• UBO voyage archeo
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Turquie 2025

Un’avventura di 16 giorni di UBO voyage archeo Leggi altro
  • Inizio del viaggio
    16 maggio 2025

    Istanbul, J1 : hippodrome, Mosquée bleue

    17 maggio 2025, Turchia ⋅ ☁️ 15 °C

    Nous sommes arrivées à Istanbul à l'immense aéroport international tout neuf, vers 15h et c'est seulement 2 heures plus tard que nous étions au centre-ville : le métro était interminable. La vue depuis notre terrasse à l'hôtel est magnifique sur le Bosphore !
    Nous filons à travers le bazar égyptien ( qui est le bazar aux épices) et des rues animées, en passant par la magnifique mosquée de Yeni Cami, énorme, très belle, au bord de l'eau, qui date du 16e siècle et dont la coupole atteint 16 m !
    En pleine rue, nous voyons ensuite la grande colonne cerclée de fer, construite par Constantin 1er, pour parer une des avenues de sa nouvelle capitale. Malheureusement l'inscription sommitale est illisible et la médiation très insuffisante.
    Nous rejoignons ensuite les étudiants de Master à l'hippodrome de Constantinople, devenu une sorte de square avec ses allées rectilignes : il ne reste que la trace en négatif de l'arène centrale et les trois parures majeures de la spina, c'est-à-dire du mur épine dorsale autour duquel les chars attelés tournaient.

    Nous avons d'abord visité la Mosquée Bleue. La Sultanhamet, qui siège sur un des côtés de l'hippodrome, est majestueuse, avec 6 fins minarets, et splendide à l'intérieur car très impressionnante par la finesse de ses céramiques, son élégance, ses lustres énormes.
    Nous étions subjugués ! ce fut aussi l'occasion de découvrir que l'on proposait des corans gratuits et des découvertes de l'Islam en français. À la sortie le soleil couchant nimbait de rose les minarets, c'était très beau.

    Après, ce fut une longue explication, au son du muezzin de la Mosquée Bleue, sur l'hippodrome, l'héritage du Circus Maximus de Rome, l'obélisque muré de Constantin, l'obélisque de Thoutmosis III, rapporté par Théodose à la fin du 4e siècle de notre ère, et son gros piédestal romain d'époque tardive, qui raconte comment l'empereur observe les jeux, récompense les vainqueurs et fait ériger l'Obélisque, et enfin la magnifique colonne serpentine en bronze, chargée d'émotion car témoignage de la victoire de la bataille de Platées, en 479 avant Jésus-Christ, des Grecs contre les Perses. Il manque évidemment les têtes sommitales des serpents et le trépied en or, mais elle est très évocatrice à mes yeux, du sanctuaire grec de Delphes, du panhellénisme, et symbole aussi de la volonté de Constantin de déplacer dans la nouvelle capitale les valeurs historiques de Rome vers Constantinople. Le sol antique se trouve aujourd'hui à plus de 4 m en dessous du sol moderne. La vue avec la Mosquée Bleue illuminée derrière est extraordinaire, et nous sommes presque seuls. Quel moment!
    Nous avons fini la journée dans un restaurant et ensuite pour notre part, le chemin vers notre hôtel nous a permis de passer encore une fois devant Yeni Cami, cette fois-ci illuminée magnifiquement et teintée de bleu.
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  • Istanbul J2. musée archéo et Topkapi

    18 maggio 2025, Turchia ⋅ 🌧 15 °C

    En ce dimanche nous avons décidé de commencer par le musée archéologique d'Istanbul : à l'extérieur du musée, un ensemble de dépôts archéologiques en plein air est extrêmement impressionnant, notamment un gigantesque chapiteau à tête de Méduse, auquel s'ajoutent les quatre sarcophages en porphyre de la famille impériale, énormes et splendides avec leur croix marquée de l'alpha et l'oméga.
    A l'intérieur, c'est une succession de salles passionnantes : le sarcophage dit d'Alexandre, avec sa polychromie conservée, des détails en haut relief, ou bien encore un sarcophage égyptien réutilisé par un dignitaire de Sidon des siècles plus tard ...Dans les salles grecques et romaines c'est un festival de statues plus belles les unes que les autres, mais malheureusement nous constatons que les cartels sont largement insuffisants à nos yeux pour les explications historiques ; il y a par exemple des consoles gigantesques qui viennent du site d'Aphrodisias, que nous allons voir dans quelques jours, et qui manquent totalement de localisation précise. Il y a aussi des ensembles parvenus depuis Milet ou Thasos, ou Éphèse et notamment les statues qui paraient certainement le théâtre de Milet avec les muses, un beau Asclépios et Apollon. Enfin les salles du haut sont consacrés aux vases grecs et aux bijoux,notamment de magnifiques couronnes d'or et des parures pectorales. Épuisés, nous quittons le musée après 3h de visite.

    Nous passons ensuite l'enceinte énorme du palais de Topkapi, qui est tout près : 4h de visite nous attendent au cœur des différentes cours : salles, cuisine, bibliothèque, salle d'audience, bassins, au bord du Bosphore. Il a une foule énorme ! la visite de trésor est très éprouvante mais impressionnante avec les émeraudes et rubis partout , et nous finissons par le harem dans un calme total puisque c'est à la fermeture du site.
    Au retour le soir c'est un plaisir de passer encore devant la mosquée Yeni Cami, toujours illuminée de façon resplendissante.
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  • Istanbul j3: Sainte Sophie, citerne

    19 maggio 2025, Turchia ⋅ ☀️ 20 °C

    Ce matin, nous passons d'abord à l'église byzantine de Sainte Irène, dans l'enceinte du palais de Topkapi, qui nous déçoit énormément et qui est de toute façon en gros travaux.ensuite nous arrivons à Sainte-Sophie, depuis peu sous échafaudages côté Est ; après environ 40 minutes d'attente face à la fontaine du sultan, parce que la visite est devenue payante, nous entrons enfin dans la basilique plus que millénaire ( vi e siècle), qui ne se visite que dans la partie haute alors que les pratiquants sont en bas, sur la moquette verte. La visite ne sera pas idéale, il y a un monde fou.
    Sainte-Sophie, c'est 1500 ans d'histoire, superposés, de pratiques et choix différents, de choix iconographiques successifs qui annulent les précédents et enfin depuis 2020, un retour à l'Islam qui va faire occulter la représentation de la Vierge avec l'Enfant, qui était au fond de l'abside, par des tentures blanches. La hauteur des voûtes est impressionnante, la coupole est gigantesque et les boucliers avec les versets du Coran et l'ange peint sont observables d'assez près, du fait que nous soyons très en hauteur sur le balcon. Le minbar et le mihrab sont délicatement ourlés, les colonnes byzantines de l'estrade de l'impératrice sont encore en place.
    C'est aussi un triste constat : celui de l'encrassement des mosaïques byzantines non figuratives laissées sans soin ; malgré tout, la finesse des tesselles d'or et l'expressivité des visages est saisissante avec les empereurs et impératrices couverts de pierreries.
    Juste à côté de la basilique, il y a la grande citerne impériale, visitée au milieu d'une foule bruyante. 368 colonnes aux chapiteaux de remploi, avec l'eau à nos pieds et des jeux de lumière verte et rouge, et quelques tentatives amusantes d'art contemporain, notamment des méduses.
    Nous passons ensuite le pont de Galata à pied, il est couvert de pêcheurs ! Nous goûtons une des spécialités stambouliotes : le durum au poisson, sorte de sandwich préparé devant nous. Le ferry nous emmène par un parcours très agréable sur la Corne d'or jusqu'au pied de la colline où se trouve un palais d'été d'un empereur byzantin, puis à l'église Saint-Sauveur-in Chora, du x-xi e pour ses mosaïques , et du xv- xvie e siècle pour ses peintures, redevenue également mosquée depuis 2020 : elle est couverte de mosaïques byzantines resplendissantes et de peintures anciennes, racontant la vie et les miracles de Jésus, et notamment deux coupoles admirables à deux niveaux de décorations retraçant des généalogies, et le Christ au centre. Le Pantocrator est magnifique.
    Enfin nous montons à la tour de Galata au moment du coucher du soleil, ce qui nous permet, au milieu des forcenés des selfies, de réussir à capter de belles vues sur la Corne d'Or, et sur Sainte-Sophie et le palais de Topkapi au loin et le Bosphore. La tour abrite un petit morceau de la gigantesque chaîne qui barra le détroit de la Corne d'Or sous les Byzantins.
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  • Istanbul, j4: mosquée de Soliman, tombes

    20 maggio 2025, Turchia ⋅ ☀️ 19 °C

    Ce matin, je monte à l'énorme mosquée du sultan Soliman dit le Magnifique ( la Suleymani) en passant par des rues aux vieilles maisons ottomanes, qui dominent le Bosphore.
    La mosquée, qui date de 1557, est entourée de nombreux bâtiments avec des dizaines de petites coupoles : madrasa, bibliothèque, tombeaux monumentaux, et d'immenses espaces verts très apaisants par rapport à la ville. Encore une fois magnifique dans sa cour majestueuse et sa grande salle de prière, elle est aussi remarquable par ses vitraux. Mais au milieu des pierres tombales, ce sont les deux mausolées, tombeaux collectifs des sultans et de leur descendance qui sont les plus marquants : au coeur de céramiques et de calligraphies aux bleus en camaïeu, et du marbre polychrome, les sarcophages sont recouverts de tissus calligraphiés au fil d'or et de turbans blancs, pour ceux qui ont régné. Nous en reverrons un autre près de la Mosquée Bleue : celui du sultan Ahmet, encore plus vaste et où les sarcophages d'enfants du sultan sont très nombreux.
    Après une traversée rapide du Grand Bazar, nous repartons vers le musée d'histoire des Sciences, très décevant car sans originaux.
    Enfin, l'hippodrome m'occupe encore, pour la lecture de la base de Théodose et la sphendone, le mur de soutien côté Sud, le seul élément structurel lisible.
    Le retour vers l'hôtel avant l'avion vers Bodrum est encore l'occasion de saisir toutes la diversité d'Istanbul, depuis les petites boutiques de savon à l'ancienne aux vendeurs de contrefaçons, en passant par l'omniprésence des éléments byzantins, et des mosquées aux beaux minarets élancés à balcons ou des fontaines calligraphiées. Istanbul est une ruche, où s'activent et se croisent touristes, ménagères, porteurs de colis et livreurs de café brûlant, rabatteurs, ou danseurs de rue.

    La traversée vers la rive asiatique et Kapakoÿ en ferry est un plaisir visuel et un cours d'histoire bimillénaire : Sainte Sophie, les remparts romains, les mosquées médiévales, la tour de Galata, le palais de Dolmabatce au bord du Bosphore, mais aussi les docks du xxi e siècle et les gratte-ciel au loin, au fil des collines et des mers...
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  • Milas, Lagina, Stratonicée

    21 maggio 2025, Turchia ⋅ ☀️ 26 °C

    Ce matin nous sommes enfin au complet avec 5 étudiants de licence et 5 étudiants de Master. Nous visitons d'abord le tombeau d' Hekatomnos, l' hekatompedon ( 4e s. Ac), qui est un précurseur de celui de Mausole à Bodrum, hélas ruiné : c'est un gigantesque édifice, surmonté d'une colonne romaine, qui elle-même sert de nid à une cigogne. Malheureusement il est strictement interdit d'entrer et nous ne pouvons voir que le fac similé du fabuleux sarcophage et des peintures
    Ensuite nous allons voir une belle porte romaine de la ville ancienne de Milas.
    Après 40 minutes de route, nous voici à Lagina, c'est un sanctuaire à Séléné, déesse de la lune avec des frontons dont l'ouverture est originale, et le portique bien reconstitué récemment.

    Enfin après un déjeuner de gözleme ( les crêpes à la turque), et de fruits au sucre maison, nous passons plus de 3h30 à parcourir Stratonicée, qui est un site magistral dont les fouilles n'ont commencé qu'en 1977. Il est encore en fouille et il a beaucoup changé à certains égards depuis notre dernière venue en 2022 : en effet, des fouilles ont été menées et des reconstructions sont en cours ; du côté des grands thermes, à l'entrée du site, après les latrines et leur belle parure, nous pouvons voir un gigantesque bassin tout en marbre, reconstitué pour une grande partie, en cours de finition, qui va bientôt sans doute être ouvert au public et peut-être mis en eau, avec sa colonnade encore en travaux. La bibliothèque est très intéressante avec des chapiteaux magnifiques à deux griffons et les niches pour les livres, encore en cours de fouille au moment où nous passons. La double porte majestueuse côté nord est également l'objet de fouilles sous nos yeux : sans doute une petite église paléochrétienne devant la porte qui elle-même est parée d'un nymphée avec une mosaïque ( bassin). Sur le chemin vers le gigantesque théâtre, qui est aussi en cours de fouille, nous pouvons admirer de près un splendide sarcophage très récemment découvert avec des guirlandes, des têtes d'animaux ( taureau et béliers ) et des amours d'une grande finesse.
    Le théâtre a des gradins partiellement reconstitués, et une partie qui est encore sous terre, au-dessus duquel il y a le temple d'Auguste dominant toute la ville. Nous finissons par le gymnase avec des exèdres aux colonnes engagées. Quelle visite ! En outre le site archéologique a pour particularité d'avoir encore l'habitat ottoman qui a longtemps été juché au-dessus des vestiges : c'est pour cela aussi que nous voyons un artisan travailler le cuivre sous nos yeux ( vidéo).
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  • Labranda, Alinda, Amyzon, temple de zeus

    22 maggio 2025, Turchia ⋅ ☀️ 25 °C

    Aujourd'hui nous avons quatre sites à visiter! Nous commençons avec la visite passionnante de Labranda par le directeur des fouilles, Olivier Henry, professeur d'archéologie grecque à Lyon 2. Il en profite pour nous parler des nouvelles décisions applicables à la restauration en Turquie et de ses projets sur le site, qui est un sanctuaire de Zeus de l'époque classique avec un tombeau monumental et deux bâtiments assez énigmatiques mais passionnants pour l'histoire de l'archéologie.
    Après le déjeuner, le site d' Alinda est très différent : aqueduc, agora avec le mur gigantesque de soutènement, et le théâtre.
    Le troisième site est Amyzon : très méconnu, et très difficile à lire dans une jungle totale, c'est un peu frustrant malgré la lecture attentive de Louis Robert en 1949...mais où est le temple d'Artémis ?
    Enfin sur le tard, au coucher du soleil, nous montons à pied parmi des crêtes rocheuses aux formes variées jusqu'au temple de Zeus Akraios et de la déesse Akra (c'est-à-dire des promontoires et des crêtes rocheuses) au milieu d'une pinède. Nous sommes tout seuls avec trois bergers et un troupeau de vaches !
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  • Heraklea du Latmos

    23 maggio 2025, Turchia ⋅ ☀️ 23 °C

    Aujourd'hui nous sommes à Héraklea du Latmos, cité grecque au pied du mont Latmos et au bord du lac Bafa. C'est un site magnifique jonché de rochers qui sont parfois l'objet d'escalade.
    Ce matin nous avons rendez-vous avec un guide local, spécialiste du territoire et des fortifications grecques de l'époque hellénistique qui entourent le village moderne et les terrains agricoles jusqu'à une partie de la crête de la montagne. Pendant 5h nous arpentons le bouleuterion, caché derrière une maison, les murs de fortifications, et les tours dans un paysage magnifique qui domine le lac ; le chemin dallé antique que nous prenons à la descente nous mène jusqu'au temple d'Athéna, au lieu sacré dédié à Endimyon, à la porte du port antique. Après un pique-nique rapide, certains décident d'aller se baigner, rejoignent à la nage un petit îlot qui a servi de nécropole avec trois sarcophages creusés dans le roc, puis l'îlot tout proche, qui a une belle fortification byzantine remplie de lauriers roses. Au loin le temple d'Athéna et la montagne. La plage d'héracleia a une particularité en ce moment deux. Un avion de lutte contre les incendies a fait naufrage il y a peu de temps, il a été sorti de l'eau et siège sur la plage !
    Enfin, nous montons en randonnée jusqu'au monastère de Yeniler qui date du 9e -10e siècle, et qui a été occupé jusqu'au 13e siècle. Il reste de magnifiques murs et des cellules, et aussi une très belle fresque du 13e siècle avec la vie de Jésus, cachée dans le creux d'un rocher.
    Depuis notre dernière visite en 2022 l'État turc a ajouté une grille protectrice qui malheureusement fait perdre un peu de charme à la belle fresque. La vue depuis le haut avec le reflet du soleil descendant sur l'eau est magnifique.
    La route vers Didymes semble longue en cette fin de journée harassante, surtout que le temple magnifique et colossal d'Apollon est en ce moment fermé aux visites pour restauration de son entrée : nous ne le verrons que depuis les grilles..
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  • Milet, Priène

    24 maggio 2025, Turchia ⋅ ☀️ 27 °C

    Aujourd'hui nous visitons le site de Milet, grande cité orthonormée, sur la rive gauche du fleuve Méandre et au bord de la mer dans l'Antiquité, ce qui n'est plus du tout le cas aujourd'hui. Le musée n'est pas très riche mais présente de beaux reliefs avec une chasse aux animaux sauvages et un magnifique dieu fleuve, qui est sans doute la personnification du Méandre qui bordait la ville.
    Ensuite nous pénétrons sur le site lui-même et montons au gigantesque théâtre qui, à l'époque romaine, atteignit 15000 spectateurs environ en capacité. Les vomitoria sont splendides avec des couloirs gigantesques et au-dessus du théâtre est juchée une forteresse byzantine.

    Ensuite c'est un long parcours entre héroon, sanctuaire d'Apollon, bouleuterion, nymphée, thermes, grand portique et même un hammam ottoman du 15e siècle que nous découvrons avec ses jolies décorations et graffiti, de façon inattendue ! La fin du parcours passe par le temple du dieu Serapis, puis des thermes de la période antonine parés d'un très beau lion près de la piscine du frigidarium.
    Après un déjeuner sous une chaleur écrasante (37 à l'ombre) au bord de la mer et une baignade dans une eau limpide et très chaude, nous visitons le site de Priene avec ses rues bien conservées, ouvrant sur des insulae, et un bouleuterion, un théâtre, et évidemment le célèbre temple d'Athéna qui domine la plaine et visible de très loin.
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  • Éphèse

    25 maggio 2025, Turchia ⋅ ⛅ 29 °C

    Aujourd'hui nous visitons Éphèse. Le site est célèbre. Il est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO et se divise en plusieurs parties : d'un côté la basilique Saint-Jean et les traces paléochrétiennes de l'occupation du site, avec une forteresse, et une petite mosquée ancienne qui n'est pas visitable et de l'autre côté, bien évidemment, le site antique adossé à une colline, le mont Pion.
    Nous commençons par le paléo-chrétien qui est juste dans la Seçuk moderne. Certains morceaux ont été édifiés avec des remplois du temple d'Artémis qui était une des 7 merveilles du monde.
    Le musée de la ville contient les plus belles pièces trouvées sur le site antique, notamment les statues des fontaines monumentales, et par exemple, entre autres, le buste de Marc Aurèle et la tête et le bras de la statue gigantesque de l'empereur Domitien. Il y a aussi un magnifique coffret d'ivoire sculpté retraçant les conquêtes de Trajan sur les Daces retrouvé dans une des habitations fouillées dans les années 1990-2000.
    Après le déjeuner, et un interlude où je vais examiner le rempart antique, nous partons au célèbre site antique. Commençant par la partie haute avec l'Agora grecque et le bouleuterion, nous passons ensuite au temple du culte impérial voué à Domitien juché sur une terrasse à substructions colossales.
    Les nymphées scandent la rue des Courètes.
    Nous entrons sous le toit de protection de l'insula (quartier) où de grandes demeures patriciennes ont conservé des placages de marbre vert somptueux, et de belles fresques avec des amours, des muses, des oiseaux ( clin d'oeil à mes passions pompéiennes, et l'occasion de vérifier les acquis de nos étudiants et leur perspicacité car plusieurs phases de distinguent !). Au sol, un très beau lion, une méduse, Neptune...le temps s'est gâté et la pluie tombe à torrents...le site est peu à peu déserté, et nous finirons par être seuls! La façade remontée sur trois niveaux de la bibliothèque de Celsus séduit tous les étudiants, malgré une lumière triste. Nous finissons par l'agora commerciale, énorme, et par la grande voie à colonnade vers le port. Le grand théâtre est fermé au public. Au retour vers le haut du site, les mosaïques tardives du trottoir de la rue antique resplendissent enfin avec des coulours ravivées.
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  • Magnésie, Aydin, Nysa, Mataura

    26 maggio 2025, Turchia ⋅ ☁️ 21 °C

    Aujourd'hui pour commencer, en partant de Selçuk, nous visitons le site de la merveille du monde qu'était le colossal temple d'Artémis d'Éphèse , hélas extrêmement ruiné ; il ne reste plus que quelques bases de colonnes et une d'entre elles remontée maladroitement il y a plus de 150 ans, avec une cigogne perchée au sommet.
    Après 20 minutes de route, nous arrivons ensuite à Magnésie du Méandre, où nous étudions le grand temple, les latrines, avec un très bel opus sectile mural, la bibliothèque et de loin, la nouvelle fouille du temple sur l'agora qu'il y a 4 ans nous avions vue à ses débuts. Nous allons jusqu'au stade qui est époustouflant d'une part par sa taille et d'autre part par ses décorations en bord de piste avec des conducteurs de char et des gladiateurs.
    Nous déjeunons dans la ville de Aydin et ensuite nous parcourons son très beau musée qui présente des sculptures intéressantes polychromes d'amours en terre cuite et de magnifiques chapiteaux avec Scylla.
    Le site de Nysa occupe notre fin d'après-midi avec l'ensemble des bâtiments de la vie publique tels que le théâtre, le bouleuterion , l'Agora et bien sûr la grande bibliothèque qui a conservé son élévation sur deux niveaux avec ses niches.
    Le site de Mataura, très méconnu, a fait la une des magazines spécialisés en archéologie en 2021. Il nous donne l'occasion de faire un parcours à travers des oliveraies pour découvrir la forme de l'amphithéâtre à peine discernable dans la végétation mais redécouvert en 2020 grâce à l'étude de photos satellites et de photos aériennes.
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  • Aphrodisias et Laodicée du Lycos

    27 maggio 2025, Turchia ⋅ ☀️ 18 °C

    Ce matin au programme le site d'Aphrodisias, classé au patrimoine de l'Unesco : c'est un très grand site avec un cheminement au milieu des fleurs, qui permet de prendre la mesure de la volonté de l'État turc de remonter de nombreux bâtiments sur les sites antiques : la richesse de la ville est de ce fait exaltée, avec le portique et temple du culte impérial ( sebasteion), des grandes voies à colonnades, un magnifique théâtre, paré des décrets impériaux, une basilique avec un magnifique propylon d'entrée, tout juste reconstruit, des thermes impériaux, un temple d'Aphrodite très imposant ,qui avait été transformé en église chrétienne, et bien sûr le grand stade où quatre d'entre nous font une course de vitesse (vidéo). À la fin de notre visite, le fameux tetrapyle, symbole du site, datant du 3e siècle, ourlé de dentelle de pierre, qui servit de porte d'entrée au sanctuaire d'Aphrodite.
    Malheureusement le musée archéologique est fermé.
    Avant de quitter les lieux nous cherchons à trouver les carrières de marbre qui ont servi à parer le site d'Aphrodisias, avec la lecture des traces de pics antiques.

    À partir du milieu de l'après-midi, nous sommes sur le site de Laodicee du Lycos, site que nous ne connaissons pas du tout ! cela sera une véritable révélation et un émerveillement. C'est un site énorme, encore peu fouillé, avec certains édifices en pleine reconstruction par l'État turc. Le parcours est long mais révélateur de la puissance de la ville : rien de moins que 2 théâtres, un temple à crypte, un stade malheureusement avec très peu de gradins lisibles, des thermes énormes, un système hydraulique avec un château d'eau très intéressant, des fontaines monumentales (nymphées) datant de. Trajan, Septime Sévère et Caracalla avec des bassins encore conservés, et enfin une agora Nord parée d'une colonnade double : l'une en ordre ionique, l'autre en ordre corinthien. Derrière celle-ci, une surprise nous attend, et de taille : sur plus de 40m de long et 8m de haut, un mur entier est couvert de fragments de fresques datant du 3e siècle, avec des couleurs parfaitement conservées figurant des panneaux imitant le marbre. L'effet est extraordinaire !
    Près du stade, le bouleuterion est en cours de fouille et nous y faisons un saut discret : le voir en pleine reconstruction avec la fouille non finie et ce qui semble être une statue au milieu est saisissant.
    Nous faisons la fermeture du site, qui se nimbe de nuances rosées sur le marbre...Quand le soleil disparaît, dans l'axe de la rue principale bordée de colonnes, c'est vraiment magnifique !
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  • Hiérapolis -Pamukkale

    28 maggio 2025, Turchia ⋅ ⛅ 25 °C

    Aujourd'hui nous visitons le site classé à l'Unesco de Hiérapolis-Pamukkale.
    Depuis le village de Pamukkale, il suffit de monter le chemin pour piétons dans la falaise de calcite, pour admirer de près l'eau thermale qui cascade et sculpte les vasques aux reflets azurés. Nous tentons une baignade dans 30 cm d'eau, un peu trop froide à notre goût, mais les couleurs et la vue sont magnifiques.
    Nous partons ensuite à la découverte du site antique de la ville de Hiérapolis, en haut, sur le plateau.
    Notre parcours longe les murailles antiques avant de monter au magnifique théâtre de la ville qui avait une capacité de 15000 personnes. Le mur de scène a été partiellement remonté avec le premier niveau de colonnes et ses frises magnifiques, dont les originaux sont au musée du site. Au-dessus du théâtre, sur le versant, le martyrion chrétien de Philippe, en octogone, domine l'ensemble du site.
    Nous parcourons ensuite une nécropole à l'est du théâtre dans la pente, puis la zone de l'agora où une seule colonne, avec un très beau chapiteau, émerge des broussailles.
    C'est ensuite la visite du fameux Plutonion, c'est-à-dire le sanctuaire au dieu Pluton, du monde souterrain, qui va nous occuper car il est désormais ouvert au public avec une partie reconstruite.
    Après un déjeuner sur le pouce où nous avons la vue sur la falaise calcaire, nous partons sur la grande voie à colonnade de la ville en direction du nord, passant ça et là nymphée majestueux, de plus de 60m de long, la porte de Domitien, thermes et latrines. La photo que nous faisons dans les latrines qui ont perdu leur siège nous force à faire acte de prouesse gymnique !
    Puis c'est la gigantesque nécropole du Nord que nous explorons : plus de 1200 tombes ! Des sarcophages omniprésents, tombeaux en élévation, et surtout une autre forme de lieu funéraire que les étudiants n'ont pas encore vue, le tumulus à chambre et à dromos d'entrée. La densité des tombes impressionne, deux sont enfouies dans la falaise calcaire....
    Au retour, une visite du musée s'impose, avant la descente vers le village en repassant par les piscines de la falaise. On peut y voir des sarcophages énormes et des chapiteaux figurés remarquables, notamment ceux avec des lions attaquants des taureaux, venant de la basilique du site, et des chapiteaux avec des sphinges qui étaient sur les grandes colonnes du portique de l'agora.
    La fin de la descente, où nous serons seuls, présente un contraste saisissant avec la foule du haut, l'eau miroite et ruisselle sur les stries du calcaire immaculé. Quel beau moment!
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  • Musée de Burdur, Sagalassos

    29 maggio 2025, Turchia ⋅ ☁️ 15 °C

    Ce matin, une longue route qui traverse les montagnes nous mène jusqu'à la ville de Burdur, qui n'a aucun charme si ce n'est un très beau musée archéologique et une boutique de friandises turques, où nous allons faire une razzia. Le musée présente les découvertes récentes des années 2000 sur le site de Sagalassos, dans la montagne, notamment des statues gigantesques des empereurs Hadrien et Marc Aurèle ( tête et pied), les statues des nymphées , mais aussi la frise du très bel héroon, qui est sur le même site.
    Après un rapide déjeuner dans un parc, nous partons donc pour le site de Sagalassos.
    Nous suivons le parcours qu'aurait eu un visiteur de la ville dans l'Antiquité : arrivée par le bas de la ville depuis la vallée, et passage devant le temple impérial, non remonté, puis montée des escaliers vers l'agora basse puis vers l'agora haute avec leurs nymphées où nous tentons l'expérience de restituer la présence des statues dans les niches. La nécropole a des niches funéraires creusées dans la falaise qui domine le site. Bien évidemment, le clou du spectacle est le célèbre nymphée antonin, reconstruit pendant 13 saisons de fouilles par l'équipe belge, et remis en eau. Des facs similés des statues que nous avons vues au musée se trouvent dans la fontaine, où l'eau jaillit en continu, face à l'agora. L'équipe du fouilleur Waelkens a habilement reconstruit le nymphée avec ses colonnes polychromes et toutes ses décorations, notamment une très belle statue de Dionysos avec un satyre, et une belle déesse Némésis, qui est en réalité un remploi d'une statue qui se trouvait auparavant au théâtre. De l'autre côté, le bouleuterion, malheureusement fermé au public, et partout les piédestaux et des colonnes honorifiques. Enfin, après avoir vu la bibliothèque de l' évergète ( donateur) Neon et la fontaine dorique, également remise en eau, nous terminons notre parcours en montant au théâtre, qui est resté dans le même état depuis le dernier tremblement de terre, qui a causé l'abandon de la ville au 7e siècle : la vue est magnifique sur tout le site au loin, notamment avec des lumières contrastées dues à la présence d'un nuage d'orage qui coexiste avec le soleil en cette fin de journée, où nous disons au revoir aux étudiants de licence avant de partir pour Antalya. Ce soir, nous passons devant la porte d'Hadrien et le mausolée romain en bord de mer, illuminé, transformé en forteresse par les Ottomans, dont les abords, récemment fouillés, sont habilement mis en valeur.
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  • Selge, Aspendos

    30 maggio 2025, Turchia ⋅ ☁️ 19 °C

    Aujourd'hui, sous un ciel très menaçant, nous partons loin d'Antalya, pendant 3h de route et d'embouteillage, pour enfin monter dans la vallée du fleuve qui s'appelait l' Eurymédon dans l'Antiquité, Köprusu aujourd'hui, jusqu'à un petit village perché dans la montagne avec un théâtre antique adossé au versant : Selge.
    Sur le chemin nous admirons un paysage magnifique, vallée arborée sous des falaises abruptes et colorées, cheminées de fée au milieu des lauriers roses.
    La rivière a sculpté une gorge très étroite et coule, turquoise, sous un pont romain et un pont médiéval, encore conservés.
    Après la visite du théâtre, saisissant par l'état de ses gradins mis à mal par les séismes mais aussi par l'élévation de son mur de scène sur le côté, nous descendons l' Eurymédon en rafting, malheureusement sous une pluie battante avec des éclairs, mais avec beaucoup d'éclats de rire, au rythme de nos chants!
    La redescente de la vallée nous conduit ensuite devant le site magistral d'Aspendos où un très bel aqueduc a conservé de nombreux tronçons qui traversent la campagne au pied de l'acropole. Toujours sous la pluie et au son du tonnerre de Zeus, nous nous heurtons à une grille fermée qui nous empêche de monter dans la tour- aqueduc, comme nous l'avions fait il y a 2 ans. Quel dommage ! Mais heureusement, Zeus arrête le déchaînement atmosphérique pour nous laisser le temps de voir le théâtre où l' eau ruisselle sur les gradins.
    Ce théâtre est le mieux conservé de tout le monde antique. Depuis le bas de l'orchestra jusqu'au parties couvertes de la galerie supérieure, et aux emplacements des mâts pour le vélum, tout est resté en place.
    Ensuite nous visitons tranquillement le reste du site : basilique, agora, nymphée, malheureusement très dépouillé de ses décorations qui devaient être somptueuses, vu ce qui reste, et surtout nous pouvons accéder à de nouvelles fouilles, notamment un double escalier qui mène à l'agora et qui vient juste d'apparaître, et une maison avec des vestiges de fresques rouges et des colonnes encore laissées au sol.
    Le retour à Antalya nous semble fastidieux : nous avons encore beaucoup de temps de route sous une pluie battante, qui heureusement s'arrête quand nous parcourons la ville pour aller voir les remplois antique dans la petite mosquée du centre historique.
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  • Musée d' Antalya, puis site de Pergé

    1 giugno 2025, Francia ⋅ ☁️ 18 °C

    Aujourd'hui c'est notre dernier jour avec le petit groupe des masters, mais notre parcours archéologique intensif n'est pas terminé ! Nous partons donc au musée archéologique d'Antalya.
    Ce musée est une pure merveille : les galeries et salles sur la statuaire du site de Pergé, qui n'est pas loin, et qui n'a été fouillé qu'à partir des années 60, sont composées de la décoration qui parait les nymphées, les gymnases et le théâtre du site archéologique. De grandes statues impériales, notamment de Trajan et d'Hadrien, des divinités et des personnages mythologiques se présentent une par une sous nos yeux ( vidéo). La statue dite de la danseuse avec ses deux marbres blanc et noir en contraste est époustouflante, le relief qui parait entièrement un autel est exceptionnel, sans parler de l'immense gigantomachie qui malheureusement est accrochée trop en hauteur, ou l'Hercule de type lysippéen. Le secteur des sarcophages est extraordinaire, avec des sarcophages romains à colonnettes, racontant l'ensemble des mythes des 12 travaux d'Hercule.
    Une surprise de taille nous attend dans la partie finale : depuis 2023 sont exposés des bronzes plus grands que nature qui ont été restitués à la Turquie par les États-Unis et la Grande-Bretagne car il était avéré que c'était des spoliations du site de Boubon ! Ainsi nous pouvons admirer une statue en pied de Lucius Verus presque entièrement conservée et une tête d'une grande minutie de Septime Sévère.
    La seule réserve vis-à-vis de cette collection et de ce musée est que les cartels sont totalement insuffisants dans leurs explications et même parfois complètement absents... Enfin, dans le jardin qui entoure le musée, des paons blancs font la roue autour des antiquités.

    Après un déjeuner sur le pouce, nous filons sur le site de Pergé, où nous parcourons le grand stade magnifiquement conservé où de nouvelles fouilles sont en cours dans le bas des gradins, avec, à son extrémité, la transformation en petit amphithéâtre, les portes d'entrée majestueuses de l'époque hellénistique, l'ensemble des grandes rues à colonnades, avec certains secteurs qui sont en pleine fouille, les magnifiques bassins centraux omniprésents, avec des ponts que nous empruntons, et où nous avons la chance de voir de l'eau accumulée par les pluies de la veille, une mosaïque du deuxième siècle sur le mythe d'Iphigénie qui, une fois mouillée, fait apparaître des contrastes et des détails magnifiques, des nymphées et des thermes impériaux à la parure de marbre et aux bassins impressionnants. Le temps se couvre rapidement, la lumière est violacée et contraste avec le marbre...Zeus se fâche encore!
    Malheureusement à la fin de la visite nous sommes très déçus de ne pas pouvoir accéder au théâtre qui est en restauration.
    L'ensemble du site est visiblement l'objet de grands travaux, comme l'ensemble des sites de la Turquie ces derniers mois.

    Mais il est déjà l'heure de partir pour l'aéroport, c'est la fin du voyage qui fut riche et varié, plein de rires, émotions, et admiration. Pauline et moi avons passé du temps à scanner des statues, sarcophages, chapiteaux, reliefs, pour tenter d'obtenir des modèles 3d imprimables pour le pôle de Quimper, nous espérons enrichir le petit musée que j'ai créé !
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    Fine del viaggio
    31 maggio 2025