April - June 2016
  • Day74

    Carretera austral

    June 19, 2016 in Chile ⋅ ☀️ 26 °C

    L'aventure continue au large de Chiloé, à l'aide d'un ferry jusqu'à Puerto Chacabuco. Nous choisissons ce moyen pour plusieurs raisons, tout d'abord c'est le plus rapide, ensuite il nous fait économiser pas mal de route non pavées et enfin nous avons envie d'arriver dans la région des fjords par la mer. La traversée dure un jour et demi. Les paysages sont magnifiques, particulièrement à l'arrivée sur Puerto Chacabuco. Nous nous arrêtons dans de toutes petites îles comme Puerto Aguirre, au fin fond de la Patagonie chilienne.

    Dès la descente du ferry, le Kombi fait un drôle de bruit métallique. On s'arrête une première fois, puis une deuxième fois sans rien voir d'anormal. Nous faisons ensuite le tour des quelques mécanos de Puerto Aysen, première ville que nous croisons. Bon là l'accueil n'est vraiment chaleureux, on ne comprend pas grand chose, si ce n'est qu'ils ne font pas beaucoup d'effort et n'ont pas envie de regarder. On va donc à la prochaine grande ville, Coyhaique, à 70km, à une vitesse plus que réduite. Là nous continuons la tournée des mécanos, l'un d'eux nous propose de jeter un coup d'œil. Le verdict n'est pas brillant notre roulement à billes avant gauche est complètement mort, il ne reste que quelques millimètres de métal :/ Direction le centre ville pour acheter un nouveau roulement, et trouver un mécano pour le poser. Tout se passe plutôt facilement, mais tous les mécanos sont débordés. On finit par pousser les portes de tout ce qui ressemble plus ou moins à un atelier de mécanique ! Un d'eux finit par nous aidé en appelant Christian, leur voisin mécanicien. C'est parti pour trois jours d'atelier mécanique un peu forcés. Jour 1 : savoir mettre le roulement à billes, et dans le bon sens s'il vous plaît ! Je vous passe tous les détails mais Christian galerait à remettre la roue en place car il avait posé le roulement à l'envers. Jour 2 : savoir remonter son disque de frein correctement, ben oui sinon il casse! Et devinez quoi, une fois le roulement changé, la roue remontée, prêts à partir vers d'autres aventures, j'entends un gros crac métallique très déplaisant. Le disque de frein, quasi neuf, s'est cassé au niveau la base. On est assez suspicieux sur les explications de Christian, qui hallucine autant que nous en voyant le morceau de métal en deux. Selon lui la pièce était rouillée, et le fait d'avoir roulé sans roulement à billes digne de ce nom, serait la cause. On s'apercevra plus tard, que le disque n'avait pas été remonté correctement ! Jour 3 : savoir être patient, et attendre Paolo le soudeur. Une fois la pièce ressoudée nous reprenons la route prudemment car un bruit persiste au niveau de la roue.

    On a traversé la Cordillere deux fois avec un train avant en mauvais état, alors la retraversé une fois avec un disque de frein douteux et 250km de route non pavée, même pas peur! Non en vrai on a fait hyper gaffe, avec une allure moyenne de 20km/heure. Autant dire que cela nous a occupé un bon bout de temps! On aurait pu choisir une route plus courte et pavée plus au nord, mais celle choisie est beaucoup plus belle, en faisant le tour du deuxième plus grand lac d'Amérique du Sud. Le lac Général Carrera s'étend 2 240 km2 entre le Chili et l'Argentine. Les paysages tout autour sont magnifiques, avec notamment la gorge étroite du Diable. Les villes que nous croisons sont toutes petites. La région bénéficie d'un micro climat avec 300 jours de soleil et peu de pluie, ce qui permet une culture agricole identique à celle au nord de Santiago.

    Nous quittons le Chili pour l'Argentine, sans avoir exploré plus au sud. Mais ce n'est que partie remise, nous reviendrons quand les températures seront plus hautes!
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  • Day67

    Chiloé

    June 12, 2016 in Chile ⋅ ⛅ 7 °C

    Après avoir pris un petit ferry de 45min, nous voilà sur Chiloé. Cette île s'étend sur 250 km de long et 50 km de large. Les paysages y sont très diversifiés, avec présent sur toute l'île, des collines dessinant un patchwork de différents verts, habitées par de nombreux moutons. L'ouest de l'île est couverte par une forêt dense, que l'on appelle ici l'Amazonie sèche.

    Nous commençons notre visite de l'île en nous dirigeant vers la ville de Dalcahue, célèbre pour son marché artisanal. Là c'est un défilé de petites dames venant des villages voisins, avec dans leurs baluchons différents types de laine, ou leurs ouvrages (écharpes, ponchos, pulls, chaussettes). Certaines vendent directement aux touristes, ou aux détenteurs de boutiques dans le village artisanal. Ce jour-là nous étions les seuls gringos présents sur le marché.

    On poursuit ensuite tout au nord de l'île pour voir le fort San Antonio et le phare. Le soulèvement des Mapuches au XVIe siècle, isolera complètement la communauté espagnole de Chiloé. L'île sera la dernière à obtenir l'indépendance en 1826, et les derniers espagnols se rendront précisément au fort de San Antonio.

    Chiloé a une très forte identité culturelle qui lui est propre. C'est ainsi que l'on trouve ici un musée de l'accordéon, instrument présent dans sa musique folklorique. Les palafitos font aussi partis des particularités de Chiloé. Il s'agit de maisons sur pilotis construites surtout au sud de l'île. Côté terre l'île bénéficie de sa propre Cordillère. L'agriculture rudimentaire qui persiste ici forge aussi son caractère.
    Côté mer, l'île compte de nombreux villages de pêcheurs traditionnels. Toutefois l'élevage de saumon est aussi en pleine expansion. On peut ainsi voir des hectares de côtes barrièrés appartenant à de grosses entreprises piscicoles. Leurs élevages à quelques kilomètres des côtes, a coup d'antibiotiques, dérèglent complètement l'écosystème marin.

    L'île est également célèbre pour ses nombreuses églises classées au patrimoine mondial de l'UNESCO. Elles sont construites entièrement en bois, et peintes de couleurs vives.

    Avant de quitter l'île nous nous laissons tenter par une balade à cheval du côté de Cucao. Ce petit village se trouve derrière les chaînes de montage, où le lac Huillinco vient se jeter dans la mer. La balade nous mènera le long de la plage et du lac. Nous aurons droit à une météo typique de l'île, à savoir un ciel chargé alternant petites pluies et belles éclaircies.

    On finit la visite de l'île par Quellon, tout au sud. Cette ville est connu pour accueillir le km 0 de la panaméricaine. Il y a un monument, à la pointe de la ville, où pas mal de gens viennent se prendre en photo. Le paysage y est très joli, on peut voir au loin le volcan Osorno, et le port de pêche.

    Prochaine destination, la mythique route australe avec le lac divisé entre le Chili et l'Argentine.
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  • Day58

    Puerto Varas, Petrohue, et Puerto Montt

    June 3, 2016 in Chile ⋅ ⛅ 23 °C

    Nous retournons une troisième fois sur Temuco pour récupérer cette fois ci les pièces de rechange pour la barre de stabilisation. Mais comme lors du dernier passage, le vendeur n'a pas été livré de sa commande, et il n'a toujours pas les pièces. Tant pis, nous décidons de ne plus attendre et de continuer la route vers le sud.

    Direction Puerto Varas, Petrohue et Puerto Montt avant de prendre un ferry pour l'île de Chiloé. Puerto Varas est située au bord du lac Llanquihue, et Petrohue le long du lac Todos los Santos. Là c'est la partie la plus dure du voyage, avec une soirée barbecue et un couché de soleil sur une plage déserte, au bord du lac Llanquihue, deuxième lac le plus large du pays. Le lendemain nous partons sur Petrohue. Notre guide de voyage décrit le lac Todos los Santos comme le plus beau du Chili. Effectivement, il vaut le détour, autour d'un paysage volcanique, l'eau du lac fait miroir au volcan Osorno. Il y a à quelques kilomètres du lac les chutes de Petrohue. Elles sont très belles et l'eau pure y est d'un bleu cristallin. Il y a plusieurs petits sentiers de marche tout autour, que nous aurons pour nous tout seul.

    Nous partons ensuite vers Puerto Montt, ville portuaire sur le Pacifique sud. Capitale administrative de la région, elle s'est développée rapidement grâce à l'export forestier et des produits de la mer.
    Avant de prendre un petit ferry pour Chiloé nous prenons soin de prévoir notre retour de l'île par la mer plus au sud. Nous avons bien fait car même en basse saison le ferry se réserve 10 jours à l'avance !
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  • Day54

    Parque nacional Huerquehue

    May 30, 2016 in Chile ⋅ ☀️ 26 °C

    Après la visite du parc de Conguillio direction Temuco, pour récupérer un colis. Autant se faire livrer en poste restante en Australie avait été ultra simple, autant ici c'est beaucoup plus compliqué. DHL ne livre qu'à des adresses d'habitation, du coup ils ont plus où moins bloqué le paquet chez eux. Après plusieurs coups de fil à leurs services nous arrivons à savoir où il se trouve, et à le récupérer. Ce paquet contient tous les outils nécessaires pour faire la révision de la voiture. Cela tombe bien nous arrivons sur les 5 000 km.

    Après une demi-journée de mécanique, nous partons pour Villarrica et Pucon, deux villes situées autour du lac Villarrica, à 90km au sud est de Temuco. Ces deux villes sont assez huppées, et servent de camp de base pour les activités touristiques de la région, comme l'ascension des volcans par exemple. Cela nous aurait bien tenté mais le tarif de l'expédition nous refroidi de suite, environ 120 euros par personne. Pas mal de voyageurs nous ont conseillé la ballade dans la forêt d'El Cani, le seul hic c'est que nous n'avons jamais trouvé l'entrée! Après une demi-journée de recherche en moyenne montagne sur de la piste boueuse nous abandonnons, et partons vers le parc de Huerquehue.

    Comme depuis un ou deux parcs il n'y a aucun garde, et donc pas de frais d'entrée. Cette réserve propose plusieurs sentiers et nous en choisissons un de taille moyenne, qui fait le tour des différents lacs. La balade débute dans la forêt. La lumière du matin mais en relief les vapeurs de fumée de la forêt. Nous alternons entre les points de vues sur le premier grand lac et des cascades plus dans les sous bois. Puis la balade se poursuit sur un enchevêtrement de trois lacs différents. Aucun d'eux ne se ressemblent, le premier est tout petit, d'où son nom lago chico. Le deuxième est beaucoup plus beau, une atmosphère de calme presque mystique s'en dégage. Enfin le troisième, le plus grand, est bordé par des plages de sable volcanique. Nous finissons rapidement cette balade pour avoir le temps de redescendre jusqu'à Villarrica, où nous passerons la nuit.
    Prochaine destination Temuco, ..., et oui pour la troisième fois !
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  • Day48

    Parque nacional Conguillio

    May 24, 2016 in Chile ⋅ ☀️ 26 °C

    Il y a certaines journées noires, où l'on se dit que l'on est maudit. Je pense que l'on peut classer cette journée comme la journée noire de la mécanique.

    Tout commence au matin, nous décidons de lever le camp pour aller voir les chutes Salto de Laja, a très peu de kilomètres. Là le kombi rechigne à démarrer. Nous tripatouillons au niveau du moteur pour essayer de trouver l'origine, mais rien ne semble suspect. Nous pensons peut être a la batterie mais le bruit est un peu différent des pannes de batterie. On essaye quand même de pousser la voiture mais le sol est de la terre un peu humide sur une surface plate. Nous n'arrivons pas à lui faire prendre assez de vitesse. Après quelques tentatives nous entendons enfin le fameux bruit de la batterie complètement à plat. Cette fois ci plus de doute. Nous partons donc a pied au village en quête de pinces et d'une voiture pour nous aider. Nous avons de la chance il y a un vulca (atelier de pneus) a quelques mètres. Le monsieur nous vient en aide et la voiture redémarre sans peine. Un peu échaudé nous décidons de sauter l'étape des chutes pour rouler et recharger la batterie.

    Quelques kilomètres plus loin sur l'autoroute je sens la voiture peiner de manière inhabituelle. Nous nous arrêtons pour regarder, et effectivement en tripotant le matin même nous avions déconnecté un faisceau de bougie d'allumage. Malheureusement comme ces câbles n'ont jamais été changés, le caoutchouc est devenu tout sec et friable et il ne tient plus rien. Nous réparons cela comme nous pouvons avec du gaffeur et du fil de fer et reprenons la route. C'est plutôt efficace, le véhicule reprend son rythme de croisière de 80km/h. Arrivé sur la ville de Temuco nous fonçons tout droit chez un garagiste. Ce dernier nous donne l'adresse d'une boutique pour acheter la pièce à changer. Il nous indique que le changement est ultra simple et que nous pourrons le faire nous même.

    Allez hop direction le centre ville, seulement au moment de démarrer la voiture j'ai comme qui dirait cassé la clé dans le barillet du démarreur ... oups ! Et c'est comme ça que nous avons eu droit à un cour intitulé : comment conduire à l'aide d'un tournevis. Pour cela rien de plus simple, commencez par démonter le bloc démarreur, et enlevez le barillet. Démarrer à l'aide du tournevis comme s'il s'agissait de la clé. Utiliser le tournevis pour ne pas que le volant se bloque. Un copilote est indispensable pour ce type de conduite avec au choix : soit le passage de vitesse, soit le maintien du tournevis.
    Bref vous l'aurez compris la liste des courses s'allonge, on peut maintenant y ajouter soit des nouvelles clés, soit un barillet.

    Mais comme toujours, dans nos aventures une fin heureuse se dessine. Nous trouvons facilement un kit de faisceaux de bougies d'allumage, que nous pourrons installer tout seul comme des grands. Cela a même amélioré la conduite, la consommation d'essence, et l'allumage du kombi le matin. Pour les clés nous allons chez Norman qui nous fera deux nouvelles clés identiques à celle cassée. Les pays où les gens sont bricoleurs et dégourdis il n'y a que ça de vrai.

    Après ça on décide de se mettre au vert quelques jours en visitant le parc national Conguillio. Ici la Cordillère des Andes se transforme en une succession de volcans, de forêts millénaires et de lacs à l'eau cristalline. Le parc s'étend sur 60 833 hectares. Il a plusieurs entrées, ce qui permet de le traverser en véhicule facilement. Nous choisissons d'entrer par le nord du parc, depuis la ville de Curacautin. Comme lors du dernier parc la route est bonne jusqu'au village, puis se transforme en ripio (piste) sur 50 km. Le parc regroupe le volcan actif Llaima (Le mont enneigé sur les photos), une grande forêt d'araucarias, le lac Conguillio avec la Sierra Nevada en arrière plan, le lac vert et enfin les chutes Truful-Truful. Autant dire que c'est pas dégueu!

    Nous commençons par le lac Conguillio, qui bénéficie en plus de sa vue magnifique sur la Sierra Nevada, de belles plages de sables volcaniques. Nous nous baladons ensuite dans la forêt d'araucarias. Les plus grands sont là depuis quelques milliers d'années, et la forme des branches des plus petits sont assez rigolotes, on dirait qu'ils nous invitent à danser. Après le barbecue du midi nous poursuivons par le lac vert. Là les paysages ressemblent fort à ceux de Nouvelle Zélande. Nous établissons notre camp en fin de journée au pied des chutes Truful-Truful. Après cette belle journée une bonne nuit de sommeil, bercée par les chutes, est bien méritée.
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  • Day45

    Altos del Lircay

    May 21, 2016 in Chile ⋅ 🌙 14 °C

    Avant de poursuivre l'aventure vers le sud, nous faisons un arrêt de quelques jours à Santiago pour effectuer des réparations qui nécessitent des pièces spécifiques. Nous déposons donc notre voiture chez Martin, un garagiste qui a une très bonne réputation sur la fameuse application Ioverlanders. Pendant qu'il fait l'état des lieux de notre train avant, nous en profitons pour faire le plein de pièces détachées toujours utiles. Nous repassons voir Martin enfin de journée avec un peu d'appréhension. Et là le verdict tombe :
    - "tu coche es muy muy muy muy muy malo",
    on a compris :
    - "ça va te coûter très très très très très cher".
    On n'était pas trop mal dans la traduction car il a enchainé en nous disant "va a ser caro"!

    Après 3 jours entre les mains de son équipe, nous voilà repartis avec un kombi tout beau et presque tout neuf. Ils auront refait tout le train avant, les freins, l'alignement, ... Bon par contre ils ont bien eu du mal, ils ont du démonter et remonter deux fois suite à une boulette ! Tout cela leur aura fait perdre une journée, tout comme nous qui trépignons pour repartir. Au bout du compte nous récuperons notre véhicule tard le soir, avec la barre de stabilisation toujours à l'intérieur du kombi. Cette barre est sensée être fixée à l'avant, sous le kombi, mais les anciens propriétaires l'avaient (on se demande encore comment) faite tomber, et le garagiste devait nous la refixer. Entre le retard et la barre Martin nous fait un geste commercial. Tout le monde est content que cela se termine et nous reprenons le soir même la route pour quitter Santiago.

    Direction Altos del Lircay, la nature nous manque après 3 jours d'errance dans la capitale. Cette réserve se situe au sud est de Santiago, entre la ville de Talca et la Cordière. Nous choisissons de faire un trek sur une journée, environ 10 heures de marche nous attendent. Les deux premières heures commencent par une ascension tranquille au travers de la forêt, qui a de belles couleurs automnales. La vue est magnifique sur les trois pics de la montagne d'en face. Nous enchainons ensuite par deux heures de montée beaucoup plus raides. Les paysages changent, la végétation devient plus rare, et le terrain plus volcanique. Nous arrivons sur El Enladrillado, qui est une esplanade naturelle de roche de 2 hectares. Cette endroit est sujet à de nombreuses théories, dont celle d'extraterrestres. En tout cas la vue est a couper le souffle. On a l'impression d'être au bord du monde. La ballade se poursuit en suivant les crêtes enneigées, vers le lac El Alto. Nous suivons les traces de pas des renards dans la neige. Puis on attaque les deux heures de descente. Le chemin passe cette fois sur l'autre flanc de la montagne. Nous avons face à nous une mer de nuages au dessus de la vallée, où quelques pics se dessinent peu distinctement. De retour au kombi nous repassons une nuit au pied du parc avant de reprendre la route plus au sud.
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  • Day36

    La vallée d'Elqui

    May 12, 2016 in Chile ⋅ 🌙 14 °C

    Nous arrivons de nuit sur Vicuna, ce qui est extrêmement rare, puisque nous essayons au maximum de ne pas rouler de nuit. On avait repéré quelques campings mais ils sont tous fermés à cette saison. Que cela ne tienne, nous irons dans un hôtel-spa 3 étoiles ... enfin sur le parking, puisqu'ils accueillent les Overlanders. Et c'est là que vous vous demandez ce que sont les Overlanders. Et bien il ne s'agit pas d'une nouvelle secte! Ce sont plutôt les utilisateurs d'une application fort utile qui répertorie les différents sites de campings, en dur et sauvages, mais aussi les garagistes, pompes à essence, ect. Autant dire notre bible depuis que nous avons pris la route.

    Revenons-en à Vicuna, la capitale de cette vallée traversée par la rivière Elqui. Un petit peu en altitude et bien irriguée la vallée est propice pour la culture de fruits, légumes mais aussi de la vigne! Cette vallée est la plus grande productrice de pisco du pays, avec 9 distilleries. Elle est aussi connu pour son activité astronomique avec de très nombreux observatoires.

    Le lendemain nous visitons le village de Vicuna et une distillerie de Pisco. Le village est assez atypique car il a gardé son influence allemande avec sa grande tour et son église. Quant à la visite de la distillerie Capel je pense que nous pouvons dire que se fût la pire visite que nous ayons fait jusqu'à présent. Nous avons attendu 1h pour un tour d'une demi-heure, qui a en fait durée 10min. La petite dame était aussi aimable qu'une porte de prison et nous a fait le tour au pas de course. Dés qu'on lui posait une question elle nous répondait à peine en ne nous expliquant rien. Le tour c'est fini par une dégustation dans un tout petit godet en plastique, de type rince bouche du dentiste, d'un très mauvais cocktail à base de Pisco.

    Nous essayons aussi de faire la visite d'un observatoire mais le ciel est trop couvert et l'observatoire est fermé. Comme l'ouverture dépend de la météo, celui-ci peut rester fermé une semaine ou plus. Après une vérification rapide de la météo on décide de ne pas attendre ici. Mais nous ne capitulons pas pour autant et partons en visite du vignoble Cavas del Vallé. Cette fois ci la visite fût très intéressante. Il s'agit d'un petit producteur de vin bio qui travaille de manière artisanale. La propriété est magnifique, traversée par la rivière Elqui. Ils produisent en petite quantité du syrah, merlot et moscatel. Nous repartons avec deux bouteilles sous le bras tellement leur vin est bon.

    Il est temps pour nous de quitter cette charmante vallée sur cette note positive. Nous mettons le cap vers Santiago pour finir les réparations du kombi et faire le plein de pièces détachées.
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  • Day34

    Humboldt

    May 10, 2016 in Chile ⋅ 🌫 16 °C

    Nous quittons le parc national de Pan de Azucar pour celui de la réserve des pingouins d'Humboldt, à 400km. La route fait longer la côte, ce qui change des paysages désertiques traversés jusqu'à présent. En chemin on visite la petite ville balnéaire de Caldera et on passe la nuit à Bahia Inglesa. La série de jolis couchés de soleil continue, vive la côte ouest !

    Le lendemain nous traversons la ville de Huasco. C'est un véritable oasis, au creux de la vallée, traversée par le Rio Huasco, ce dernier vient se jeter dans la mer. Il y a de beaux oliviers tout le long de la route, et des vendeurs d'huile d'olive forcément. Nous prenons ensuite une petite route pour éviter un détours par l'autoroute et des km supplémentaires. Bon ce ne fut pas la meilleure idée. La route était en fait de la vrai piste coriace, en pleine montage durant 50km. Nous n'arriverons pas à le faire sur la journée et sommes obligés de passer la nuit dans la montagne. On a croisé 3 villages sur la route avec à chaque fois un habitant par village et beaucoup de chèvres!

    Une fois sortis de cette piste interminable, nous arrivons sur un premier petit village de pêcheur, Charnaral de Aceituno, dont on nous avait parlé. Il est tout simplement magnifique, on a l'impression d'être dans un bout du monde, oublié. Quelques kilomètres plus loin se trouve Punta Choros, notre destination. Il s'agit également d'un village de pêcheurs, mais beaucoup plus touristique.

    La réserve des pingouins se situe en mer sur 3 îles : isla damas, isla choros et isla gaviota. Nous devrons attendre un jour sur place car la météo ne permets pas de prendre la mer. Mais l'attente en valait le coup. Le lendemain nous embarquons sur un petit bateau de pêcheur. Le groupe est petit, 12 personnes dans l'embarcation. Le pêcheur nous montre les différents habitants de la réserve : lions de mer et phoques, beaucoup d'oiseaux dont des beaux cormorans et bien sur les pingouins. Ils sont tous petits, environ 40 à 45 cm à l'âge adulte. Nous tentons plus au large de voir des dauphins mais ils ne seront pas au rendez-vous ce jour là.

    Prochaine destination : la vallée d'Elqui.
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  • Day30

    Pan de Azucar

    May 6, 2016 in Chile ⋅ ☀️ 26 °C

    500 km séparent San Pedro du parc national Pan de Azucar, nous ferons donc la route en plusieurs fois. Nous faisons le premier arrêt à Calama, pour récupérer les papiers du véhicule. Cette fois-ci aucune galère, la petite dame chez le notaire me reconnaît de suite et les papiers nous attendent. Nous passons également par le garagiste changer un soufflet de cardan qui fait un peu la tête. Les mécanos sont obligés de fabriquer la pièce sur mesure car les pièces de kombi sont rares sur Calama. Nous profitons de cet arrêt pour changer l'aménagement intérieur, en sciant une bonne partie du lit :)

    On reprend ensuite la route vers Antofagasta pour aller voir la main du désert. Il s'agit d'une oeuvre d'art de 11 mètres de haut créée en 1992 par l'artiste chilien Mario Irarrázabal. Elle symbolise les exactions commises durant la guerre.

    Nous arrivons sur le parc Pan de Azucar depuis la ville de Charnaral. Les deux autres accès, au nord et à l'est, sont fermés suite à une inondation et aux coulés de boues. Nous décidons de passer notre première nuit à l'extérieur du parc, face à la mer. La plage y est très belle, et nous avons droit à un joli couché de soleil.

    Le lendemain nous nous rendons au parc. Le garde nous explique qu'une visite guidée va commencer d'ici 30min et nous décidons de la faire. Le groupe est petit, il y a Maelle une autre française, deux colombiens, et deux chiliens. La visite dure 4 heures, le garde nous explique la faune, la flore et la géologie du parc. Pour la flore il y a principalement des cactus de différentes sortes. Nous ne verrons pas d'animaux ce jour là, mais il y a dans le parc la présence de renards et de guanacos. L'île juste en face est habitée par une colonie de pingouins. La ballade nous mène jusqu'au mirador, seulement le temps est très couvert ce jour là.
    Après la visite nous partageons un repas avec Maelle, dans le seul restaurant ouvert du tout petit village de pêcheurs du parc. Les gens ne sont pas franchement accueillant mais le poisson est bon. Nous repartons sur le même spot que la veille pour passer la nuit avant de mettre le cap vers un nouveau parc national.
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  • Day18

    Salta

    April 24, 2016 in Argentina ⋅ 🌫 18 °C

    Nous coupons notre séjour sur San Pedro en allant vers Salta. C’est notre première traversée de la Cordillère des Andes en combi. Comme nous nous étions promis que lorsque nous aurions un véhicule nous prendrions tous les autostoppeurs que nous croiserions pour rendre la pareille à tous ses gentils preneurs de Nouvelle Zélande, nous commençons dés la sortie de la ville avec deux chiliennes. Bon une fois au poste des douanes on s’est dit que c’était ptet pas l’idée du siècle de prendre des gens que l'on ne connaissais pas, surtout sans avoir nous même les papiers du véhicule ! Mais tout s’est très bien passé, on est d’abord tombé sur un argentin un peu excité qui nous répété que l'on ne pouvait pas vendre le véhicule en argentine, puis son gentil collègue lui a dit de prendre une pause et a finit nos papiers sans problèmes. La route nous aura permis de traverser différents salars, ainsi que plusieurs réserves de flamands roses côté chilien (sans flamands, puisque tous les oiseaux avaient migrés). Nous dormons à mi chemin dans un petit village perché à 4 000 mètres d’altitudes. Les gens y sont d’une extrême gentillesse, et on à l’impression que le temps s’y est arrêté. Les parents vont chercher les enfants, tous en uniformes, le midi pour le déjeuner. Ils font une halte à l’épicerie pour leur offrir une glace. Bref une petite vie de village perché dans la montagne.

    Arrivée sur Salta nous découvrons une  jolie ville au style espagnol, avec une belle cathedrale peinte en rose sur la place principale. Nous visitons le musée d’archéologie d’haute montagne qui donne sur cette même place. Ce musée est vraiment très bien, nous apprenons plein de choses sur la vie andine et les croyances Inca. La collection présentée est le résultat d'une expédition scientifique au volcan Licancabur à 6700 mètres d'altitudes. Ils y ont déterré pas mal d'objets, et aussi trois enfants donnés en offrandes lors de cérémonies. Les momies sont extrêmement bien conservés par le manque d'air, et l'absence de bactéries. C'est assez troublant de voir ces enfants derrière une vitre, si bien conservé en habits de cérémonie.

    Le lendemain nous reprenons la route pour San Pedro. Nous changeons légèrement notre itinéraire retour pour profiter de la campagne andine côté argentin. C'est extrêmement joli, beaucoup plus vert avec un magnifique lac. Comme à l'allée nous prenons pas mal d'auto-stoppeurs sur le chemin, 7 en tout, dont un policier argentin! Nous passons la nuit à Pumamarca, et admirions le couché de soleil au pied pour de la montagne au 7 couleurs. Encore un superbe spot de camping gratuit.

    Le lendemain nous reprenons la route pour le Chili. Nous passons cette fois ci la nuit côté chilien, à hauteur de la Laguna Aguas Caliente, en plein coeur de la réserve des flamands roses. Cette fois ci c'est le levé de soleil sur la lagune qui était à couper le souffle. Les paysages en revenant sur San Pedro sont tout simplement magnifiques, notamment grâce au volcan Licancabur.

    Arrivée sur San Pedro nous retrouvons Nicolas et Yasmine, et finissons la visite des environs, mais ça vous l'avez déjà lu ;)
    Direction donc pour notre prochaine étape : le parc Pan de Azucar.
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