January - February 2017
  • Day34

    Au revoir mon chili!

    February 22, 2017 in Bolivia ⋅ ⛅ 3 °C

    Aujourd'hui, c'est notre dernier jour à San Pedro et au Chili. Une très longue journée d'attente nous guette, car notre bus pour la Bolivie part à 3h du matin. Nous décidons de ne rien faire à part plier la tente et nous connecter à internet dans un café aussi cher qu'une brasserie parisienne.
    Dans notre camping, c'est jackpot pour nos voisins: tente, tasses, tapis de sol...servez-vous!
    Un dernier sandwich à l'avocat (entre autres) sur la petite place de San Pedro, achat de cartes postales pour les grands parents, échange d'argent (il me restait quelques reals du Brésil) puis c'est le début de l'ennui.
    Vers 23h, après avoir récupéré nos sacs (trempés) que nous avions laissés au camping à notre chère propriétaire perchée, nous nous dirigeons vers la gare routière. Nous ne sommes pas tristes de quitter ce camping car jusqu'au bout, princesse Lore, comme on l'a surnommée, nous en aura fait des belles: paiement systématique de 500 pesos pour charger notre téléphone, avec toujours ce petit "quinientos" glissé dans notre oreille au cas où l'on oublie de payer!
    Paiement de l'emplacement chaque jour au lieu de payer plusieurs nuits d'un coup. Elle arrive vers midi telle une duchesse droguée à la Marie Jeanne avec son petit cahier dans les mains pour noter qui doit payer. Notre Dr Queen femme médecin des temps modernes nous demande de payer pour charger un téléphone, pour garder un sac le dernier jour après le check out.. elle rentre dans la douche pendant que je suis nue pour tourner le robinet de l'autre côté "la llave, la llave".
    La télévision à fond dès 8h du matin sans personne devant, la fontaine kitchouille qui consomme de l'eau et ne sert à rien à part me donner envie d'uriner..tout cela a contribué à me mettre un chouia sur les nerfs et Anne...aussi! Ah c'est beau l'écologie.
    Bref, le courant n'est pas passé, pourtant on ne demandait pas la lune, juste un peu de cohérence.

    Nous voilà donc à la gare routière, installées dans nos sacs de couchage étalées de tout notre long sur des rangées de chaises.
    Je garderai un souvenir extraordinaire du Chili, je n'ai pas de mots pour décrire le bonheur que j'ai pu ressentir durant toutes ces découvertes. Humains, animaux, paysages chiliens, tout nous a bluffé.
    Chili, tu es une oeuvre d'art, un mélange de bonté, de solidarité et d'amour à toi toute seule. Tu nous a réservé bon nombre de surprises, principalement des bonnes et tu nous as appris à oser, à foncer, à rêver.
    Merci!
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  • Day33

    J'ai vu une autruche et j'ai pleuré.

    February 21, 2017 in Chile ⋅ ⛅ 3 °C

    J'écrirai cet article plus tard car il y a trop de choses à dire et je n'ai pas encore pris le temps de le faire. Les photos témoignent de cette incroyable journée durant laquelle j'ai pleuré de joie, trop plein d'émotion dans mon coeur face à cette splendeur de la nature et à la grâce des animaux sauvages (autruches, vicuñas, ânes, flamands rose)...Read more

  • Day31

    Geysers, volcans, vicuñas, flamands

    February 19, 2017 in Chile ⋅ ⛅ 3 °C

    Petite gâterie de la journee: lever à 4h dans cette tente pour enfant et dans un froid glacial.
    A 4h30, nous sommes devant notre camping munies de tout ce qui peut nous tenir chaud (couverture d'avion entre autres). Il faut dire qu'après des mois de voyage en Asie je nai pas pensé à changer mon sac et à m'equiper plus sérieusement pour faire face au froid.
    Nous sommes donc récupérées en premier par notre minibus et notre douce guide Javiera. Puis nous allons cueillir fraichement reveillés les gugusses d'Annecy qui ne sont pas non plus au maximum de leur potentiel énergétique.
    Apres une bonne heure et demi de route, nous arrivons de nuit sur le site des Geysers de Tatlo. A 4500m d'altitude, le froid est saisissant et je sens comme une compression dans les poumons.
    Plus le jour se lève, plus nous découvrons la magie du paysage qui nous entoure. On apercoit plusieurs cimes de volcans sous des nuages épais, l'espace qui nous encercle est gigantesque, sans fin et des couleurs infinies s'imposent à ma vue comme une claque.
    Une fois notre petite balade autour des Geysers accomplie, nous petit déjeunons copieusement avec le reste du groupe.
    Pendant que certains se baignent dans les sources d'eau tiède (et se les gèlent en sortant), nous allons admirer le geysers surnommé "killer".
    Nous prenons la route vers le village "traditionnel Machucas. Javiera nous explique qu'ils vendent de la viande de lama et que l'on peut essayer...

    Avant d'arriver à Machucas, nous faisons escale sur la route devant le lago de los flamencos (lac des flamants rose) mais on n'aperçoit les oiseaux que de très loin. A la place, nous découvrons de gros oiseaux noirs, les taguas. Ces derniers construisent leurs nids au milieu du lac sur des petits tas d'herbe, ils y dorment et y mangent et se protègent du froid comme cela l'hiver.

    Le village Machucas est pour Anne et moi une vaste blague. Des hordes de touristes se précipitent devant le barbecue de brochettes de lama en en caressent un juste avant.
    L'église est prise d'assaut par les photographes endiablés. Il est vrai que le temps et le décor sont idéals pour les photos. Mais la réalité en est autre. Ce village n'a plus d'âme, il l'a vendue au tourisme. Malgré tout, les vieilles maisons et les croix qui s'élèvent sur leurs toits sont impressionnantes et dépaysantes.
    De retour à San Pedro vers midi et demi, nous nous rendons à la gare routière et nous rendons compte que le prochain bus disponible pour la Bolivie ne part que jeudi.
    Nous décidons de ne pas partir pour la Vallée de la lune cet après midi mais de décaler le tour au lendemain. Cela permet d'étaler nos visites sur la durée, et de nous reposer après notre marathon (2 A/R à la gare routière, galère du guichet fermé, escale à l'agence etc).
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  • Day30

    San Pedro nous joue des tours...

    February 18, 2017 in Chile ⋅ ⛅ 12 °C

    La veille, Ludo, Jojo, Anne et moi nous sommes démenés pour trouver la solution la moins chère qui nous permettrait de parcourir Atacama le Grand. Non sans mal...
    Normalement, Sylvain, l'ami de notre petit couple d'amours, était supposé arriver à San Pedro en fin d'après midi.
    Pour gagner du temps, nous nous sommes rendus à l'agence de location (si durement trouvée) puis, comme le 5ème membre était absent, et que, comme moi, il ne roule pas sur l'or, nous avons eu peur de prendre la décision de louer un van et de lui mettre le couteau sous la gorge dès son arrivée en lui demandant de participer au voyage sans avoir eu à l'avance son approbation.
    Nous avons donc trouvé un compromis un peu plus adapté, en négociant avec "l'ami d'un ami d'un ami" de Cotono, qui a une agence de voyage et qui a eu l'amabilité de nous faire un prix de groupe. J'ai d'ailleurs clamé être moi aussi l'amie d'un ami de son ami qui est entre nous soit dit est adorable et bla et bla, ce qui m'a valu une légère moquerie. Davantage, la danse stratégique d'Anne et ses petites tapes insistantes (alleeeeez, fais nous un priiiiix) sur le bras du pas-très-dur-à-cuir ont bien marché.

    Ce n'est pas avant 23h que Sylvain le guitaléléman pointera le bout de son manche et acceptera sans broncher le deal des 4 tours sur 3 jours dans le désert d'Atacama !
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  • Day30

    Los lagunas escondidas

    February 18, 2017 in Chile ⋅ ⛅ 31 °C

    Après une bonne soirée entre compatriotes qui nous a permis de décompresser de la journée "batarde" de la veille, nous nous réveillons curieuses de savoir à quoi pourra bien ressembler ce qu'on appelle ici "Los lagunas escondidas".
    Comme leur nom l'indique, il s'agit de lagunes cachées au beau milieu de la Cordillère. Ces dernières sont formées de sel et sont entièrement naturelles.
    Nous nous baignons dans une piscine naturelle de sel et nous flottons comme des ballons.
    La guide nous emmène "gouter" devant un désert de roche et de sable. On se les pèle mais ça en vaut la peine!
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  • Day29

    La Negra - Calama - San pedro

    February 17, 2017 in Chile ⋅ ⛅ 12 °C

    Après une nuit rythmée par les allers- venues des camions de transports, nous nous réveillons plutôt en forme pour notre dernière partie de la route jusqu'au village de San Pedro de Atacama. Le lonely planet nous décrit l'endroit comme un mini Disneyland, peuplé de touristes mais dont le dépaysement et l'atypisme valent le détour.
    Bon, en attendant, nous sommes toujours dans cette gare routière avec notre café à la main, et nous devons rejoindre Johanna et Ludo (les 2 français rencontrés à l'auberge de La Serena) qui arrivent à San Pedro en bus vers 9h.
    Anne, assise près des sacs à dos, sort son "cahier de stop" et se met à tracer les 4 premières lettres de CALA....(ma) puis se voit interrompue par un homme qui lui demande où elle va. "On va à San Pedro", dit-elle. Notre futur nouvel ange gardien explique qu'il se dirige vers Calama et qu'il peut nous y emmener.
    C'est reparti pour 3h de route jusqu'à la ville de Calama. Nous continuons notre parcours dans le désert et, les yeux ébahis, nous posons des dizaines de questions à Rodrigo, qui a l'air ravi de pouvoir nous parler de son pays et de sa culture. Ce dernier s'est fait tatouer le visage de sa douce sur le biceps de son bras droit. Il nous le montre fièrement. Il est jeune papa de trois enfants, et son travail consiste à fournir du matériel aux mines de cuivre (très nombreuses dans la région). Ne me demandez pas plus dz details, je n'y connais rien! Pour cela, il fait des allers retours entre la Serena, Calama et Antofagasta toute la semaine et je pense qu'il est bien content d'avoir de la compagnie de temps à autres.
    Arrivés à Calama, il va nous inviter au restaurant, après nous avoir accompagnées dans un supermarché avec un rayon spécialisé dans les accessoires de camping. Escortees par notre doux gentleman, nous nous achetons des sacs de couchages et matelas (très/beaucoup trop fins) juste question de ne pas dormir à même le sol comme on l'a déjà fait plusieurs fois...!
    Le ventre rempli, la tête pleine de merveilleux souvenirs suite à cette belle rencontre, nous reprenons nos pouces et sommes déposées sans encombres jusqu'à San Pedro par un autre gentil chilien.
    Non sans difficulté, le dos écrasé par notre sac et sous une chaleur infernale, nous trouvons un camping et installons notre tente. Quelques heures plus tard, nous nous rendons sur la jolie place de San Pedro et nous tombons nez à nez avec notre petit couple de français !Nous decidons, sans plus tarder, de chercher un loueur de véhicules adaptés à notre périple...commence alors le debut d'une longue oh oui tres longue marche qui nous fait tourner en rond.

    Les bureaux du fameux loueur étaient auparavant installés dans le centre mais depuis un certain temps ils ont été déplacés un peu plus loin...(juste question de nous rendre la tâche facile). Sans adresse et munis de notre plis beau castillan, nous demandons aux gens et finissons au bout de...trop longtemps par trouver cet fameux lieu (fermé).
    Quelle victoire...! demain, nous nous rendrons chez ce dernier et nous parcourrons le désert d'Atacama!
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  • Day27

    Traversée de la ruta del desierto

    February 15, 2017 in Chile ⋅ ⛅ 31 °C

    Cotóno notre ange gardien nous avance en voiture jusqu'à une station service sur l'autoroute qui part vers le nord. Nous devrons être au plus tard à San Pedro de Atacama vendredi, c'est à dire dans 3 jours car nous rejoignons les français rencontrés à l'auberge de La Serena pour louer un van avec eux et découvrir le désert d'Atacama. Nous brandissons notre carton "Copiapó"(ville qui se situe entre La Serena et Antofagasta) et attendons sous le soleil brûlant que quelqu'un nous prenne sous son aile. Notre but de la journée est de nous rendre à Antofagasta, car un ami de Cotono peut nous accueillir chez lui et le plus gros de la route serait fait.
    Moins de 10 minutes plus tard, la chance nous sourit et un camion de marchandise s'arrête. Notre gentil conducteur se dirige vers Iquique, ville côtière très au nord et nous explique qu'il va s'arrêter dormir à côté d'Antofagasta.
    Nous voilà donc embarquées pour 12h dans un camion moins peuplé mais plus chargé que celui que nous avions pris d'Osorno à Santiago. Notre chilien du jour parle lui aussi très vite, mais à force d'entraînement, je commence à bien comprendre leur manière de s'exprimer.
    Nos yeux et nos coeurs n'en peuvent plus de tant d'émerveillement, nous entamons la traversée du désert entouré de montagnes, puis nous longeons une fois de plus la côte, chargée de rochers naturellement éparpillés sur le bord de route.
    Une nouvelle fois, la nature nous enseigne qu'elle n'a pas dit son dernier mot. "Regardez comme je suis belle", nous crit-elle.
    Gérard (version française ) nous montre du doigt les croix qui se multiplient de long de la "ruta del desierto" comme on l'appelle ici. Il s'agit de conducteurs qui pour la plupart ne maîtrisent plus leur envie si forte de dormir et s'envolent vers un autre monde. Il faut dire que la route est quasi neuve et droite sur une bonne partie du chemin, ce qui appelle bien évidemment au sommeil. Nous passons d'ailleurs devant un camion dont la marchandise est ramassée par des employés de l'autoroute. Un peu plus loin, une voiture entièrement mise à nue, sans toiture, témoigne de l'extrême gravité de l'accident.
    Après 12h de voyage, nous arrivons à La Negra, ville industrielle uniquement peuplée d'usines et d'entreprises. Les employés viennent pour la plupart d'Antofagasta, là où nous comptions nous arrêter et font l'aller - retour dans la journée. Personne ne vit ici. Finalement, nous posons notre tente sur le "parking" des camions et prenons juste de quoi nous couvrir.
    Une bonne nuit au beau milieu de nulle part et demain matin, ça repart!
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  • Day26

    La ruta de las estrellas

    February 14, 2017 in Argentina ⋅ ⛅ 23 °C

    Aujourd'hui, je décide de partir avec Trini, Cotóno et Ludo en voiture dans la Valle del Elqui. Anne part de son côté avec les deux français en bus pour une journée visite à velo.
    Nous prenons la route jusqu'à Monte Grande et nous arrêtons à Vicuna pour acheter de l'eau et faire des réserves. Je découvre le "mote", un mélange peu banal d'abricot cuit (très sucré) et de céréales molles qui me font un peu penser à l'ébli, le tout servi dans un verre et baignant dans un sirop sucré, un peu comme le jus d'ananas ou de pêches en conserve.
    Sur le chemin, nous sommes une fois de plus ébahis par la beauté de ce qui nous entoure. On se sent si petits, plongés au beau milieu de cette gigantesque nature qui donne le vertige.
    Une fois à Monte Grande, le voisin d'enfance de Trini et Cotono nous accueille tous les quatre dans son spa vieux de trois petites années. Le Spa est situé au beau milieu des montagnes de la vallée del Elqui. Nous profitons donc de cette fabuleuse chance que nous avons d'être là, ouvrons grands nos yeux puis nous endormons un moment au bord de la piscine.
    Nous nous promenons un peu dans le village de Monte Grande puis découvrons le petit bled de Cochiguaz, qui d'après Cotono est très peu fréquenté par les touristes étrangers. Des autostoppeurs sautent à l'arrière du pick-up de manière aussi banale que lorsque je me jette dans mon lit. Je suis la seule amusée par cette scene, mes camarades étant eux, plutôt amusés de ma réaction. Sur notre gauche, nous apercevons une Stupa, lieu de culte bouddhiste. Nos deux passagers à l'arrière du pick-up sont en fait les gardiens de la Stupa et nous font une belle introduction au bouddhisme. Cet aménagement a été créé par un indien 3 ans auparavant, qui s'est installé au chili et a développé ce lieu de culte dans d'autres coin du pays.
    Après ce rappel d'Asie, nous nous dirigeons vers le petit village de Pisco, le fameux alcool "du chilien qui se respecte" et repartons de nuit pour La Serena sous un ciel extraordinairement étoilé.
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  • Day25

    El faro - playa de La Serena

    February 13, 2017 in Chile ⋅ ⛅ 20 °C

    Ce matin, je repère un hostel pas trop cher et libre sur Booking. Sans réserver sur internet, nous nous y rendons et obtenons un prix élevé du à la saison, mais qui "reste" en deçà du budget max. Nous sommes accueillies à la vitrola comme des princesses, nous nous y sentons bien et le dortoir est grand, aéré, nous disposons de deux lits simples.
    Nous marchons 20-25 min pour découvrir le fameux phare de la Serena qui se trouve en bord de mer et sa plage. La plage est bondée de monde, nous nous installons tout de même dans cet environnement si peu dépaysant, mélange de parasols, churros et d'obésité. La plage est immense mais sa beauté est, si je puis dire, gâchée par la foule et par l'arrière plan, peuplé d'immeubles type HLM en construction.
    Sur le chemin de la plage à l'hôtel, nous nous arrêtons devant un vendeur de légumes: palta, tomate, fruit du cactus...à notre retour à l'hostel, nous faisons connaissance avec un couple de jeunes français et un hollandais. Je quitte Anne pour aller jouer aux cartes avec Cotono, Trini et son copain, puis petite balade sur la plage. Très bonne soirée !
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