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- Dag 59
- lördag 5 februari 2022 23:59
- ☁️ 24 °C
- Höjd över havet: 1 190 m
UgandaFirst Street0°19’36” N 32°36’1” E
Soirée avec Norman

Le vrai Norman est super sympa ! Après lui avoir raconté l’histoire de notre arnaque avec son usurpeur d’identité, celui-ci nous a invité pour aller boire un verre en ville. Avant de le rejoindre, nous passons par notre café préféré, appelé Cafesserie (ça sonne moyen en français n’est-ce pas ?). Et nous voyons passer devant nous… Tobias et Mathias, nos bons amis allemands de Jinja ! Le hasard fait bien les choses. Nous finissons par prendre un verre puis nous allons ensemble rejoindre Norman, lui même accompagné de deux amis italo-indo-ougandais. Je teste d’abord l’identité de Norman (on se sait jamais). Une fois tout soupçon dissipé, la soirée peut commencer !
Nous testons allègrement le « Uganda Waragi », le gin parfait pour les guerriers (c’est comme ça qu’ils le vendent). C’est intéressant les bars ougandais car la musique est tellement forte que personne ne peut s’entendre.
Vers 1h du matin, nous décidons de changer d’ambiance. Norman a une voiture, nous établissons le record de 9 personnes dans l’équivalent d’une twingo. Heureusement, il ne s’agit que de 5 minutes jusqu’à notre destination. Nous arrivons dans un grand parking d’un Carrefour (oui, le meme qu’en France) et apparemment c’est là que ça se passe. Entre les rangées de voitures se trouve un bar/boîte de nuit extérieur. Nous dansons aussi bien/mal que nous pouvons mais évidemment sans pouvoir égaler le rythme et l’énergie des danseurs locaux, qui semblent inépuisables. Épuisés, nous le devenons aux alentours de 4h. Norman nous reconduit à la maison, lui doit se lever à 7h… Les ougandais semblent être des guerriers de la nuit.Läs mer
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- Dag 62
- tisdag 8 februari 2022 16:50
- ☁️ 27 °C
- Höjd över havet: 1 133 m
UgandaLulongo0°5’23” N 32°26’23” E
Il faut bien pédaler un jour…

Après avoir passé 5 jours à Kampala à manger et se balader, nous repartons en direction d’Entebbe. Nous avons un bon programme qui nous attend : rejoindre le port de départ des ferries pour les îles Ssese. Après une 15aine de kilomètres plutôt chaotiques pour sortir de Kampala, c’est fini le bitume. Nous avalons des kilos de poussière et notre peau redevient rouge.. Le but de la journée, réussir à attraper le bac pour arriver à Entebbe. Et c’est gagné !Läs mer
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- Dag 63
- onsdag 9 februari 2022 13:57
- ⛅ 24 °C
- Höjd över havet: 1 157 m
UgandaLugonjo0°4’49” N 32°27’14” E
Nakiwogo - Kalangala

Nous voilà sur le ferry qui nous emmène sur les îles Ssese. 3h30 de trajet sur le lac Victoria.
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- Dag 63
- onsdag 9 februari 2022 17:55
- ⛅ 24 °C
- Höjd över havet: 1 140 m
UgandaBujumba0°18’44” S 32°17’24” E
Arrivés à bon port

Nous voilà sur la belle île. À peines débarqués du bateau, la gérante d’un resort nous invite à aller voir sa belle pelouse pour y poser la tente. Et normalement pas de night club juste à côté, peut être allons nous être bercés par le clapotis des vagues ?Läs mer

Le voyage de RémiHello les « Crocodiles-Marsouins », Nous venons de rattraper vos aventures en famille. Nous avons bien chanté les crocodiles en chœur 😲😲😲 (non enregistré , sorry!) grâce au texte de Ge… Beau reportage aquatique, bien impressionnant, avez-vous du acheter tous ces incroyables clichés, ou était-ce avec votre matériel ? Il ne manque que la partie pêche à la Sarah 🎣. Trop sympa de voir toute cette agitation de Kampala et grace à vos bonnes photos, on peut se promener dedans et découvrir toutes les affiches et autres objets qui remplissent tout le volume. J’ai pas compté, mais il me semble que vous croisez de l’eau tout les jours, parfois beaucoup… alors gaffe quand vous approcherez des fameuses chutes Victoria, si vos roues vous y mènent, cela doit être humide aussi ! Nos souvenirs de chutes date d’Iguazu 🛁🌊… Avec affection et des Croco-des croco- des crocodiles….. (c’est malin maintenant on va chanter ce truc toute la journée 😂)

Le voyage de RémiDemande une expérience: comme vous êtes très proche de l’équateur, faîtes-nous partager le test sur le sens de rotation dans vos baignoires … encore une histoire d’O
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- Dag 64
- torsdag 10 februari 2022 15:45
- ☁️ 27 °C
- Höjd över havet: 1 136 m
UgandaLuku Point0°14’52” S 32°4’1” E
Les iles Ssese

Meme depuis notre resort désert, nous avons été dérangés par un bar avoisinant crachant de la musique jusqu’à pas d’heure. Pour compenser, nous trouvons un bon petit restaurant local avec des Rolex qui ressemblent à des burritos tellement ils sont gros. L’île est très plaisante à vélo, nous comprenons rapidement qu’en dehors du tourisme (qui semble presque au point mort), la principale source de revenu se trouve dans les plantations de palmiers à huile. Après 30km, nous arrivons à l’extrémité ouest de l’île où un nouveau ferry nous attend.Läs mer
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- Dag 65
- fredag 11 februari 2022 13:04
- ☁️ 26 °C
- Höjd över havet: 1 321 m
UgandaMasaka0°20’11” S 31°44’10” E
Masaka

Après une nuit dans la plus belle guesthouse de village qu’on puisse trouver (ahem…), nous arrivons à Masaka, où nous trouvons un resort assez incroyable. Les chambres sont bien trop chères mais nous pouvons poser la tente entre les chambres, la piscine et le bar. Il y a même du « pastar kabonala » au restaurant, que demander de plus !
Nous rencontrons Kim et Dagmar, deux hollandaises. Kim habite dans la région depuis 15 ans. Elle nous invite à sa ferme qui se trouve sur notre route, à 50km au Sud. Ce sera le plan pour demain.Läs mer

Hello Bike WorldLà je pense qu’on a effectivement atteint le minimalisme ultime. Il reste l’option sans lit peut être…
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- Dag 67
- söndag 13 februari 2022 18:53
- ☀️ 25 °C
- Höjd över havet: 1 211 m
UgandaBisanje0°38’37” S 31°38’59” E
La ferme de Kim

Après une demi journée de vélo, nous avons atteint la maison de Kim en fin d’après-midi. Nous partageons ensemble un bon souper. Kim est un sacré personnage, assez unique et d’une détermination (et gentillesse !) inégalée. Elle vit dans le petit village isolé de Kabawanga depuis plus de 15 ans où elle a fortement contribué au développement de sa communauté, dans laquelle elle est parfaitement intégrée.
En partenariat avec une organisation locale (du nom de Bivamuntuyo, « it comes from sweat » en Luganda) entièrement menée par des membres de la communauté locale, elle a monté le service de malnutrition infantile de l’hôpital, qui traite les cas les plus critiques de la région.
Elle a également acheté une ferme de 7 hectares afin de porter une assistance auprès des parents de ces enfants, souvent des femmes seules en situation de très grande précarité. En plus d’offrir un logement sûr, la ferme sert à mener des actions communautaires de sensibilisation à la malnutrition (endémique dans cette région), combattre l’insécurité alimentaire et développer des moyens de subsistance pour ces personnes. En effet, la ferme a une petite production commerciale de beurre de cacahouète (délicieux !!) qui sert en partie à financer toutes ces activités. Les mots manquent pour décrire l’impact formidable de ces initiatives et les solutions innovantes que trouvent Kim et ses collègues face à des problématiques extrêmement complexes, le tout avec un budget…microscopique.
Cependant ce n’est pas tous les jours facile, Kim et Bivamuntuyo sont confrontées à une multitude de barrières, notamment administratives et financières (aggravées par le Covid, évidemment). Dur dur de lever des fonds quand on est une toute petite organisation communautaire au fond de la brousse Ougandaise.
Cela nous attriste beaucoup au vu du travail monumental effectué, l’investissement et la résilience de Kim et de ses collègues, et surtout cette communauté si attachante. Nous réfléchissons donc à des moyens de les épauler à notre manière avec l’expérience de Sarah dans le secteur de l’humanitaire et les talents des réseaux sociaux de Robin. Avec nos anniversaires respectifs dans moins de 4 semaines, une petite levée de fonds s’imposerait-elle?
La suite au prochain épisode.
SLäs mer

ResenärRécit très touchant qui nous fait partager la fragilité et la précarité de nombre de nos frères humains. Nous souscrivons pleinement à l’idée d’une levée de fonds au bénéfice de cette communauté que le hasard a placé sur votre route. Cela donne tout son sens à l’aventure.

Hello Bike WorldEn plus, il y a une promotion en ce moment : pour toute donation, ils ne prennent que 50% du montant !
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- Dag 68
- måndag 14 februari 2022 18:11
- ⛅ 25 °C
- Höjd över havet: 1 184 m
UgandaMutukula0°59’60” S 31°24’55” E
Mutukula, changement de plan

Après nos deux merveilleuses nuits chez Kim, nous devons reprendre la route.
Nous avions le plan initial de passer du temps en Ouganda avant d’atteindre le Rwanda et Kigali pour les deux dernières semaines de mars. En effet, à la fin du mois de mars, Sarah doit rentrer en France pour le mariage de Myriam, une de ses amies de longue date. Nous devons donc arriver dans une capitale pour trouver un avion correct.
Le Rwanda avait fermé sa frontière avec l’Ouganda pendant 3 ans, pour des raisons politiques d’abord puis saupoudrées de Covid. Nous avons donc sauté de joie quand l’annonce a été faite il y a deux semaines que la frontière allait rouvrir en fin janvier. Sauf que…nous venons d’apprendre qu’elle est pour le moment ouverte uniquement pour les nationaux rwandais et ougandais. Aïe !
Changement de plan donc ! Sauve-qui-peut ! Nous devons quitter à contrecœur l’Ouganda pour la Tanzanie et atteindre ainsi Dar Es Salaam dans les temps.
Nous arrivons à la ville frontière de Mutukula pour la Saint Valentin. Nous décidons donc de faire exploser notre budget pour la nuit (20$) pour notre nuit des amoureux. Tout allait pour le mieux : une belle vue du deuxième étage, de l’eau chaude, un grand lit… Sauf qu’évidemment, toute opportunité est bonne pour faire la fête en Ouganda. Sur le toit de l’hôtel est organisée une fête de la Saint Valentin avec un concert live s’il vous plaît. Impossible de dormir ! En même temps, notre chambre se situe juste sous la batterie, et disons franchement que les chanteurs/chanteuses devraient réfléchir à une reconversion professionnelle.
À minuit, nous allons demander à quelle heure ça va finir. Personne n’en a aucune idée, sauf peut être la réceptionniste qui nous dit enjouée que la fête ne fait que commencer. D’ailleurs, nous allons l’air bien aigris dans les escaliers quand le staff de l’hôtel nous invite à aller faire la fête en haut tout sourire. Quelle idée qu’un hôtel puisse servir à dormir…
Finalement, nous changeons de chambre vers les 1h du matin. Nous migrons avec toutes nos affaires vers l’étage du dessous où il semble y avoir 1 ou 2 décibels de moins.
Jusqu’au bout, la musique nous aura suivi en Ouganda 😅.Läs mer
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- Dag 69
- tisdag 15 februari 2022 14:02
- 🌙 23 °C
- Höjd över havet: 1 151 m
TanzaniaKyaka1°15’4” S 31°25’9” E
Découverte de la Tanzanie

Aujourd’hui, nous avons parcouru des kilomètres sur des étendues inhabitées, cela faisait longtemps après l’Ouganda et sa population omniprésente. Nous avons même eu du mal à trouver un petit restaurant. Heureusement, nous avions dans les sacoches des toasts, quelques bananes et surtout du beurre de cacahuètes de la ferme de Kim (100% naturel évidemment) en guise de repas.
Notre première rencontre ne pouvait pas mieux tomber : alors que nous cherchions un petit restaurant, nous entrons par erreur dans une pharmacie. Une femme nous accueille chaleureusement. Nous lui expliquons notre quête. Elle revient avec des bananes et un ananas qu’elle nous offre. Nous mangeons donc ses beaux fruits dans la pharmacie. Eunia, de son prénom, à pris « sa retraite » dans sa région natale après avoir effectué diverses missions en tant qu’infirmière à la Croix Rouge aux quatre coins de la Tanzanie. Elle nous donne des bonnes adresses pour trouver une carte SIM, un petit hôtel, un bon restaurant que nous notons sur notre téléphone. Elle nous dit que ses enfants ont à peu près le même âge que nous, et donc en quelque sorte, que nous sommes aussi ses enfants. Mama Eunia nous souhaite le meilleur sur notre chemin, et nous dit de bien faire attention.
Nous arrivons dans une petite ville où nous trouvons notre carte SIM et une petite guesthouse très sympa, merci Eunia !Läs mer
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- Dag 70
- onsdag 16 februari 2022 19:41
- 🌙 23 °C
- Höjd över havet: 1 138 m
TanzaniaBukoba Airport1°20’56” S 31°48’57” E
Traversée nocturne du lac Victoria

A Bukoba se trouve un ferry de nuit qui relie cette ville à Mwanza. Nous n’étions pas sûr de l’existence même de ce ferry avant d’entrer en Tanzanie tant les informations sur internet à son sujet sont parcellaires. Apparemment, ce ferry partirait tous les deux jours à 21h, et il y en aurait un ce mardi soir. (Encore merci à Eunia qui a appelé sa fille qui habite à Bukoba pour confirmer…). Le seul moyen d’obtenir des billets est de se rendre directement au port de Bukoba.
Vers 16h30, nous arrivons à bon port, et voyons le MV Victoria, ce magnifique rafiot, heu… bateau qui date quand même de 1960. Il a du en vivre des aventures ce bateau ! Heureusement, nous nous sentons en sécurité car la bateau a été repeint en 2021 et son nom a été changé en « MV New Victoria », ce qui relève du génie en terme de marketing. Il y a quelques jours, j’étais tombé par hasard sur internet sur un article relatant le naufrage catastrophique du MV Bukoba en 1996, provoquant la mort de plus de 1000 personnes… sur un bateau devant normalement accueillir 400 passagers. La situation aujourd’hui a bien évolué car tous les passagers sont maintenant enregistrés et comptés. Dommage qu’il ait fallu une telle catastrophe pour en arriver là.
Au guichet, on nous propose des billets en classe VIP, ce qui est au dessus de la 1ère classe, pour la modique somme de 20$ par personne. Classe VIP, jai des étoiles dans les yeux. Je me vois déjà dans un jacuzzi avec une bouteille de champagne. Ce billet nous donne accès à une cabine microscopique avec deux lits superposés. Je crois que je vais devoir m’asseoir sur mes rêves d’opulence et de luxe. Qu’importe, nous voilà munis des sésames pour embarquer sur ce fier navire.
A 19h30, le port s’agite. Les sacs de jute remplis de bananes transitent à toute allure vers le bateau. Dans cette joyeuse effervescence plus ou moins organisée mais fonctionnelle, un premier matelot nous invite à aller vers le bateau pour y mettre nos vélos, un deuxième nous stoppe quelques mètres plus loin en nous demandant d’attendre, finalement un troisième nous demande les billets pour les vélos. Les billets pour les vélos ?
Je pars donc à la recherche de ces billets en compagnie d’un matelot, qui m’emmène devant un guichet. Nous dérangeons le guichetier qui est en train de regarder une vidéo hilarante d’un chat qui fait des pitreries. On me demande mes coordonnées : en épelant soigneusement mon nom, je vois « Robini Meglet » qui s’affiche à l’écran. Cela me semble suffisamment proche de la vérité. Il y a rapidement trois personnes derrière l’ordinateur qui regardent intensément l’écran et donnent des conseils à la dame aux vidéos de chat. Cela prend une éternité, mais j’obtiens finalement une grande feuille A4.
Mon matelot prend la feuille A4 et m’invite à le suivre. Après avoir sauté une barrière et passé sous deux cordons de sécurité, nous arrivons devant un second guichet avec cette fois un homme adossé contre le mur qui regarde son téléphone d’un air vide (peut être encore une vidéo de chat mignon me dis-je), Il retourne devant son ordinateur, tend la main pour récupérer notre papier et commence à pianoter. La procédure prend encore une fois une éternité, (nous en sommes donc à deux éternités si vous suivez toujours cette histoire). Il est maintenant 20h15 et les passagers commencent à s’agiter sérieusement.
Miracle, une deuxième feuille A4 sort de l’imprimante. Mon matelot - j’aurai du demander son nom, appelons-le Kevin pour la suite de de cette histoire -, Kevin me dit de nouveau de le suivre. Nous traversons la foule de passagers pour atteindre un troisième guichet où je vais sans doute payer quelque chose. Une femme tape frénétiquement sur une calculatrice sur un bureau où se trouvent un tas d’une cinquantaine de reçus de transaction. Elle ne semble jamais s’arrêter : d’une main, elle prend un téléphone, de l’autre, elle récupère de l’argent qu’elle compte. J’ai l’impression qu’elle gère l’entièreté des opérations du port ! Derrière elle, deux hommes prennent le café et rigolent en regardant leur téléphone. Sans même me regarder, d’un geste vif, elle m’arrache les papiers, jette un œil aux informations y figurant et me prend les billets que je tenais dans ma main et me donne enfin mon reçu. Il est 20h30, c’est le moment d’embarquer ! Je prends rapidement une photo, juste avant qu’un militaire me dise que c’est interdit. Ce sera donc la seule photo du port de Bukoba en exclusivité ici.Läs mer
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- Dag 70
- onsdag 16 februari 2022 23:30
- ⛅ 24 °C
- Höjd över havet: 1 134 m
TanzaniaKerebe1°50’12” S 32°18’9” E
Que faisons-nous ?

Je ne vous ai même pas expliqué le pourquoi du comment. Après la déroute de notre plan vers le Rwanda, il nous reste un peu plus d’un petit mois pour traverser la grande Tanzanie et rejoindre Dar. Ne voulant pas « rater » des activités extra-deux roues sur notre route, nous avons pris la décision de gagner quelques centaines de kilomètres en prenant un ferry jusqu’à la ville de Mwanza.
Le ferry s’est très bien passé. Le bruit des vibrations et de la ventilation ont même réussi à masquer la musique en provenance du bar du bateau, ce qui nous a permis de bien dormir jusqu’à l’arrivée à 6h30 ce matin.
Nous avons bien apprécié le côté « rétro » du bateau (1960) avec de jolies finitions en bois. En conclusion, je n’ai plus le droit d’appeler ce bateau un rafiot.Läs mer
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- Dag 71
- torsdag 17 februari 2022 14:27
- ⛅ 25 °C
- Höjd över havet: 1 150 m
TanzaniaMwanza2°31’17” S 32°54’21” E
Mwanza

La journée se résume à :
- trouver un hôtel. ✅
Bien central, on a même pu rentrer dans la chambre dès 10h ce matin et on s’est fait offrir le petit déjeuner. Le lit a l’air confortable !
- trouver un endroit pour faire la lessive. ❌
Pas trop réussi car toutes les laundry qu’on trouve comptent à la pièce et pas au kg. Du coup, on a juste donné les fringues de vélo puis lavage à la main du reste
- trouver un bon restaurant. ✅
Rooftop indien avec un magnifique thali végétarien. Plein de saveurs et de belles vues de la ville
- se reposer : ✅
Un peu trop réussi avec une sieste de 4h dans l’après midi, le lit est très confortable ! Va t-on réussir à dormir ce soir…Läs mer
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- Dag 72
- fredag 18 februari 2022 19:04
- ☁️ 22 °C
- Höjd över havet: 1 236 m
TanzaniaKanyelele2°40’11” S 33°6’2” E
Reprise difficile

La journée a été pleine de rebondissements. Tout d’abord, en récupérant notre lessive ce matin, je me suis aperçu qu’il me manquait un de mes deux shorts de vélo, peut être l’habit le plus important de ma collection. Une demi-heure après notre départ, je reçois un message de l’hôtel qui l’a retrouvé sur le toit. Oui, littéralement sur un pan de toit. Ouf !
Nous partons sous une petite pluie persistante, sur une des routes principales pour quitter la ville. Il n’y a pas trop de traffic mais la route est glissante, et il faut éviter les trous, les tas de sable, les minibus qui s’arrêtent sans prévenir, et j’en passe. Je roule devant, je dépasse une voiture à l’arrêt qui n’a plus que trois roues. Le côté de la route est sablonneux et ma roue manque de déraper au changement de surface. Les taxis qui me dépassent me font de grands signes en me montrant derrière moi. Oh non… Derrière moi, il y a Sarah et je comprends qu’il y a un problème. Je m’arrête au plus vite sur le côté et me retourne : je vois Sarah qui est par terre au milieu de la route avec son vélo renversé. Les camions et voitures ont miraculeusement eu le temps de s’arrêter. Je remonte la route hâtivement. Sarah arrive à se remettre debout et des gens autours l’aident comme ils peuvent. J’arrive à sa hauteur. Au final, des raclures sur le genou et le coude, mais rien de grave. Une belle frayeur principalement…
Pour reprendre nos esprits, nous décidons de nous arrêter pour manger, ce sera du riz, comme d’habitude, avec de la soupe de poisson, où littéralement flotte un poisson coupé en deux. J’ai la tête, Sarah a la queue, et on se demande tous les deux où est passé la partie la plus mangeable, soit ce qu’il y a entre la tête et la queue du poisson… Le chat du restaurant a l’air très heureux lui et se lèche les babines.
La pluie reprend rapidement après notre pause. C’est une pluie fine mais pénétrante. La route est tout de meme très belle, avec des villages entourés de gros cailloux lisses empilés. Nous devons nous arrêter plusieurs fois pour éviter d’être trempés.
A 16h, nous nous demandons même si nous n’allons pas en rester là avec cette journée chaotique. Il y a des chambres dans le village mais ça devient plus que rustique avec un unique lit simple dans une pièce vide. Nous aurions pu battre notre record de prix à 1.90€ la nuit…
Vers les 16h30, nous avons une belle fenêtre météorologique pour faire une dizaine de
kilomètres avant d’atteindre une petite guesthouse impromptue dans un minuscule village. Nous en profitons pour nous cuisiner un bon plat réconfortant.Läs mer
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- Dag 73
- lördag 19 februari 2022 11:18
- ☁️ 24 °C
- Höjd över havet: 1 237 m
TanzaniaMantare2°43’37” S 33°13’32” E
Un petit coup de pouce !

On vous parlait il y a quelques jours de notre rencontre avec Kim et la communauté de Kabawanga en Ouganda, petit village dans lequel elle vit depuis plus de 15 ans. C’est sans aucun doute l’une de nos plus belles rencontres à vélo.
Kim a lancé une campagne GoFundMe afin de continuer à financer les activités du service de malnutrition infantile de l’hôpital local, lancées avec une petite organisation communautaire du nom de Bivamuntuyo, et nous voulons leur apporter tout le soutien que nous pouvons !
Si vous aimez suivre nos aventures de près ou de loin, que vous avez été vous aussi touchés par cette histoire et que avez envie de nous faire un petit cadeau d’anniversaire pour nos 30 ans (fun fact : nous sommes nés en mars, à 8 jours d’écart), vous pouvez faire un don en cliquant sur le lien ci-dessous :
https://gofund.me/46e8ba89
En bonus, nous enverrons une carte postale (bon...depuis Dar Es Salam du coup !) à toutes les personnes qui font un petit don. 🙂
On compte sur vous !Läs mer
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- Dag 73
- lördag 19 februari 2022 19:00
- ☁️ 23 °C
- Höjd över havet: 1 246 m
TanzaniaMalampaka3°8’30” S 33°31’26” E
Malampaka

80km de pistes, ça faisait longtemps qu’on avait pas si bien avancé !
Nous traversons de grands espaces de rizières et de champs, entrecoupés de minuscules villages. Le ciel est assez chargé et il est difficile voire impossible de poser la tente en dehors des villages car les champs sont détrempés. Nous décidons alors de rejoindre le moins petit village, appelé Malampaka.
Nous voyons une guesthouse. Comme d’habitude, nous allons visiter la chambre. La chambre, c’est littéralement un lit simple dans le coin d’une pièce lugubre pour 1.90€ la nuit... Même si le record de la chambre la moins chère du voyage nous tente, nous préférons dormir dans la tente sur nos matelas de camping plutôt que d’être dans une pièce moisie et emplie de moustiques.
Nous avions vu un panneau à l’entrée de la ville indiquant le « Lugembe Lodge », nous partons à sa recherche dans l’espoir d’un standing un tout petit plus haut. Avec l’aide des habitants qui nous pointent du doigt la direction, nous trouvons rapidement le lieu en question. La porte est fermée. Je tente d’ouvrir. Une personne qui arrive au même moment de l’extérieur nous dit qu’il n’y a plus de chambre et que ce sont des locations longue durée.
Sarah tente le tout pour le tout et demande si on peut mettre la tente au fond sous un petit abri. Nous avons immédiatement la permission.
Une deuxième personne arrive, Matthew , qui parle bien anglais. Il nous explique qu’une société de construction de voies ferrées chinoise a privatisé le lodge pour y loger ses employés. Il y a donc 10 travailleurs ; 5 hommes et 5 femmes qui logent depuis 6 mois dans ce lodge. Matthew ainsi que ses collègues sont aux petits soins avec nous. Nous avons accès à de l’eau, des toilettes, une bonne douche…
Nous sommes samedi soir, nous craignons toujours les fêtes tardives en week-end (bien que quel que soit le jour de la semaine, nous arrivons toujours à trouver la fête dans nos oreilles quand il s’agit pour nous de dormir). Sauf que vers 22h, nous voyons les collègues de Matthew rentrer dans leur chambre. Nous apprenons avec stupéfaction qu’ils travaillent aussi le dimanche ! C’est le rythme chinois nous disent ils. 7j/7 et 2 semaines de vacances tous les 6 mois…
Le lendemain matin, après une nuit très tranquille, nous nous réveillons sous un orage. Nous rencontrons également un homme qui s’occupe de la propreté des lieux et de la sécurité. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il fait un travail impeccable, l’enceinte entière est immaculée. Il insiste même pour faire notre vaisselle. Impossible de refuser !
La pluie s’arrête, c’est le bon moment pour repartir après ce bain de gentillesse et de belle rencontres.Läs mer
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- Dag 74
- söndag 20 februari 2022 18:30
- ☁️ 23 °C
- Höjd över havet: 1 135 m
TanzaniaShinyanga3°39’55” S 33°25’14” E
Wet lands

Il a plu durant une bonne partie de la nuit, et même durant quelques heures ce matin. Après une rapide concertation avec Sarah, nous décidons de conserver notre itinéraire passant par les routes secondaires, malgré le risque qu’elles soient devenues impraticables à vélo.
Très vite, nous nous apercevons que cela va être difficile. Nous devons parfois traverser des énormes flaques sans en connaître la profondeur. Je m’enfonce dans une ornière d’eau et de boue et je me trouve les deux pieds dans l’eau et dans la boue. Et voilà que la pluie se remet à tomber.
Le seul abri devant nous, c’est une maison en boue. Nous arrivons par devant et voyons trois femmes à l’entrée (sûrement trois générations) qui nous regardent avec des grands yeux. Nous leur demandons avec des gestes si nous pouvons venir sous le bord du toit nous abriter de la pluie. Pas de réponse. Je m’approche alors de la maison avec mon vélo. Tout à coup, les trois femmes détalent dehors sous la pluie battante. Elles ont eu peur de moi ! Nous repartons alors immédiatement et reprenons la route en quête d’un autre abri.
Finalement ce sera un bel et fier arbre qui nous abritera. La pluie s’est finalement arrêtée après quelques dizaines de minutes, et ceci pour la journée.
Nous prenons la décision de rejoindre plus vite que prévu la route principale avec l’objectif de rejoindre la ville de Shinyanga, où nous rêvons d’une guesthouse et d’un petit supermarché où faire le plein de gâteaux en tout genre.
En fin de journée, nous atteignons notre but avec une nouvelle fois 80km au compteur.Läs mer
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- Dag 75
- måndag 21 februari 2022 18:48
- ☁️ 25 °C
- Höjd över havet: 1 093 m
TanzaniaIgurubi3°59’58” S 33°42’48” E
Igurubi

Au programme aujourd’hui, 77km de piste jusqu’à Igurubi, où nous espérons trouver un petit coin où poser la tente, voire miraculeusement trouver une guesthouse. La piste est parfois très droite et un peu ennuyante, mais nous avons quand même le droit à des changements d’atmosphère : parfois rouge, blanche, grise, entourée d’eau, de sable, d’herbe ou de champs de riz.
Les village que nous traversons sont très pauvres, Igurubi y compris. Pourtant, un bâtiment haut en couleurs trône au milieu du village. Oui, c’est bien une guesthouse ! Avec son lot d’hommes déjà bourrés à 18h00 et la musique déjà à plein volume, aucun doute, nous sommes bien arrivés à destination.Läs mer
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- Dag 76
- tisdag 22 februari 2022 15:46
- ☁️ 28 °C
- Höjd över havet: 1 092 m
TanzaniaIgunga4°17’8” S 33°52’39” E
Destination Shelui

Ça fait déjà trois jours d’affilé que nous dépassons les 80km, et aujourd’hui encore il faudra pousser jusqu’au bout de nos forces car nous avons un rendez-vous un peu spécial qui nous attend. Pour ne pas gâcher la surprise, je vous en parlerai au prochain épisode.
Donc pour arriver à cette destination, nous avons du d’abord faire 40km de piste, d’abord littéralement dans le désert, puis rejoindre l’axe principal où nous avons du apprendre à cohabiter avec les camions et bus. La règle est assez simple : si le klaxon derrière nous est court, c’est une salutation, s’il est un peu plus frénétique, il ne faut même pas se poser de question et se jeter littéralement dans le bas côté pour éviter de se faire écraser. Simple non ?
Ah, sans oublier les bus qui dépassent en contresens : cette fois il faut regarder les phares. Un appel de phare ? Cela signifie qu’il faut également se jeter dans le bas côté car la mort vient de face cette fois.Läs mer
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- Dag 77
- onsdag 23 februari 2022 11:07
- ☁️ 24 °C
- Höjd över havet: 1 088 m
TanzaniaShelui4°21’34” S 34°11’40” E
Une rencontre improbable

Incroyable mais vrai ! 2 couples de mzungus à vélo se croisent dans le petit village de Shelui. Et ce ne sont pas de parfait inconnus. Il s’agit de Céline et Armand, deux voyageurs et surtout suisses que votre fidèle rédacteur de voyage Robin connaît bien de Lausanne depuis quelques années.
C’est seulement en partant en tour que nous avons appris les plans de Céline et Armand qui roulent aussi en Afrique de l’Est. Mais en échangeant nos trajectoires et prévisions, nous avions vu qu’il allait être difficile de se croiser car nous allions vers le Rwanda et eux vers le Kenya. Mais avec un changement de cap dans chaque équipe, respectivement vers l’Est de la Tanzanie pour nous et l’Ouest de la Tanzanie pour nos deux compères, la magie de l’imprévu a fait le travail et voilà que nous n’étions plus qu’à quelques centaines de kilomètres.
Céline et Armand sont arrivés une demi heure avant nous à Shelui et nous ont même trouvé une magnifique chambre dans le meilleur hôtel du village (le moins miteux). Nous allons fêter ces retrouvailles improbables chez la mama d’à côté qui nous fait sa meilleure spécialité, « chips mayai » soit une omelette de frites. Nous échangeons gaiement sur toutes nos expériences de voyage et d’aventures en Afrique de l’Est, nos bonnes adresses… mais aussi évidemment tout ce qui nous agace ici. En parler entre nous fait un bien fou.
La soirée se prolonge jusqu’à une heure TRÈS tardive, 22h, pour des cyclistes aux jambes meurtries. Nous nous écroulons dans notre lit de mousse, prions pour que les moustiques ne trouvent pas les trous de la moustiquaire aussi nombreux qu’un emmental français.
Nous finissons notre rencontre par un petit déjeuner prolongé avant de remettre les sacoches sur le vélo, de se dire un au revoir et de partir dans nos sens respectifs.Läs mer
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- Dag 77
- onsdag 23 februari 2022 18:35
- 🌧 20 °C
- Höjd över havet: 1 473 m
TanzaniaTumuli4°33’9” S 34°33’23” E
Dernière journée de macadam

Après avoir quitté Céline et Armand, nous devons retourner une dernière journée sur la route principale avec les camions. Nous rencontrons Antonios, un espagnol qui vit en Afrique depuis plusieurs dizaines d’année et qui parcoure le continent dans tous les sens à vélo. C’est assez fou de le rencontrer le même jour où l’on quitte Céline et Armand car hormis ces 3 énergumènes, nous n’avions rencontre qu’un seul autre cyclotouristes au Kenya sur notre tour. Nous nous disons avec Sarah qu’en prenant les petits chemins, nous ne croisons pas forcément les cyclotouristes « rapides » qui prennent les grands axes et manquons inévitablement certaines rencontres.
La journée s’est plutôt bien passée, nous avons fait un joli petit col dans la forêt, puis avons trouvé par hasard une guest house en fin de journée. Le « V.K. Lodge » semble tout droit sorti Sims tellement les éléments constructifs ne vont pas ensemble. En tout cas, il y a bien un toit, des murs et une porte, et fort heureusement d’ailleurs car une tempête est passée au dessus de nous cette nuit. Le lendemain matin, je me réveille et trouve une grande flaque d’eau. J’accuse très injustement Sarah d’avoir mal fermé la bouteille d’eau qui est couchée par terre. Mais après inspection, il se trouve que l’eau provient de la porte et donc de la pluie dans la nuit.Läs mer
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- Dag 78
- torsdag 24 februari 2022 21:22
- 🌧 17 °C
- Höjd över havet: 1 572 m
TanzaniaMtinko4°32’36” S 34°50’46” E
Nos petits chemins adorés

Aujourd’hui, petite étape car nous avons uniquement 36km à faire pour rejoindre la seule guest house de la région et vu les litres d’eau qu’on se prend toutes les nuits, nous ne voulons pas retenter l’expérience de l’étanchéité douteuse de la tente.
Quel bonheur d’être de nouveau sur les chemins ! C’est plus dur, et c’est parfois mou et boueux avec la pluie, mais c’est tellement plus agréable que d’être parmi les camions.
La guesthouse en question est plutôt lugubre, et surtout bien moisie mais nous n’avons pas trop le choix. La nuit venue, l’eau tombe comme prévu, et nous sommes bien à l’abri sous notre toit de tôle. Sauf que nous entendons un grand bruit d’eau dans le couloir. J’ouvre la porte et voit devant notre porte une cascade d’eau en provenance du plafond. En quelques minutes, le couloir est complètement inondé sous plusieurs centimètres d’eau. Nous mettons nos serviettes de bain au pied de la porte, pour éviter que l’inondation ne vienne dans notre chambre. J’ai l’impression d’être dans une scène du Titanic. Nous rangeons nos affaires au cas où il faille évacuer. Finalement, et contrairement au Titanic, la pluie s’estompe et la cascade aussi. Je n’aurai donc pas à partager un morceau de porte comme radeau avec Sarah avant de lâcher prise et de sombrer dans l’eau froide de la Tanzanie.Läs mer
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- Dag 79
- fredag 25 februari 2022
- ☁️ 22 °C
- Höjd över havet: 1 749 m
TanzaniaBissianda4°11’27” S 35°1’13” E
Haydom (et pas d’inondation cette fois)

Des piste, des pistes et encore des pistes pour rejoindre le village d’Haydom, 60km plus loin.
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- Dag 80
- lördag 26 februari 2022 20:13
- ⛅ 18 °C
- Höjd över havet: 1 747 m
TanzaniaMbulu3°51’28” S 35°32’40” E
Réveil matinal et grosse journée

Le réveil sonne tôt ce matin à 6:00. Il fait encore nuit dehors et pourtant nous commençons à empaqueter nos sacoches. 7:30, nous voilà sur les selles de nos vélos. Les lumières du matin sont magiques et éblouissantes dans tous les sens du terme. Nous voulions manger notre petit déjeuner en quittant le village mais il faut croire que les habitants du coin ne sont pas des lève-tôt ! Tout est fermé ! Heureusement il nous reste quelques bananes, des toasts et du peanut butter.
Notre stratégie du jour : manger un peu toutes les deux heures et faire plusieurs pauses mais toujours de courte durée. Nous avons presque 80km à faire avec près de 1000m de dénivelé positif. Sur la route, ce n’est pas très impressionnant mais sur les pistes, il faut doubler l’effort. Et quand les pistes sont détrempées. Il faut même tripler l’effort !
Je vous écris ce petit paragraphe confortablement installé dans une chaise de notre chambre de Mbulu, donc nous y sommes bien arrivés !Läs mer
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- Dag 81
- söndag 27 februari 2022 17:51
- ⛅ 24 °C
- Höjd över havet: 1 517 m
TanzaniaKiratu3°20’20” S 35°40’48” E
Encore une folle journée (la dernière ?)

BIP BIP fait le méchant réveil à 6h du matin. Oui, c’est reparti pour le même combo que la veille avec encore un peu plus de montagnes.
La journée a commencé les pieds dans l’eau boueuse des pluies torrentielles du petit matin.
Ensuite nous avons affronté les cols successifs, les routes en tôle ondulée, la chaleur… tout en restant ébahis devant la beauté de ces paysages.
Et nous sommes ENFIN arrivés à Karatu, première ville «sérieuse » depuis Mwanza, 650km auparavant. On en profite pour célébrer en mangeant un bon plat européen, une salade de pâtes au Sésame avec le bon milkshake qui va bien. Demain : repos !Läs mer
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- Dag 84
- onsdag 2 mars 2022 06:36
- ⛅ 15 °C
- Höjd över havet: 2 823 m
TanzaniaOl Doinyo Lengai2°45’39” S 35°54’51” E
Lengaï…aïe…aïe

Après avoir cumulé la fatigue des 10 derniers jours à vélo sans interruption depuis le port de Mwanza, nous avons décidé de nous reposer à Karatu pour une journée. Mais l’appel de la montagne a été trop fort et nous avons organisé une excursion pour gravir le Mt Lengaï, la « Montagne des Dieux » qui culmine à 2960m. C’est le seul volcan en activité au monde qui émet une lave de natrocarbonatite. Pour le commun des mortels, cela ne signifie pas grand chose mais pour les volcanophiles, c’est définitivement un incontournable. La différence avec d’autres volcans est que la lave produite est noire.
La randonnée se fait en un jour depuis la base, ou plutôt en une nuit car la marche est bien nocturne, pour plusieurs raisons : éviter la chaleur pendant la journée et profiter d’un lever de soleil magique.
12h
Notre expédition commence donc depuis Karatu où nous partons vers midi en 4x4 de safari (Land Rover pour les connaisseurs) accompagnés de Jambo, notre chauffeur, ainsi que d’Issa, notre chef cuistot d’Agama Tours (https://www.agamatours.com). Nous laissons nos vélos et tout le matériel inutile dans la guesthouse où nous logeons à Karatu. Ce même logement est tellement bon marché (4$ la nuit) que nous décidons de payer la nuit uniquement pour garder nos affaires en sécurité.
16h30
Après un peu plus de 4h de pistes parfois mauvaises (quoique praticables dans la majorité à vélo), nous atteignons notre camping où nous plantons notre tente. Heureusement qu’il y a quelques arbres avec de l’ombre car la zone est désertique et le soleil brulant. Nous aurions pu venir ici à vélo mais aurions pris 2 jours à l’aller puis encore 2 jours après la randonnée pour revenir. Nous manquons plus de temps que de motivation, surtout que la piste traverse des petits villages Masaï et des paysages spectaculaires. En chemin, nous avons d’ailleurs fait la rencontre de Pierre, un cyclotouriste belge qui roulait sur cette même piste en direction d’Arusha.
Nous observons notre volcan. Il est aussi impressionnant que terrifiant. Sa forme conique est iconique. La partie du haut paraît presque verticale. Nous commençons même à douter du succès de notre future tentative d’ascension jusqu’au sommet.
19h30
Nous faisons la sieste dans notre tente jusqu’à 19h30 puis prenons un excellent repas cuisiné par Issa (une bonne soupe, du poulet, des pommes de terre, du riz, des légumes). À 20h30, nous nous recouchons pour prendre le maximum de forces. Je vise un cycle de sommeil complet.
22h45
Le réveil sonne. On est un peu dans les vapes mais il faut préparer le matériel rapidement car Dennis notre guide masaï veut que l’on parte à 23h pile. Il fait encore incroyablement chaud au camp de base mais après s’être un peu renseigné sur la randonnée, nous savons qu’il faut prendre des vêtements chaud. Nous avons un t-shirt thermique et un manteau que nous gardons dans le sac à dos. Nous n’avons évidemment ni chaussures ni sac de randonnée étant à vélo. Nous prions que nos chaussures de trail running soient suffisantes. Jambo m’a trouvé un sac à dos qui, même s’il ressemble plus à un sac d’école que de randonnée, fera l’affaire. Nous louons également des bâtons de randonnée, qui se révéleront être quasi-indispensables pour la descente. Nous prenons nos lampes frontales Décathlon premier prix dont l’autonomie n’a jamais été vérifiée. Espérons seulement qu’elles ne s’éteignent pas au milieu de la randonnée.
Le temps d’un café, et hop nous sautons dans la voiture pour 40 minutes de piste jusqu’au pied du volcan.
00h17
La voiture s’arrête. C’est le départ pour la longue marche. Dennis ouvre la voie. Il a le pas sûr et impose un rythme soutenu mais soutenable.
01h15
Nous rattrapons un premier touriste (déjà épuisé) avec son guide. Nous ne le savons pas encore mais ce sera la dernière fois que nous le verrons car celui-ci a préféré faire demi-tour à mi-chemin.
01h30
Première pause de 10 minutes. Nous sommes en compagnie d’un touriste californien et de son guide que nous avons rattrapé. C’est un professeur de géologie. Il est plutôt âgé, j’imagine proche des 70 ans. Nous sommes impressionnés par sa forme physique car la randonnée est tout sauf facile. Sa présence nous rassure aussi car au final, nous serons les 3 seuls touristes à gravir ce sommet cette nuit là. Lors des pauses, nous éteignons nos lampes frontales pour économiser la batterie.
3h00
Deuxième pause, de 20 minutes cette fois. La pente devient de plus en plus raide. Parfois, nous passons dans des canyons creusés par la pluie, parfois, nous devons escalader des blocs d’anciennes coulées de lave, parfois, nous avançons sur du sable noir. Dennis s’arrête parfois pour sonder le chemin de sa lampe frontale afin de trouver la meilleure des options.
4h20
Troisième pause, de 30 minutes cette fois. Dennis s’endort en 2 minutes à peine. Sarah et moi n’arrivons pas à nous endormir. Je regarde le ciel étoilé au dessus de nos têtes et le spectacle orageux au loin ou d’immense éclairs illuminent l’horizon à travers les nuages. Je prie intérieurement que cet orage ne nous arrive pas dessus. Le vent souffle. Heureusement, nous avons prévu un t-shirt thermique de rechange que nous enfilons à chaque pause. Le t-shirt que nous avons lors de la montée est effectivement trempé de sueur dans le dos qui se refroidit vite lors des pauses. Cette technique nous permet de rester au chaud. Le plus dur, c’est le moment de la reprise où nous devons remettre ce t-shirt glacé.
5h30
Nous atteignons la zone la plus difficile de la randonnée. Une paroi rocheuse très inclinée où il n’y a plus que de petites prises pour les pieds. Sarah me demande comment on va faire pour redescendre. Je lui dis de se concentrer uniquement sur la montée et que ça va bien se passer pour la rassurer, même si cette même question me taraude également l’esprit. Heureusement, nos chaussures de course à pieds, même si elles n’ont pas été conçues pour les randonnées de montagne, semblent très bien tenir sur la roche volcanique.
6h00
Nous marchons horizontalement dans une cassure formée par la dernière éruption d’il y a une dizaine d’année. Nous passons à coté de fissures volcaniques d’où émanent des fumées sulfureuses. En mettant notre main, nous ressentons la chaleur du centre de la Terre. Quelle expérience !
La noirceur de la nuit laisse peu à peu sa place aux premières rougeurs de l’aube. Le sommet est juste là, devant nous. Plus que dix secondes puis 5, 4, 3, 2, 1… Et nous voyons l’horizon rouge orangé qui apparait devant nous. Nous atteignons l’arrête sommitale. Le vent est plutôt fort et nous avons le choix entre tomber dans le cratère ou dans les pentes vertigineuses que nous venons de gravir. Un troisième choix s’offre à nous : essayer de garder l’équilibre en marchant les jambes écartées. Dennis nous montre quelque chose dans le cratère. Nous voyons la lave bouillonner à travers une cheminée. Elle est d’un rouge brillant. Lorsque le jour sera totalement levé, cette lave apparaitra complémente noire. Au loin, nous pouvons voir très clairement le Kilimanjaro et le Meru, respectivement à 5895m et 4566m d’altitude. Quelle joie ! Nous sommes comme dans un rêve, nous oublions notre manque de sommeil et nos muscles qui envoient pourtant des signaux de détresse à notre cerveau.
06h30
Après une courte pause et l’exhaltation d’être arrivés jusqu’au sommet, c’est le moment de redescendre. La première heure de descente est la pire d’un point de vue technique. Nous devons redescendre sur la paroi la plus pentue et devons faire bien attention à ne pas glisser. Là encore, nos chaussures font bien le travail. Chacun prend ses appuis et adopte sa propre technique. Sarah tente la technique du toboggan qui s’est révélée être moyennement satisfaisante à la vue des trous au niveau de ses fesses dans son legging. La roche volcanique ne pardonne pas.
08h00
Le soleil éclaire la vallée est nous découvrons enfin le paysage qui nous entoure. Le bas du volcan parait si proche ! Et pourtant il nous reste encore de longues heures de marche. Nos jambes souffrent et le manque de sommeil commence sérieusement à se faire sentir.
09h00
Sarah peine de plus en plus à plier les genoux au point qu’il devient impossible pour elle de descendre la moindre marche sans devoir s’asseoir.
10h00
La situation devient délicate. Sarah n’arrive plus du tout à marcher sans aide. Je lui donne mon épaule pour qu’elle puisse s’appuyer dessus. Mais le terrain est encore extrêmement difficile et parfois je ne peux moi-même pas tenir sans glisser. L’arrivée ne semble jamais s’approcher. Dans ma tête, j’étudie toutes les options : ici, nous sommes seuls et devons nous débrouiller car notre guide n’a pas de radio pour appeler l’extérieur et il n’y a pas de réseau téléphonique dans cette zone reculée. Nous devons donc continuer à tout prix et ne pas s’arrêter car il serait alors encore plus difficile de se remettre en route. Nous voyons le pied du volcan mais celui-ci ne semble jamais s’approcher. Cette situation est assez stressante. J’essaye de rassurer Sarah qui s’en veut de ralentir notre groupe et qui ne voit pas le bout arriver. Je lui dis qu’on approche du but même si avec ma fatigue, je commence à douter sur notre chance d’arriver au bout. Il n’y a pas d’autre choix. Il faut avancer.
11h00
Le soleil dépasse notre volcan et nous regrettons bien vite la nuit et sa douceur. Nous brûlons littéralement. Avec Dennis, nous tentons de porter Sarah mais le chemin est bien trop étroit et difficiles pour que la méthode fonctionne réellement. Nous avons trouvé une technique qui semble fonctionner. Je sers de déambulateur à Sarah en me mettant devant elle. Elle appuie de toutes ses forces sur mes épaules pour éviter de mettre du poids sur ses jambes qui ne peuvent plus tenir son propre poids. L’expression « être sur les rotules » prend tout son sens.
12h00
La fin (de la randonnée) est proche ! Il est grand temps car mes jambes commencent elles aussi à me lâcher car je dois porter mon poids ainsi que celui de Sarah sur mes quadriceps endoloris, en essayant d’amortir au maximum les mouvements pour ne pas que Sarah fasse de faux mouvement. Le cerveau commence aussi à lâcher après cette nuit blanche. J’ai juste envie de m’allonger et dormir.
12h17
Nous atteignons la porte de la voiture, après très exactement 12h de marche. Une photo pour marquer le coup et nous nous hissons difficilement dans la voiture. Ça y est, c’est fini ! On peut enfin dire qu’on l’a fait !
Epilogue
En terme sportif, cette sortie aura été une des choses les plus intenses de notre vie. J’ai écris ce résumé le lendemain de cette ascension, et nos jambes sont encore raides comme des bâtons. Un bon nombre de randonneurs s’accordent à dire que cette randonnée est plus difficile que le Mont Kilimanjaro. N’ayant pas gravi ce dernier, je ne peux pas l’affirmer mais vu la difficulté du Mt Lengaï, je ne peux qu’y croire. Ne pas prendre les vélos a été finalement le bon choix car nous n’aurions jamais pu rentrer juste après cette randonnée et aurions été bloqué dans cette zone aride, sans accès facile à l’eau et nourriture.
Je pense que nous nous souviendrons toute notre vie de cette aventure : la rencontre terrifiante du Lengaï en arrivant à son pied, l’ascension de nuit toujours plus verticale et vertigineuse, l’exaltation au sommet lors du lever de soleil, observer, entendre et ressentir l’activité volcanique qui nous relie aux plus profondes entrailles de la Terre. Et puis la descente, aussi magnifique que douloureuse et interminable.
Nous dédicaçons cette ascension à Julie et François, deux mordus de volcans qui nous ont donné l’idée de le gravir. Nos jambes par contre ne vous remercient pas.Läs mer

ResenärBravo vous êtes des boss! Vous avez réussi et cela restera grave dans vos mémoires pour toujours. Je ne peux m’empêcher de faire le lien avec des expériences voisines. Au Merapi. Semeru. Ibu. Gamalama. Aucanquilcha. Bromo. Yasur. Quelle récompense de voir le lever de soleil après une nuit d’ascension. Et surtout… voir du rouge!

ResenärSuite. Le Lengaï était sur notre liste de to do’s. C’est faisable à presque 70ans hein? Malheureusement, pas avec mon pote parkinson. Je suis donc très touché de votre dédicace qui nous file droit au cœur. Nous sommes très fiers de vous. Bravo. Sachez qu’un autre de mes regrets sera le Nyiragongo. Je dis ça comme ça. Si vous voulez remettre le couvert, après cicatrisation du fessier! Le lac de lave vaut le détour paraît il. Bienvenus au club. On vous adore
ResenärQuel beau récit ... on a l'impression d'y être ...ils ont réussi a. vous épuiser j'y crois pas!