• AU FIL DE NOS ENVIES
  • Francoise Beluche
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Amorgos 2026

Découverte à pied d'Amorgos, d'est en ouest, du nord au sud. On veut connaître Amorgos comme notre poche ! Read more
  • Xenodichio

    February 1 in Greece ⋅ 🌬 16 °C

    4e tempête à ne pouvoir que faire
    A compter toutes les vagues de la mer
    A regarder les trombes d'eau noyer les pierres
    A écouter le vent, les gouttes et le tonnerre
    Combien de longues heures d'attente amère ?
    Combien de jours avant de revoir ta lumière ?
    Combien de jours, ils semblent des années lumières ?
    4e tempête à ne pouvoir que faire...

    Naaaan, rassurez-vous, pas de désespoir, juste de la petite poésie adaptée 😂 !
    Juste une journée somme toute bienfaisante à se reposer, à lire et à écrire, en écoutant la pluie chahuter Ulysse, le tonnerre gronder et le vent hurler. Pour l'instant, ça tombe tous les 4 jours, très bien pour la rémission de nos vieilles jambes 😂 !
    Et juste une journée pour préparer notre pâte à crêpes chandeleurienne, excellente au demeurant et dégustée avec du chocolat, du caramel, de la compote de pêches maison et de la crème de calissons venue tout droit d'Aix en Provence 🤪😋😋 !
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  • Entre Katapola, Chora et Vouni

    February 2 in Greece ⋅ 🌬 14 °C

    16e étape de notre aventure "Amorgos comme notre poche", entre Katapola, Chora et Vouni.

    La tempête s'est calmée ce matin et on a enfin pu reprendre cet après-midi nos pérégrinations amorgossiennes après 36 heures d'enfermement forcé. On pourrait d'ailleurs peut-être en faire un livre, un "journal d'un..." 🤔😂 ?

    Quelle magnifique étape à nouveau, surtout à partir du moment où le ciel bleu, le soleil et la lumière éclatante ont repris leur droit !
    On a surtout "navigué" sur le plateau vers le "village fantôme" de Vouni, de hameau abandonné en hameau déserté, de bergerie en pierres sèches en petites maisons (en pierres sèches également 😉), avec des vues magnifiques sur la montagne d'un côté et la mer de l'autre.
    Quelle beauté ! Quelle lumière ! Quelle tranquillité ! Quelle sérénité ! On adore y vadrouiller, les yeux grand ouverts, les oreilles attentives, le nez aux aguets, tous les sens en éveil, pour capter toutes les beautés et tous les plaisirs 😍 !

    Mais c'est en traversant ces endroits loin des charmantes petites maisonnettes d'été pour les touristes, qu'on se rend compte de la rudesse qu'avait la vie sur ces îles. Rudesse, c'est d'ailleurs le moins qu'on puisse dire !
    OK, il fait beau presque tout le temps... Il fait rarement moins de 12 degrés... Mais la chaleur en plein été... Et le vent très fort plus de 200 jours par an... Et ce n'était pas ça le plus difficile !
    D'abord il n'y avait pas de route sur l'île jusque dans les années 80 ! Tout se faisait à pied ou à dos d'âne par les chemins muletiers dans cette île très montagneuse !
    Ensuite, l'eau était une rareté dans l'île... Peu de sources... L'eau arrive encore en partie par la mer par tanker de nos jours... Très peu de pluie... Et on a appris aujourd'hui que quand il y avait une source pour un village à quelques km de celui-ci, elle pouvait disparaître à cause des... tremblements de terre ! Comme en 1956 pour la source sous Chora...
    Justement, Amorgos est très soumis aux tremblements de terre. Comme l'an dernier pendant un mois (en France, on parlait des séismes à Santorin, mais les plus grosses secousses étaient ici à Amorgos), ou celui de 1956 qui a fait plus de 50 morts et provoqué un tsunami de plus de 30 mètres !
    Pour vous donner une idée, en 2025, il y a eu 2.303 séismes de plus de 3 sur l'échelle de Richter ! Et 294 de plus de 4 !
    Parlons aussi de l'électricité, qui n'est arrivée sur l'île que dans les années 80 ! Vous imaginez donc que les hameaux perdus n'y ont pas eu droit, et les bergeries isolées sont aujourd'hui toujours sans électricité.
    Et puis les terres... Chaque fraction de terre cultivable est exploitée, mais elle n'est pas très riche. Et sur une île de caillasses, il faut en faire des acrobaties dans les montagnes, et il faut en construire, des terrasses monstrueuses, pour pouvoir cultiver ! Bon, pour faire les murs, il est vrai que ce ne sont pas les cailloux qui manquent 😂 ! De nos jours, certaines parcelles sont si difficilement accessibles, que c'est encore avec l'âne que les paysans labourent.
    Et si on additionne le climat aride avec la rareté des endroits cultivables, on en arrive à l'agriculture d'Amorgos : du blé et de l'herbe pour les moutons et les chèvres, sur des mini-parcelles en terrasses hyper fractionnées sur des pentes abruptes - quasiment pas de plantations, très peu d'oliviers, de légumes, quasiment aucun fruit...

    Résultat : beaucoup d'habitants d'Amorgos ont quitté l'île dans les années 60 et suivantes, pour chercher du travail sur le continent et une vie moins difficile. Beaucoup de hameaux et de bergeries ont été abandonnés, ce qui donne ces centaines de ruines de pierres sèches magnifiques, au milieu de kilomètres de murets et de terrasses impressionnants. Ça a un charme fou, mais ça sent l'histoire rude !
    Vous imaginez que les habitants qui sont restés ici et qui s'occupent d'agriculture et de pêche ne roulent pas sur l'or. Ne compte que l'essentiel, et ils n'ont que l'essentiel. En petite quantité. En rapiécé. En réparé. En recyclé. En bricolé. En transformation de quelque chose pour un nouvel usage (exemple enlever le siège d'une vieille poussette et le remplacer par une caisse permet d'avoir un moyen de portage sur roues).
    Mais l'essentiel pour eux, c'est aussi l'accueil, la gentillesse, le naturel et le sourire 💙🩵.
    Et c'est ça le cadeau le plus précieux qu'ils nous offrent chaque jour 💙🩵 !
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  • Entre Xenodichio et Vouni

    February 3 in Greece ⋅ ☀️ 15 °C

    17e étape de notre aventure "Amorgos comme notre poche", entre Xenodichio et Vouni.

    Que c'est beau et bon de se réveiller sur la crête d'Amorgos, de voir la mer de chaque côté de nous, autant côte est que côte ouest, au soleil, et de petit-déjeuner porte ouverte début février !
    Prémices d'une superbe journée de vadrouille sur le versant qui fait face à l'île lumineuse de Nikouria.

    Que c'est agréable, juste après le départ, alors qu'on est assis par terre sur le bord de route pour remettre la chevillère de Franci, de voir passer une voiture, qui freine, fait marche arrière pour revenir à notre hauteur, pour demander si tout va bien et nous proposer de nous emmener jusqu'au village suivant !
    Prémices de plusieurs rencontres furtives sympa tout au long de la journée avec des bergers en pick-up délabrés - grand-sourire-grand-coucou, petit coup de klaxon et arrêt pour nous demander d'où on vient, où on va...

    Que c'est rigolo, dès qu'on a quitté la route, de parler avec nos premières chèvres du jour. Franci maîtrise de façon incroyable leur langage, avec l'accent et tout ! Moi pas, mais elle, elle a un don, vous n'en reviendriez pas !
    Prémices de nombreuses rencontres de chèvres et moutons. On a même suivi des troupeaux pendant de longues minutes. On se serait cru en train de les guider vers d'autres "pâturages", des vrais pâtres et pâtresses grecs ! On devrait passer une Validation des Acquis de l'Expérience, je suis sûr qu'on aurait le BEP berger-chevrier haut la main ! Au fait, BEP, ça ne veut pas dire "Berger Et Pâtre" ?

    Que c'est passionnant de jeter un œil dans la première bergerie de pierres sèches abandonnée du jour, de voir le vieux four, des restes de vieux meubles, des vieilles casseroles, le poteau central en pierres sèches qui soutient la "charpente" de troncs d'arbres tordus bruts, de voir comment était fait le toit (souvent une couche de grandes pierres plates façon ardoise sur les troncs, puis par-dessus une couche de terre, puis au-dessus une couche de petites pierres)...
    Prémices de toutes les bâtisses qu'on a encore admirées aujourd'hui, et de notre découverte de la très isolée et très méconnue "tour de Giannoula", restes imposants et impressionnants d'une forteresse médiévale, construite sur une forteresse datant de l'âge de bronze !

    Que c'est bienfaisant de laisser nos yeux se perdre dans les bleus grecs de la mer redevenue calme !
    Prémices d'une baignade divine dans une eau limpide en fin d'après-midi vers la petite langue de sable d'Agios Pavlos face à l'île de Nikouria.

    A chaque fois qu'on avait un "prémices" aujourd'hui, on a eu du "waouw" après ! Alors j'espère que nos petits goûters de fin d'après-midi ne sont que les prémices de délices ce soir ! On va essayer de faire une Kolokifapita (pita de pâte filo butternut-feta) ! Si c'est très bon, la journée aura été waouw !!!
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  • Entre Xenodichio, Riza et Asfontilitis

    February 4 in Greece ⋅ 🌬 17 °C

    18e étape de notre aventure "Amorgos comme notre poche", entre Xenodichio, Riza et Asfontilitis.

    Beaucoup de hors-piste aujourd'hui, qui nous en a fait voir de toutes les couleurs !
    Aux 2 sens du terme !

    Côté pile : on en a vu de toutes les couleurs = ce hors-piste n'était pas facile du tout du tout du tout 😜 !
    📢📢📢 {Annonce au haut-parleur} :
    Mesdames et Messieurs, votre attention s'il vous plait !
    Nous vous prions de ne surtout pas dire à Franci que le hors-piste c'est fastoche, sinon elle vous casse la gueule.
    Je répète : Nous vous prions de ne surtout pas dire à Franci que le hors-piste c'est fastoche, sinon elle vous casse la gueule. 📢📢📢 {fin de l'annonce}.
    Oui, c'était bien chaotique dans du bien pentu. Pas dangereux, mais physique et dans de la caillasse instable avec des angles de pente importants, de face comme en dévers.
    Donc oui, je confirme, si entre un saut entre 2 rochers suspendus et une escalade de mur de pierres sèches qui bougent, vous aviez dit à Franci que c'est fastoche, elle vous aurait "collé une droite, allongé une patate et fait une tête au carré" 😂 !

    Côté face : on en a vu de toutes les couleurs = ce hors-piste nous a fait voir des choses incroyables et notamment des couleurs dingues.
    Une fois de plus, c'est en quittant les sentiers, pourtant magnifiques, qu'on voit des choses extraordinaires et que personne ne voit. Mais pour cela, il faut savoir bien observer le terrain et, comme le dit Franci, savoir bien lire une carte, la topographie et les courbes de niveau 😉 !
    Et c'est ainsi qu'on a pu, entre autres, admirer un point de vue sensationnel sur la partie nord-est d'Amorgos (100% sauvage) qui tombe à la verticale dans la mer, qu'on a découvert les falaises et la mer aux couleurs éblouissantes de l'ormos (la baie) de Voudomadra (avec un picnic incroyable les pieds dans le vide au-dessus du "grand bleu-turquoise-bleu-grec"), et qu'on a fouiné dans l'impressionnant village abandonné de Riza. Quelle beauté et quelle émotion entre ces maisons, ces murs, ces aires de battage, ces puits, ces fours, ces chemins muletiers et ces "pâtures de caillasses" ! Tout cela forme un ensemble exceptionnel, entièrement bâti en pierres sèches, de hameau rural typique d'origine médiévale (mais bâti sur un site de la période protocycladique 3 millénaires avant JC !).

    Donc oui, on en a vu de toutes les couleurs ! Et après le bain de mer et une bonne boisson dans Ulysse, on a déjà oublié le côté pile, il ne nous reste que le plaisir dans les yeux 😉 ! Enfin non, pas tout à fait : on n'oublie pas le côté pile, mais on sait aussi que sans le côté pile, il n'y aurait pas eu le somptueux côté face ! Et pour nous, au fil de nos envies, on veut bien passer par tous les côtés pile si ça nous permet de profiter de ces extraordinaires côtés face secrets !

    PS : Contrairement à ce que laisse penser ce texte, je précise que Franci est Présidente de l'association "Aufildenosenvies contre la violence" 😉
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  • Xenodichio

    February 5 in Greece ⋅ 🌧 17 °C

    Sale temps - pête !
    Et voici la 5e déferlante ! Vents tempêtueux à faire tout envoler, mais pas beaucoup de pluie cette fois-ci, et toujours plus de 15 degrés.

    Et qu'est ce qu'on fait dans ce cas là, après 3 jours de vadrouille intense ? La règle 3C2E !
    On va au Café pour boire un frapè et observer la vie locale.
    On fait des Courses de nourriture bonne pour ce qu'on a (le syndrôme Aufildenosenvies), pour les prochains jours, pour être tranquille les jours de vadrouille.
    On reste sous la Couette, pour reposer nos muscles, tendons et ligaments en-super-forme-mais-à- préserver-et-chouchouter.
    On remplit le réservoir d'Eau, on tient en général 4 à 5 jours avec nos 80 litres d'eau, tout compris - boissons, cuisine, vaisselle, lavage, nettoyage...
    On met de l'Essence dans Ulysse, et l'avantage dans les îles grecques, c'est que ce n'est pas souvent vu leur taille.

    Avec les tempêtes, ce qui est important, c'est de bien choisir le spot du soir et de la nuit en fonction des prévisions de direction du vent, car le pire qui pourrait nous arriver, c'est d'endommager notre toit relevable. Donc il faut réfléchir au versant de l'île sur lequel aller, trouver un abri sous une falaise ou dans une sorte de "carrière" protectrice, voir s'il y a du réseau en cas de problème, et tester si le vent n'emprunte pas un couloir qui modifie sa direction... Des fois, ça peut nous prendre jusqu'à une bonne heure, soit on tourne sans trouver, soit on teste plusieurs sites avant d'en trouver un acceptable... Même si ici, à Amorgos, on a trouvé à chaque fois assez rapidement.
    Mais parfois ça ne suffit pas ! Quand le vent souffle jusqu'à 2h du matin à 80 km/h du sud-est, puis qu'il passe ensuite à l'ouest sans faiblir pour le reste de la nuit, eh bien il y a problème ! Donc parfois, on est obligés de bouger de nuit ! Ça nous est déjà arrivé 3 fois à Amorgos cette année, dont la nuit dernière. Imaginez nous réveillés par la tempête qui secoue notre toile épaisse à 2h du mat', évaluer les risques, discuter entre nous encore à moitié endormis, choisir de partir sans savoir où on peut aller, tout remballer (vaisselle, lit...) et tout ré-attacher dans Ulysse, chercher un spot sur un autre versant abrité en conduisant de nuit sur nos chemins non goudronnés chaotiques, les yeux dans le paté... Mythique 😜😂 ! Dans ces cas là, soit tu râles comme un putois, soit tu rigoles de nervosité comme un timbré 😂.
    Mais ça fait partie des joies de notre vie nomade 😉 ! Qu'on n'échangerait pour rien au monde, ces petites péripéties ne comptent pas par rapport au bonheur que nous procure cette vie "à l'air libre" et "libre comme l'air" (content d'avoir mis côte à côte presque par hasard ces 2 expressions 😜) ! Eh oui, pour nous, tout est histoire d'air et de liberté 😉😍 !
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  • Entre Asfontilitis, Chalara et Riza

    February 6 in Greece ⋅ 🌬 17 °C

    19e étape de notre aventure "Amorgos comme notre poche", entre Asfontilitis, Aforadomandra, Chalara et Riza.

    Ce matin, il y en a qui ont pris leur voiture, d'autres le train, le bus ou le métro... Et ben nous, on a pris la machine à remonter le temps ! Et on est arrivés à la fin du 18e et au début du 19e siècle !
    Incroyable ! Surprenant ! Passionnant ! Presque désorientant par certains côtés. Mais tellement "vraie vie" !
    3 hameaux abandonnés et un hameau toujours habité (Asfontilitis) par quelques irréductibles qui se comptent sur les doigts d'une main, on les a rencontrés et on hésite entre les qualificatifs de "rustiques" et "rustres"... Polis, mais pas causants, à la mine patibulaire burinnée... Éleveurs de chèvres et moutons au bout d'une route de montagne au milieu de nulle part, à 300m d'altitude entre mer et montagne, au milieu d'une nature pas très généreuse pour la terre (mais hyper généreuse en caillasses) mais totalement intacte. La vie comme il y a 100 à 150 ans, on ne se déplace qu'à pied ou à dos d'ânes, pas de route ni de chemin dans le hameau, on louvoie dans les labyrinthes de murs de pierres sèches, de maisons abandonnées et d'autres encore "en vie" (pour combien de temps ?) et de citernes en pierre... La vie est rythmée par les bêtes, le silence est total à part le souffle du vent et les bêlements des bébés chèvres et moutons et les sifflements des bergers pour appeler leurs bêtes... Et il y a ces gravures rupestres, on vous en avait montré 2 "en avant-première" il y a 2 jours, et c'est l'histoire du jour qu'on veut vous raconter, à la fois triste et belle, et surtout émouvante :

    Quand on fouine dans ce hameau quasi désert, on finit forcément par remarquer la présence de nombreuses gravures rupestres. Sur les murs, sur les linteaux des portes, sur les grosses pierres du chemin, près de 200 gravures représentent, dans un style naïf, des villageois dansant ou jouant de la musique, des femmes et des hommes se tenant la main, ou encore des croix. Parfois, on trouve des noms, ceux du propriétaire d'une maison, ou ceux d'une femme. Elles sont l'œuvre de Michalis Roussos qui naquit avant 1900. Ayant perdu à l'adolescence l'usage de ses membres inférieurs, cet ancien berger se déplaçait en rampant et prit l'habitude, de 1897 à 1943, de graver les pierres de son village, reflet de la vie traditionnelle des Amorgiens.

    Notre vadrouille du jour au bout du monde nous aura permis également de slalomer entre des km de murs de pierres sèches, parfois hauts de plusieurs mètres, parfois posés en équilibre sur des falaises. Impressionnant !
    Et étonnamment 😉, à un moment, on a été attirés par la mer, donc on est descendus par les ruines casse-pattes d'un ancien chemin muletier pluricentenaire jusque vers le hameau abandonné de Chalara, encore plus isolé qu'Asfontilitis. Quelle super décision ! En plus des magnifiques ruines de maisons et des parties de cache-cache avec les chèvres et les moutons, on a découvert une mer, certes très agitée, mais aux couleurs sublimes ! Quels bleus extraordinaires !

    Voilà pour aujourd'hui, on vous laisse regarder les photos et Vidéo-diaporamas.

    Ce soir, on a repris la machine à remonter le temps, comme d'autres prennent leur voiture pour rentrer du boulot, et on est revenus en 2026 ! On en a plein les pattes, ce n'était que de l'ancien chemin muletier défoncé inutilisé par l'homme depuis des dizaines d'années (mais pas par les chèvres et par nous) et du hors-piste scabreux.
    C'est fou comme c'est physique la machine à remonter le temps ! Mais c'est tellement bien !

    PS : On ne l'a pas dit, mais qu'est-ce que la vie ici est minimaliste et RUDE ! Et qu'est-ce qu'il y a 100 ans elle devait être RUDE RUDE RUDE, avec l'enjeu quasi unique de pouvoir manger et survivre dans un environnement hyperisolé hyperpierreux et hostile...
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  • Entre Xenodichio, Agios Pavlos et Richti

    February 7 in Greece ⋅ 🌬 18 °C

    20e étape de notre aventure "Amorgos comme notre poche", entre Xenodichio, Agios Pavlos et Richti.

    1er ingrédient : vous prenez du bleu. Ou plutôt des bleus. Tous les bleus grecs. Qui brillent, qui illuminent. Vous les placez dans l'extraordinaire baie d'Agios Pavlos, avec sa magnifique langue de sable face à l'île majestueuse de Nikouria, un jour de ciel immaculé et lumineux.

    2e ingrédient : vous prenez du hors-piste. Ou plutôt des hors-pistes. Ceux en dévers et ceux qui montent droit dans la pente. Vous y mettez du thym qui refait des petites feuilles pour le printemps, des buissons serrés aux griffes acérées, de la caillasse et de la sueur. Vous les placez au-dessus des bleus lumineux dans ce labyrinthe niveau de difficulté B+.

    3e ingrédient : vous prenez une crique isolée. Ou plutôt secrète. Ou personne ne va jamais car elle est loin de tout et accessible uniquement en hors-piste (niveau B+ rappelons-le). Vous la placez au bord de la mer aux couleurs magiques, sous un soleil estival et dans une anse protégée des vents. Vous y mettez du sable et des galets pour pouvoir y picniquer, y faire un plouf bienfaisant et y faire la sieste.

    4e ingrédient : vous prenez un village abandonné. Ou plutôt des micro-hameaux abandonnés. Avec des ruines de maisons magnifiques. Construites avec des pierres sèches derrière des murs de pierres sèches. Vous y mettez de l'émotion, de l'authenticité, du "toujours dans son jus du moment du grand départ définitif", des images en noir et blanc du temps jadis entre la fin du 19e siècle et le milieu du 20e. Vous les assaisonnez avec les ruines d'une tour de guet du 3e siècle avant JC aux pierres énormes. Vous placez tout cela au-dessus du grand bleu, face à l'île de Nikouria et du soleil de fin d'après-midi.

    5e ingrédient : vous prenez des nuageounets. Ou plutôt des nuageounets qui aiment jouer avec le soleil. Qui aiment jouer à ressembler à des aurores boréales (ce sont des nuages iridescents), puis à illuminer le ciel de jaunes, oranges et rouges de feu. Vous les placez entre mer et montagne, et au-dessus de votre crique de baignade du soir. Et vous leur dites, aux nuageounets et au soleil, de jouer, de faire les clowns, d'exploser de mille formes et de mille couleurs, comme un feu d'artifice naturel improvisé, plus beau que tous les feux d'artifices réunis de France et de Navarre.

    Vous mettez tout ça devant vos yeux, dans vos têtes, sous votre nez, dans vos oreilles, sur votre peau, sous vos pas, vous prenez un fouet, et vous mélangez, vous touillez, vous tournez, vous remuez, vous agitez, vous faites monter, jusqu'à l'explosion gustative !

    C'était la recette secrète de Franci et Chris, dévoilée ce soir aux fins gourmets de l'aventure 😜 !
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  • Agios Pavlos, Asfontilitis, Ano Potamos

    February 8 in Greece ⋅ ☀️ 17 °C

    21e étape de notre aventure "Amorgos comme notre poche", entre Agios Pavlos, Asfontilitis et Ano Potamos.

    Communiqué de l'AFP :
    "La France a déjà quitté, depuis plus de douze ans, le club très fermé des pays bénéficiant de la note maximale (AAA) de la part des trois principales agences mondiales de notation financière.
    La bonne nouvelle réside toutefois dans la pérennité de la note triple A chez un des derniers fleurons hexagonal, la SAAAC (Société Anonyme Autonomiste Anticonformiste et Cachée) "Au fil de nos envies", pour laquelle les agences Moody's et Standard & Poor's devraient d'ailleurs annoncer dans la soirée une évolution vers la note quadruple A (AAAA), note d'excellence absolue qui n'a à ce jour encore jamais été attribuée."

    Oui, je sais, on ne parle pas beaucoup de nous, on vit cachés, mais on s'améliore chaque jour pour tendre vers l'excellence 😜...
    Aujourd'hui, on a réussi le tour de force du quadruple A, notre vadrouille bien originale, inédite et sportive passait par :
    Agios Pavlos
    Asfontilitis
    Agios Mamas
    Ano Potamos
    Quadruple A !!! 😜
    Agios Pavlos et son eau de rêve face à l'île de Nikouria.
    Asfontilitis, sa vie "fin du 19e siècle" pour la poignée de derniers habitants de ce hameau, et ses pierres gravées par le berger sans jambes Michalis Roussos.
    Agios Mamas et son églisounette blanche étincelante dans la montagne dominant la mer Egée couleur bleu grec.
    Ano Potamos, petit village porte d'entrée dans la baie d'Aegiali en arrivant de la montagne sauvage.

    Mais on ne s'est pas arrêtés là, et ça, les agences de notation ne le savent peut être pas. Comme le dit Franci, ce qu'on adore, c'est "sortir des sentiers battus qui ne sont déjà pas battus 😉", donc on a fait aussi une digression en terrain scabreux pour découvrir 2 hameaux abandonnés (Oxo Meria et Xirokabia) qui se trouvent sur l'épine dorsale de l'île, à plus de 6 km du premier village habité, avec vue sur la mer des 2 côtés, un panorama à couper le souffle sur l'île de Nikouria, des restes de vieilles maisons de pierres sèches et de moulins à vent et une nature sauvage incroyable ! Et nous, quand on fait une digression, on en veut toujours plus : on va jusqu'à la pointe "là-bas", puis arrivés "là-bas", on veut aller voir ce qu'il y a "là-haut", puis arrivés là-haut, on veut voir ce qu'on aperçoit depuis "là au bout", et ainsi de suite 😉... Du coup, le crochet qui pouvait prendre un quart d'heure, il a duré 2h, tout hors piste, et on a rajouté 4 km casse pattes à la journée sportive imaginée le matin !
    Au bout du compte, on n'est jamais déçus par ces digressions, notre flair au milieu des paysages sauvages et perdus devient infaillible 😜 !

    Ce soir, on est un peu fourbus, mais tellement contents !
    Après notre bain du soir à Agios Pavlos, on s'est posés sur place à 10 m de la mer, on entend le clapotis de l'eau...

    Il nous reste à nous cuisiner une bonne soupe poulet, légumes et épices, puis on surveillera sur internet si Moody's et Standard & Poor's nous attribuent ou pas le quadruple A 😉 ! On compte sur vous pour nous soutenir 😉 !!!
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  • Aegiali

    February 9 in Greece ⋅ 🌬 16 °C

    Aegiali... Village portuaire du nord d'Amorgos. C'est là qu'on en est dans notre périple de traversée à pied qui va du sud au nord de l'île. C'est là aussi qu'on peut se ravitailler les jours de repos. Donc on a pu refaire un gâteau 😋😜 ! Et on a même réussi à faire une lessive ! Tranquille...Read more

  • Entre Ano Potamos, Chochlakas et Leukes

    February 10 in Greece ⋅ 🌬 15 °C

    22e étape de notre aventure "Amorgos comme notre poche", entre Ano Potamos, Kato Potamos, Aegiali, Chochlakas et Leukes.

    3 parties bien différentes à l'intérieur de la vadrouille du jour.

    D'abord, on est montés dans la montagne depuis la mer, jusqu'aux villages perchés d'Ano Potamos et de Kato Potamos, aux maisons imbriquées les unes dans les autres blanchies à la chaux, sans route du fait du terrain trop escarpé et avec uniquement des dédales d'escaliers centenaires, et à l'ambiance tranquille et authentique. Et une fois de plus dans ces villages, après les premiers francs sourires et échanges rapides avec les habitants, on s'est dit "mais qu'est-ce qu'ils sont sympas par ici" ! Ano Potamos (Potamos du haut) et Kato Potamos (Potamos du bas), on en gardera un super souvenir beauté-authenticité.

    Ensuite on est redescendus au niveau de la mer vers la plage d'Aegiali (aucun charme, ces locations pour les touristes de l'été, ces petits complexes touristiques sans âme, et ces cafés-tavernes sans caractère, tous fermés hors saison), et on s'est vite échappés sur les petites falaises qui bordent la partie nord de la baie d'Aegiali, en descendant dans chacune des 3 criques qui jalonnaient le sentier.

    Enfin, on est remontés dans la montagne au milieu des bergeries abandonnées, des chèvres et des moutons, et des murs de pierres sèches qui soutiennent les centaines de terrasses toujours bien conservées (ici, pour la première fois, la pierre n'est plus blanche, mais jaune). Malheureusement le soleil s'est caché pour cette dernière partie, ce qui a rendu les paysages de terrasses moins lumineux, donc moins magiques.

    Ce soir, on a dépassé notre 300e km de vadrouille-pédestre-banzai sur Amorgos. On en a vu des beautés en 300 km ! Et ce n'est pas fini, la partie nord nous réserve vraisemblablement plein de (bonnes) surprises pour les prochains jours !
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  • Katapola et Agios Pavlos

    February 11 in Greece ⋅ ⛅ 15 °C

    Franci me le dit pourtant à chaque fois que je râle : "la météo n'est pas une science exacte".
    Dans ces cas là, je réponds "oui" 😂.
    Et avec quoi j'enchaîne après 30 secondes de silence ? "Ouais, mais du temps où c'était pas des machines qui faisaient les prévisions, c'était pas imaginable de se tromper autant 😡" !
    Aaaah, les machines 😂 !
    Aaaah, le vieux râleur 😂 !
    Il n'empêche qu'hier après-midi devait être un moment très ensoleillé (prévisions mises à jour le matin) et on n'a plus vu un rayon de soleil après 13h... Et qu'aujourd'hui devait être une journée sans soleil (prévisions de ce matin), alors qu'il a fait très majoritairement beau à partir de midi...
    Du coup, il n'y a pas eu de vadrouille aujourd'hui.
    On s'est mis ce matin en mode trainards sous les nuages : frapè chez notre copine de la boulangerie de Katapola avec les pêcheurs bruts de décoffrage, courses dans notre minimarket-fourbi qui nous va très bien comme il est, et préparation par Franci de son super gâteau spécial marche.
    Et puis le soleil qu'on n'attendait pas est apparu, franchement et sympathiquement, j'avais presque envie de l'engueuler : "mais comme il est trop tard pour partir en vadrouille, qu'est ce que tu fous là, va faire la sieste et reviens demain en pleine forme !". Mais non, il nous faisait des clins d'œil derrière quelques petits nuages, le bougre !
    Comme je n'allais quand même pas me fâcher avec lui, vu que c'est mon énergie, mon protecteur et ma bonne humeur, on a décidé de lui faire honneur avec une baignade bienfaisante dans notre petite anse d'Agios Pavlos ! Et de nous reposer en admirant la mer.
    Et demain, comment sera la météo ?
    Si je fais confiance aux prévisionnistes qui se sont pour l'instant le moins trompés (mais pas pour hier et aujourd'hui 😉), le temps devrait être tempêtueux et nuageux la nuit et en début de matinée, puis à partir de 11h tempêtueux mais avec une prédominance de soleil. Du coup, on programmera le réveil en fonction d'un départ en vadrouille à cette heure-là (parce qu'on ne veut pas découvrir des super-paysages sans lumière et couleurs du soleil 😉).
    Doit-on leur faire confiance ?
    On le fera.
    Aurons-nous eu raison ?
    Demain matin au réveil, nous saurons.
    Et vous aussi vous saurez, en tendant l'oreille : soit vous m'entendrez râler, soit chantonner 😜 !
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  • Folaria, cap Pounda, cap Koutsoghiani

    February 12 in Greece ⋅ 🌬 17 °C

    23e étape de notre aventure "Amorgos comme notre poche", entre Folaria, le cap Pounda et le cap Koutsoghiani.

    Il y a une expression en italien pour laquelle je ne trouve pas de traduction en français... Il s'agit de "croce e delizia". Littéralement "croix et délice". Elle s'utilise pour parler de quelque chose qui procure à la fois de la joie ou du plaisir et des soucis ou de la souffrance. Exemple : les enfants, "croce e delizia" des parents 😉 ! Si vous avez une expression française équivalente, je suis preneur 😉 !
    Eh ben la journée d'aujourd'hui, c'était "croce e delizia" pour nous !

    Pourquoi "croce" ?
    Parce que tempête, nom de Zeus de nom de Zeus ! Colère d'Éole, rafales de Notos du sud, déchaînement des éléments, coup de tabac, appelez ça comme vous voulez, mais on en a pris plein nos jolis et délicats visages, plein nos tignasses bien ordonnées et plein les esgourdes ! C'était à la fois exigeant physiquement, pour que nos muscles nous permettent de conserver notre équilibre sur les cailloux, rochers et falaises pendant tous les km de hors-piste qu'on a faits ; et éprouvant nerveusement, entre la concentration extrême pour le positionnement de chaque pas et les hurlements du vent.
    Ce soir, l'enjeu était donc de trouver un spot où le toit d'Ulysse ne serait pas emporté, et où on pourrait se reposer cette nuit, sans appréhensions et sans trop de bruit ! On pense qu'on a trouvé le bon plan là où on s'est posés, mais comme le vent devrait encore forcir cette nuit et un peu tourner, on ne va pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué et on croise les doigts pour passer une nuit tranquille !

    Pourquoi "delizia" ?
    Parce qu'on a encore vécu une journée de découverte surprenante et extra ! Nous qui avions déjà admiré des centaines de kilomètres de murs de pierres sèches, et vu beaucoup, beaucoup, beaucoup de terrasses sur les pentes, alors là, au-delà de Folaria, là où la route s'arrête (tout le nord de l'île, qu'on va explorer maintenant, est hyper montagneux, sans chemin carrossable et en principe inaccessible), ...ohlalalalaaaaa ! Des faces entières de montagnes zébrées de terrasses qui plongent dans la mer depuis 300m d'altitude, tellement inaccessibles qu'on n'a toujours pas compris le "comment" ! Le "pourquoi", on le sait, il fallait bien retenir chaque m2 de terre caillouteuse dans ces pentes verticales, pour pouvoir cultiver et in fine survivre ! Majestueux, impressionnant, monumental ! Et très difficile à dompter à pied, on peut maintenant vous le dire 🥵😂 ! Mais que les efforts valent la peine d'être faits, la récompense visuelle n'en est d'ailleurs que plus belle 😜 ! Pendant le picnic de midi face à cette vue grandiose, Franci a voulu en savoir un peu plus sur ces terrasses du nord d'Amorgos, elle a pris son téléphone, et elle n'a trouvé que... des articles sur des cafés et restaurants de Folaria et alentours et leurs "terrasses" avec panoramas 😭 ! Ça veut tout dire sur le mode de découverte de 99,99% des touristes 😂 ! Du coup, on n'a pour l'instant aucune information historique ou géologique ou agricole sur les terrasses des montagnes du nord d'Amorgos, mais en revanche, on a vu en hors-piste des vues "terrassières" à couper le souffle, comme seuls les podonautes insatiables peuvent admirer 😜 !

    Bon, on vous laisse, on a un petit risotto aubergines, poivrons et chorizo à préparer et à manger "en terrasse" 🤪 ! "Croce e delizia" 😜 !
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  • Folaria, Archaia Aegiali, Mikri Vlichada

    February 13 in Greece ⋅ 🌬 16 °C

    24e étape de notre aventure "Amorgos comme notre poche", entre Folaria, Archaia Aegiali et Mikri Vlichada.

    Aujourd'hui, on était en stage... de jonglage ! Avec 4 baballes s'il vous plaît 💪 ! On a jonglé toute la journée avec le soleil, les nuages, la tempête et la pluie ! Et on a plutôt bien réussi à découvrir le plus beau sous le soleil, à faire ce qu'on avait à faire en intérieur quand il y avait le plus de nuages, à ne pas nous envoler quand c'était tempêtueux, et à ne pas trop nous faire rincer ! Je pense que ce soir, "ils" vont nous remettre notre attestation de stage de jonglage !

    D'Archaia Aegiali, l'une des 3 cités antiques de l'île (les autres sont Archaia Arkesini et Archaia Minoa, qu'on a déjà découvertes plus au sud) et habitée à partir du 10e siècle avant JC, il ne reste que des petits fragments de murs d'énormes pierres, recouverts d'autres murs et terrasses de bergers erigés aux 19e et 20e siècles. En revanche, la vue depuis cette petite montagne avec possibilité de surveiller l'arrivée de potentiels ennemis à 360 degrés (depuis la mer comme depuis la montagne) est magnifique.

    Mikri Vlichada est la SEULE crique / plage sur toute l'extrémité nord de l'île. En continuant vers le nord puis la côte Est, il n'y a aucun accès possible à la mer sur les 40 km de côte qui suivent, les très hautes falaises de plusieurs centaines de mètres tombent à pic dans la mer. Et encore, cette "plage" suivante (Chalara) est plutôt un accès abrupt à la mer sur une langue de cailloux (et non une plage telle qu'on l'imagine) réservée aux baroudeurs tellement elle est difficile d'accès (on y est arrivés en plus de 2h et 400 m de dénivelé il y a 2 semaines). Sinon, pour la mini plage encore suivante, qui fait 5 m de long seulement (Agia Anna où on s'est aussi baigné), il faut refaire encore plus 10 km de côte ! Donc celui qui vient à Amorgos pour les belles et longues plages de sable avec bar de plage, musique, parasols et transats, il est complètement à côté de la plaque 😂 !
    Aujourd'hui, on a découvert cette crique de Mikri Vlichada, qui mesure seulement 20 m de long et est située au bout d'une gorge très encaissée, au point qu'une grande partie de l'année, elle ne voit pas le soleil !
    Pour y accéder, il faut descendre une gorge raide, très minérale et cernée de hautes montagnes, mais l'accès est tout de même rendu praticable par les restes d'un impressionnant chemin muletier qui reliait Folaria à la mer. Ça nous allait très bien de profiter d'une jolie crique à 100% sauvage et de nous y tremper ! Parions que même en saison, les touristes ne vont pas se baigner là, c'est trop sportif, trop loin et impossible à atteindre en tongs 😂 !

    Demain, le vent tempêtueux devrait se calmer (on croise les doigts), ça nous fera du bien de ne pas avoir à assurer notre équilibre à chaque pas et ça nous reposera les oreilles ! Et le soleil éclatant devrait revenir ! L'occasion sûrement de dépasser Folaria pour partir à l'aventure pour la première fois dans le "grand nord" inhabité et inhospitalier, mais qu'on imagine sauvagement fascinant !
    Après le stage jonglage, le stage commando 😜😂😂 ?
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  • Entre Folaria et Agios Ioannis Theologos

    February 14 in Greece ⋅ ☀️ 17 °C

    25e étape de notre aventure "Amorgos comme notre poche", entre Folaria et Agios Ioannis Theologos.

    1ere découverte du "plein nord" d'Amorgos. On aurait pu dire le "Far-Nord", car comme pour le Far-West, il n'y a aucun chemin carrossable qui va dans les 50 km2 plus au nord (et ce n'est pas près d'être le cas), c'est du sauvage pur !
    Sauf que nous, on ne va pas construire de chemin de fer, on préfère marcher.
    Sauf que nous, on ne va pas coloniser les autochtones, on trouve ça très bien que les chèvres restent reines chez elles.
    Sauf que nous, on y va sans armes, on n'est pas des cowboys.
    Sauf que nous, on ne chasse pas le bison, on se contente de manger du mouton chez l'autochtone.
    Sauf que nous, on ne fait pas la ruée vers l'or, on fait la recherche des paysages époustouflants.

    Ce matin, on avait donc le choix d'aller dans le Far-Nord soit à pied, soit en âne, qui, rappelons-le, était le moyen de déplacement unique dans l'île jusque dans les années 80 !
    On a choisi à pied 😉. Il faut dire que Franci avait déjà un âne devant elle toute la journée 😜😂 !

    Pas de routes, pas d'habitants...
    Des ruines de très vieilles bergeries et de mini hameaux abandonnés il y a bien longtemps, des églisounettes, de la haute montagne jusqu'à presque 900 m à quelques encablures de la mer, des chèvres... Et de la nature sauvage, beaucoup de nature sauvage !
    Des superbes chemins muletiers qui reliaient les hameaux.
    Un terrain très caillouteux et rocheux, mais contrairement au sud de l'île, il y a un peu plus de terre et de végétation au milieu de la caillasse, on a même vu quelques chênes verts.
    De la tranquillité et du silence.
    C'était tout simplement très beau 😍 !

    Aujourd'hui, on est donc allés jusqu'à Agios Ioannis Theologos. Il s'agit d'un monastère de l'époque byzantine ancienne, érigé au 7e siècle sur les restes d'un ancien temple, non habité l'hiver. Quelle magnifique découverte ! Quel bel ensemble église et petites cellules pour les religieux, très bien entretenu, blanc éclatant entre la mer et les hauts sommets, avec ses petites terrasses, son four, sa réserve d'eau, son esplanade où se reposer. On est resté s'y requinquer au soleil pendant 1 heure, c'était boooon !

    Ce soir, on a fait des folies. Il faut dire que c'est la Saint Βαλεντίνος ! Mais si, vous connaissez ! Le Valentin grec ! Donc on a fini par trouver une toute petite taverne de village ouverte, c'est hyper rare hors saison. Notre 1ere taverne en plus d'un mois. Notre première goutte d'alcool en 1 mois et demi. Ambiance typique, seulement 4 tables, 0 client pour manger, 2 papys qui viennent boire un café au lait pour pouvoir regarder la télé qui trône sur le comptoir, poêle à bois qui carbure dans la petite pièce. Repas grec typique "comme à la maison", simple mais bon et à prix très doux, dessert offert. Et on a pu remanger des chorta, on adore ça (herbes cueillies dans la campagne, cuites, servies chaudes dans de l'huile). Pas sûr que grand monde qui fête la saint Valentin ait eu le même type de lieu, de repas et d'ambiance que nous 😂 !
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  • Potamos

    February 15 in Greece ⋅ 🌬 18 °C

    Oui, Franci, je sais, "la météo n'est pas une science exacte" !
    Je ne m'énerve pas, Franci, je constate !
    Mais avoue qu'entre le-plus-beau-jour-de-la-semaine-grand-soleil-sans-un-nuage, et cette tempête-d'embruns-grisouillarde-et-désagréablement-humide...
    Oui Franci, je respire, ne t'inquiète pas, je respire et je prends sur moi...
    Tu vois, j'arrive même à sourire de biais...
    Encore un petit effort ?
    Comme ça ?
    Mon sourire est un peu plus franc ?
    Et soudain, mon cerveau s'est retourné : "Franci a raison", fatalité, pragmatisme, nouvelles envies, sourire bien droit, frapè au kafenion du coin, observation de la tempête et des chèvres, repos, sieste, écriture, lecture, sourires, plaisirs !
    Et puis il fait 18 dehors, et 23 dans Ulysse sans chauffage... Et on peut garder la fenêtre ouverte... Et tout va bien à bord... Et demain sera un autre jour... Non 🤔 ? Oui 😁🤪 !!!
    Ζήτω Αμοργό ! Vive Amorgos !
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  • Folaria, Koutelos et Megali Vlichada

    February 16 in Greece ⋅ 🌬 17 °C

    26e étape de notre aventure "Amorgos comme notre poche", entre Folaria, la crête de Koutelos et la falaise qui surplombe la baie de Megali Vlichada.

    Aujourd'hui, on s'est assez vite rendu compte que ce n'était pas un lundi comme les autres : on ne voyait quasiment personne en traversant Aegiali.
    On en a déduit que c'était peut-être un jour férié... On a vérifié... Bingo ! Aujourd'hui, c'est le "lundi pur" !
    Le lundi pur est le premier jour du Grand Carême dans les Églises d'Orient et Églises orthodoxes et catholiques de rite byzantin. Il a lieu quarante jours avant le Samedi de Lazare, veille du dimanche des Rameaux, c'est-à-dire quarante-huit jours avant Pâques, c'est à dire aujourd'hui !

    Lundi PUR.
    Journée de PUReté...
    Donc on a fait une vadrouille : de la PURE folie 😂 !
    Traversée de Folaria et de ses maisons d'un blanc PUR.
    Petit échange PUR avec un super-gentil-et-serviable gars qu'on a croisé avec les ânes dans le village.
    Grandes bouffées d'air PUR pour approcher le sommet de Koutelos, on est arrivé au pied de l'ascension finale tels des PURS-sangs.
    Et on en avait bien besoin, parce qu'après, ça a été du PUR hors-piste !
    PURement caillouteux. PURement vertical, et PURement casse-pattes, dans les montées comme dans les descentes.
    PURement labyrinthique, pour trouver son passage dans la végétation dense, arrachante et piquante, attention permanente pour ne pas finir les mollets PURulents !
    Évolution du vent en PURE tempête, nous obligeant à nous arc-bouter et à penser "équilibre" à chaque nouveau pas.
    Longs slaloms entre des murs de restes de chemins muletiers et des restes de murs de terrasses impressionnants et plutôt bien conservés, aménagés loin du village sur des pentes ahurissantes, une PURE merveille.
    Descentes dans des rochers PURement casse-gueule.
    Panoramas à couper le souffle sur des bleus PURS, toute une palette allant du bleu grec au bleu turquoise lumineux.
    Baignade dans la crique d'Agios Pavlos en mode non PURitains.

    C'était aussi PUREMENT fascinant, que PUREMENT éreintant !
    A la fin, dans la tempête et en équilibre sur les rochers acérés, on était à 2 doigts du PURgatoire... Mais ça nous aura PURifié les poumons et les muscles ! Et le jeu en valait la chandelle, c'était une PURE merveille !
    Vadrouille réservée aux sportifs et aux PURistes !
    Et vadrouille PURificatrice pour le corps et l'esprit !
    PURée, quelle journée, en ce lundi PUR !
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  • Potamos - Aegiali - Katapola

    February 17 in Greece ⋅ 🌧 15 °C

    Contrairement à ce que laisseraient penser nos quelques photos du jour, ce ne fut pas une journée vide ! Ce fut une journée pleine, avec du prévu et de l'imprévu.

    Ce qui était prévu :
    Que ce soit une journée agitée météorologiquement parlant, avec un temps orageux, de fortes averses intermittentes, des coups de tonnerre, et du vent à plus de 80 km/h.
    Que ce soit une journée sans vadrouille, de repos musculaire et de tâches logistiques.

    Ce qui n'était pas prévu :
    Qu'on ne se réveille qu'à 10h15, ce qui fait qu'on ne s'est posés véritablement qu'à la nuit tombante.
    Qu'il y ait une panne générale d'électricité ce matin à Aegiali, pratique pour faire une machine à laver, faire des courses de produits frais, boire un frapè dans notre boulangerie... Heureusement, en traînant on a gagné du temps... Car après avoir crié de toutes nos forces notre désappointement au Dieu du courant, quand on est passé devant la dernière maison d'Aegiali en quittant le village, on a vu de la lumière à sa lampe de terrasse, donc stoooop, demi-tour ! Et effectivement, le courant venait de revenir. A quelques secondes près, on revenait bredouilles sur notre spot, mais in extremis on a pu tout faire !
    Que le vent tempêtueux soit un peu plus sud et un peu moins ouest qu'annoncé, ce qui nous a obligés à faire quelques kilomètres pour trouver de l'abri. Espérons qu'il ne tourne pas avec retard, sinon on se fera réveiller et au milieu de la nuit on devra rebouger dare dare !

    Au final, entre le prévu et l'imprévu, ça finit par s'équilibrer, comme toujours...
    Et comme l'imprévu et trouver des solutions, c'est notre quotidien et que ça ne nous dérange pas plus que ça..., tout va bien !
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  • Entre Lakgada et Vouno

    February 18 in Greece ⋅ 🌬 13 °C

    27e étape de notre aventure "Amorgos comme notre poche", entre Lakgada et Vouno.

    Ce qui m'a le plus marqué à l'heure où j'écris ces lignes ?
    Le tempêtueux vent qui, pour la première fois, a tourné au nord ! Cette saloperie de vent du nord à plus de 70 km/h, qui scotche des nuages devant le soleil, qui gèle les doigts, qui cingle le visage... et qui m'oblige à ne pas marcher bras nus 😂 ! Comment je fais, moi, pour avoir de l'énergie si le soleil n'alimente pas les panneaux solaires de ma tête et de ma peau ??? Ouais, on s'est bien caillés... Même si à l'abri du vent, il faisait 12 degrés, mais au vent, la sensation c'était "moins de 10" et quand notre corps a pris l'habitude de naviguer entre 16 et 18 degrés depuis un mois et demi...

    Ce qui m'aura le plus marqué dans quelques dizaines de minutes, quand je me serai réchauffé et que j'aurai automatiquement oublié le désagrément du 🥶🥶 ?
    Que le "far-nord" d'Amorgos, c'est vraiment un truc de fous, isolé au possible, sauvage à souhait, totalement montagneux, inhospitalier, inaccessible, pierreux rocheux et caillouteux (oui, les 3 😁 !), avec une végétation basse de survie qui pique. Au niveau êtres vivants, des dizaines et des dizaines chèvres et des moutons (dont beaucoup de bébés à cette période), en liberté sur des dizaines de km et qui doivent voir leur berger tous les 36 du mois ; en attendant, ils se débrouillent pour l'eau, la nourriture et vont où ils veulent. Et au milieu de ce nulle part, on trouve encore des ruines de hameaux et des restes de terrasses et de murs invraisemblables : mais comment diable les amorgiens sont-ils allés habiter là au cours des siècles et empiler des milliers (millions ?) de cailloux aussi loin de tout, dans des pentes aussi vertigineuses, dans des environnements aussi rudes... ?
    D'autres choses qui m'ont marquées ?
    L'extraordinaire églisounette "clouée" à la falaise d'Agia Triada ! Et puis le joli village de Lakgada ! Et puis les ânes, ceux qui transportaient des bergers et ceux qui étaient de repos en attendant le prochain convoyage de leur propriétaire, dont les 2 plus beaux et gentils qu'on ait jamais vus !
    Une fois de plus, on s'est régalé de visions, de plaisirs dans la tête et de sensations !

    Mais pour nous régaler de tout ça, il a fallu encore à nouveau être curieux, inventifs et casse-cous, sur les falaises et hors-piste, là où la dernière personne qui avait dû y mettre les pieds, ça devait être Dimitris Roussos, ou Vassilis Loudaros, ou son frère, en 1867 😂 ! On devrait faire un guide de vadrouilles scabreuses hors-piste à Amorgos 😉, mais pas sûr que ça intéresse grand monde 😂 ! "Les vadrouilles scabreuses au fil de nos envies à Amorgos", best seller vendu à 2 exemplaires 😂 ! A moins qu'on l'appelle "petites baladounettes sympatoches à Amorgos", qui se vendrait à 500 exemplaires, mais après on aurait intérêt à fuir sans laisser d'adresse 😂 !
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  • Entre Lakgada, Chorafakia et Stavros

    February 19 in Greece ⋅ ☀️ 15 °C

    28e étape de notre aventure "Amorgos comme notre poche", entre Lakgada, Chorafakia (le sommet de l'île) et le monastère de Stavros.

    Quelle folle journée !
    Follement sportive, follement belle, follement surprenante, follement inoubliable !

    Qu'est ce qui nous revient en tête, quelques heures après avoir mis nos jambes au repos mérité et nos yeux à l'abri de trop de beautés ?

    On se rappelle de la 1ere montée raide avec vue sur les villages de Lagkada et Folaria et sur la baie d'Aegiali, elle valait déjà le billet à elle toute seule, mais ce n'était même pas 10% de la vadrouille 😂 !

    On se souvient de notre échange improbable avec un papy de 80 ans dans la montagne (quelle forme ! et bien sûr la seule personne qu'on verra de la journée), en italien, car il y a fait le chantier de l'autoroute A9 ! Il nous a raconté une partie de son enfance, quand sa famille travaillait les terrasses alentours tellement difficiles d'accès, dont ils étaient propriétaires, avant qu'il ne parte chercher des boulots à différents endroits en Europe pour gagner sa vie. A nouveau, ces Amorgiens : quelle gentillesse !

    On revoit notre arrivée sur la crête de l'île, 300 m au dessus de Lakgada, aux ruines des moulins du village, qui ont été utilisés jusqu'en 1974 ! C'est sûr qu'avec le vent (et les tempêtes !) omniprésent sur l'île, les moulins étaient utiles ! Mais monter aux moulins avec 300 m de dénivelé à chaque fois, il fallait être costaud ! Va nous dire aujourd'hui que quand tu veux aller faire tes courses, tu dois faire 300 m de dénivelé !

    On se remémore (avec douleur 😂) les kilomètres de hors-piste entre les moulins et le sommet du Chorafakia, dans le massif de Kroukelos, à chercher notre passage dans les rochers, en dévers dans les pentes raides, au-dessus de la mer 700 m plus bas. On est trop forts de passer par là 😂, on est trop fous de passer par là 😂, on était nazes de passer par là 😂, mais on est trop contents d'être passés par là pour arriver où on voulait aller !

    On se remet en mémoire notre arrivée au sommet de l'île, au Chorafakia, à 823m d'altitude. Quelle vue sur toute la partie sud de l'île, les 350 km où on a déjà vadrouillé, et sur toute la fin de la partie nord, inaccessible, hyper montagneuse, hyper raide et hyper sauvage, où on a basculé pour poursuivre la vadrouille vers Stavros.

    On repense au monastère de Stavros, l'édifice le plus au nord de l'île, accessible difficilement par un sentier de fous dans les falaises, à 2h de marche du dernier village. Magnifique, entouré de mer de tous côtés, entre les montagnes et au-dessus de falaises vertigineuses qui tombent dans la mer 700m plus bas. Mais comment ils ont réussi à venir ici et quelle idée leur a pris de s'installer ici ?

    On n'en revient toujours pas du "chemin" qui relie le monastère de Stavros à celui de Agios Ioannis Theologos. Passage ahurissant par les falaises et la caillasse 600m au-dessus de la mer, mais comment ils ont trouvé ce passage ?

    Et on a fini par un superbe coucher de soleil (quelle beauté !), une baignade de nuit (notre première de l'année) vu l'heure à laquelle on a fini la vadrouille (quelle bien-être !), et par un petit resto cuisine familiale, avec les spécialités locales : chorta (herbes d'Amorgos) et patatato (chèvre locale en sauce aux épices avec pommes de terre (quel délice !).

    Voilà pour notre vadrouille du jour, qui serait classée "inhumaine" dans les guides de rando 😂, mais qui est classée "exceptionnelle" dans le guide "au fil de nos envies" 🩵💙 !
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  • Entre Chora et Katapola

    February 20 in Greece ⋅ 🌬 16 °C

    29e étape de notre aventure "Amorgos comme notre poche", entre Chora et Katapola.

    On avait déjà marché entre ces 2 villages, la capitale Chora sur la crête de l'île et Katapola le port principal d'Amorgos, mais par les gorges et les montagnes au nord de ceux-ci. On n'avait encore pas fait ça par les gorges et les montagnes au sud de ces villages. C'est maintenant chose faite !
    Après les 2 étapes précédentes dans l'extrême nord d'Amorgos, longues, exigeantes, hors-piste et casse-pattes, on voulait faire aujourd'hui une étape "de récupération", avec du chemin tracé et un peu de route. Ça nous a fait du bien de "faire tourner les jambes", sans regarder à chaque pas où on met les pieds, sans s'arracher les mollets dans la végétation piquante, sans chercher un passage tous les 5 mètres, et à plus de 1,5 km/h de moyenne 😂 ! Et la vue sur Katapola et Chora est toujours 😍🤩😍🤩 !
    Mais pour la prochaine étape, on retournera dans le sauvage-sauvage, c'est quand même là qu'on fait le plus de découvertes surprenantes et magnifiques !
    En attendant, on savoure ces somptueux paysages !
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  • Aegiali - Agios Pavlos - Folaria

    February 21 in Greece ⋅ ☀️ 15 °C

    Aujourd'hui, samedi de récupération !
    L'occasion de refaire de la logistique textile et culinaire, et du repos musculaire des cuisses et des mollets.
    L'occasion de retourner traîner sur le petit port d'Aegiali, on aime bien les ports !
    L'occasion de retourner nous reposer sur la plage bleue d'Agios Pavlos, on aime bien les plages !
    L'occasion de regarder autour de nous, d'être curieux, de nous poser des questions, d'apprendre des choses...
    Par exemple ?

    Eh ben par exemple sur ce que cueillent les grecs insulaires qu'on voit courbés en 2 au bord des routes et dans les montagnes... Et sur ce qu'on mange ici comme verdure, qu'on adore ! Si ça vous intéresse, voilà un petit résumé :
    Le mot χόρτα (chorta) signifie littéralement “herbes”. Ce terme désigne tout un monde végétal, souvent sauvage, cueilli dans les collines, puis bouilli et servi le plus souvent tiède, généreusement arrosé d’huile d’olive et de citron.
    Parmi les chorta les plus connues, il y en a 2 que nous adorons : Vlita (βλήτα) : l’amarante, aux feuilles tendres et légèrement sucrées, et Stamnagathi (σταμναγκάθι), celle d'ici, une chicorée sauvage avec du caractère.
    Mais il y a aussi Zohos (ζοχός), Radikia (ραδίκια), Galatsída (γαλατσίδα), Stifno (στιφνό), etc...
    Toutes riches en fibres, minéraux, antioxydants, et très faibles en calories. Des petites merveilles nutritionnelles que les grecs insulaires consomment depuis toujours, longtemps avant que le mot “super-aliment” n’existe.
    Ce qu'on appelle aujourd'hui le "régime crétois", souvent cité en exemple d’alimentation bonne pour la santé, repose sur trois piliers : huile d’olive, végétaux, "frugalité joyeuse". Et les chorta cochent toutes les cases :
    Elles sont consommées quasi quotidiennement, en plat ou en accompagnement.
    Elles sont très nutritives et nourrissantes sans être riches.
    Et elles sont le support idéal pour l’huile d’olive, qui sublime leur goût sans les étouffer.
    Enfin, elles sont gratuites quand on les cueille dans la nature.
    Et leur préparation est simple : faites-les bouillir à l’eau salée quelques minutes. Ensuite, égouttez-les et laissez-les refroidir, puis arrosez-les d’une bonne huile d’olive et de quelques splashs de jus de citron frais. Puis consommez-les froides ou tièdes.
    Ça vous inspire ?

    Autre exemple d'observation et de reflexion : la tranquillité, la gentillesse, la confiance des amorgiens.
    On en a déjà parlé plein de fois... Mais que c'est bon... ! D'autant plus en saison non touristique, où on est les seuls non grecs... D'autant plus avec notre connaissance de la façon de vivre grecque, des produits, de certains codes et de quelques mots... D'autant plus avec la gentillesse, la patience, la zenitude, notre franc "bonjour" avant le leur, et le large sourire qui nous caractérise face à nos interlocuteurs...
    On aime tellement ce silence !
    Les gens d'ici qui parlent calmement.
    Les gens d'ici qui prennent leur temps - courir et s'exciter, ben c'est pas dans leur nature.
    La loi de la simplicité : se garer en vrac pourvu que ça ne dérange pas, fumer à la taverna tranquillement, rouler pépère dans des voitures pourries, etc...
    Les saluts des gens que nous croisons à pied ou en voiture qui nous reconnaissent et sont surpris dans le bon sens qu'on ne soit pas que de passage... Il faut dire que tant avec Ulysse qu'avec nos sacs à dos, on est reconnaissables !
    La petite discussion-curiosité de 2-3 minutes sur ce qu'on fait là, si on aime, de quel pays on vient, si c'est la première fois qu'on vient ou pas, combien de temps on reste...
    Les conseils qu'ils nous donnent alors qu'on ne demande rien ("demain il y a une fête à Folaria, avec du violon traditionnel !").
    Les clés qui restent sur les portes des maisons.
    Les matériaux de construction et les outils qui restent au bord de la route, même au milieu de nulle part.
    Les "clients" qui achètent un truc au café, qui vont poser le billet dans la caisse et prennent la monnaie.
    Les voitures qui restent ouvertes tout le temps, portes et vitres, en village comme loin de tout, etc, etc...

    Bon, je papote, je papote, mais vous n'avez pas que ça à faire 😂 !
    Moi non plus d'ailleurs, faut que je prépare notre pizza du samedi soir, celle, quand on est en Grèce, où on remplace la mozzarella (la mauvaise de mini-market qu'on trouverait ici) par de la feta (la bonne, celle à la coupe).
    Alors, à demain !
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  • Autour de Folaria

    February 22 in Greece ⋅ 🌬 13 °C

    30e étape de notre aventure "Amorgos comme notre poche", autour de Folaria.

    On a gravité aujourd'hui autour de Folaria, parce qu'à Folaria, c'était la fête traditionnelle de καπετάνιος (capitaine) !
    Les hommes vont en procession sur quelques kilomètres dans la campagne jusqu'à la chapelle Agios Ioannis Chrisostomos, où le capitaine et son servant seront choisis. Ils reviennent ensuite en procession au son de la musique traditionnelle jusqu'à l'entrée de Folaria, où les attendent les filles. Hommes et femmes sont en habits traditionnels. Sur la petite place du village, le capitaine et son servant vont choisir leur "femme" parmi les jeunes filles, et commencent alors la musique et les danses traditionnelles.
    Pendant ces danses, il est offert à tout le monde de la nourriture préparée par les femmes du village, des sardines, un morceau de pizza à la grecque, un chausson à la feta, un chausson aux chorta (herbes de la montagne) et du pain.

    Magnifique !
    Évidemment, on était les seuls non amorgiens 😉... 100% non-attrape-touristes 😂 !
    C'était agréable de n'être ni regardés de travers, ni centre d'intérêt ou de curiosité, tout était on ne peut plus naturel.
    Et c'était marrant de revoir nos "amis", les personnes qu'on a l'habitude de saluer quand on traverse le village avec nos sacs à dos, notamment notre petit papy qui veut toujours savoir où on va pour nous montrer la sortie du village qu'il faut prendre 😉😍 !
    Et quelle "surprise" (mais finalement, quand on connaît la Grèce profonde, pas tant surprise que ça) quand une dame nous a donné des assiettes pleines de victuailles ! Tellement gentil, tellement authentique et tellement délicieux !

    Ce soir, on a encore la musique traditionnelle dans les oreilles, et on adore cette musique ! Il ne manque plus qu'avec Franci, on se mette dans nos habits traditionnels dans Ulysse, et qu'on danse le nisiotiko (la musique traditionnelle des îles de la mer Egée) jusqu'au bout de la nuit 🤪 !
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  • Entre Lakgada et... Stavros

    February 23 in Greece ⋅ 🌬 13 °C

    31e étape de notre aventure "Amorgos comme notre poche"...
    Était prévu : entre Lakgada et la pointe nord de l'île.
    A été réalisé : entre Lakgada et Stavros.

    EN GRÈVE !!!

    Copie du communiqué transmis à l'AFP :
    "En raison d'un mouvement de grève* de l'intersyndicale AFDNE**, nous ne sommes pas en mesure de vous proposer votre chronique quotidienne. Veuillez nous en excuser."

    * dû à un foutage de gueule des différentes prévisions météo qui annonçaient 11 heures de soleil éclatant et vent fort mais acceptable, alors qu'il y a eu plutôt 11 minutes de soleil et tempête à ne pas pouvoir tenir debout après Stavros au point de devoir faire demi-tour
    ** Au Fil De Nos Envies

    EN GRÈVE !!!
    Na !!!

    PS : grèves à la radio = il n'y a pas d'émissions mais juste de la musique / grèves à Au Fil De Nos Envies = il n'y a pas de chronique mais juste quelques photos 😉😂
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  • Entre Agios Pavlos et l'île de Nikouria

    February 24 in Greece ⋅ ☀️ 16 °C

    32e étape de notre aventure "Amorgos comme notre poche", entre Agios Pavlos et l'île de Nikouria.

    Avons-nous effectivement vécu à nouveau une super journée originale 🤔😉 ?

    Prendre Flipper, notre fidèle et intrépide kayak de mer, pour traverser, avec nos affaires de vadrouille, le détroit séparant Amorgos de sa petite île-satellite Nikouria, donc faire un mélange kayak-marche, l'idée nous excitait déjà beaucoup !
    Mais quand à l'idée, on ajoute ce qu'on a fait, ce qu'on a vu et ce qu'on a ressenti toute la journée, la réponse se précise, il y a des chances que ce soit "OUI" 😉 !
    Juste quelques exemples :

    Déjà la météo : quand on pagaie et marche sous un soleil franc et printanier, par un ciel tout bleu et une luminosité intense, avec un vent modéré, alors ça commence déjà bien !

    Flipper : quand on sort pour la première fois de l'année Flipper, qu'on le prépare, qu'on le chouchoute, qu'on le met à l'eau, et qu'on se met à le diriger tranquillement et facilement, tellement il est rigide, stable et effilé, alors on se sent les capitaines infaillibles du détroit d'Agios Pavlos !

    La mer : quand on traverse des eaux frémissantes sublimes avec Flipper, allant du bleu cristallin au bleu topaze et au bleu grec, quand on surplombe le somptueux grand bleu depuis Nikouria, et quand on se baigne dans une baie calme aux eaux divines à 18 degrés, alors on a les yeux qui brillent et la peau qui frémit de plaisirs !

    Nikouria : quand on prend enfin pied sur cette île qui nous fait de l'œil superbement depuis un mois, quand on en profite pour nous tout seuls, à part quelques amies chèvres semi-sauvages (les bergers peuvent y déposer des chèvres "en longue durée" sur ce territoire collectif), quand on monte à l'églisounette Panaghia pour l'admirer, quand on progresse sur cette île au passé particulier, car jusqu'à la fin du 19e siècle, l'île etait utilisée comme colonie pour les lépreux, gardés par des moines, alors on se sent à nouveau des âmes d'explorateurs !

    Sérénité et liberté : quand on se pose au pied du mignon vieux "petit ponton de bois qui ne tenait plus guère que par un grand mystère et 2 dés de béton" 🤪 pour une sieste libertivore (à partir d'aujourd'hui, ce mot signifie "qui se nourrit de liberté" 🤪), en mode panneau solaire, dans un silence absolu à l'exception du doux clapotis des vaguelettes sur la grève, alors il n'y a plus rien qui puisse nous toucher, à part le bonheur !

    La surprise : Quand on découvre un minibébé tortue qui nage en surface au milieu du grand bleu clair, alors on a les yeux qui clignotent et le cœur qui fond !

    La récupération : quand après une telle vadrouille kayak-marche, on revient au mini port d'Agios Pavlos vers Ulysse, et qu'après avoir rangé Flipper, on se baigne à nouveau, on se met au soleil, puis on va finir la journée chez le sympatissime Kosta autour d'un bon repas grillé, alors on se dit définivement que OUI, on a à nouveau vécu une super journée originale !!!

    PS : Franci s'est "vautrée" en mettant Flipper à l'eau ce matin sur la pente alguée du petit port, elle s'est bien sonné le coccyx et foulé le poignet... Résultat : pas possible de pagayer, ni de serrer ses bâtons de marche, entre les douleurs et le gonflement... Bien handicapant tout ça 🤕... On verra après une nuit de repos... Merci à ceux qui auront une pensée réparatrice pour elle, et à ceux qui, croyants, y ajouteront une prière ou la récitation d'un chapelet 😜 !
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  • Chozoviotissa

    February 25 in Greece ⋅ 🌬 15 °C

    2 empreintes ce jour, voici la 1ere, celle de notre matinée.

    Il y a un mois, on était déjà passés au monastère de Chozoviotissa, lors de notre grande boucle entre Chora et Asfontilitis, mais on n'avait pas pu entrer.
    On l'avait admiré de l'extérieur, et admirer nous semble un bien faible mot tellement il est beau et impressionnant, accroché à sa falaise.
    Aujourd'hui, on a retenté notre chance...
    Après avoir monté les 350 marches, on a poussé la mini porte d'entrée (la porte principale ne fait guère plus qu'un mètre de haut !) et... elle était ouverte !
    On a été accueillis comme des rois (ou plutôt comme des moines révérés, vu l'endroit 😉) par Konstantinos, et dans un français parfait s'il vous plait ! Et quand au bout d'un moment, on lui a demandé comment ça se fait qu'il parle si bien notre langue, il nous a dit qu'il avait vécu pendant 14 ans à Paris... et travaillait dans la mode !!! Et il était venu presque par hasard il y a 4 ans à Amorgos (OK, il est grec quand même 😉 !), était tombé amoureux de l'île, et n'était pas reparti ! Il est donc bénévole ici à Chozoviotissa depuis 4 ans, s'occupe de faire visiter, de nettoyer et de diverses tâches, en échange du gîte et du couvert, dans une vie monastique et donc religieuse, mais sans être lui-même moine.
    Le gars était hyper sympa et hyper intéressant, par son parcours, sa culture globale et sa connaissance.
    On a eu donc l'immense privilège d'être seul à Chozoviotissa avec lui, et de prendre du temps avec lui.
    Il nous a raconté tout un tas de choses passionnantes, autour de la collation qu'il nous a offerte, composée de psimeni (délicieuse liqueur faite maison) et de loukoumi, par exemple :
    Le site a été commencé au 8e siècle par des moines venus de Palestine. A l'endroit où ils creusaient avec leurs petits pics pendant des mois et des années, la falaise n'arrêtait pas de s'effondrer, alors "la vierge leur a montré un endroit un peu plus haut", et c'est là qu'ils ont commencé à construire l'actuel monastère. Étant donné qu'ils voulaient construire en partie en creusant la falaise, et en partie au dessus du vide, cela leur a pris 13 ans rien que pour ériger ce qui aujourd'hui est la chapelle principale. Vous ne la verrez pas en photo, car si nous avons eu exceptionnellement le droit de la photographier, Konstantinos nous a demandé de ne pas publier les photos sur un réseau et nous respecterons notre promesse (c'était magnifique !). En revanche, vous verrez d'autres photos, l'escalier étroit intérieur qui monte à flanc de falaise, les couloirs, les vues depuis la terrasse du 7e étage (il y en a 8 !)...
    Le monastère fait 23 mètres de haut, sur 50 mètres de long, et seulement 5 mètres de large entre le mur extérieur pendu au dessus du vide et la falaise ! Les chambres des moines sont en partie troglodytes.
    Il reste 2 moines au monastère actuellement. Au 11e siècle, ils étaient une quarantaine, et il y a eu des périodes où ils étaient 15, "ça va, ça vient". Le "turnover" s'explique surtout par la spécificité de ce monastère : il accueille des visiteurs (et 1000 par jour en plein mois d'août, quelle horreur absolue !!!), alors que par essence, les moines sont moines pour se recueillir, prier, vivre retirés dans le silence... Donc beaucoup quittent ce monastère après une petite période ici, et les nouveaux volontaires ne se bousculent pas, on comprend !
    Bon, on va s'arrêter là, on pourrait encore raconter plein de choses 😉 !
    En tout cas, c'était un privilège d'avoir Chozoviotissa pour nous tout seuls avec Kostantinos, quelle belle rencontre dans un endroit envoûtant et qui nous a permis d'apprendre plein de choses !
    On est reparti avec notre image cadeau de la vierge de Chozoviotissa, et indépendamment de toute croyance, elle restera dans Ulysse en souvenir de ce moment magique !
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