atmosphère unique qui attire depuis des millénaires pèlerins, sages et voyageurs en quête de sens. Plus que tout, j'ai envie de m'imprégner de l'énergie si particulière de cette ville sacrée, où spiritualité et vie quotidienne semblent ne faire qu'un.Read more
Au coeur de Varanasi
July 27 in India
⛅ 33 °C
Aujourd'hui, nous nous accordons enfin une petite grasse matinée. Après plusieurs jours à enchaîner les réveils à l'aube, nous ouvrons doucement les yeux vers 9 h 15. Un copieux petit-déjeuner plus tard, nous retrouvons notre chauffeur pour partir à la découverte de Varanasi.
Nous commençons par la visite d'un petit temple, loin des circuits touristiques. Ici, il n'y a presque aucun visiteur étranger. L'atmosphère est incroyablement paisible. Des familles prient, des prêtres récitent des mantras et plusieurs cérémonies sont en cours. Nous avons véritablement l'impression d'assister à la vie quotidienne des habitants plutôt qu'à une attraction touristique. C'est simple, authentique et profondément émouvant.
Nous poursuivons ensuite vers le célèbre temple de Durga, reconnaissable à sa couleur rouge éclatante qui lui vaut le surnom de « Temple Rouge ». Avant d'entrer, nous retirons nos chaussures et nos chaussettes comme dans tous les temple ici, puis nous nous lavons soigneusement les mains, un geste de purification avant d'accéder à ce lieu sacré.
Nous participons à un Rudrabhishek, une cérémonie dédiée à Shiva. Même si nous ne comprenons pas toutes les paroles, nous ressentons toute la puissance du moment. Le prêtre récite des mantras en prononçant nos prénoms et formule des prières pour notre famille, notre santé, la protection, son éducation, la prospérité et le bonheur. Nous déposons des fleurs en offrande, recevons des bracelets bénis ainsi que des morceaux de tissu sacré. Tout est empreint de bienveillance et d'intentions positives. Malgré la barrière de la langue, nous comprenons que chaque geste est un souhait de paix, de force et de bénédiction. C'est une expérience spirituelle.
Nous continuons ensuite jusqu'au Temple des Singes. Dans cette vimle très peu de personnes parlent anglais, ce qui rend les échanges parfois compliqués, mais cela ne nous empêche pas de nous laisser porter par l'ambiance si particulière qui règne dans ces lieux. Depuis notre arrivée à Varanasi, je ressens un véritable apaisement. D'ailleurs, cette nuit, j'ai dormi profondément pour la première fois depuis notre arrivée en Inde. Comme si cette ville, malgré son tumulte apparent, possédait une énergie étonnamment réconfortante.
Nous rejoignons ensuite le cœur de la vieille ville. Dès notre arrivée, nous empruntons les ruelles qui mènent au Manikarnika Ghat, le principal lieu de crémation de Varanasi. Un bénévole nous accompagne et nous explique avec beaucoup de respect les rites funéraires hindous. Ici, la mort n'est pas cachée : elle fait partie de la vie.
L'agitation est permanente. Les cloches résonnent, les prières s'élèvent, les porteurs transportent les défunts enveloppés de tissus colorés devant nous, la foule circule dans tous les sens et la chaleur est presque étouffante. Les immenses bûchers dégagent une chaleur supplémentaire qui rend l'atmosphère encore plus intense.
Nous découvrons également le feu sacré de Shiva, une flamme qui, selon la tradition, brûlerait sans interruption depuis près de 3 000 ans et qui sert à allumer les bûchers des crémations. Un prêtre dépose délicatement quelques cendres sacrées sur notre front, symbole de l'impermanence de la vie et rappel que tout être vivant retourne un jour à la poussière.
Nous nous perdons ensuite dans le dédale des minuscules ruelles de la vieille ville. Des vaches sacrées croisent notre chemin, des chèvres, des chiens, des scooters tentent de se frayer un passage entre les piétons, tandis que les vendeurs interpellent les passants. C'est un véritable chaos... mais un chaos fascinant.
Nous poursuivons notre découverte par le temple népalais, un édifice entièrement construit en bois sculpté, inspiré de l'architecture des pagodes de Katmandou. Ce temple, dédié à Shiva, est également célèbre pour ses nombreuses sculptures inspirées du Kâmasûtra. Les scènes sont discrètement gravées dans le bois et se fondent parfaitement dans l'ensemble de l'architecture. Elles symbolisent le cycle de la vie, l'amour, la fertilité et l'union entre le corps et l'esprit, bien loin de l'image purement érotique que l'on peut avoir en Occident. Naëlle, quant à elle, ne remarque absolument rien, trop occupée à observer les singes et l'agitation qui règne autour du temple.
Nous profitons de cet endroit pour nous asseoir quelques instants au bord du Gange, loin du tumulte des ruelles de la vieille ville. Le calme qui règne ici contraste avec l'effervescence des ghats voisins. Nous prenons simplement le temps d'observer.
Des pèlerins descendent lentement les marches pour venir se purifier dans les eaux sacrées du fleuve. Des familles prient en silence, des enfants rient en jouant au bord de l'eau tandis que quelques sadhus, recouverts de cendres, méditent immobiles face au courant. Ici, chacun semble vivre à son propre rythme. Le Gange est bien plus qu'un fleuve : il est le cœur battant de Varanasi, le lien invisible entre les vivants, les ancêtres et les dieux. C'est un lieu où se croisent sans cesse la vie, la mort, la foi, l'espoir... et une incroyable sérénité.
À plusieurs reprises, des habitants viennent spontanément nous aborder. Ils veulent simplement savoir d'où nous venons, échanger quelques mots, prendre parfois une photo avec nous ou avec Naëlle. Leur curiosité n'est jamais intrusive ; elle est toujours accompagnée d'un immense sourire et d'une bienveillance . Plus je decouvre Varanasi, plus cette ville me bouleverse, naëlle aime moins je pense qu'elle est trop petite pour apprécier et comprendre.
Après quelques achats dans les petites échoppes des ruelles, nous rejoignons notre embarcation pour une promenade sur le Gange. Depuis l'eau, la ville dévoile un tout autre visage. Nous longeons les nombreux ghats, chacun ayant sa propre histoire, sa fonction et son importance. Certains sont dédiés aux cérémonies religieuses, d'autres aux bains rituels, aux prières ou encore aux crémations. Notre batelier nous raconte les légendes de Varanasi, nous montre les ghats les plus anciens, vieux de plusieurs siècles, ainsi que ceux construits plus récemment par différents royaumes indiens.
Peu à peu, la lumière change. Le soleil descend lentement vers l'horizon et baigne les façades, les temples et les marches d'une douce lumière dorée. L'agitation de la ville semble s'apaiser tandis que le fleuve, lui, reste étonnamment calme.
Notre guide nous explique également que nous avons beaucoup de chance d'être ici à cette période. Dans une dizaine de jours, avec la mousson et la montée des eaux, le niveau du Gange deviendra trop élevé pour permettre les promenades en bateau. Une grande partie des ghats sera submergée, et les excursions seront suspendues jusqu'aux alentours du mois d'octobre. Une fois encore, nous réalisons que notre voyage s'est déroulé au moment idéal.
Nous terminons cette journée par l'un des moments les plus emblématiques de Varanasi : la cérémonie du Ganga Aarti, qui se déroule chaque soir sur les ghats au bord du Gange.
Des centaines de personnes se rassemblent sur les marches, tandis que d'autres assistent au spectacle depuis les bateaux amarrés sur le fleuve. L'atmosphère est unique. Les prêtres, vêtus de longues tenues traditionnelles, prennent place face au Gange et commencent une chorégraphie parfaitement synchronisée. Au son des cloches, des conques, des chants sacrés et des mantras, ils élèvent successivement de grands chandeliers enflammés, des brûleurs d'encens dont les volutes parfument l'air, des éventails rituels et différents objets symbolisant les cinq éléments de la nature. Cette cérémonie est une offrande à la déesse Ganga, considérée comme la mère nourricière et purificatrice de tous les hindous. Chaque geste est précis, empreint de respect et de spiritualité.
À la tombée de la nuit, des centaines de petites flammes illuminent les ghats. Le spectacle est absolument magnifique. Malgré la foule immense, un profond sentiment de sérénité s'installe.
À notre tour, nous déposons une petite offrande sur le fleuve : une feuille en forme de coupelle garnie de fleurs colorées, au centre de laquelle brûle une bougie. Nous la regardons s'éloigner doucement au fil de l'eau, emportant avec elle nos pensées, nos remerciements et nos vœux. C'est un instant simple, mais chargé d'émotion.
Cette journée nous a complètement vidées de notre énergie. Nous terminons par un petit repas bien mérité avant de rentrer à l'hôtel. Une douche est indispensable pour se débarrasser de la poussière, de la chaleur et de cette moiteur omniprésente, puis direction le lit pour une nuit de sommeil que nous n'aurons aucun mal à trouver.
J'ai profondément aimé Varanasi. C'est une ville intense, parfois déroutante, où chaque rue, chaque odeur, chaque bruit, chaque regard vient solliciter nos sens. Ici, rien ne laisse indifférent. Il fait une chaleur écrasante, l'humidité est omniprésente et l'on transpire du matin jusqu'au soir. Pour tenir le rythme, nous buvons entre 4 et 6 litres d'eau par jour, tant notre corps en ressent le besoin. Malgré cette fatigue permanente, cette ville dégage une énergie indescriptible. On y ressent la spiritualité à chaque instant, jusque dans les scènes les plus ordinaires du quotidien.
Varanasi ne se visite pas seulement avec les yeux. Elle se ressent. C'est une ville qui bouscule, qui questionne, qui émeut et qui laisse, sans aucun doute, une empreinte durable dans le cœur de ceux qui la découvrent.Read more
Tatouage from Varanasi
July 28 in India
⛅ 34 °C
En découvrant Varanasi hier, au fil du Gange, nous avons appris les différentes légendes qui entourent cette ville fascinante.
On raconte que, après avoir épousé Parvati, Shiva la conduisit à Kashi, l'ancien nom de Varanasi, qu'il considérait comme la ville la plus sacrée du monde. Il lui expliqua que cette cité était si précieuse qu'elle reposait sur son trident et qu'elle survivrait même à la fin de l'univers.
Une autre légende raconte que Parvati y perdit l'une de ses boucles d'oreille. En la cherchant, Shiva rendit ce lieu éternellement sacré. C'est ainsi que serait né le célèbre Manikarnika Ghat, où les crémations ont lieu sans interruption depuis des siècles.
Le bijou en lui-même n'était pas considéré comme magique. C'est surtout le fait qu'il ait été perdu en ce lieu qui lui a donné toute sa dimension sacrée.
Selon la tradition :
- Mani signifie « joyau ».
- Karnika signifie « oreille ».
Le nom Manikarnika Ghat signifie donc littéralement « le ghat du joyau d'oreille ».
Il existe plusieurs versions de cette histoire. La plus connue raconte que Parvati perdit sa boucle d'oreille alors qu'elle se promenait avec Shiva à Kashi. Shiva la chercha longuement, consacrant ainsi cet endroit pour l'éternité.
Une autre tradition affirme que c'est Vishnu qui creusa un bassin en méditant pour Shiva. Touché par cette dévotion, Shiva y laissa tomber sa boucle d'oreille. Le joyau devint alors le symbole de la présence divine.
Dans la symbolique hindoue, ce n'est donc pas la valeur matérielle du bijou qui importe, mais le fait qu'il ait été touché par le divin. Sa chute marque un lieu où le monde des dieux rejoint celui des humains. C'est pourquoi Manikarnika est aujourd'hui considéré comme l'un des endroits les plus sacrés de l'Inde et le principal ghat de crémation de Varanasi.
En connaissant cette histoire, Varanasi prend une toute autre dimension. Chaque ghat, chaque flamme et chaque prière semblent raconter l'amour de Shiva et Parvati, mais aussi le lien profond entre la vie, la mort et la renaissance.
Aujourd'hui, le programme est beaucoup plus calme. Nous n'avons pas de chauffeur prévu, alors nous décidons de prendre un scooter... Oui, tous les trois dessus, sans casque, et en fermant très fort les yeux ! 🤣 Une véritable immersion dans la circulation indienne !
Nous retournons dans les ruelles de la vieille ville avec un objectif bien précis : me faire tatouer. Depuis plusieurs années, je me fais tatouer dans chacun de mes pays coups de cœur. J'ai déjà Ganesh sur le bras, alors il me semblait évident d'ajouter Shiva, le dieu qui veille sur cette ville mythique. Il ne me manquera plus que Parvati pour compléter la famille divine la plus vénérée de l'hindouisme.
Une fois le tatouage terminé, nous continuons à flâner dans les bazars, sans vraiment chercher à aller quelque part. Ici, il suffit de se laisser porter par les ruelles pour vivre quelque chose.
Pendant que je suis sous les aiguilles du tatoueur, un véritable déluge s'abat sur Varanasi. Les rues se transforment en torrents et l'on aperçoit les habitants avancer avec de l'eau jusqu'aux genoux. Et pourtant, à peine le tatouage terminé, la pluie cesse. En sortant du salon, toute l'eau s'est déjà écoulée, comme si rien ne s'était passé. L'Inde ne cessera jamais de nous surprendre.
Nous avons rencontré des indiennes qui nous ont (encore) demandé une photo mais tellement gentille, curieuse, bienveillante qui nous ont dit qu'elle étaient heureuse de nous accueillir en tant qu'invité dans leurs pays un beau moment ❤️
Et j'ai oublier de parler des coupure de courant assez régulière qui ne durent que quelques secondes et qui plongent la ville dans le noir c'est assez impressionnant.
Et ici on s'est quand même fait bien piqué par les moustiques de par la proximité avec le Gange. Malgré les produits appliqué continuellement.
Nous terminons cette belle journée par un dernier petit restaurant avant de reprendre un scooter pour rentrer à l'hôtel. Demain, une nouvelle aventure nous attend avec le retour à DelhiRead more
Varanasi -> Delhi
July 29 in India
☁️ 27 °C
Aujourd'hui, rien de prévu, et c'est finalement très appréciable. On profite de cette journée pour se reposer avant de prendre le train à 15 h en direction de Delhi. Neuf heures de trajet nous attendent, mais cette pause nous permettra d'arriver un peu moins fatiguées. Un peu de calme, ça fait vraiment du bien.
Durant ce voyage magique, nous avons trouvé un bel équilibre : entre le vacarme et la sérénité, la piscine et les visites, la culture et la spiritualité, la chaleur étouffante des rues et la fraîcheur de la climatisation à l'intérieur. Un mélange parfait qui a rendu cette aventure encore plus inoubliable.
Il ne nous reste plus qu'une journée à Delhi pour faire le plein de souvenirs… et de quelques bêtises : épices, tissus et autres trouvailles (oui, l'objectif est clairement de transformer nos chambres en tentes indiennes ! 🤣).
Dès samedi, retour à la réalité avec une intervention à Carrefour Addiction à Genève, puis lundi je reprends mon travail habituel. Je vais retrouver ma famille, mes amis, mes collègues adorés, et Nana retrouvera son papa… et son chat.
Comme un beau programme bien remplie m'attend tous les week-ends du mois d'août, il est temps de recharger les batteries. Un dernier tour de balançoire, on protège mon tatouage avec un film plastique pour éviter la poussière omniprésente ici, je retaille un peu la frange a Nana puis notre chauffeur vient nous récupérer pour nous conduire à la gare.
Vraisemblablement ce chauffeur ne nous accompagne pas sur le quai heureusement on arrive à se débrouiller et de repérer dans l'effervescence de ces gares remplis de pauvreté, de gens qui dorment par terre.... Tout comme a Agra. Nous sommes évidemment de plus en plus chargé 🤣
Ce pays est un immense livre d’histoire dont chaque pierre raconte une rencontre entre les civilisations. Avant de venir ici, je connaissais surtout l’Inde à travers ses images de spiritualité, de couleurs et de traditions millénaires. Mais en découvrant ses villes, j’ai aussi commencé à comprendre ses cicatrices. L’histoire de l’Inde est faite de mélanges, d’échanges… mais aussi de conquêtes. À partir du VIIIᵉ siècle, plusieurs dynasties musulmanes venues notamment d’Asie centrale et de Perse arrivent dans le sous-continent indien. Certaines périodes sont marquées par de grandes constructions et un formidable mélange culturel : l’architecture indo-islamique, les monuments comme le Taj Mahal témoignent de cette rencontre entre les cultures. Mais cette histoire n’est pas uniquement faite de beauté. Les conquêtes ont aussi été accompagnées de guerres, de destructions de certains temples et de tensions religieuses. Des blessures anciennes qui, encore aujourd’hui, peuvent ressurgir dans les débats et les oppositions entre communautés. Ayant regardé Slumdog Millionaire juste avant de partir (très mauvaise idée hein) avoir découvert l’Inde, certaines scènes prennent une autre dimension. Le film montre notamment les violences communautaires entre hindous et musulmans qui ont marqué l’Inde contemporaine, notamment les émeutes de Bombay en 1992-1993. À travers les yeux de Jamal, on découvre une réalité sociale parfois dure : celle d’un pays magnifique, mais où les inégalités et les tensions font aussi partie de l’histoire. Et ses mêmes inégalités se ressentent encore aujourd'hui.
J'ai mis une photo de l'avant de la voiture de notre chauffeur pour montrer que tout le monde a un petit temple dans sa voiture 🤣Read more
Delhi
July 30 in India
☁️ 31 °C
On se lève tranquillement vers 9 h afin de profiter une dernière fois du petit-déjeuner avant de rejoindre notre chauffeur, qui nous attend à 10 h pour découvrir les principaux monuments de New Delhi.
Notre première étape est le Temple du Lotus, l'un des bâtiments les plus modernes de la ville. Inauguré en 1986, ce temple de la foi baha'ie a été conçu en forme de fleur de lotus, symbole de pureté en Inde. Sa particularité est d'être ouvert à toutes les religions : chacun peut y entrer pour méditer ou prier, quelle que soit sa croyance. L'atmosphère y est incroyablement paisible.
Nous poursuivons ensuite avec le Swaminarayan Akshardham, sans aucun doute le plus grand et le plus impressionnant temple que nous ayons vu durant tout notre voyage. Entièrement construit en pierre sculptée, il est décoré de milliers de détails représentant les dieux, les déesses, les sages et les animaux sacrés de l'hindouisme. Les immenses jardins sont magnifiques, avec leurs fontaines en forme de lotus, tandis que le dôme central doré attire immédiatement le regard. À l'extérieur, le marbre brun contraste avec l'intérieur entièrement blanc, d'une beauté incroyable. Le seul petit bémol, que même Naëlle remarque, ce sont les nombreux jeux pour enfants installés au milieu des jardins. Elle me fait rire en disant que « ça gâche un peu le paysage » !
Nous faisons ensuite un arrêt au Raj Ghat, le mémorial dédié au Mahatma Gandhi. C'est ici que le père de l'indépendance indienne a été incinéré après son assassinat en 1948. Le lieu est très paisible, entouré d'un immense parc verdoyant, de magnifiques arbres et d'un bassin qui invite au calme et au recueillement.
Direction ensuite Old Delhi. Notre chauffeur nous met tout de même en garde : il nous conseille de rester vigilantes, de ne suivre personne et de garder un œil sur nos affaires. Le quartier est très animé, mais après deux semaines en Inde, on commence à avoir l'habitude ! Notre objectif est simple : manger de la street food et faire nos derniers achats. Cela dit, c'est loin de tout ce qu'on nous a annoncé les gens nous voyant parfois perdu n'hésite absolument pas a nous montrer le bon chemin. Je pense que même les indiens eux même se serve de l'image qui est donné d'un pays non secure pour batire leurs propre bisness.
Les ruelles sont étroites, débordantes de vie, un peu comme à Varanasi. Ici, pas de vaches dans les rues, mais toujours cette incroyable quantité de motos qui klaxonnent sans arrêt ! Les marchés sont organisés par spécialités : le marché des épices, celui des fournitures scolaires, celui des tissus et des robes... On tombe sur de magnifiques saris aux couleurs éclatantes. Impossible de résister : on en achète un pour Naëlle.
On se laisse également tenter par la street food. Après tout, si on attrape la tourista le dernier jour, ce n'est pas très grave ! Au menu : de délicieux samoussas et une autre spécialité dont nous sommes bien incapables de retrouver le nom, mais qui était excellente.
Nous continuons à déambuler dans les ruelles pour dépenser nos dernières roupies et dénicher les derniers souvenirs, quand soudain une pluie diluvienne s'abat sur nous. Heureusement, notre chauffeur n'est qu'à huit minutes à pied. On l'appelle et il vient rapidement nous récupérer. Entre-temps, nous craquons aussi chacune pour une paire de petites chaussures.
Une fois la pluie calmée, nous terminons notre journée devant l'emblématique India Gate, immense arche de 42 mètres de haut construite en hommage aux plus de 70 000 soldats indiens morts pendant la Première Guerre mondiale. Aujourd'hui encore, c'est l'un des monuments les plus symboliques de la capitale.
Nous rentrons ensuite tranquillement à l'hôtel pour refaire nos bagages, essayer toutes nos nouvelles trouvailles et nous coucher assez tôt. Demain, une longue journée de voyage nous attend, mais nous repartons avec des souvenirs plein la tête et le sentiment d'avoir découvert un pays aussi fascinant que bouleversant.Read more







































































































































































































































































































































































































































TravelerMais la ville est vide ??
TravelerC'est une petite ville avec j'imagine beaucoup moins de monde et de circulation que a Delhi c'est plutôt un village dans la nature même je dirais
Waouh - depaysement total Merci pour ton blog - ça nous fait voyager [Jennifer]